Indigènes
Note moyenne
3,3
17497 notes En savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné

1 019 critiques spectateurs

5
292 critiques
4
295 critiques
3
69 critiques
2
172 critiques
1
104 critiques
0
87 critiques
Trier par :
Les plus utiles Les plus récentes Membres avec le plus de critiques Membres avec le plus d'abonnés
Marc Taton (Belgique)
Marc Taton (Belgique)

42 abonnés 1 031 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 4 novembre 2012
Ilest de bon ton de donner une bonne critique à ce film... Pourtant.... Une réalisation pas terrible, un scénario qui frise souvent avec le riducule. Une grosse déception !
Cluny
Cluny

97 abonnés 593 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 14 octobre 2012
Il est des films dont l'importance va bien au-delà de l'objet purement filmique. C'est le cas de "Indigènes", particulièrement aujourd'hui où le président Chirac annonce la revalorisation des pensions des anciens combattants d'Afrique, gelées depuis la décolonisation, et revendiquée à la fin du film. Présenté dans le cadre de la sélection française au Festival de Cannes, couronné par un Prix d'interprétation masculine collectif, il est le premier film dont les quatre têtes d'affiche sont issues de l'immigration à être projeté dans 460 salles et promis à un succès certain.

Tout cela est bel et bon, et sans doute mérité. Mais reste le film en lui-même, qui doit quand même être analysé en tant que film. Je me demandais en regardant certaines scènes ce qu'auraient dit les critiques si elles avaient montré des soldats français ou américains : il y a fort à parier qu'ils auraient alors souligné le côté convenu, voire désuet de bien des situations, l'aspect artificiel de certaines scènes (la rencontre entre Messaoud et Irène, ou les discours du colonel), ainsi que la longueur de l'ensemble.

Rachid Bouchareb revendique d'ailleurs ce clacissisme : "Je voulais que ce soit un film de genre, comme tous ceux qu'on a vu : "Un Pont trop loin", "Le Pont de la rivière Kwaï", "Il faut sauver le soldat Ryan", pariant sur le fait d'utiliser cette trame classique pour renforcer l'intérêt du public pour cet épisode délibéremnt oublié dans les manuels d'histoire, jusqu'au plan des soldats plantant le drapeau tricolore en haut de la colline, décalque de la photo de Joe Rosenthal à Iwo Jima.

Soit. Mais la qualité du film est ailleurs, dans certains détails, comme la relation ambivalente entre le sergent pied-noir et ses hommes, à la fois garant de l'ordre colonial vis-à-vis de ses subordonnés dont il refuse de se reconnaître semblable, et à la fois porte-parole de leurs revendications en direction de la hiérarche ; ou encore comme le personnage de Saïd, sorte de doux fada tout autant méprisé par ses camarades qu'il est exploité par son sergent, jusqu'à ce qu'il se rebelle.

Le dernier tiers du film est sans doute le plus intéressant, parce que dépouillé de toute volonté démonstrative. Rachid Bouchareb a reconnu avoir voulu clore le film en concentrant le destin d'une armée de 300 000 hommes en un remake des "Sept Samouraïs", où une poignée d'hommes acceptent finalement de se sacrifier pour des villageois qui leurs étaient pourtant étrangers. La référence à "Il faut sauver le Soldat Ryan" s'impose aussi, renforcée par la scène finale au cimetière ; mais là où chez Spielberg un vétéran revenait montrer à ses enfants les tombes de ses compagnons d'armes, ici c'est un vieil homme seul et déraciné qui se recueille dans un cimetière désert, parabole de l'oubli dans lequel l'histoire officielle a reclus ces soldats venus libérer ce qu'ils appelaient encore la mètre patrie.


