L'Ivresse du pouvoir
Note moyenne
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185 critiques spectateurs

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Dionys C.
Dionys C.

16 abonnés 90 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 25 novembre 2017
Sans doute l'un des plus mauvais Chabrol... Avec une telle distribution, comment peut-on arriver à un si mauvais résultat ? Les acteurs sont à côté de leurs pompes, le rythme est... inexistant, tout est convenu, prévisible... Monsieur Chabrol il est temps de passer la main, il faut savoir s'arrêter avant de devenir mauvais !
DaeHanMinGuk
DaeHanMinGuk

231 abonnés 2 458 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 10 juin 2017
Ce film n'est pas, comme je le croyais avant de le voir, l'adaptation cinématographique d'une affaire politico financière qui a défrayé l'actualité ces dernières années mais une simple tranche de vie d'une juge. Sa vie personnelle est traitée en long, en large et en travers spoiler: (on la voit ainsi faire la vaisselle, préparer des boissons chaudes, dormir, parler avec son neveu, se disputer avec son mari)
mais sa vie professionnelle, elle, est vraiment bâclée. Il y avait pourtant de quoi faire. Je ne vois pas l'intérêt de s'inspirer d'une affaire aussi intéressante que l'affaire ELF pour en faire un film pareil. Les détails ont été poussés très loin quand à la ressemblance physique entre personnages réels et acteurs (le président de la société, l'homme politique et sa fameuse maîtresse autoproclamée « putain de la république ») mais à quoi bon puisque le contenu de l'affaire n'est pas traité. En effet, après un début de film encourageant, le film ne va nulle part : le scénario s'avère décousu et bien pauvre. Comme si le film avait été purgé de ses meilleurs moments après visionnage par un comité de censure. A noter une très bonne interprétation de la juge par Isabelle Huppert si le but recherché était de rendre le personnage antipathique au possible ! Toujours côté étude des personnages, certains sont sous-exploités (Philippe le mari de la juge, Erika la 2ème juge, campée avec brio par Marilyne Canto, et René Lange l'homme politique) ou sur-exploités (le neveu) par rapport à l'histoire. Au final, un mauvais film qui s'est fait beaucoup de publicité grâce à un sujet (l'affaire ELF) qu'il n'aborde pas vraiment. Allez voir « Président », sorti en septembre de la même année, beaucoup plus accrocheur et construit et qui, lui, bénéficie d'un vrai scénario !
anonyme
Un visiteur
2,0
Publiée le 24 février 2017
Étrange film. On croit un moment à une vision chabrolienne de la truculente affaire Elf. Plate version (Canal en collant aux faits avait livré un téléfilm bien plus intéressant). Puis on s'aperçoit que ce pouvoir enivrant du titre c'est celui de la juge d'instruction (épatante, comme d'habitude, Isabelle Huppert) qui envoie des gens en prison pour les faire craquer !!! Passons sur les caricatures habituelles des politiques ; un clin d’œil amusant : le rôle de Roland Dumas est joué par son quasi-homonyme Roger Dumas. Mais c'est bien peu. Finalement c'est assez révélateur du cinéma de Chabrol : dénonciation molle jusqu'à l'ambiguïté oscillant entre ennui et outrance.
anonyme
Un visiteur
2,0
Publiée le 30 janvier 2017
Dans ce film de Claude Chabrol, on y voit la référence à l'affaire Elf des années 90. Ce qui prouve au moins que la trame du film arrive à nous faire comprendre de ce dont il s'agit.
Mais qu'apporte véritablement ce film ?
Certainement pas une rétrospective juste, fine et fidèle aux faits réels passés avec, à la rigueur, quelques notes de fiction pour pimenter le tout.
Ce film se sert de l'affaire Elf pour démontrer "L'ivresse du Pouvoir", tant du côté industriel, politique que judiciaire. Et il fait finalement grand place à l'imaginaire. Bon, pourquoi pas ?! Mais même l'expression des mécanismes du pouvoir reste plate.
Quant aux minauderies d'Eva Joly/Isabelle Huppert, elles sont, très agaçantes.
Ce film : une vraie déception
Captain fantastic
Captain fantastic

32 abonnés 285 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 30 mars 2015
Film très intéressant et merveilleusement interprété par les acteurs mais qui manque cruellement de souffle dans sa seconde partie !! Le début est palpitant puis à l'heure de film, on se met à lâcher et on n'arrive plus à retrouver l'enthousiasme du début.. Dommage !!
Bertie Quincampoix
Bertie Quincampoix

