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4,5
Publiée le 28 juin 2023
Film vu lors d’une « avant-première » de la version restaurée : le passage au numérique vaut le coup d’oeil car le grain argentique a été gardé. Avec toutes les possibilités offertes par les nouvelles technologies, c’est un choix formidable de la part de Jean-Loup Hubert que d’avoir garder l’aspect argentique. Ça ne vieillit pas le film, ça le transpose à cette époque des trente glorieuses, pendant les chaleurs de l’été, quelque part dans la campagne nantaise.
Nous pourrions croire que le film vise la nostalgie, du c’était mieux avant, mais c’est d’abord un témoignage basé sur l’enfance du réalisateur. Un autres thèmespoiler: le deuil apparaît dans le film représenté Marcelle et Pelo qui se noient dans des subterfuges, différents, spoiler: l’alcool et la bondieuserie , mais aux résultats identiques. Le film trace aussi le portrait de deux femmes, Marcelle et Martine. Deux âges, deux caractères, deux visions de la vie.
Il n’y a pas de grands effets, c’est académique, et le film est vivant. Certains plans sont magnifiques. Une très belle photographie. La musique du film : elle ne m'a pas marquée. Je regrette que les enfants n’aient pas eu de césars au vu de leur jeu alors qu'Anémone et Richard Bohringer l'ont eu aussi.
C’est un film universel, parlant de l’enfance, du couple, de la mort de manière simple.
Mes scènes préférées : ce sont les scènes qui seraient censurées dans les films d’aujourd’hui spoiler: (la première scène du lapin et celle avec les civelles).
« Le Grand Chemin » réalisé par Jean-Loup Hubert en 1987, est librement inspiré de sa propre enfance. Nous sommes en 1959 et Claire, jeune femme enceinte abandonnée par son mari, confie son fils Louis (Antoine Hubert, le fils du réalisateur) âgé de 9 ans, à son amie d’enfance Marcelle (Anémone) vivant à Rouans près de Nantes avec Pelo (Richard Bohringer), menuisier et alcoolique. Louis va découvrir les charmes de la campagne grâce à Martine (Vanessa Guedj), une petite voisine. Mais petit à petit, Louis va percevoir la souffrance de sa famille d’accueil dont la cause ne sera clairement dite que tardivement dans le film. Un film très fort reposant sur Anémone et Richard Bohringer qui ont chacun reçu le César du meilleur acteur … sans oublier les enfants et Martine qui n’a pas sa langue dans la poche !
Une belle carte postale du passé, avec une fresque tout en couleur de personnages authentiques. On revois Anémone jeune et Bohringer dans la force de l'âge dans un décor plein de nostalgie en couleurs et en émotions. Un film à savourer sans détour, image par image. Vous retrouverez à coup sûr votre âme d'enfant, votre côté espiègle et curieux d'antan.
Je viens de revoir avec bonheur ce film qui a marqué mon enfance et je l'ai trouvé encore plus beau. Anémone et Richard Bohringer sont au sommet de leur talent et le reste du la distribution est à la hauteur. Tout est parfait : l'histoire, l'interprétation, la musique... Un film qui peut servir d'exemple pour montrer que le grand cinéma, c'est avant tout de grands acteurs bien dirigés. Le reste est superflu.
Comment ressouder un couple qui s'est détruit , déchiré après la perte d'un être si cher. Jean loup Hubert réalise une superbe fresque très prenante . Le couple Bohringer, Anémone est grandiose . Tendre , triste , quelques passages d'humour avec la jeune Vanessa Guedj . Un BO magnifique. L'un des plus beaux films des années 80 .
un drame authentique du milieu rural et sincère, sur l'enfance mais également sur l'amour qui se délie avec le temps. les émotions se confondent alors entre sourires et larmes. porté par son duo Anémone-R. Borhringer ici formidables de naturels sous le regard touchant de l'insouciant A. Hubert.
