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Hiver 1945 à Paris. Plusieurs destins se jouent et se croisent le temps d’une nuit dans les quartiers du métro Barbès, des canaux de l’Ourq ou St Martin : Un homme (marin aventurier) venu annoncer à une femme que son mari a été exécuté par les nazis (mais celui-ci cheminot communiste est bien vivant et arrive à ce moment) va rencontrer « la plus belle femme du monde »; Un petit bourgeois pétainiste, propriétaire d’un chantier de démolition et revendeur de bois de chauffage, son fils petite frappe collabo, sa fille chanteuse internationale à succès qui quitte son mari homme d'affaires en revenant dans le quartier de son enfance ; la nombreuse famille Quinquina et son ainée qui rencontre l’amour, tout cela orchestré par Le Destin aux allures de clochard… Film de réalisme poétique très inégal : Au plan des réussites on note la superbe réalisation (avec une reconstitution impressionnante de l’ambiance des quartiers populaires de Paris à la fin de la guerre, un magnifique jeu de noir et blanc, d’ombres et de lumière) et l’interprétation de certains rôles secondaires (Jean Vilar en Destin, Saturnin Fabre en pétainiste affairiste, Carette en père de famille nombreuse, Reggiani en jeune collabo). Mais le film est plombé par le choix et le jeu des acteurs principaux, notamment Y Montand catastrophique dans son premier film et qui n’a pas pour ce rôle la carrure de Jean Gabin initialement prévu. Film à voir comme témoignage de l’ambiance en cette période de la libération : Reconstitution de quartiers populaires et de la condition de vie de gens modestes, règlements de comptes entre ceux qui avaient profité de l’occupation et ceux qui en avaient souffert…
Ajoutée le 09 janv. 2012 à 10h56 Signaler un abus
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