http://www.critiquesclunysiennes.com/
anonyme
Un visiteur
2,0
Publiée le 13 octobre 2012
Le thème du film est très bon mais sa réalisation pas très originale
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 1 octobre 2012
Quel beau film... Un sujet trop souvent oublié (volontairement ou pas il y a toujours débat), de très très bons acteurs, et des faits historiques parfaitement mis en scène. On aime ou aime pas Samy Naceri et Jamel Debbouze, mais ici on ne peut pas leur reprocher grand chose. Mention particulière pour Roschdy Zem, acteur trop peu connu. Quant à ceux qui critiquent l'exactitude du film concernant le rôle des indigènes pendant la seconde guerre mondiale (certains historiens ont critiqué ce film car ils trouvent que les indigènes y sont trop représentés comme de la "chair à canon"), ils ne méritent pas le titre d'historiens, car tout le monde sait sans pour autant le dire que c'était vrai. Seul petit bémole, pendant les 3/4 du film, beaucoup de sous-entendus sont faits sur le rôle et le traitement des combattants africains par rapport aux soldats français, on aurait aimé que ces mots soient prononcés clairement pour dénoncer ces différences.
anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 31 août 2012
Alors là attention, on a du lourd. Un film de guerre à la française, avec plein de réflexions sur les rapports humains.

Passons rapidement sur le projet politique du film, à savoir dénoncer la mémoire sélective de la France qui aurait oublié que des soldats originaires des colonies ont participé aux opérations de la 2e guerre mondiale dans les rangs de l’Armée française de la Libération. Le fait que le film fasse l’impasse sur les centaines de viols que ces soldats ont commis en Italie nous démontre que, décidément, la mémoire est toujours sélective.

Concernant le scénario, il est à pleurer de rire. Apparemment, les scénaristes ont rapidement consulté les pages relatives à l’armée et à la seconde guerre mondiale sur Wikipédia pour se documenter.

Tout d’abord, personne ne semble s’être aperçu que Djamel Debbouze était manchot ; on l’affuble donc d’un fusil pendant une bonne partie du film, on le voit même en première ligne. A la fin du film toutefois, on s’est aperçu qu’il y avait un problème et on a remplacé son fusil par un pistolet. Brillante idée sauf que les simples soldats n’ont généralement pas de pistolet et parce qu’un pistolet n’est pas très indiqué pour tirer sur des cibles situées à 150 m. On aurait peut-être pu inclure son handicap dans le scénario (un soldat blessé au bras par exemple) mais non, pourquoi s’emmerder ?

Ensuite, les situations sont grotesques. Quelques exemples :

1- Après un briefing expliquant que les Américains sont bloqués en Alsace par une solide résistance allemande et qu’ils demandent des renforts, on découvre que les dits renforts sont constitués de 6 types, qui sont donc chargés de débloquer les Américains. Ce commando, constitué un capitaine, d’un sergent et de soldats (très crédibles comme organisation), part à la rescousse de l’armée américaine… à pied (la production n’a pas trouvé d’automobile d’époque ?) et en marchant en pleine forêt (apparemment, nos brillants pioupious n’ont pas pensé à suivre une route ou un chemin).

2- Cette forêt a été minée par les Allemands. On conçoit que l’on puisse miner un pont, une route, mais une forêt entière ! Mais il est vrai que les Allemands sont travailleurs et méthodiques et ils ont donc pris soin de tendre des fils déclenchant les mines entre chaque paire d’arbres de la forêt.

3- Arrivés en Alsace (à pied et par la forêt), nos héros déambulent dans des rues où figurent des inscriptions en Français (« abri » est très nettement visible). Rappelons que l’Alsace avait été rattachée au Reich et qu’il y a peu de chance que les autorités allemandes aient mis des indications en Français.

4- On notera le souci de véracité des combats : pistolet faisant des ravages à plus de 100 m, soldats allemands chargeant sous la mitraille, soldat se frayant un chemin dans les maisons à coup de canon anti-char… Du grand art.

En plus de la nullité du scénario, les acteurs sont mauvais. Djamel semble être sur Canal+, le jeu de Naceri se limitant à écarquiller les yeux. Le personnage le plus intéressant est celui de Martinez qui se sent supérieur aux maghrébins tout en étant lui-même méprisé par les métropolitains. Notons tout de même l’incongruité de la phrase « Nous autres, les pieds-noirs… ». Les Européens d’Afrique ne se désignaient pas sous cette dénomination, surtout pas à cette époque.

