En 2006 le réalisateur Français d'origine Algérienne Rachid Bouchareb, sort un film passionnant sur un épisode peu connu de la seconde guerre mondiale. En effet, « Indigène » relate le parcours de quatre soldats de la 1ère Armée Française (la dite « Armée d'Afrique ») engagée dans la libération de l'Europe et la lutte contre le Nazisme. On suit avec intérêt la vie de ces volontaires, de leur incorporation en Afrique du Nord jusqu'aux combats très durs menés pour libérer la « Mère Patrie ». Toujours en première ligne et victimes d'évidentes discriminations, le film montre à quel point ces hommes courageux ont payé le prix du sang pour libérer une Nation en laquelle ils croyaient avec une ferveur qui force le respect. Le réalisateur, manifestement très documenté, parvient à dresser un tableau réaliste et émouvant du quotidien de ces hommes qui ont tout quitté pour combattre sous nos couleurs. Cet hommage appuyé mais sincère nous rappelle avec justesse que l'on doit en partie notre liberté à ses fiers soldats. Un autre aspect du film me semble important à signaler, même s'il m'a moins convaincu. Les rôles principaux ont été confiés à des artistes très connus du monde du cinéma et du spectacle. Bien que je comprenne les motivations de ces personnes, toutes issues de l'immigration, je trouve que leur présence donne au film un côté politique dont j'aurais préféré qu'il se passe, son sujet étant suffisamment fort pour se suffire à lui même. Ceci dit, la qualité de l'interprétation est plutôt bonne (prix d'interprétation collective au Festival de Cannes 2006) même si j'y ai trouvé des disparités. Jamel Debbouze, pour ne citer que lui, m'a particulièrement impressionné.
Le film en lui même est plutôt pas mal, même si d'après ce que j'ai lu le réalisateur a embelli la vérité concernant ces soldats. En effet certains d'entre eux auraient violé des jeunes femmes en Italie notamment... Le réalisateur a évidemment fait ressortir leur côté héroïque en occultant ça mais bon... Sinon le film possède quelques longueurs mais les scènes de combats (même si elles sont peu nombreuses) sont pas mal faites ! Pas mal, 3/5
en mettant en scène un sujet rare et inconnu, Rachid Bouchareb nous rappelle de manière admirable, le sacrifice de soldats pour un pays qu'ils aimaient, foi en la république et en la liberté, mais qui les a reconnu trop superficiellement par la suite. un témoignage de l'histoire indispensable. certes quelques faiblesses dans la réalisation, mais l'interprétation du quatuor remarquable nous livre un film de guerre émouvant.
Je ne me prononcerai pas sur les incohérences historique qui apparement jalonne le film. D'un point de vu strictement cinématographique on est face à un film qui manque franchement de dynamisme avec un scénario faible. Surtout la dernière séquence où 5 soldats sont envoyés pour défendre un village. Le seul point positif est de rappeler que ces soldats venues de nos colonies ont bien participé à cette guerre et qu'on l'oubli un peu trop vite. Mais le sujet aurait pu être beaucoup mieux traité.
Mettons de côté l'aspect historique indeniable du film qui est très bien retranscrit. Ce film a des côtés similaires avec le soldat Ryan, notamment sur la fin de l'histoire. L'ensemble est tres realiste et les 4 acteurs principaux sont parfaits, à part peut-être Samy Naceri qui en fait un peu trop. Seul regret: quelques longueurs dans la mise en Scène là où le Soldat Ryan sait nous tenir en haleine tout le long du film. Un bon moment de cinema, en résumé
Rachid Bouchareb signe un film historique nécessaire, pourvu d'un scénario très bien écrit, poignant, une remarquable mise en scène, une reconstitution fidèle des décors et costumes de l'époque et interprété par une distribution de choix. À voir absolument !
L'hommage rendu par ce film aux algériens qui se sont engagés pour libérer la France du joug nazi a été unanimement salué. Si l’entreprise est louable, le ton didactique adopté par le réalisateur Rachid Bouchareb m’a agacé (genre « Regardez comment les pauvres arabes ont aidé les français à s’en sortir malgré le racisme latent. »). Personnellement, je n’aime pas me faire tirer les oreilles pendant un film. De plus, les acteurs principaux sont trop connus dans des rôles diamétralement opposés. Désolé mais Jamel Debbouze et Samy Naceri (entre autres) en soldats : ça ne le fait pas. Les seconds rôles sont stéréotypés (les français condescendants et racistes envers les gentils maghrébins). Sinon, excepté le dénouement qui lorgne du côté du film de Steven Spielberg « Il faut sauver le soldat Ryan », « Indigènes » n’atteint pas les sommets du genre.