142 abonnés 2 053 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 15 décembre 2014
Dans ce petit film, Claude Chabrol se plait à raconter l'histoire d'une juge d'instruction intraitable, idéaliste, perfectionniste et souvent extrêmement dure face à des "délinquants à col blancs". Inspiré de l'affaire Elf, le long-métrage fait écho au combat de la magistrate Eva Joly qui, à l'époque, n'apprécia pas ce portrait trop cruel à son goût. Hélas, malgré la présence de Isabelle Huppert, cette œuvre ressemble davantage à un bon téléfilm qu'à un excellent film...
willycopresto
willycopresto

150 abonnés 1 384 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 6 décembre 2014
On dit que ce film de Chabrol, un des derniers du maître, est inspiré de l'affaire Elf et du procès de Loïk Le Floch Prigent (étonnant de ressemblance avec Berléand), mais qui se souvient de ce fait divers qui défraya la chronique ? Cela dit, il reste qu'on suit ce film avec intérêt pour constater qu'un juge déterminé peut (pourrait ?) à elle seule remuer des bastions et une multinationale. Quitte à friser l'abus de situation dominante. Ce film a été écrit pour servir une imposante liste de comédiens talentueux avec pour chef de file une Isabelle Huppert sarcastique, à la limite du sadisme, et en pleine forme, dans le rôle d'une juge qui semble avoir tout abandonné, même son couple, pour servir la noble cause de la Justice. Telle une vestale qui s'offre en sacrifice à Thémis ! A part la musique infecte, cette création fut une réussite.
willycopresto
NomdeZeus
NomdeZeus

131 abonnés 1 044 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 8 juillet 2014
Ce film s’inspire de l’affaire ELF et c’est là son drame. Car à vouloir coller de trop près aux faits, Chabrol livre une œuvre certes intéressante mais manquant vraiment de sel.
François S.
François S.

8 abonnés 84 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 3 juillet 2014
Tiens ! Chabrol, cinéaste dont l'intelligence est souvent, hélas, demeurée proportionnelle à une paresse crasse, se décarcasse un peu ici et donne un excellent film, dont l'affaire Lefloch-Prigent et les magouilles politico-financières constituent la matière. Une fois n'est pas coutume, il y a un sujet, un thème et, de surcroit, d'excellents comédiens. Un réveil tardif mais louable dans la carrière du cinéaste.
Julie M.
Julie M.

38 abonnés 157 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 20 avril 2013
Film juste fantastique.
Ne vous attendez pas à une reconstruction/explication de l'affaire ELF.
C'est avant tout un film sur une femme de convictions, quelque peu égoïste, qui au nom de ses valeurs et de sa soif de justice (et non de pouvoir) écrasera tout sur son passage, au péril de sa vie affective et professionnelle.
Berleand est très bon. Huppert géniale.
Seul Patrick Bruel est complétement à coté de la plaque.
A voir.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 18 janvier 2013
Excellent , j'ai passé un super moment . On est véritablement engloutie dans ces histoires juridiques et dans la vie privée de la juge , interpretée par une Isabelle Huppert a la performance écrasante . Je ne voulais pas que le film se termine tant j'etais entré dedans , vraiment superbe
QuelquesFilms.fr

354 abonnés 1 760 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 8 août 2013
Quand Chabrol s'intéresse à l'affaire Elf... il dépeint avec un malin plaisir et beaucoup d'ironie un univers corrompu jusqu'à la moelle, avec des personnages à la fois ridicules et sans pitié. Loïk Le Floch-Prigent et Eva Joly prennent les traits de François Berléand et d'Isabelle Huppert. L'histoire est assez captivante malgré une réalisation aussi froide et raide qu'un dossier de justice. C'est par ailleurs un beau portrait de femme dont la détermination vire à l'obsession et dont le désir de justice devient jeu de massacre. Isabelle Huppert était l'interprète idéale pour ce rôle de juge prêt à tous les sacrifices : une main de fer dans un gant de velours, grande carnassière au large sourire.
Cluny
Cluny

97 abonnés 593 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 13 octobre 2012
Dès le générique, un panneau nous annonce que toute ressemblance avec des faits réels serait purement fortuite. Ben voyons. Chabrol a pris un malin plaisir à choisir comme acteurs de quasi-sosies des protagonistes de l'affaire, et le spectateur peut reconnaître Loïc Le Floch-Prigent, Eva Joly, Charles Pasqua, Roland Dumas ou Christine Deviers-Joncourt. Chabrol ne s'en cache d'ailleurs pas, et il a déclaré dans une interview que c'était une sorte de rappel à l'ordre destinée aux différents pouvoirs.

Et jusqu'à l'entreprise qui s'appelle FMG : là où Kubrick transformait IBM en HAL dans "2001, l'Odysée de l'Espace"en enlevant une lettre, vous n'aurez qu'à en retrancher une pour découvrir de quelle société travaillant en Afrique il s'agit... Claude Chabrol a dû se dire que le public connaissait les arcanes de l'affaire, puisqu'il ne s'attarde pas dessus, pratiquant l'ellipse et le saut dans le temps. Non, ce qui l'intéresse, ce sont ses personnages et le jeu du chat et de la souris qui les oppose.