Film un peu autobiographique, paraît-il, sur les émotions d'enfants et leur regard sur le monde douloureux des adultes. Un film très humain, très juste et très frais, frais comme deux enfants dans la campagne des années 50. Les enfants paraissent remarquablement naturels, tout particulièrement la jeune Vanessa Guedj, mais les deux héros adultes, Anémone et Richard Bohringer, sont tout aussi impressionnants par leur sincérité et la justesse de leur jeu. Un chouette film fait dans la tradition mais qui n'a pas vieilli.
A la croisée de ce grand chemin, se trouvent un drame en monde rural et l'évocation des souvenirs d'enfance de Jean-Loup Hubert. Richard Bohringer excelle dans un rôle d'homme bourru attendri par ce gamin citadin qu'il accueille le temps des vacances et sa relation avec Anénome, obscurcie par une tragédie latente, confère un ton dramatique à cette histoire bonne enfant. Touchant par moment, entrainant des sourires bienveillants par d'autres, ce film humain joue sur des émotions universelles, tendresse, tristesse, sur la nostalgie de l'amitié enfantine et sur bons sentiments.
Un film sur la vie, la mort, l'amour, la vie... Un grand grand film, qui se revoit avec toujours plus de plaisir. Le scénario est très bon, chaque scène est une réussite, la musique est délicate et ponctue les moments difficiles. Un film initiatique, à voir à partir de 9 ans, et à revoir une fois tous les 10 ans pour le plaisir.
Film magnifique qui malheureusement perd peu à peu de sa popularité au fil des ans. On peut difficilement faire plus sincère que ce film si poignant, si mélancolique, si émouvant, qui est beaucoup plus profond qu'un simple "film de vacance". Anémone et Bohringer qui trouvent là probablement leur meilleur rôle remporteront tous les deux un césar pour leur interprétation.
Dans la France rurale des 50’s, le petit Louis va passer ses vacances d’été chez un couple d’amis de sa mère sans enfant pendant qu’elle va retourner mettre naissance à son deuxième enfant sur Paris. Deux thèmes dans ce film, le premier concerne Louis qui découvre la vie à la campagne en compagnie d’une jeune voisine. Une histoire d’amitié au parfum de déjà vu se noue entre ces deux-là, laissant place à quelques scènes assez drôles. Le second thème tourne autour du triangle formé par le couple qui l’accueille et Louis. Tiraillé entre ces deux adultes en conflit permanent, il va être un médiateur involontaire et le catalyseur du rebond d’un couple malade d’un lourd passé à porter. Les thématiques pouvaient être intéressantes, mais ce film est très classique, convenu et prévisible. Jean Louis Hubert n’hésite pas à jouer les violons et le tire larme à outrance et fait preuve d’une grande indigence artistique. Dans son écriture et sa mise en scène, tout rappelle les téléfilms contemporains. Mais il devait répondre à un besoin de l’époque puisqu’il s’agit de son plus gros succès (4ème au box office français de 1987) et permit à Borhinger et Anémone de remporter chacun un César. Cette dernière ne sera par la suite pas très tendre avec un film qu’elle jugea médiocre… Tout comme nous, enfant de 12ans ½ compris. Et pourtant je fis parti, à sa sortie, du public conquis… Mystère. tout-un-cinema.blogspot.com
Un film justement récompensé par une pluie de Césars en 88. Éminemment humain, plein des joies et des blessures de la vie. Les acteurs sont parfaits avec une mention particulière pour les deux enfants. C’est tendre, bouleversant et crédible. Bonne BO. Il y a du « Jeux interdits » dans ce film tourné à Rouans près de Nantes.
Le temps est cruel. Gros succès public et critique en 1987, le film est aujourd'hui inregardable. D'une mièvrerie sans bornes, éclairé au mirador, l'exercice scolaire de Mr Hubert que tout le monde a oublié pue la France villageoise vantée par les affiches électorales de Mitterrand.
Superbe film, que je regarde chaque fois avec la même émotion. Anémone et Richard Bohringer sont bouleversants et les deux gamins si attachants... La jeune actrice qui incarne le rôle de Martine est incroyablement douée.Nous avons tous connu une Martine aussi délurée que celle-là dans notre enfance, qui nous a inititiés , entre malice et rigolade, aux mystères de la vie.