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    Tout est illuminé
    note moyenne
    3,5
    524 notes dont 66 critiques
    48% (32 critiques)
    24% (16 critiques)
    15% (10 critiques)
    8% (5 critiques)
    5% (3 critiques)
    0% (0 critique)
    Votre avis sur Tout est illuminé ?

    66 critiques spectateurs

    hdfreferfr
    hdfreferfr

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    4,5
    ATTENTION QUELQUES SPOILERS !! Pour commencer, je parie mon coffret Jean-Luc Godard que personne ici n'a vu le film de Liev Schreiber dont je vais tout de suite vous dire ce qu'il vaut. Mais dans une minute tout de même... Bon parce que c'est vrai, quoi, un film avec Elijah Wood réalisé par le Cotton Weary de Scream 1,2&3 qui ne reste à l'affiche que une semaine en France et qui est méprisé par le public, vous trouvez ça normal ? En tout cas moi non, d'autant plus que le film en question est un petit chef d'oeuvre d'une tendresse qui fait chaud au coeur. Comme vous avez pu le constater en lisant le synopsis, le film parle d'un jeune juif qui part à la recherche d'un dame qu'il ne connait pas. Ce jeune homme a une particularité : il est plein de phobies et de manies. Il ne supporte pas la vue d'un chien et conserve tout ce qu'il trouve dans des sachets en plastique. Ce qui peut sembler comique à dire comme ça bascule dans un sérieux tout à fait de mise dans ce film lorsque l'on comprend le pourquoi du comment de cette étrange habitude, lorsque le chauffeur de Jonathan (chauffeur qui le conduit à travers l'Ukraine en compagnie de son grand-père à la recherche d'Augustine) lui demande "Pourquoi faites-vous ça ?" et que Jonathan répond "Parce que parfois j'ai peur d'oublier"... À n'en pas douter, Tout est Illuminé est un film sur la mémoire. Et un beau. Le film se réfère même à Boltanski lors de la découverte d'Augustine qui conserve tout ce qui reste de la communauté juive de Trachimbrod (endroit rasé de la carte de l'Ukraine lors d'un massacre perpétré par les allemands) dont elle faisait parti dans des boîtes en carton empilées les unes sur les autres, contre un mur, de telle façon que la moitié des murs de la maison est recouverte de ces boîtes, sans arrêt là pour rappeler à cette vieille femme émouvante aux larmesle passé et le massacre des siens. La mémoire de l'horreur nazie apparaît dans le quotidien de cette femme, dans sa belle maison au milieu d'un champ de coquelicots, et ne peut pas être niée car ces cartons sont partout le long des murs. Mais le but de Schreiber n'est pas de montrer que la mémoire est gênante ou envahissante. Son but, au contraire, est de montrer que la mémoire de la Shoah n'empêche pas de vivre, que les nazis ne nous empêcheront pas, nous, ukrainiens ou américains, de continuer à savourer ce que la vie peut offrir de drôle et de dépaysant. Ce qu'elle peut avoir d'exhaltant. Et ce au-delà de la culture et des peuples. Pour autant, le message de Liev Schreiber n'est ni lourd ni simpliste. Il n'est même pas simple. Et c'est bien parce que à l'oral cela peut paraître peu subtil qu'il couche ses pensées à l'écran, avec une grâce immense. La première partie du film est comme un Kusturica à la Arizona Dream, avec le voyage, la recherche de Trachimbrod que personne ne connaît, puisque l'endroit n'existe plus. On assiste au choc des cultures entre Jonathan (Elijah Wood, parfait, tout en retenue) et son chauffeur, Alex (Eugene Hutz, déluré et délirant). Le choc en question est symbolisé par certaines répliques tout bonnement hilarantes, mais qui provoquent une hilarité non pas burlesque mais carrément euphorique. (exemple : lors du passage de Jonathan et de Alex devant un immeuble délabré, Jonathan demande : "Que s'est-il passé ici ?" et Alex de répondre "L'indépendance..."). Tout est Illuminé donne vraiment envie de vivre, et c'est la raison pour laquelle il ne verse pas dans le pathos. Car