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Un visiteur
1,0
Publiée le 19 février 2010
Mon premier Chabrol... Un peu tard certes, mais il y a un début à tout. Et bien, j'attends qu'on m'explique !!! Dès les premières minutes, la mise en scène lorgne du côté d'un Derrick mal colorisé... Les rôles sont caricaturaux à souhait, et l'intrigue se déroule sans qu'on s'y intéresse... Au final le film n'apporte rien, ne critique rien, ne démontre rien, et nous offre une succession de scénettes inutiles et ennuyeuses... Les révélations (comme la trahison du greffier) sont pitoyables... Le casting est pourtant de haute qualité, mais la direction d'acteurs et les dialogues sont vides, et sonnent faux. Bref, il me faudra d'autres films de Chabrol pour comprendre l'engouement de la critique pour ses films...
Librement Inspiré de l’affaire Elf mené par la juge d’instruction Eva Joly (futur candidate des Verts aux présidentiels il semblerait). Chabrol film ce panier de crabe composé d’homme d’affaire crapuleux avec ce qu’il faut de satire sans jamais grossir le trait. Voir cette juge les remettre à leurs place à coup de sarcasme et de petit mots est un réel plaisir en soit, les voir à l’ombre également. Comme dans tout les derniers Chabrol on peu lui reproché d’être un peu paresseux sur la mise en scène, de beaucoup se reposer sur les acteurs, mais le film tiens tout de même la route et reste l’un de ses meilleurs de sa fin de carrière.
C'est plutot savoureux coté dialogues , et plutot bien interprété . Par contre les roles des protagonistes sont à deviner au fur et à mesure dans un difficile jeu de piste . La fin est plutot frustrante .
Isabelle Huppert, alias Jeanne Charmant Killman, est l'atout majeur de ce long-métrage signé Claude Chabrol, l'un de nos meilleurs réalisateurs, qui a notamment travaillé avec l'immense Orson Welles. Huppert est resplendissante de froideur, et use de son détachement, inscrit sur la pellicule à jamais, pour maîtriser les personnages auxquels elle fait face, François Berléand et Patrick Bruel les premiers. Un film engagé, non pas dans une cause sociétale quelconque, mais dans son art.
Encore un film d'atmosphère à la Chabrol mais comme d'habitude,chez lui,avec un goût d'inachevé.Huppert est égale à elle-même fragile et dure voire sadique.Bruel est mauvais,il surjoue tout comme le " politique marseillais" qui caricature à l'excés.
Très bien joué en particulier par Isabelle Hupert et F.Berléand,ce film signé Chabrol largement inspiré de l'affaire Elf,se laisse regarder mais n'a pas emporté mon adhésion complète.Car le thème judiciaire est survolé,et qu'il aurait du ce concentrer plus sur l'instruction elle-même et montrer une enquête plus poussée que de s'apesantir sur les"malheurs" et la vie privée de la magistrate.Et j'ai trouvé que quelques seconds rôles ne sont pas à leurs places et parasitent,tel Bruel en p.d.g,ça le fait pas.A défaut d'être brillant sur toute la ligne,on peut le prendre presque comme un documentaire.
Un film pour lequel on comprend aisément le scepticisme du public et qui paraît évidemment surévalué par l'ensemble de la presse. Il s'agit là de la projection au cinéma d'un fait divers d'une façon qui aurait gagnée à être moins pompeuse et linéaire. Pour autant, L'ivresse du pouvoir est un film qui se regarde avec un certain intérêt, croissant tout au long de sa diffusion mais qui, paradoxalement, n'apparaît comme rien de plus qu'un bon divertissement, qui s'achève effectivement au bout de 1h50, et puis ne laisse rien à son spectateur...
Un film ayant pour toile de fond l'affaire Elf avait des chances d'être passionnant. Et bien non, malgré de jolies performances de comédiens et quelques dialogues savoureux, le long-métrage semble cumuler les tares du cinéma français : mise en relief excessive de la vie privée de la juge (un métier prenant, ça peut détruire un couple, on va commencer à le savoir), réalisation molle et népotisme un brin excessif (Thomas Chabrol en acteur, Mathieu à ce qui sert de musique et Aurore au script). Bref, pas insupportable mais très dispensable !
Le film, s'il bénéficie du cadre juteux de l'affaire Elf en est aussi prisonnier. Donc on a à la fois un film un peu fade dans son enchainement et au contraire des scènes généralement plutôt réussies comme la trop brève scène de Balmer devant Huppert.
Beaucoup aimé ce Chabrol, bons dialogues (cela devient rare), personnages aux personnalités intéressantes et bien trempées (ça aussi cela devient rare), en particulier la juge (superbe Isabelle Huppert), bon suspens, on suit l'intrigue avec délectation, je doutais même de la sincérité de Félix, comment ne pas devenir parano dans ce monde de lâches...également je trouve appréciable que ce Chabrol ne termine pas forcément avec un crime, la fin reste ouverte...en tout cas pas vu le temps passé et aurais souhaité continuer suivre cette aventure.
