Les Portes de la nuit
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Note moyenne :   3,6 pour 84 notes dont 27 critiques  | 
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27 critiques spectateurs

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weihnachtsmann

15 abonnés | Lire ses 985 critiques |

   2 - Pas terrible

Film assez étrange et obscur. Beaucoup de philosophie et un enchaînement de scènes qui ne semblent pas avoir de rapports entre elles. Seul l'amour est le point commun. Restent deux chansons immortelles de Prévert et Kosma.

ptiverat

2 abonnés | Lire ses 80 critiques |

   3.5 - Bien

Un peu brouillon, un peu mièvre, un peu trop de mots d'auteurs (ce à quoi échappe Prévert d'habitude) mais le film reste captivant, ensorcelant quand la musique s'y met (la chanson: Les feuilles mortes replacée dans le contexte du film n'a jamais été aussi belle) . La trouvaille du Destin en vagabond est une perle. Reggiani en salaud est crédible. Montand n'arrive pas à monter très haut. Cet univers glauque, éclaté est parfois d'une justesse étonnante dans la description des salauds et des collabos. Pour un Québécois, 75 ans après, tout n'est pas compréhensible et l'argot perdu n'y aide pas. La prise de son est parfois lamentable (comme dans bien des films français) surtout quand il s'agit de capter la horde des enfants où on peine à savoir et à comprendre ce qu'ils disent. À voir pour ce charme indéfinissable qui rend Carné et Prévert uniques même quand les portes ne s'ouvrent pas sur le Paradis!


Santu2b

84 abonnés | Lire ses 984 critiques |

   3 - Pas mal

La dernière collaboration d'un duo mythique du cinéma français : Marcel Carné et Jacques Prévert. Datant de 1946, l'oeuvre s'érige en première exploration du monde résistant et de ses innombrables soubassements. Film maudit, échec cinglant à sa sortie dans un Paris se remettant tout juste du traumatisme, "Les Portes de la nuit" sera ensuite démoli quelques décennies plus tard par les jeunes-turcs de la Nouvelle Vague, en particulier Truffaut. À sa vue, on ne peut être que surpris que déjà, au lendemain de la guerre nous assistions à une première cristallisation des lieux communs de la France occupée ; du résistant héroïsé, parfois construit de toutes pièces au collabo cloué au pilori. Bref c'est tout ce lot d'images bientôt irascibles que Carné dévoile en avant-première et qui atteindront leur paroxysme absolu en 1973 avec "Le Chagrin et la Pitié". Prévert n'est peut-être pas dans sa meilleure forme scénaristique et littéraire, mais sait encore nous livrer quelques jets de sa force poétique. On a aussi beaucoup pesté contre l'interprétation initialement prévue à Gabin et Dietrich et finalement attribué à des jeunots. Celle-ci est tout simplement inégale, un peu à l'image d'Yves Montand ici dans l'un de ses premiers rôles ; l'acteur se débat remarquablement mais si persiste la fleur de l'âge. À réhabiliter.

Chala Ltds

3 abonnés | Lire ses 12 critiques |

   3.5 - Bien

Comme une exploration de l'âme humaine, ce film qui se passe la nuit reflète la noirceur de celle-ci. Noire comme le nuit. Cependant, à chaque nuit succède le jour. Certain matins ne semblent rien promettre de bon. Film d'une certaine lenteur, mais avec un casting superbe. Les acteurs sauvent ce film très sombre.

Christiane Morillon

0 abonné | Lire sa critique |

   5 - Chef d'oeuvre

superbe musique inoubliable , un des plus beaux fim que j'ai vu

robertnicholson

1 abonné | Lire ses 110 critiques |

   3.5 - Bien

en 46, succès public mais non critique (Truffaut renommera ce film "Les portes de l'ennui") ,ce qui précipitera la fin de la collaboration entre Prévert et Carné. Dommage car ce film a son charme . Situé dans l'est Parisien (canal Saint Martin, Jean Jaurès) de l' après Libération, on rencontre l'espace d' une nuit différents profils de l'occupation (le résistant, le collabo' , l' affairiste) qui se croiseront autours de ces lieux. "L'intrigue" du film étant la romance tragique entre le jeune résistant Diego et Malou, mariée à un collaborateur. La part de fantastique est présente ici avec l'homme incarnant le Destin (Jean Vilar excellent) qui avertit à l'avance les personnages de ce qui les attends et joue le fil rouge de ce film. Le couple Gabin-Dietrich était prévu initialement au casting mais leur rupture entraine le refus de l'actrice de jouer dans le film. Carné engage donc à la place le jeune Montand et N Nattier qui ne parviennent pas tt à fait à faire oublier le duo initialement prévu (Montand manque encore un peu d' assurance). On retrouve également au casting le jeune Reggiani, très convaincant lui, et P Brasseur. La musique est tj signée Kosma (on note que "Les feuilles mortes"a été composé en partie pour ce film). La photo d' Agostini joue très bien de l'opposition clair/obscur .

7-Saviola

22 abonnés | Lire ses 132 critiques |

   2 - Pas terrible

Une ambiance parisienne assez noire et très bien reconstituée dans cette ère à cheval entre occupation et libération. "Les portes de la nuit" retrace le destin de plusieurs personnages, dont Jean Vilar alias "le destin" en est la plaque tournante et le fil rouge. L'ensemble du film reste assez ennuyeux et ne m'a pas emporté plus que ça. Le chaos final, cher à notre Marcel Carné national, donne un peu de sens à l'ensemble de l'oeuvre et permet de rendre le tout acceptable. Malheureusement le casting haut de gamme (dont Pierre Brasseur et Yves Montand) n'est pas arrivé à sauver ce film et à lui donner un intérêt ne serait-ce que minimal. François Truffaut avait à l'époque requalifié ce film "Les portes de l'ennui", j'avoue que l'idée m'est aussi passée par la tête...

