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    Meshes of the Afternoon
    note moyenne
    3,5
    45 notes dont 6 critiques
    répartition des 6 critiques par note
    2 critiques
    1 critique
    3 critiques
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    6 critiques spectateurs

    Eldacar
    Eldacar

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    5,0
    Publiée le 22 janvier 2013
    "Meshes of the Afternoon", co-réalisé par Maya Deren (qu'on considère généralement comme la créatrice du film) et Alexander Hammid, est une œuvre expérimentale mystérieuse, onirique et au final fascinante. Le genre de film dont il est impossible d'affirmer avec certitude posséder l'explication, les interprétations étant nombreuses et aussi valables les unes que les autres. Et si Deren refusa qu'on interprète son œuvre de manière freudienne, il me semble pourtant impossible d'y échapper car on ne peut pas placer autant d'objets fortement symboliques dans un même film puis réfuter leur sens en prétendant qu'il ne s'agit que d'un simple couteau ou d'une simple fleur. Pour moi, "Meshes of the Afternoon" traite de la domination masculine en vigueur dans les années 40 et peut donc être vu comme une œuvre féministe. Il s'agit de l'histoire d'une femme (interprétée par Deren elle-même), obligée de rester chez elle et rêvant d'évasion. On peut d'abord remarquer que la première chose que l'on voit de la jeune femme est son ombre, comme une mise en image de l'expression « n'être plus que l'ombre de soi-même ». Il est tout autant significatif que se ne soit qu'une fois entrés dans le rêve du personnage (le passage étant marqué par la mise en place d'un filtre assombrissant l'image) que nous parvenons à voir son corps dans son entièreté, c'est-à-dire au moment ou elle commence à laisser s'exprimer ses rêves de liberté. L'image de Deren, emprisonnée derrière la vitre, les arbres se reflétant sur elle tandis que son regard est tourné vers l'extérieur symbolise parfaitement le désir d'évasion du personnage. L'homme (Alexander Hammid) est quand à lui une présence menaçante. La fleur que Deren place sur son entrejambe avant de s'endormir peut être vue comme une métaphore de la sexualité refoulée de la femme. Elle cours après cette fleur à de nombreuses reprises, preuve d'un désir de sexualité. Mais à la fin du film, alors qu'elle est étendue sur le lit et que son mari se trouve à ses côtés, la fleur se change en couteau et Deren le lance sur l'image de l'homme, signifiant par là le refoulement profond de se désir inacceptable dans une société patriarcale et ou la femme n'a pas voix au chapitre. De plus, la récurrence du couteau symbolise parfaitement le désir de mort du personnage, qui finira par se suicider. C'est bien se que nous montre les nombreux passages ou la clé se change en couteau et vice versa. La clé, symbole de découverte et d'ouverture sur un autre monde, qui devient couteau, comme pour dire que la mort est le seul moyen d'évasion possible.
    gimliamideselfes
    gimliamideselfes

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    3,5
    Publiée le 3 décembre 2010
    Film assez étrange, possédant une réelle esthétique sonore et visuelle. Je n'ai pas compris grand chose, mais c'est à voir.
    anonyme
    Un visiteur
    3,0
    Publiée le 12 juin 2011
    Oeuvre de Maya Deren et Alexander Hammid, "Meshes of the Afternoon" est un court-métrage expérimental intéressant tant sur le plan visuel que sonore (la musique de Teiji Ito, rajoutée une quinzaine d'années après le tournage, collant parfaitement avec l'étrangeté des images), mais auquel on ne comprend pas grand chose, si tant est qu'il y ait quelque chose à comprendre.
    Trelkovsky
    Trelkovsky

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    5,0
    Publiée le 24 juillet 2011
    C'est l'un de ces films qui donnent l'impression qu'une caméra peut s'introduire dans l'inconscient humain, allant même jusqu'à en devenir ses yeux. Rêve, cauchemar, fantasme, psychanalyse ; tout ceci est brillamment évoqué par l'utilisation des symboles intemporels (la fleur, la clé, le bord de mer, le miroir …) qui sidère autant par sa puissance évocatrice que par sa beauté visuelle (à la croisée de plusieurs mouvements artistiques, comme le surréalisme et l'expressionnisme allemand). Rappelant le cinéma de Buñuel, préfigurant celui de Lynch, ces 15 minutes sont d'une richesse inouïe à chaque niveau. Le cinéma expérimental tient-là l'un de ses chefs-d'oeuvre.
    GabbaGabbaHey
    GabbaGabbaHey

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    4,0
    Publiée le 28 juillet 2011
    Film expérimental tres tres intrigant mais absolument fascinant, un travail absolument grandiose, et une psychologie franchement saisissante. Un film qui vaut vraiment le coup d’œil et malheureusement peu connu. Tout ça au rythme d'une bande-originale magistralement mystérieuse et en harmonie avec les images.
    Benjamin A
    Benjamin A

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    3,0
    Publiée le 25 mai 2014
    Expérimental et intéréssant, ce court-métrage de Maya Deren et Alexander Hammid joue avec l'image et les sons pour créer une atmosphère étrange et parfois fascinante qui laisse le spectateur interpréter lui même ce qu'il voit.
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