Les Portes de la nuit
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Note moyenne :   3,5 pour 76 notes dont 24 critiques  | 
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Chala Ltds

3 abonnés | Lire ses 11 critiques |

   3.5 - Bien

Comme une exploration de l'âme humaine, ce film qui se passe la nuit reflète la noirceur de celle-ci. Noire comme le nuit. Cependant, à chaque nuit succède le jour. Certain matins ne semblent rien promettre de bon. Film d'une certaine lenteur, mais avec un casting superbe. Les acteurs sauvent ce film très sombre.

Christiane Morillon

0 abonné | Lire sa critique |

   5 - Chef d'oeuvre

superbe musique inoubliable , un des plus beaux fim que j'ai vu


robertnicholson

1 abonné | Lire ses 110 critiques |

   3.5 - Bien

en 46, succès public mais non critique (Truffaut renommera ce film "Les portes de l'ennui") ,ce qui précipitera la fin de la collaboration entre Prévert et Carné. Dommage car ce film a son charme . Situé dans l'est Parisien (canal Saint Martin, Jean Jaurès) de l' après Libération, on rencontre l'espace d' une nuit différents profils de l'occupation (le résistant, le collabo' , l' affairiste) qui se croiseront autours de ces lieux. "L'intrigue" du film étant la romance tragique entre le jeune résistant Diego et Malou, mariée à un collaborateur. La part de fantastique est présente ici avec l'homme incarnant le Destin (Jean Vilar excellent) qui avertit à l'avance les personnages de ce qui les attends et joue le fil rouge de ce film. Le couple Gabin-Dietrich était prévu initialement au casting mais leur rupture entraine le refus de l'actrice de jouer dans le film. Carné engage donc à la place le jeune Montand et N Nattier qui ne parviennent pas tt à fait à faire oublier le duo initialement prévu (Montand manque encore un peu d' assurance). On retrouve également au casting le jeune Reggiani, très convaincant lui, et P Brasseur. La musique est tj signée Kosma (on note que "Les feuilles mortes"a été composé en partie pour ce film). La photo d' Agostini joue très bien de l'opposition clair/obscur .

7-Saviola

19 abonnés | Lire ses 132 critiques |

   2 - Pas terrible

Une ambiance parisienne assez noire et très bien reconstituée dans cette ère à cheval entre occupation et libération. "Les portes de la nuit" retrace le destin de plusieurs personnages, dont Jean Vilar alias "le destin" en est la plaque tournante et le fil rouge. L'ensemble du film reste assez ennuyeux et ne m'a pas emporté plus que ça. Le chaos final, cher à notre Marcel Carné national, donne un peu de sens à l'ensemble de l'oeuvre et permet de rendre le tout acceptable. Malheureusement le casting haut de gamme (dont Pierre Brasseur et Yves Montand) n'est pas arrivé à sauver ce film et à lui donner un intérêt ne serait-ce que minimal. François Truffaut avait à l'époque requalifié ce film "Les portes de l'ennui", j'avoue que l'idée m'est aussi passée par la tête...

Jipis

19 abonnés | Lire ses 360 critiques |

   2.5 - Moyen

Entre collabos, exploiteurs du peuple, travailleurs laborieux, existentialistes et résignés les portes de la nuit pansent les plaies d’un Paris d’après guerre imprégné localement d’une peur de l’autre et d’un fantastique décalé répandu par un prédicateur insensible, omniprésent tentant de relancer la machine des sentiments en imposant à une faune en perte de repères propos soudains et inquiétants. Les cibles sont dévisagées, approchées, effleurées. Les destinées sont distribuées dans les bars, sous le métro, dans les restaurants par un prophète au regard vague articulé par la parole divine. Les prédictions bien souvent dramatiques parsemant le trajet de ces oisifs en mal de vivre alors que tout est à reconstruire sont brutales et sans sommations. Préalablement conçu pour Marlène Dietrich à laquelle Nathalie Nattier ressemble étonnamment et Jean Gabin les portes de la nuit magnifique danse sensitive entre des pantins articulés par un maître de jeu prophétique débitant un verbe ne semblant pas être perçu reste globalement accablant d’ennui. Le climat irréel, pessimiste est sombre cher au cinéaste s’éxécute dans un parcours lancinant faisant lentement abaisser les paupières. Cet opus déprimant s’aligne sur une manière de faire personnelle mettant en valeur les destinées tragiques de personnages accablés de négatifs dans un environnement ne faisant qu’encourager les débordements. Bavard, constellé de scènes inutiles « Les portes de la nuit » ne sont pas la bonne adresse pour quérir joies et bonne humeur. Tout n’est qu’une respiration humaine effondrée par la néantisation d’entreprendre. L’instable et le larmoiement ont pignon sur rues dans un avenir imposé par le destin que l’homme en plein désastre ne peut envisager par lui-même. Les feuilles mortes ce sont ces êtres improductifs rongés par leurs fatalismes. Mention spéciale dans ce petit naufrage à Jean Vilar, le destin qui par son regard halluciné rappelle l’extra terrestre Robert le Vigan.