Fichtre. C'est fou commme le marketing cinématographique marche bien de nos jours. Un excellent sujet, l'affaire Elf, une actrice formidable et très crédible, L'ivresse du pouvoir, un peu de beau monde à coté du genre Bruel/Berléand et un titre accrocheur m'donnaient sacrément envie de voir ce Chabrol. Bien mal m'en a pris. Ce pathétique réalisateur ( oui-oui, c'est très souvent mal cadré et donc très souvent horripilant ) a réussi l'exploit de caser toute sa maisonnée dans le film. Ainsi, le fils Chabrol squatte un rôle de neveu avec un mauvais jeu extraordinaire. Quand on ne le voit pas écarquiller les yeux, c'est le second fils Chabrol qui vient vous mettre un peu de musique classique, c'est censé faire plaisir aux élites. Après, question dialogues, vous aurez l'épouse de Clauclau aux commandes, ce qui explique l'extrême fadeur du scénario. Bref, deux étoiles pour Isabelle Huppert quand même.
Claude Chabrol se frotte aux problèmes (épineux et non sans conséquences) des rouages de la justice en mettant en scène l’histoire d’un homme (interprété par François Berléand), d’apparence respectable, corrompu par l’accès au pouvoir (et les excès qu’il engendre) et la soif de la richesse, en usant de tous les moyens (pitoyables) pour parvenir à ses fins. Isabelle Huppert, en juge d’instruction (remarquable), porte le film et compose un rôle de femme charismatique, glaciale, intelligente et prête à tout pour faire éclater la vérité; une justicière des temps modernes (respectant honorablement tous les codes de son métier) qui n’a peur de rien et de personne et qui fait taire le machisme et la manipulation au sein d’un monde vénal (et vénéneux) gouverné par des hypocrites et fraudeurs en tout genre, avec conviction et détermination; une prestation méritant une certaine éloge pour un talent évident qu‘elle déploie sans jamais forcer. L’IVRESSE DU POUVOIR est une réussite en tout point qui nous enivre par les performances d’un scénario impeccable (et implacable) constituée de répliques délectables et dotée d’une musique qui se fond adroitement dans des scènes toujours élaborées et plus appréciables les unes que les autres. Du beau et grand cinéma qui tient de « pouvoirs » (sur)naturels qu’on ne sauraient qualifiés d’un cinéaste hors pair.
Tout petit cru que ce Chabrol 2006 qui possede pourtant un gros casting et une base (l'affaire ELF meme si elle n'est jamais evoqué directement) solide ,non a part ,(et encore) dans le personnage de la juge interpreté magistralement par Hupper ,on ne retrouve pas le ton acide et feroce du cineaste a l'encontre des puissants PDG se debattant face a la justice.L'homme a viellit et son cinema avec lui.L'ensemble est lent, mou et ce ne sont pas les dialogues fades et la musique agacante qui releve le niveau.De + Chabrol s'egare de son sujet en nous contant les problemes de couple de la juge (peut etre pour l'humaniser ?) et nous invente le personnage de son neveu (le fils de Chabrol en personne) flambeur et sympa mais vraiment hors sujet.Les patrons sont caricaturés au possible (gros cigares) et surtout il n'y a aucun suspense puisque tout le monde connait l'histoire ,reste des comediens tres pro qui tentent de maintenir l'interet du pauvre spectateur que nous sommes.A oublier tres vite !
Un juge d’instruction intègre enquête sur des versements de pot de vin et des abus de bien sociaux. Le film est lié à des actualités récentes, et il en est une explication de texte, ce qui est son défaut majeur : retrouver en cent minutes d’images ce qu’on lit quotidiennement dans la presse n’a que peu d’intérêt. Les personnages sont certes bien typés et bien joués (mention particulière pour J.F. Balmer), la réalisation est certes professionnelle, Isabelle Hupert en juge est certes crédible, mais on peine à s’intéresser au propos. Pour un tel projet, trois approches étaient possibles : - soit une analyse approfondie d’un système certes peu moral, mais qui permet d’obtenir des contrats dont le pays profite. - soit une étude approfondie du personnage juge d’instruction - soit une enquête façon policière aux multiples rebondissements (cf le juge Fayard) Au lieu de cela, Chabrol nous inflige une description simpliste et démagogique : cadres dirigeants et hommes politiques sont présentés comme des profiteurs sans scrupules, le système dans lequel ils dérivent comme non amendable, le juge d’instruction comme un héros qui sacrifie sa vie privée au bien commun (« la justice », pas « l’image de la justice »). Le clin d’œil désabusé final ne suffit pas à modifier l’impression générale.