Enfin, clou du spectacle, la fin du film, copiée/collée de celle du soldat Ryan : les types se battent pour défendre un pont (quel rapport avec la mission de départ qui était de sauver l’armée américaine ?) et se font tous massacrer sauf un qui, bien sûr, 40 ans plus tard, retourne voir la tombe de ces anciens compagnons. Sauf que dans le cas du soldat Ryan, on n’avait pas hésité à embaucher un acteur supplémentaire pour jouer Ryan vieux ; en France, on est beaucoup plus fort, c’est Bouajila lui-même qui joue le rôle de son personnage âgé. Un jeu d’acteur poussif (qui consiste à faire des gestes lents et à trembler) et un maquillage invraisemblable font s’esclaffer le spectateur au moment qui devrait être le plus grave.
Machriasi
Machriasi

13 abonnés 629 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 23 septembre 2012
J'aime bcp les films historiques et celui ci ne m'a pas decu. Meme si il y a certains "acteurs" que je ne peux blairer l'interpretation generale est bonne et leur presence ne m'a pas derangé. Histoire interessante et tres bien mise en scene c'est poignant vers la fin.
WalkthisWay
WalkthisWay

24 abonnés 670 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 11 avril 2014
Un très bon film qui rend enfin un hommage amplement mérité a ceux que l'on appelait les "indigènes".
Jipis
Jipis

44 abonnés 360 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 5 juin 2012
« Ce ne sont ni des indigènes ni des musulmans, ce sont des hommes tout simplement »

L’incorporation dans une machine de guerre s’exécute sans contraintes, presque naturellement pour ces inondés de soleil préservés temporairement d’une température en chute libre qu’un Nord lointain encore absent s’apprête à leur délivrer.

Seule la mère perçoit le danger de perdre un fils. Sur le front, le premier choc est brutal pour ces inexpérimentés décontenancés par le contact d’un feu nourri. Le gradé en rajoute dans la froideur d’un commandement observé de loin à la jumelle par un état major situé au delà des limites de tir.

La différence est perçue dans l’attribution des récompenses ou les quotas ne tiennent pas compte de l’action d’éclat du Berbère. Le froid Vosgien s’acharne sur ses déracinés tentant de comprendre une religion représentant un homme en croix.

Comme bien souvent la femme est le seul réconfort. Privée de discriminations elle console, câline cet Africain en uniforme de passage lui promettant de revenir malgré les contraintes relationnelles imposées par ses croyances.

La gratitude d’une délivrance est offerte par les applaudissements de quelques civils uniques pépites occultant l’ignorance d’une armée surgissant le combat terminé, à la limite du racisme ne pensant qu’a récupérer de la chair à canon représenté par un unique survivant libérateur, privé de chef, héroïque jusqu’au dernier affrontement voyant ses frères terrorisés tomber les uns après les autres.

« Indigènes » est avant tout la rude école de l’assimilation de perceptions inconnues par un continent satisfait de son immobilisme. Les mœurs Françaises sont ambiguës, sélectives elles déroutent un esprit tribal, ancestral, simple, chaleureux aimant un maître plus par bonté que par servitude, préférant conserver un état analphabète consolidant l’entretien d’un esprit naturel ne raisonnant que par la chaleur d’un accueil véridique et spontané.

Le système militaire procédurier par ses brimades mêlés de quelques apaisements libère une autonomie revancharde, bestiale, peureuse régie par un instinct de conservation désordonné dans un épilogue Septentrional glacial.

Le Berbère tombe aux grands froids dans un pays inconnu aimé sincèrement de la plus belle des manières, une naïveté que le métropolitain avide de définitions à dilué dans sa discrimination.
T-Tiff
T-Tiff

