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99 francs
Anecdotes, potins, actus, voire secrets inavouables autour de "99 francs" et de son tournage !

L'adaptation d'un best-seller

99 F est l'adaptation du best-seller homonyme de Frédéric Beigbeder sorti en 2000 aux Editions Grasset et vendu à plus de 500 000 exemplaires. Si ce portrait sous acide du monde de la pub, inspiré de la propre expérience de l'auteur, est ensuite ressorti sous les titres de 14,99 euros puis de 6,20 euros, les producteurs du film ont préféré garder le titre original pour son adaptation cinématographique.

La seconde adaptation du roman

99 F est la seconde adaptation du roman de Frédéric Beigbeder. Le comédien Gilbert Ponté en avait déjà fait une version théatrale, en 2002 au théâtre parisien Trevise, dans laquelle il jouait seul sur scène.

Dujardin est Octave

Pour 99 F, c'est le très populaire acteur Jean Dujardin qui se glisse dans la peau du publicitaire Octave Parango. Lorsque le projet d'adaptation du roman 99 francs était entre les mains d'Antoine de Caunes, en 2003, c'est Edouard Baer qui était en lice pour incarner ce personnage pas comme les autres.

Dujardin : vous aller adorer le détester !

Pour Jan Kounen, Jean Dujardin représente le Octave Parango idéal dans le sens où il est capable de jouer un personnage que l'on adore détester. Le cinéaste précise : "Quand j'ai commencé à travailler sur le film, Alain Goldman m'a dit que j'étais libre par rapport au casting. Et dès que j'ai lu le scénario, j'ai pensé à Jean Dujardin. Pourquoi ? Je l'avais vu dans Brice de Nice et je trouvais qu'il avait une capacité extraordinaire à faire aimer un imbécile arrogant. Or il se trouve que dans 99 F, j'avais besoin de faire aimer un intelligent sensible arrogant, et ce après l'avoir d'abord rendu détestable ! Comme le dit Octave : "J'espère que vous me détesterez pour mieux détester l'époque qui m'a créé.""

Une satire... avec des bouts de comédie dedans

Jean Dujardin estime qu'"il fallait de vrais moments de comédies dans 99 F pour pouvoir dire des choses. Plus on est léger, plus on est second degré et plus on tape fort. Ça marche par contraste. C'était cette entente-là qu'il nous fallait trouver. Tout ça chapeauté par "Beig" (Frédéric Beigbeder)."

Jan Kounen, de "Blueberry" à "99 F"

C'est lors du tournage de Blueberry que le cinéaste Jan Kounen a entendu parler pour la première fois du projet 99 F. Il explique : "Je voyais abstraitement l'objet : un film enlevé et corrosif sur le monde de la pub. (...) C'est la lecture du bouquin qui m'a donné le désir de faire le film. Un film sur notre monde, sur la société de consommation. La partie artistique du film m'intéressait, car elle m'offrait l'opportunité d'expérimenter, d'être pleinement créatif par rapport à la matière. On me proposait en tant que cinéaste de faire quelque chose que je n'aurais pas fait de moi-même : aller dans un univers mental – alors que j'étais dans un univers contemplatif – et de changer de mode de fonctionnement."

Quand Beigbeder adoube Dujardin...

Frédéric Beigbeder, l'auteur du roman 99 francs est admiratif du travail effectué par Jean Dujardin sur le film. Il met notamment en avant la prise de risque de l'acteur en s'impliquant dans ce projet : Il faut remercier Jean d'avoir pris ce risque. Quand le film aura eu un grand succès, tout le monde trouvera ça logique, mais il a été très courageux de faire ici de l'humour méchant. Jusqu'ici, il pratiquait un humour reposant sur l'absurde, la naïveté, la parodie... Là, il inaugure un ton nouveau : il est cynique, arrogant, puissant, dangereux... C'est très intéressant. C'est un tournant pour lui. Il a eu raison de foncer, de ne pas avoir peur. C'est exceptionnel ce qu'il propose dans le film. Je trouve qu'il a des points communs avec Jean Yanne..."

Les références selon Dujardin

Jean Dujardin évoque les références de 99 F : "C'est un projet rare. Très rare. Comme références, toutes proportions gardées, il y a Fight Club, Trainspotting... Ça vaut le coup de se défoncer pendant 54 jours pour ça."

... et Jan Kounen

Pour Frédéric Beigbeder, 99 F est tout simplement "le meilleur film de Jan Kounen." Et de rajouter : "C'est très très spectaculaire, très visuel, très créatif. Et Jan va apparaître enfin comme le réalisateur de génie qu'il est. Il a réussi à s'approprier mon roman et à en faire une oeuvre intime, personnelle, en parfaite cohérence avec tous ses travaux précédents. Notamment ses documentaires, Darshan - l'étreinte et D'autres mondes. C'est vraiment ça puisque Octave cherche un autre monde."

Kounen / Giocante : deuxième

99 F marque la seconde collaboration du cinéaste Jan Kounen avec l'actrice Vahina Giocante, quatre ans après Blueberry.

L'ambition d'un producteur

Le producteur Alain Goldman explique ce qui l'a attiré dans le fait d'adapter le roman de Frédéric Beigbeder sur grand écran : "J'avais trouvé le livre génial. Il m'a beaucoup fait rire. Mais, au-delà de l'aspect chronique de la fin des années 90, ce livre m'intéressait parce qu'il traitait de la prise de conscience de la détérioration de l'environnement et du fait que la consommation n'est pas la finalité de l'être humain, qu'être est aussi important qu'avoir. Je me suis dit : voilà un sujet de film formidable, à la fois éphémère - parce que reposant sur la description d'une époque - et durable - ses préoccupations étant devenues prépondérantes dans le monde occidental d'aujourd'hui. (...) J'avais envie de prendre mon temps pour produire un film qui tente de durer, envie de façonner un objet cinématographique à part, une satire qui puisse peut-être nous faire prendre conscience qu'un certain nombre de dangers nous guettent. Je voulais un film un peu complexe, déjanté, et en même temps drôle... Un film qui ait du relief, accessible mais singulier."

Jan Kounen, finalement...

Pour adapter sur grand écran cette satire du monde de la pub, les noms d'Antoine de Caunes et de Mathieu Kassovitz ont d'abord été évoqués, tout comme celui de Frédéric Beigbeder lui-même, l'auteur du roman d'origine. C'est finalement Jan Kounen (Dobermann, Blueberry), réalisateur ayant lui même travaillé dans l'univers de la publicité, qui se charge de l'adaptation.

Le rôle de Beigbeder

Alors qu'il était pressenti pour adapter lui-même son ouvrage sur grand écran et se donner le rôle principal du film, Frédéric Beigbeder se contente finalement d'un contrôle artistique sur le script, le choix du réalisateur et des acteurs, et d'une petite apparition clin d'oeil au générique de 99 F. Habitué du cinéma, Frédéric Beigbeder a déjà fait des apparitions dans Tu vas rire mais je te quitte de Philippe Harel, Imposture de Patrick Bouchitey et Comme t'y es belle ! de Lisa Azuelos.

Une suite avortée

Un projet de suite intitulé 99 Roubles (adapté du roman Au secours, pardon) aurait dû réunir Jan Kounen et Jean Dujardin mais ne vit jamais le jour. C'est finalement Beigbeder en personne qui a repris le projet sous le titre L'Idéal avec Gaspard Proust. L'écrivain / cinéaste est revenu pour nous sur les raisons qui ont entrainé l'abandon du film.

Interview L'Idéal : Pourquoi Jan Kounen n'a pas réalisé le film ?

 

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