Vincent, François, Paul et les autres
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In Ciné Veritas
In Ciné Veritas

108 abonnés 922 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 19 mai 2020
Dans la filmographie de Claude Sautet, Vincent, François, Paul... et les autres réalisé en 1974 est le film qui jouit de la plus grande notoriété tant auprès du public que des critiques. Ce constat est probablement lié, en partie, à l’impressionnant casting réuni : Michel Piccoli, Yves Montand, Serge Reggiani, Gérard Depardieu, Stéphane Audran, Marie Dubois… Un film choral excellemment servi par ses acteurs et dont ressort, à nos yeux, l’interprétation sans faille de Michel Piccoli, d’une justesse rare dans de multiples registres. Critique complète sur incineveritasblog.wordpress.com/2020/05/19/vincent-francois-paul-et-les-autres/
Alain D.

734 abonnés 3 445 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 8 mars 2016
Cette comédie dramatique de Claude Sautet a obtenu le Prix Jean Cocteau 1974. Le Scénario de Claude Sautet et JL Dabadie nous conte une belle histoire intimiste. Le rythme du film est un peu lent mais le casting est inouï : Yves Montand (dans le rôle de Vincent) nous fait du Montand : tour à tour fantasque et pitoyable, toujours émouvant et romantique. Les actrices aussi sont très brillantes : Marie Dubois dans le rôle de Lucie, la femme de François, et Stéphane Audran qui joue la femme de Vincent.
Le pitch : Vincent a des ennuis : problème de couple : il est en instance de divorce et problèmes de trésorerie dans sa société. Heureusement, Vincent n’est pas seul, il a ses amis : François le docteur joué par Michel Piccoli, Paul l’écrivain interprété par Serge Reggiani et Jean le jeune boxeur incarné par Gérard Depardieu…
weihnachtsmann

1 618 abonnés 5 730 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 30 août 2015
Le divorce,la maladie, les soucis d’argent. La vie quoi. Celle que nous raconte Sautet, c’est celle de tous les jours. Parmi les films de "potes", et avec conjoncture actuelle, on ne retrouve plus ce genre d'autrefois, plutôt pessimiste, presque sans espoir, où la tristesse se fige sur chaque personnage. Assez nostalgique et douloureux.
Benjamin A

809 abonnés 1 930 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 19 août 2015
C'est un rituel bien précis, chaque fin de semaine, Vincent, François et Paul, tous trois la cinquantaine, se retrouvent à la campagne avec d'autres, notamment le jeune boxeur Jean, pour boire, manger ou encore discuter.

Claude Sautet nous donne tout simplement l'impression d'être avec eux, et ce tout le long du film. Il met en scène ce trio d'amis plutôt bourgeois mais connaissant les mêmes problèmes que la majorité des humains, recherchant le bonheur mais ne se posant pas forcément les bonnes questions, ayant des problèmes de fric, d'amour, de couple ou d'inspiration, bref les aléas de la vie. Il met en avant la vie et l'humain, la fragilité de ceux-ci et les moments de doutes, de questionnements et d'hésitation, avec plus ou moins de gravité dans les enjeux, mais aussi quelques moments de joies, sachant alterner entre les tons.

Alors qu'il met, entre autres, en avant un certain égoïsme, voire même cruauté dans ce milieu bourgeois, Sautet jette tout de même un regard très attendrissant envers eux, les rendant attachants et arrivant à nous immerger dans leur vie pour nous faire passer par tout un panel d'émotion. Il va les confronter aux doutes et divers échecs mais toujours avec l'amitié et l'unité comme bases et repères. C'est avec émotion, mais surtout justesse et intelligence qu'il met en scène cette peinture de vie, sachant nous faire vivre le quotidien des personnages et donner l'impression d'être l'un des leurs. Il trouve toujours le bon équilibre entre les tons, sachant passer de chaleureux repas collectifs à des moments plus intimistes où les problèmes ressurgissent. Il donne de la puissance à son oeuvre, sachant rendre de nombreux passages marquants tout en utilisant très bien la belle musique de Philippe Sarde.