131 abonnés 1 243 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 31 mars 2014
Rachid Bouchareb signe "Indigènes", un film sur la guerre au sujet tabou, le rôle des maghrébins dans la Seconde Guerre Mondiale aux côtés de la France. Avec un bon casting, le film ne pouvait pas être mauvais, on retrouve Jamel Debbouze, Samy Naceri, Roschdy Zem et Sami Bouajila pour ne citer qu'eux. Mais ce film ne comble pas toutes nos attentes pour un film de guerre. En effet, il n'arrive certainement pas à égaler les blockbusters américains, si on prend comme exemple le célèbre film de guerre de Steven Spielberg, "Il faut sauver le soldat Ryan", ce dernier est ultra-réaliste, une qualité que n'a pas le film de Bouchareb, en particuliers lors des scènes finales, le projet du réalisateur était, sans doute, trop ambitieux. Néanmoins, le film ne s'éloigne pas de son sujet, et l’intrigue est vraiment plaisante. "Indigènes" est plutôt satisfaisant pour un film de guerre français, il a le mérite d’aborder un sujet intéressant.
Julien D

1 338 abonnés 3 461 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 16 septembre 2012
Filmée avec autant de justesse que de brutalité, cette superbe leçon d’histoire nous permet de découvrir la lutte de ces héros oubliés de furent ces habitants de régions colonisés envoyés en missions suicides en France occupée. Aussi bien la caractérisation des personnages que la mise en scène des fusillades sont dignes des superproductions dont Rachid Bouchareb semble s’inspirer, mais à cette qualité de la réalisation, que l’on pourrait qualifier de conventionnelle, vient s’ajouter la sincérité des interprètes. Si Jamel Debbouze et Samy Nacery ont du mal à mettre de la subtilité dans leur jeu, Sami Bouajila est irréprochable dans ce rôle à travers lequel le drame devient un appel dénonciateur très fort. Quand un pamphlet passionné entraine ainsi la polémique jusqu’au plus haut sommet du pouvoir politique, on ne peut le qualifier que de réussite.
Jahro
Jahro

67 abonnés 684 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 9 mai 2012
Lé démarche est utile, l’intention louable, la cible ambitieuse. La sortie d’Indigènes a beaucoup fait parler, débats télévisés, tribunes des grands quotidiens, dossiers, enquêtes, conférences, projets de lois, festival de Cannes. L’enjeu est vaste, les moyens sont présents ; il ne reste plus qu’à creuser la démonstration. Car à trop appuyer le point de vue outré des harkis, on se lasse vite des personnages – d’autant que la plupart des palmés acteurs surjoue. Si on les suit, la fierté arabe semble toujours le moteur qui guide et aveugle. Etait-ce aussi simple ? Charge réductrice et passionnée déguisée en grande fresque populaire, analyse peu subtile mais le cœur gros comme ça, ce film ne renversera pas les avis, mais au moins peut se targuer d’avoir déterré la polémique. C’est toujours ça de pris.
Nicolas G
Nicolas G

55 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 1 mai 2012
on dirait un film de guerre avec moyens réduits. bizarrement on s attaché pas du tout aux héros. me sens à peine concerne par le malheur des héros africains. à la fin, 4 soldats en renfort pour tenir des positions américaines, pas du tout crédible.
Marc L
Marc L

356 abonnés 444 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 4 avril 2025
Je ne comprends pas la faible moyenne de ce film (3,3) qui mérite largement plus. Prix d'interprétation à Cannes mérité pour le quatuor Sami Bouajila, Roschdy Zem, Samy Nacéri et Jamel Debbouze. Les scènes intimistes sont plus justes et traduisent bien la mentalité de ces soldats pris pour de la chair à canon mais qui aiment profondément la France. C'était le souhait de Rachid Bouchareb. Signer un film nécessaire pour mettre en lumière ces soldats d'Afrique du Nord, souvent inexpérimentés, qui se sont battus pour sauver "la mère Patrie" des nazis. La fin est émouvante. Film de guerre français à voir.
hanson-blonde
hanson-blonde

6 abonnés 570 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 10 février 2013
Je me suis vraiment ennuyée. Pourtant j'étais au ciné!
sly-stallone88
sly-stallone88

244 abonnés 2 224 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 24 février 2012
réunissant les 4 plus grandes stars françaises d'origine maghrébine, ce film à surtout pour but de montrer le courage et l'exemplarité des soldats Nord Africain !!! très réaliste au niveau des combats !!!
Les meilleurs films de tous les temps
  • Meilleurs films
  • Meilleurs films selon la presse