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Les aventures d’OSS 117 dit Hubert Bonnisseur de la Bath sont revenues au goût du jour grâce à la parodie qu’en ont fait le tandem Hazanavicius/Dujardin, mais on a un peu tendance à oublier qu’au mitan des années 60 les producteurs français avaient tenté de surfer sur le déferlement de la vague provoquée par James Bond qui faisait alors des ravages au box-office. Il faut bien reconnaître que ces petites productions franco-italiennes ne sont pas de taille à rivaliser avec la formidable machinerie mise en place par Albert R Broccoli. La première différence provient sans aucun doute du choix de l’acteur principal, aucun OSS 117 n’ayant eu l’impact immédiat du charme bestial mais contrôlé de Sean Connery. Ici Kerwin Matthews livre une prestation honorable mais sans saveur particulière à tel point qu’en le regardant œuvrer aujourd’hui on peut voir dans son jeu des similtudes avec ceux de Delon, Arditi ou Roger Moore . C’est donc bien un manque de personnalité qui caractérise les OSS117 qui se sont succédés de 1964 à 1971 de Kerwin Matthews à Luc Méranda en passant par Frederik Stafford, John Gavin ou même Sean Flynn. C’est avec une légère indifférence que l’on suit ces aventures exotiques qui nous emmènent dans les contrées, encore mystérieuses à l’époque, de l’Extrême Orient. OSS117 tout en faisant preuve d’un flegme à toute épreuve, va devoir déjouer un complot mondial ourdi par un Robert Hossein coiffé d’un turban du meilleur effet. C’est l’époque où le beau ténébreux du cinéma français alterne les rôles de séducteurs et de viles crapules, apportant dans chacun des deux registre son charme vénéneux . Sauver le monde implique parfois un cynisme à faire peur comme quand OSS 117 n’hésite pas à envoyer à la mort un conducteur de scooter taxi à sa place. Après tout, les populations autochtones n’avaient qu’ à pas nous chasser de leurs jolies contrées où nous étions venus apporter les bienfait de la civilisation occidentale. Tous ces petits relans de racisme peuvent faire sourire aujourd’hui mais ils montrent bien l’état d’esprit d’une époque où l’homme blanc européen ou américain se croyait partout chez lui. Souvent raillés, ces films ne sont pas si nuls que l’on veut bien le dire et véhiculent au-delà d'un message un peu ringard, un vrai parfum de nostalgie. La fragile Pier Angeli fait une apparition sympathique dans le rôle de la sœur de Robert Hossein.
Ajoutée le 28 nov. 2011 à 07h37
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