Les images sont toujours justement et bien choisies tandis que Claude Sautet joue surtout sur les gestes, regards et non-dits des personnages, l'émotion passe par les visages plus que par les mots, à l'image de la solitude de Piccoli ou du malheur de Montand. Il met bien en avant la sensation du temps qui passe et qui fait payer la moindre erreur, tout comme un aspect mélancolique qui se fond dans l'amosphère. Derrière la caméra il sait se faire sobre tout en usant de quelques trouvailles et idées ingénieuses comme pour certains ralentis tandis qu'il capte à merveille le contexte de l'époque et du récit, tant dans les moeurs que dans sa façon de filmer la campagne ou la ville, participant pleinement à l'immersion. Et enfin, la réussite de Vincent, François, Paul et les autres tient dans les acteurs où le fabuleux trio composé de Michel Piccoli, Yves Montand et Serge Reggiani doit affronter la cinquantaine et plusieurs problèmes personnels, tandis que le jeune Depardieu s'imposait déjà et montre tout son charisme dans le rôle d'un boxeur amateur.

Bref, c'est au coeur d'une bourgeoisie en crise que Claude Sautet livre une touchante, intense et douce fresque sur la vie, ses aléas, moments de bonheur ou malheur, questionnements et où les personnages devront faire face à une bien difficile adversité.
soniadidierkmurgia

1 436 abonnés 4 339 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 2 août 2015
"Vincent, François, Paul et les autres" symbolise sans doute le mieux aujourd'hui ce qui fait réputation du cinéma de Claude Sautet. La difficulté d'être un homme dans une société construite par et pour lui mais qui imperceptiblement vacille sur ses bases sous les coups de boutoirs de la révolution féministe . Voilà sans doute ce qu'exprime le mieux les films de Sautet des "Choses de la vie" à "Une histoire simple". S'agrègent autour de cette thématique centrale, l'amitié virile, la peur du temps qui passe, la crise économique durable qui guette, le doute sur l'idéal bourgeois matérialiste de l'après guerre et la difficulté de vivre en couple. Certains films de cette période féconde comme "Max et les ferrailleurs" (1971) ou "Mado" (1976) s'appuient sur une trame empruntée au film de genre édifiant une colonne vertébrale rassurante au scénario. Rien de tout cela dans "Vincent, François, Paul et les autres" sorte de travail d'équilibriste bâti sur la chronique toute simple de la vie d'un petit groupe d'amis constitué par les trois prénoms du titre du film au sein duquel de manière un peu utopique les plus jeunes et les moins fortunés trouvent leur place. La cinquantaine est l'heure des bilans et des interrogations sur la suite à donner à une vie dont immanquablement le rayon d'action va se réduire. Les trois amis n'abordent pas la période au mieux de leur forme. spoiler: Vincent (Yves Montand), industriel charismatique et hâbleur qui refuse de vieillir s'affiche au bras d'une très jeune femme (Ludmilla Mikaël) et voit les difficultés financières de son entreprise assombrir la verve et l'assurance qui faisaient l'admiration du groupe. Paul (Serge Reggiani), écrivain en panne d'inspiration, soutenu sans faille par son épouse (Antonella Lualdi) semble avoir renoncé à toute possibilité de se réinventer. François (Michel Piccoli), riche médecin d'une clientèle huppée a le sentiment diffus d'avoir trahi depuis trop longtemps ses idéaux politiques de jeunesse qui lui faisait rêver d'ouvrir des dispensaires en banlieue. Il tente de cacher son trouble en écrasant les autres de sa supériorité
. Dans cette période morose, l'amitié est tout ce qui leur reste. Malgré les mises à l'épreuve parfois brutales qu'elle va subir en raison du mal-être de chacun, elle permettra à ces trois mousquetaires de rester unis et de garder la tête hors de l'eau. La fidélité en amitié plus souvent fantasmée que réelle était le crédo de Claude Sautet dont les emportements légendaires étaient à la hauteur des déceptions ressenties à chaque coup de canif supposé dans le contrat. Fortement égocentriques, les hommes de Sautet se rachètent par leur fragilité qui les amène souvent à s'en remettre aux femmes bien plus fortes et équilibrées que ces grands enfants qui croient trop longtemps qu'ils vont pouvoir prolonger indéfiniment leur adolescence, l'épouse compréhensive remplaçant docilement la mère aimante. A ce sujet la scène entre Paul et son ex femme (Stéphan Audran) alors qu'il est au fond du trou est particulièrement éclairante. Comme Robert Altman qu'il admirait, Sautet aime diriger les scènes de groupes en mouvement où l'attention doit être portée sur le moindre détail qui pourrait fait jouer faux l'orchestre. Tel Karajan ou Furtwängler à la tête de leur philarmonique, Sautet dirige en virtuose l'ensemble de ses acteurs, des premiers violons aux remarquables solistes que sont Piccoli, Montand et Reggiani tous les trois au sommet de leur art. Sautet ne pouvait sans doute pas aller beaucoup plus loin dans cette quête de "saisir sur le vif la vie des hommes quarantenaires". Juste après "Mado" (1976) il offrira à Romy Schneider son film de femmes puis entamera avec "Un mauvais fils" (1980) son cycle consacré à l'incommunicabilité entre les êtres, autre particularité humaine qui le fascinait. Chaque nouvelle vision de "Vincent, François, Paul et les autres" apporte son lot de surprises et la joie renouvelée de voir tous ses acteurs se renvoyer la balle comme dans la vie . A ce jeu là, le tout jeune Depardieu à peine sorti des "Valseuses" (Bertrand Blier en 1973) montre qu'il n'est pas manchot, on connait la suite.
Val_Cancun
Val_Cancun