On rentre dans l'histoire avec le P.D.G. Humeau jonglant avec ses téléphones avant de quitter le siège de son empire. Seulement, des policiers l'attendent dehors, et le voilà brutalement jeté en prison, passant du statut de dirigeant tout-puissant à celui de détenu en provisoire. Et le traitement qui lui est réservé prend une résonnance particulière après les auditions parlementaires d'Outreau.

A partir du moment où il rencontre celle qui l'a attrapé dans ses griffes, la juge d'instruction Jeanne Charmant-Killman, c'est à elle que Chabrol s'intéresse. Exceptées quelques scènes nous montrant les manoeuvres du monde politique, la juge est en permanence à l'écran. Que ce soit dans le bureau exigu qu'elle partage avec son greffier, ou dans son appartement où sa vie de couple prend l'eau. On aura beau saboter sa voiture, lui adjoindre une jeune juge, multiplier les menaces, rien ne la détournera de son but. Mais quel est son but ? Frapper haut pour faire un exemple, comme elle le dit à un moment ? Illustrer son propos, selon lequel "la personne la plus puissante en France, c'est le juge d'instruction" ? Ou assouvir un besoin de pouvoir, voire de revanche sociale, comme le laisse penser le jeu anguleux d'Isabelle Huppert ?

Car au début du film, personne n'est sympathique. Qu'il s'agisse de Humeau, méprisant et hautain ; qu'il s'agisse de Jeanne, qui utilise les faiblesses honteuses du système judiciaire pour pousser ses "clients" à bout ; Qu'il s'agisse des politiciens, cyniques et manoeuvriers. Jeanne ne prend une dimension humaine qu'à partir du moment où sa toute-puissance se lézarde, dans sa vie privée où quand elle quitte le domicile familial à quatre heures du matin, elle demande à ses gardes du corps estomaqués de la conduire au bureau, ou dans sa mission qui verra le système l'écarter sous prétexte de promotion.

C'est du Chabrol. Incontestablement. Même si (surtout au début), les dialogues trop écrits évoquent plus Mocky, même si la réalisation fleure parfois les années soixante-dix (quelques zooms venus d'un autre âge, découpage de l'écran quand deux personnages se téléphonent), le savoir-faire de Chabrol se manifeste dans l'essentiel : une narration tendue, débarassée de l'inutile ; un sens du cadrage qui isole les hésitations et les tics de ses personnages ; une ambiance qui s'impose grâce à une précision des détails.

Le film repose sur Isabelle Huppert, qui signe là sa sixième collaboration avec Chabrol, la première datant déjà de 28 ans. Physiquement frêle et vulnérable, elle porte le film comme Jeanne porte l'instruction contre vents et marées. Mais elle va plus loin qu'incarner un personnage, elle lui donne une dimension proche du fantastique, par l'intensité habitée d'un regard, par la cruauté d'un visage non maquillé dans la nuit , par l'ambiguité de ses relations avec le neveu de son mari.

Chabrol dit de son film qu'il est politique au même titre que "Les Bronzés 3", car "tout film est un film politique car il correspond à une conception du monde". Modeste, le survivant de la nouvelle vague, car "L'ivresse du pouvoir", entre crise des banlieues et séisme d'Outreaux, peut être vu comme une chronique acerbe et réaliste des conflits de pouvoir dans la France de ce début de XXI° siècle.

http://www.critiquesclunysiennes.com/
shmifmuf
shmifmuf

209 abonnés 1 761 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 26 septembre 2012
Un film sur l'affaire Elf mais avant tout un très bon Chabrol qui navigue dans les sphères boueuses du pouvoir.
Schwann
Schwann

19 abonnés 261 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 21 avril 2012
Prenant en compte l'avertissement qui ouvre l'Ivresse du pouvoir, j'ai essayé de faire abstraction de ce que je savais de l'affaire ELF et du débat qui entourait le film. On est plutôt pris par l'histoire, la vision des mécanismes de la justice qui est présentée semble pertinente. Isabelle Huppert, entre autres, mène le film d'un bout à l'autre avec grand talent. C'est un véritable moment de cinéma, donné avec précision et subtilité, sans grands effets - Chabrol n'est pas allé dans l'outrance - et "ça fait du bien". Mais pas tant que cela, puisque le film dégage une impression de mal-être permanente, difficile à analyser. Néanmoins, Chabrol sait redonner une certaine fraîcheur quand il le faut. Une jolie fin, aux surprenantes tonalités hitchcockiennes.
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