Indigènes est un film de guerre sur un sujet assez rare, je ne parle pas des films sur la deuxième guerre mondiale, ça non, car il y'en a un beau paquet dessus mais plutôt sur les musulmans qui ont participé, je l'avoue, je ne savais absolument pas qu'ils avaient aidés, ne prenait pas ça comme un acte raciste, non, simplement je ne suis pas un fan d'histoire, donc je connais pas très bien la seconde guerre et encore moins la première. Donc pour le coup ce film est vraiment original et mérite sa place, l'histoire est très bien mise en scène, les décors sont vraiment superbes, la reconstitution est très réussie, la réalisation est très soigné mais le plus impressionnant c'est surtout le casting, à part Sami Bouajila qui a déjà prouvé qu'il pouvait jouer des rôles très sérieux ou encore Roschdy Zem le reste est quand même surprenant, Samy Naceri que je connais principalement à travers Taxi signe sans aucun doute son meilleur rôle, ensuite Jamel Debbouze que j'ai rarement vu dans des rôles aussi sérieux et réaliste est vraiment excellent, autrement dit, à première vue on n'aurait pas forcement confiance en ce casting et pourtant, et pourtant.
Bref, un très bon film sur un sujet évidement délicat, un film français en plus.
Un film de guerre décevant et pourtant l'histoire est terriblement intéressante. Les acteurs sont tres bon dans leur rôle respectif, mais le film reste trop superflu.
A travers "Indigènes", Rachid Bouchared revient sur le destin des soldats Africains qui ont combattu pour la France durant la seconde guerre mondiale, souvent injustement oublié. Il met en scène quatre de ces indigènes, venu du Maghreb qui vont découvrir la guerre, mais aussi les discriminations auxquelles ils devront faire face. Et c'est une belle œuvre qu'il nous livre. Le fond est admirable car en plus d'être juste historiquement, il ne laisse pas indifférent et parvient à être touchant. En plus il propose de vrais réflexions notamment sur le fait "d'être Français" et ce que ca représente. Si on peut regretter quelques personnages un peu trop "tranchés" ainsi qu'un déroulement sans grande surprise (et une ou deux longueurs mais rien de graves), il n'y a rien qui n'empêche d'être touché par la justesse et l'émotion de ce récit. Les reconstitutions sont superbes et les scènes de batailles bien filmé. Côté interprétation si on excepte Samy Naceri, c'est impeccable et notamment Jamel Debbouze qui en surprendra plus d'un. Un film dont on peut facilement oublier les petits défauts et qui se révèle être à la fois intelligent et touchant. Une réussite.
Prix d'interprétation à Cannes mérité pour le quatuor Sami Bouajila, Roschdy Zem, Samy Nacéri et Jamel Debbouze (également coproducteur). Indigènes pourrait être un simple film de guerre. Et dans son genre, il est efficace, poignant même si les scènes de guerre lorgnent trop vers Il faut sauver le soldat Ryan de Spielberg. Les scènes intimistes sont plus justes et traduisent bien la mentalité de ces soldats pris pour de la chair à canon mais qui aiment profondément la France. C'était le souhait de Rachid Bouchareb. Signer un film nécessaire pour mettre en lueur ces soldats d'Afrique du nord, souvent inexpérimentés, qui se sont battus pour sauver "la mère Patrie" des nazis. Même si des historiens ont remis en cause certains points du film, le président Chirac, touché, avait décidé qu'ils devaient percevoir la même retraite que les combattants français. Dommage qu'il ait fallu attendre 60 ans. C'est donc un film contre l'oubli, spoiler: le caporal Abdelkader à la fin se rend sur la tombe de ses anciens hommes et habite tout seul dans un foyer Sonacotra là encore comme Il faut sauver le soldat Ryan.
Un devoir sacré de mémoire que Bouchareb tord allégrement à sa convenance, un jeu bien dangereux en vérité. Du moins les insuffisances de la réalisation, des acteurs et du scénario sont passées au second plan.