Jipis

21 abonnés | Lire ses 360 critiques |

   2.5 - Moyen

Entre collabos, exploiteurs du peuple, travailleurs laborieux, existentialistes et résignés les portes de la nuit pansent les plaies d’un Paris d’après guerre imprégné localement d’une peur de l’autre et d’un fantastique décalé répandu par un prédicateur insensible, omniprésent tentant de relancer la machine des sentiments en imposant à une faune en perte de repères propos soudains et inquiétants. Les cibles sont dévisagées, approchées, effleurées. Les destinées sont distribuées dans les bars, sous le métro, dans les restaurants par un prophète au regard vague articulé par la parole divine. Les prédictions bien souvent dramatiques parsemant le trajet de ces oisifs en mal de vivre alors que tout est à reconstruire sont brutales et sans sommations. Préalablement conçu pour Marlène Dietrich à laquelle Nathalie Nattier ressemble étonnamment et Jean Gabin les portes de la nuit magnifique danse sensitive entre des pantins articulés par un maître de jeu prophétique débitant un verbe ne semblant pas être perçu reste globalement accablant d’ennui. Le climat irréel, pessimiste est sombre cher au cinéaste s’éxécute dans un parcours lancinant faisant lentement abaisser les paupières. Cet opus déprimant s’aligne sur une manière de faire personnelle mettant en valeur les destinées tragiques de personnages accablés de négatifs dans un environnement ne faisant qu’encourager les débordements. Bavard, constellé de scènes inutiles « Les portes de la nuit » ne sont pas la bonne adresse pour quérir joies et bonne humeur. Tout n’est qu’une respiration humaine effondrée par la néantisation d’entreprendre. L’instable et le larmoiement ont pignon sur rues dans un avenir imposé par le destin que l’homme en plein désastre ne peut envisager par lui-même. Les feuilles mortes ce sont ces êtres improductifs rongés par leurs fatalismes. Mention spéciale dans ce petit naufrage à Jean Vilar, le destin qui par son regard halluciné rappelle l’extra terrestre Robert le Vigan.

kinophil

8 abonnés | Lire ses 243 critiques |

   3 - Pas mal

Hiver 1945 à Paris. Plusieurs destins se jouent et se croisent le temps d’une nuit dans les quartiers du métro Barbès, des canaux de l’Ourq ou St Martin : Un homme (marin aventurier) venu annoncer à une femme que son mari a été exécuté par les nazis (mais celui-ci cheminot communiste est bien vivant et arrive à ce moment) va rencontrer « la plus belle femme du monde »; Un petit bourgeois pétainiste, propriétaire d’un chantier de démolition et revendeur de bois de chauffage, son fils petite frappe collabo, sa fille chanteuse internationale à succès qui quitte son mari homme d'affaires en revenant dans le quartier de son enfance ; la nombreuse famille Quinquina et son ainée qui rencontre l’amour, tout cela orchestré par Le Destin aux allures de clochard… Film de réalisme poétique très inégal : Au plan des réussites on note la superbe réalisation (avec une reconstitution impressionnante de l’ambiance des quartiers populaires de Paris à la fin de la guerre, un magnifique jeu de noir et blanc, d’ombres et de lumière) et l’interprétation de certains rôles secondaires (Jean Vilar en Destin, Saturnin Fabre en pétainiste affairiste, Carette en père de famille nombreuse, Reggiani en jeune collabo). Mais le film est plombé par le choix et le jeu des acteurs principaux, notamment Y Montand catastrophique dans son premier film et qui n’a pas pour ce rôle la carrure de Jean Gabin initialement prévu. Film à voir comme témoignage de l’ambiance en cette période de la libération : Reconstitution de quartiers populaires et de la condition de vie de gens modestes, règlements de comptes entre ceux qui avaient profité de l’occupation et ceux qui en avaient souffert…

chrischambers86

845 abonnés | Lire ses 9438 critiques |

   4 - Très bien

Certains considèrent que "Les portes de la nuit" constitue le chant du cygne du rèalisme poètique! C'est absolument vrai car il s'agit d'un drame psychologique et fèerique, qui fut èreintè avec beaucoup d'injustice par la critique, au moment de sa sortie! L'histoire se passe dans le Paris de la libèration, qui nous est montrè avec un souci constant d'authenticitè! Un ouvrier et une femme qu'il vient de rencontrer ("la plus belle femme du monde") sont poursuivis par le mari de cette dernière et par un ancien milicien avec une distribution exceptionnelle dont Yves Montand dans le rôle de l'ouvrier, Nathalie Nattier dans celui de la femme, Pierre Brasseur dans celui du mari et Serge Reggiani dans celui du milicien! Des acteurs qui sont encore prèsents dans tous les esprits avec l'un des meilleurs musiciens à vocation populaire, Joseph Kosma, qui a travaillè de façon très heureuse dans ce grand classique de Marcel Carnè! Un incontournable dont la rèussite tient autant au scènariste (Jacques Prèvert) qu’au rèalisateur (Carnè), au chef opèrateur et au dècorateur...

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