68 abonnés 764 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 29 juillet 2015
Claude Sautet ausculte la société française des années 70, à travers les mésaventures de trois amis d'enfance à l'orée de la cinquantaine.
Il y a là Vincent (Yves Montand), le chef d'entreprise séparé de sa femme et qui connaît des difficultés financières, François (Michel Piccoli), le médecin autrefois idéaliste devenu frustré et colérique, et Paul (Serge Reggiani), écrivain raté qui se console avec la bibine et l'amour maternel que lui porte son épouse. Ces trois-là (tous des acteurs issus de l'immigration italienne, au passage) se retrouvent avec d'autres pour prolonger leurs jeunes années autour d'un bon repas ou d'un week-end à la campagne, voire d'un combat de boxe de leur jeune camarade Jean (Depardieu)...
Le film date de 1974, et on constate avec intérêt le parallèle entre la trajectoire déclinante des trois amis (santé, finances, couple...) et celle de la situation de la France, avec la fin des Trente Glorieuses qui s'amorce avec le premier choc pétrolier. Plus ou moins consciemment, Claude Sautet a bien senti l'air du temps et perçu la tournure des évènements.
"Vincent, Paul, François et les autres..." ne raconte rien d'autre, se bornant à mettre en scène la vie quotidienne, ses petites joies et ses grandes déceptions.
Cette dimension narrative assez mince et diluée, qui ne raconte pas grand-chose, risque de déconcerter une partie du public, mais c'est le principe de ce film, voire du cinéma de Claude Sautet, toujours joliment dialogué par Jean-Loup Dabadie.
C'est une œuvre qui fait la part belle aux acteurs, et chacun d'entre eux bénéficie de moments de bravoure (à l'image du combat de Depardieu), à l'inverse du casting féminin, qui ici ne joue que les utilités, à l'instar de Stéphane Audran, simple regard (empreint de tristesse et de tendresse) posé sur les malheurs de son ancien amour Montand.
"Vincent, Paul, François et les autres..." restera un film rare, devenu culte pour de nombreux spectateurs l'ayant vu à sa sortie, témoignage d'un époque à jamais révolue.
pierrre s.

556 abonnés 3 428 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 12 juin 2015
Les acteurs sont très bons, mais le film manque cruellement de rythme.
TTNOUGAT

701 abonnés 2 530 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 2 février 2015
Un beau document sur une partie de la société française du début des années 70, on y fume beaucoup, on conduit n'importe comment, on commence à négliger ses enfants et on pense de plus en plus à soi-même, les personnages sont presque tous peu sympathiques. Coté Cinéma, c'est moyen sans plus, il y a peu à retenir, Sautet à mis de la distance entre ses personnages masculins et lui même. Les personnages féminins sont traités avec plus de profondeur, les premières contestations apparaissent et surtout les premiers divorces. Ce film a eut à son époque le même succès que ceux qui aujourd'hui montrent au grand public ce qu'il attend. Il n'y a aucune raison de le citer aux cinéphiles, c'est avant tout de la sociologie et du bon journalisme. Yves Montant est carrément insupportable tant il tient un rôle, il est si loin du naturel que cela saute aux yeux, Piccoli ne semble pas aimer le cardiologue qu'il représente et on le comprend, Reggiani et Depardieu sont comme d'habitude : très bons. Une séquence sort de l'ordinaire, c'est le match de boxe qui est celui que j'ai le plus aimé au cinéma. Il est mieux filmé que le reste, Jo Catano le boxeur est impressionnant et Depardieu qui n'est pas doublé combat bien.
NomdeZeus
NomdeZeus

