Vareche
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5 - Chef d'oeuvre
Pour être complet Prendre Femme ne se soumet pas facilement à des rapprochement trop evident (type Drame de la vie conjugale de bergman), de même il n'est pas le simple aléas du bovarysme (la mystique désolée de l'amour romantique), Les elkabetz construisent leur histoire sur le pentes d'un feminisme latent. Vivianne épouse d'un homme qu'elle n'aime plus, se fait contacter par son ancien amant...de là ce qui est attendu c bien le renoncement de cette femme à un amour, ce qui l'est moins, c'est cette flagelation necessaire qui devient le point ambigu du film. Le point de non analyse, car comme dans tout trés bon film, les personnages ne sont pas tranchés. L'iniquité des rapports mères fils, mères fille, l'hystèrie de la femme blessée par l'incalculable malice d'un bon mari,l'amour d'un père à la prière, tombeau des sens, tout celà permet de défier le temps de l'apparence et de montrer que tout est aspiré mécaniquement dans un vortex. Fascinant est de voir que l'élaboration de cette machine de guerre emotionnelle, repose avant tout sur l'interprétation, la justesse des situations, et la donne immédiate; en fait la taiile d'une matière brutale donnant la ligne de force d'un récit qui se permettra des scènes crues et dures, à côtés de scènes ou la pluie et l'amour le dispute aux larmes et aux promesses d'éternité, ou d'une errance à même l'encadrement de portes, le soir où le couple se dechire, ils dessinent d'incroyable corps mouvants, passant l'un sans l'autre dans ce minuscule huis clos veillant sur leur solitude. Et de ces scènes, de l'interprétation de ronit et de simon abkarian, naît un des films sur la famille,
les plus poignants depuis Familly Life,et le film sentimental le plus réussit de 2004.
Ajoutée le 09 oct. 2008 à 01h06
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