Shooting Dogs
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JamesDomb
JamesDomb

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4,0
Publiée le 29 septembre 2006
Contrairement à Hotel Rwanda qui relatait l’épisode de certains Tutsis sauvés grâce à Paul Rusesabagina, Shooting Dogs dresse un constat amer de l’impuissance des Occidentaux et de leur incapacité à intervenir dans le conflit rwandais. Le titre « Shooting dogs » fait référence à des prérogatives des soldats de l’ONU à savoir n’utiliser leurs armes que pour tuer les chiens dévorant les cadavres jonchant les rues afin de limiter les risques d’épidémie. Interdiction de faire usage de leurs armes contre les miliciens qui massacraient la population Tutsie devant leurs yeux. Basé sur des faits réels et en collaboration avec ceux qui ont survécu au génocide (tourné sur les lieux du drame à Kigali), Shooting Dogs est un film bouleversant, n'épargnant pas le spectateur mais le mettant face à son propre courage, face à l'horreur, face à l'incompréhension. La réalisation de Michael Caton-Jones (Blessures Secrètes, film très recommandable) s'efface devant la cruauté des évènements, préférant les laisser parler pour eux-mêmes. Réalisation brute, sans concession, instaurant un malaise palpable renvoyant le spectateur à sa propre lâcheté. Les faits ne peuvent que laisser un goût amer dans la bouche en sortant du cinéma : pourquoi ne sommes-nous pas intervenus ? 800 000 morts en à peine trois mois. Le film ne tombe jamais dans le mélo et rend compte de l'horreur du génocide rwandais, fustigeant au passage l'attitude de la communauté internationale restée passive, refusant d'intervenir. John Hurt et Hugh Dancy livrent une superbe composition. Le premier dans le rôle du prêtre catholique est superbe et son regard en dit long sur le doute (sur la fraternité, la paix et même sur sa propre foi) qu'il ressent face à cet Enfer. Shooting Dogs est une tragédie poignante qui nous prend à la gorge et nous la serre petit à petit jusqu'à l'horreur finale. On ne peut qu'être bouleversé devant cette tuerie, la lâcheté de l'ONU et les Tutsis abandonnés, sans défenses et condamnés. Nécessaire.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 29 septembre 2006
Un film formidable. Très dur mais formidable!!
seul bémol, le capitaine belge pas très crédible dans son rôle. A voir absolument!!
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 29 septembre 2006
S’il y a un point commun entre ce film et le génocide rwandais, c’est bien la discrétion gênante qui règne autour, pour ne pas dire carrément le tabou. Certes, ce genre cinématographique n’est novateur ni sur le fond, ni sur la forme. Raconter une atrocité politique ou historique a de tout temps inspiré les réalisateurs, de John Boorman à Costa Gavras. Mais le résultat en est très souvent une œuvre majeure qui noue la gorge et reste longtemps à l’esprit. « Shooting dogs » fait partie de ces films là, dénonçant une évidence historique que les médias ont tenté de maquiller aux yeux du monde pour ne pas avoir honte. Honte de prétendre sauver le monde, honte d’avoir dit un jour « plus jamais ça… », et de fuir lorsque cela va se produire. Le film remet la « communauté internationale » a une place bien plus modeste que ce qu’elle prétend avoir. En insistant habillement sur le regard des « acteurs-témoins » européens impuissants, la mise en scène réussit à montrer l’horreur sans être obscène ; les acteurs y sont pour beaucoup. On est à la fois emporté par l’horreur, bouleversé et scandalisé ; les yeux mouillés et la gorge douloureuse. Bref, si l’on a décidé d’oublier cette atrocité qui nous dérange, que l’on aille quand même pas jusqu’à renier cette superbe réalisation.
anonyme
Un visiteur
2,5
Publiée le 29 septembre 2006
C'est un film honnête et bien fait qui décrit le (dernier?) génocide (siècle dernier). Un crime contre l'humanité auquel nous avons assisté, aussi impuissants que les héros du film. Plus que l'effroi dans le regard du Blanc (innocent), j'aurais aussi aimé que ce film nous parle de nos fautes (quelle que soit notre couleur de peau), des Rwandais (qui sont ceux qui ont souffert et qui en souffriront le plus), qui nous fasse mieux comprendre comment on est arrivé là. Comment ne plus y retourner. Refuser toute forme de communautarisme, n'en déplaise à un certain ministre de l'Intérieur.
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