131 abonnés 1 044 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 30 janvier 2015
Peut être le long-métrage le plus représentatif du cinéma de Sautet: une bande de potes, de la bouffe, de l'amour, des épreuves, des engueulades... de la vie quoi! Le réalisateur joue encore une fois au sociologue et délivre, à travers ce film choral, un instantané de la société française des trente glorieuses. Une histoire toute simple, pleine de délicatesse, et servie par un quatuor de comédiens exceptionnels.
CarpeDyem
CarpeDyem

17 abonnés 141 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 28 janvier 2015
Claude Sautet avait le chic pour dépeindre avec justesse et simplicité les rapports entre êtres humains. "Vincent, François, Paul et les autres" n'en déroge pas. On prend plaisir à suivre le formidable quatuor d'acteurs que sont Yves Montant, Serge Reggiani, Michel Piccoli et le jeune Gérard Depardieu au gré de leurs déjeuners dominicaux, de leurs prises de bec, de leurs rabibochages, de leurs problèmes, de leurs réflexions ... On sent déjà que la période faste des Trente Glorieuses touche à sa fin et avec elle tout un wagon d'illusions perdues que nos joyeux cinquantenaires prend en pleine face. Mais détrompez-vous, ici pas de voyeurisme malsain. Juste des fragments de vie d'individus lambdas. Comme vous et moi.
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 29 novembre 2014
Sur ma lancée Claude Sautet, "Vincent, François, Paul et les autres" fait partie du cinéma des 70's ancré dans toutes les mémoires de cinéphiles. Comment parler d'un film choral sur la société sans citer "Vincent, François..." ? Au sujet des problèmes de la quarantaine, comment ne pas évoquer les drames de la vie à travers "Vincent, François..." ? Sur les problèmes sociétaux donc, "Vincent, François..." fait ainsi partie d'une culture cinématographique immanquable et incontournable, car rarement ces amours brisées n'ont été superbement mises en scène.
Film ancré dans la mémoire populaire aussi car, succès au box-office français aidant (2,8 millions de spectateurs en 1974), Claude Sautet pointe du doigt les degrés de liberté de la femme (droit de mariage, de libertinage...) et de la politique post soixante-huitarde en général.
Pour toutes ces qualités, "Vincent, François, Paul et les autres" fait office de référence d'un point de vue scénaristique, et de retrouver pour la troisième fois Claude Néron (après "César..." et "Max..." et Dabadie (présent depuis "Les choses de la vie") aux commandes d'une histoire écrite et chapeauté par Sautet lui-même. Le point d'orgue de "Vincent, François..." qui permet à Claude Sautet de se considérer comme étant le raconteur de la société.
Les compères jouant le médecin désavoué (Piccoli), l'industriel dévastateur cloporte (Montand), l'écrivain-journaliste en manque d'inspiration (Reggiani) et le boxeur à moitié perdu (Depardieu) servent, avec une précision radicale, l'atmosphère du scénario brillamment retranscrite par l'esprit de camaraderie qui anime ce film de bout en bout. Une interprétation générale sans faille jamais dominé par un acteur ou une actrice en particulier au cours du film. L'envie de Sautet de jouer sur la carte du sentimentalisme de la société ? Oui et non. D'un côté, on a les acteurs, tous bons, et de l'autre, l'ambiance générale retranscrite par un Sautet qui s’acoquine de ce quatuor d'acteurs pour nous dépeindre cette société grisée. Un peu à la "Max et les ferrailleurs", Sautet nous embarque dans son œuvre empruntée de réalisme mais sans nous convier forcément à ses repas du dimanche. De ce fait, on oscille sans arrêt entre film d'auteur et film de divertissement. Dommage pour Claude Sautet qui atteint ici les sommets d'un film choral maîtrisé à la perfection.
Pour revenir côté casting, nous sommes en plein divertissement, assurément ! On retrouve Yves Montand (dans sa période Costa Gavras : "Z", "L'aveu", "Etat de siège"...), Michel Piccoli (il a joué pour Ferreri dans "La grande bouffe" l'année précédente), Serge Reggiani (remarqué chez Cayatte ("Les amants de Vérone") et Becker père ("Casque d'or")), Gérard Depardieu (il joue la même année dans "Stavisky" et "Les valseuses" : rien que ça !!), Stéphane Audran (gagnant des galons grâce aux "Cousins", elle deviendra Madame Chabrol à la ville), Catherine Allégret (fille d'Yves et mère d'un présentateur fétiche de la première chaîne française, on l'a vue aux côtés de Johnny dans "L'aventure, c'est l'aventure" parmi tant d'autres), Marie Dubois la "Grande vadrouilleuse", Ludmila Mikaël (alors au début de sa carrière) et Antonella Lualdi (elle est consacrée par Claude Autan-Lara dans "Le rouge et le noir"). Du beau monde en quelque sorte.
Toujours à la barre, Philippe Sarde nous compose des partitions languissantes au possible qui ont l'art d'accompagner nos tristes compagnons de route sur la voie de la vie et d'une possible renaissance.
Pour conclure, ce septième long-métrage de Claude Sautet se délecte d'une façon bien particulière, celui de s'ancrer dans le contexte des 70's, à n'en pas douter !. Je reste juste surpris de ne pas avoir reçu la claque à laquelle je m'attendais de la part du metteur en scène de "César et Rosalie". Indéniablement,un immanquable Sautet.
Spectateurs, à vos Marlboro !
Backpacker
Backpacker