il ne s'apitoie pas. Tout est Illuminé n'est pas un film larmoyant, loin de là. Et c'est en cela que la première partie humoristique (je ne vais pas tout vous raconter, mais il y a aussi le passage à l'auberge qui est extrêmement cocasse !!) le distingue avec audace de toute la production empreinte de lourdeurs et de pathos qui subsiste aux USA de nos jours, sur l'holocauste. The Reaber par exemple... Mais tout comme Kusturica sait si bien le faire, Liev Schreiber est très bien capable de passer du rire aux pleurs (car j'ai pleuré en voyant Tout est Illuminé, et la juxtaposition des émotions contraires y est pour beaucoup). Alors que Kusturica utilisait ce procédé par exemple dans la scène du zoo au début de l'inénarrable Underground (qui mériterait un 21/20 si je le chroniquais !), c'est lors de la scène du chantier que le tragique survient dans Tout est Illuminé. Le grand père d'Alex se fait passer pour quelqu'un de bourru et de dur et d'antisémite pour cacher son traumatisme sucité par le massacre de Trachimbrod (SPOILERS car nous découvrirons qu'il y a assisté FIN DES SPOILERS). Du coup, il multiplie les injures antisémites en ukrainien dans la voiture, en s'adressant à son petit-fils. Le fond du problème est en fait l'incompréhension de son entourage pour ce qu'il a vécu. Mais Jonathan n'est pas stupide, et finit par comprendre les propos du grand-père. Lorsqu'il le lui signifie, ce dernier ne dit rien, comme figé par le remord mais surtout par une forme de pudeur visant à ne pas révèler la vraie raison de son comportement, c'est à dire sa présence à Trachimbrod. La scène suivante, nous le voyons frapper son petit-fils lorsque celui-ci tentait de lui soutirer la raison de son caractère face à Jonathan. En cela, ce personnage du grand-père, qui est sans aucun doute le meilleur personnage du film renvoie assez au Mischka de Stévenin. Parcourant des champs déserts où des engins allemands de guerre n'ont pas encore été enlevés, Liev Schreiber fait revivre dans les yeux du grand-père la nuit de la Shoah. Ce passage en caméra à l'épaule où nous suivons les déambulations du vieil homme au milieu des reliques nazies est comme un retour dans le temps suggéré et prodigieux, qui doit aussi beaucoup aux mouvements de caméra très bien choisis qui justifient et montrent l'isolement irrémédiable du grand-père, et surtout l'incompréhension de ses proches. Lorsqu'il aura pu ouvrir son coeur à Augustine, le vieil homme se suicidra. Il est assez intéressant de savoir que le grand-père se fait passer pour un aveugle, probablement pour nier son monde actuel, et rester avec ses souvenirs de cauchemars. Le conseil du réalisateur est opposé : la Schoah ne nous empêchera pas de rire. De rire entre nous. Mais pas de rire de la Shoah. Une sorte d'anti La Vie est Belle dont la réussite est incontestablement magistrale. Puis nous en arrivons à la découverte de Trachimbrod, et c'est là, après 1h10 de perfection de tout instant, que le film devient maladroit et... conventionnel. La faute à des fondus enchaînés complètement inutiles et clichés qui ternissent horriblement la subtilité de l'heure qui a précédé. Alors évidemment, ce n'est pas cela qui gâche le film, mais disons que c'est en tout cas ces passages complètement idiots (oui, je crois que c'est le mot) qui font que je ne mets pas 20/20 à ce très grand film. Parlons un peu du titre maintenant : Tout est Illuminé. En fait, ce titre est celui d'un best-seller de Jonathan Sfoer dont le film est l'adaptation. L'illumination vient pour Alex, qui découvre que maintenant, alors que tout les opposait (comme le dit Jonathan en lui faisant remarquer que sa chemise est à l'envers : "l'extérieur est à l'intérieur et l'intérieur est à l'extérieur") , Jonathan et Alex seront pour toujours liés non pas uniquement par l'amitié mais par une mémoire commune. Bref, un chef d'oeuvre.
    Lilaiss
    Lilaiss