kinophil

4 abonnés | Lire ses 243 critiques |

   3 - Pas mal

Hiver 1945 à Paris. Plusieurs destins se jouent et se croisent le temps d’une nuit dans les quartiers du métro Barbès, des canaux de l’Ourq ou St Martin : Un homme (marin aventurier) venu annoncer à une femme que son mari a été exécuté par les nazis (mais celui-ci cheminot communiste est bien vivant et arrive à ce moment) va rencontrer « la plus belle femme du monde »; Un petit bourgeois pétainiste, propriétaire d’un chantier de démolition et revendeur de bois de chauffage, son fils petite frappe collabo, sa fille chanteuse internationale à succès qui quitte son mari homme d'affaires en revenant dans le quartier de son enfance ; la nombreuse famille Quinquina et son ainée qui rencontre l’amour, tout cela orchestré par Le Destin aux allures de clochard… Film de réalisme poétique très inégal : Au plan des réussites on note la superbe réalisation (avec une reconstitution impressionnante de l’ambiance des quartiers populaires de Paris à la fin de la guerre, un magnifique jeu de noir et blanc, d’ombres et de lumière) et l’interprétation de certains rôles secondaires (Jean Vilar en Destin, Saturnin Fabre en pétainiste affairiste, Carette en père de famille nombreuse, Reggiani en jeune collabo). Mais le film est plombé par le choix et le jeu des acteurs principaux, notamment Y Montand catastrophique dans son premier film et qui n’a pas pour ce rôle la carrure de Jean Gabin initialement prévu. Film à voir comme témoignage de l’ambiance en cette période de la libération : Reconstitution de quartiers populaires et de la condition de vie de gens modestes, règlements de comptes entre ceux qui avaient profité de l’occupation et ceux qui en avaient souffert…

chrischambers86

642 abonnés | Lire ses 8957 critiques |

   4 - Très bien

Certains considèrent que "Les portes de la nuit" constitue le chant du cygne du rèalisme poètique! C'est absolument vrai car il s'agit d'un drame psychologique et fèerique, qui fut èreintè avec beaucoup d'injustice par la critique, au moment de sa sortie! L'histoire se passe dans le Paris de la libèration, qui nous est montrè avec un souci constant d'authenticitè! Un ouvrier et une femme qu'il vient de rencontrer ("la plus belle femme du monde") sont poursuivis par le mari de cette dernière et par un ancien milicien avec une distribution exceptionnelle dont Yves Montand dans le rôle de l'ouvrier, Nathalie Nattier dans celui de la femme, Pierre Brasseur dans celui du mari et Serge Reggiani dans celui du milicien! Des acteurs qui sont encore prèsents dans tous les esprits avec l'un des meilleurs musiciens à vocation populaire, Joseph Kosma, qui a travaillè de façon très heureuse dans ce grand classique de Marcel Carnè! Un incontournable dont la rèussite tient autant au scènariste (Jacques Prèvert) qu’au rèalisateur (Carnè), au chef opèrateur et au dècorateur...

benoitparis

32 abonnés | Lire ses 1275 critiques |

   4.5 - Excellent

Le réalisme poétique est généralement porteur d’une vision pessimiste des choses, c’est particulièrement flagrant avec « Les portes de la nuit », qui dresse un tableau particulièrement désenchantée de la Libération (période qui se prêtait pourtant à l’espoir et la glorification) avec sa misère matérielle, les douleurs inguérissables héritées de l’occupation, les règlements de comptes inévitables. La reconstitution de la vie de gens modestes, dans le quartier de Barbès (quand on vit près du quartier on est vraiment admiratif devant la manière dont est animé la station Barbès Rochechouart) est très attachante. La composante fantastique ou merveilleuse est réduit à sa plus simple expression : un personnage allégorique de clochard extralucide personnifiant le destin. Le porteur typique d’un thème cher à Prévert, celui de la fatalité. Le réalisme poétique tardif prend une nouvelle force dans son dépouillement même.

bsalvert

19 abonnés | Lire ses 2486 critiques |

   1 - Très mauvais

Le film a terriblement vieilli, le jeu des acteurs est totalement dépassé, mais on y trouve les débuts d'Yves Montand.

NeoLain

100 abonnés | Lire ses 4411 critiques |

   5 - Chef d'oeuvre

Yves Montand illumine cette nuit ou bien des portes s'ouvre pour y découvrir la beauté, et une beauté qui s'évapore, la beauté dans sa splendeur qui tout à coup s'éteint. Superbe prestations des acteurs, notamment le personnage qui se dit être le "destin" que joue Jean Vilar profond et complexe, purement un régal.

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