92 abonnés 789 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 12 mai 2014
Autant le dire tout de suite, un Sautet mineur. A voir essentiellement pour sa magnifique distribution. Pour l'histoire et le rythme, en revanche, vous repasserez!
anonyme
Un visiteur
2,5
Publiée le 28 avril 2014
Se regarde bien grâce au talent de ces grands acteurs, mais sinon le film n'a que peu d'intérêt, il n'y a pas vraiment d'histoire... on a l'impression de lire un chapitre ou deux d'un roman, mais l'ensemble nous échappe. En revanche, ça sonne juste. A voir pour ces acteurs, ne rien en attendre d'autre!
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 24 avril 2014
revu aujourd'hui avec beaucoup de plaisirs!
d'excellents acteurs.
On a envie de faire partie de la bande même si relations pas toujours faciles.
chaques personnages a ses blessures et si l'histoire a l'air d'une banalité terrible, d'une tranche de plusieurs vies la réalisation donne a l'ensemble un interret important et on suit le tout avec passion
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 24 avril 2014
A la faveur de la rétrospective Sautet proposée par Arte, j’ai vu et revu certains grands films de Sautet. Enfant des années 90, les films de Sautet sont pour moi comme certains films de Pialat : des témoignages du temps (même le titre est 70’s). Non seulement Sautet film les années 70 avec une habileté très française et auteuriste, sans fioriture, mais il propose également des sujets sur le temps qui passe, la vie, l’amour, l’argent. La nostalgie est le premier élément qui marque chez Sautet. Dans Vincent, François, Paul et les autres, Claude Sautet s’attache à dépeindre le portrait de la petite bourgeoisie provinciale. Un médecin généraliste méprisant et sans passion dont le couple se délite, un écrivain qui ne parvient plus à écrire, un jeune boxeur qui peine à croire en lui, et un chef d’entreprise qui souffre de la séparation d’avec sa femme et qui se réjouit de la séparation d’avec son entreprise suite à de gros problèmes d’argent. Sautet peint, semble laisser une grande liberté à son équipe incroyable d’acteurs, et maîtrise un film-fleuve nostalgique et introspectif. On voit affleurer ici et là, la misogynie, la colère, les problèmes et les réconforts, le passé –toujours présent et renforcé par une voix off qui a la même utilité que dans Barry Lyndon de Kubrick- et l’avenir qui se dessine, au milieu de volutes de fumée de cigarette que tous fument allègrement, et c’est là tout le génie de Sautet.
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