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    5,0
    Un film formidable, précipitez-vous avant qu'il ne passe plus du tout en salle !!! Puisque, malheureusement, ce charmant petit film ne passe déjà plus que dans 3 cinémas en France... Les acteurs sont merveilleux, la musique entrainante... Du grand art ! Un sans faute pour Elijah Wood qui, après le succès du Seigneur des anneaux, n'a pas la grosse tête et ne s'en tient pas aux grosses productions... J'espère que le DVD sortira très bientôt pour pouvoir en profiter plus souvent !
    Toad7
    Toad7

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    5,0
    Un petit film qui en raconte beaucoup. Ce road movie intimiste et sans prétention se montre vraiment touchant. Un grand bravo à Liev Schreiber !
    Oh-Dae-Soo
    Oh-Dae-Soo

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    5,0
    Seulement dix films pour un film qui en mériterait au moins cent, tant sa qualité est bonne. Des acteurs excellents au sujet (le devoir de mémoire) extrèmement bien traité, on ne peut que regretter une si faible distribution. Allez le voir s'il passe près de chez vous.
    nastygobs
    nastygobs

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    4,0
    Une belle rencontre entre film populaire américain et film traditionnel russe.La mise en scéne de Schreiber est dépourvue de toutes maladresses qui montre que son sujet le tenait à coeur.L'adaptation était peut-étre facile mais avec le talent des acteurs et la magie des symboles que le réalisateur glisse subtilement tout le long de son film ainsi que l'humour jamais grossier toujours fin donne au film ce savant mélange qui fait la recette magique du cocktail.
    ToYaLoVeYuKiTo
    ToYaLoVeYuKiTo

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    2,5
    J'ai été déroutée par ce film, c'est un mélange de clichés de films independants et d'humour plus ou moins limite.
    kimmynow
    kimmynow

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    5,0
    C'est un chef d'oeuvre boulversant pour ne pas dire triste (limite larme à l'oeil), il réuni des acteurs d'un talent eblouissant et d'un naturel vraiment scotchant, la réalisation est impécable avec un montage des plus remarquable, il nous donne aussi une bonne leçon sur le devoir de mémoire. L'ambiance est tendue du sens ou les personnages sont touchants, le casting est superbe. Des petites blagues sont au rendez vous malgré tout. A regarder en sous titré, c'est plus naturel.
    Pantalaimon
    Pantalaimon

    Suivre son activité 1 abonné Lire ses 3 critiques

    5,0
    En réalité je n'est pas vu ce film que j'avais vraiment très envie de voir parce qu'il n'était projeté dans aucuns des cinéma où j'ai l'habitude d'aller. alors je me suis dis, c'est pas grave, je le verrai quand il sortira en DVD, seulement pas de chance il n'est pas sorti en France! Juste un petit mot pour dire que je suis trop déçue et que si jamais il sort un jour je l'achète directe même si je ne l'ai jamais vu, et je lui donne 4 étoiles parce que j'adore la BA.
    hugolesage
    hugolesage

    Suivre son activité Lire ses 25 critiques

    5,0
    Atypique, original, drole, émouvant.Un petit bijou de road movie pas comme les autres. Moi qui vient à peine de le voir il laisse une impression bizzare, mélange de je ne sais quoi qui fait que les émotions comptent et que l'enseignement du passé ne reste pas vain. Magnifique.
    yepido
    yepido

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    5,0
    Ce road movie raconte l'histoire de "Jonathan", un jeune américain dont le grand-père a fuit la seconde guerre mondiale. Après la mort de sa grand-mère, Jonathan entame un voyage a la recherche d'"augustine" : la femme qui sauva son grand-père durant l'invasion nazie. Alex, un jeune ukrainien accompagné de son grand-père va aider Jonathan dans son périple identitaire. Ce film de 2004 est une merveille a la fois drôle et émouvante. Au casting on y retrouve Elijah Wood qui nous prouve qu'il peut faire autre chose que des seconds rôles (deep impact, The faculty) et le Frodon de la trilogie du seigneur des anneaux. S'il fallait comparer ce film a d'autres, je dirais que c'est une sorte de "liste des schindler" en couleurs a la sauce Kustirika (même genre d'ambiance musicale). Il a eu la malchance de sortir au cinéma en France (seulement dans 4 cinémas !!!) en même temps que la superproduction "King Kong" de Peter Jackson. Si vous avez la possibilité de le voir ou de récupérer le DVD, saisissez cette chance, vous ne le regretterez pas :). En ce qui me concerne, j'ai eu un coup de cœur pour ce petit film et lui accorde donc la note maximale "4/4".
    thalidae77
    thalidae77

    Suivre son activité 28 abonnés Lire ses 754 critiques

    2,5
    Le message que veut faire passer ce film est très beau mais pas assez évocatif et trop implicite à mon goût. L'ambiance pré-guerre est trop mélancolique, pas assez exploité pour faire de la recherche de Jonathan une vrai quête du Graal...Le tout devient donc assez monotone!
    kibruk
    kibruk

    Suivre son activité 29 abonnés Lire ses 1 332 critiques

    4,0
    Film qui commence comme une comédie réjouissante mélangeant surréalisme et ambiance à la Kusturica et qui termine comme un drame qui ne parvient pas totalement à émouvoir, on retiendra l'originalité de "Tout est illuminé", ses belles musiques slaves, et surtout une réalisation et une mise en image enchanteresses.
    anonyme
    Un visiteur
    3,0
    N'oublie jamais d'où tu viens. Qui tu es. Et surtout, n'éteins jamais les lueurs qui dansent dans le passé. Va, vis, reviens, retourne, remue et repars. Tout ce qui n'a pas été, est perdu à jamais. Les cendres du passé sont un mode, n'hésite pas à le rejoindre. Et tu comprendras. Un jour, tu comprendras.
    _Royal_
    _Royal_

    Suivre son activité 65 abonnés Lire ses 1 600 critiques

    4,0
    Liev Schreiber, en plus d'être un excellent Dent de Sabre peut réaliser des films magnifiques, aussi poétiques que touchant, aussi drôles que justes, à en ridiculiser Kusturica ou Baron Cohen. Tant de talent, s'en est presque énervant.
    Zia
    Zia

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    5,0
    Un chef d'oeuvre, inimitable. À voir en VOST car les différences linguistiques sont un élément majeur du film. Le film commence comme un road movie en Ukraine, où Jonathan, un jeune collectionneur juif américain assez coincé et maniéré, part à la recherche d'une jeune femme qui aurait aidé son grand-père à échapper à la Shoah. La première partie est ponctué d'humour sur le choc entre les deux cultures (américaine et ukrainienne) accentué par le fait que Jonathan est quelqu'un de très particulier, incompris par Alex et son grand-père. La dernière partie prend plus aux tripes spoiler: avec la découverte du massacre de Trachimbrod perpétré par les nazis, et auquel a survécu le grand-père d'Alex. Tout devient alors clair concernant ce vieil homme bourru qui semble haïr les Juifs et persuadé de sa cécité. (Note : je n'ai pas compris comment le grand-père a pu survivre à la fusillade) Cependant pas vraiment de twist final car les indices sont disséminés tout au long de l'histoire, ce que j'ai apprécié. Jamais je n'avais eu l'occasion de regarder un tel film, qui porte le thème de la mémoire quant au passé, mais sans jamais verser dans le pathos et surtout en s'attachant quelques personnes spécifiquement. spoiler: Nous sommes plus habitués à voir l'histoire de la Shoah à travers celle d'une communauté et non en étudiant en profondeur celle d'une personne qui s'en est trouvée changée à jamais (ici le grand-père d'Alex) . Everything is illuminated touche réellement par sa pudeur par rapport à un passé horrible. Mention spéciale à Eugene Hütz, dont le personnage génial ajoute une touche de fraicheur au film tout en montrant spoiler: la culpabilité que peuvent ressentir les descendants des nazis (quand Alex pense que les réactions de son grand-père s'expliquent par son implication dans la Shoah) .
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