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    Sunshine
    note moyenne
    3,5
    11625 notes dont 1547 critiques
    répartition des 1547 critiques par note
    455 critiques
    460 critiques
    128 critiques
    221 critiques
    162 critiques
    121 critiques
    Votre avis sur Sunshine ?

    1547 critiques spectateurs

    chrischambers86
    chrischambers86

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    3,5
    Publiée le 3 mai 2013
    Si un jour l'Humanitè dispose de la technologie pour èchapper à son extinction, l'humain possèdera toujours la psychologie de la provoquer entièrement! Tel est le message de "Sunshine", où le sujet est traitè de manière originale, le plan humain prend le dessus sur la science, et la fascination de l'èquipage pour ce qu'ils dècouvrent prend le dessus sur leur propre vie! Le soleil qui est ammenè à s'èteindre reste une vision très personnelle et tout a fait paranoïaque de nos peurs visibles à travers nos prèocupations! Danny Boyle signe un solide film de science fiction avec une mise en scène souvent impressionnante, des acteurs impeccables (Cillian Murphy en tête) et des images superbes! On se souviendra longtemps de ces longs dèplacements de l'objectif dans le grand couloir, ou de ces longues plongèes dans le vide qui donnent au spectateur une incroyable sensation de vertige! il est dommage que "Sunshine" se solda par une performance commerciale plutôt dècevante! On notera pour finir la musique planante de John Murphy, "Underworld"...
    MaCultureGeek
    MaCultureGeek

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    5,0
    Publiée le 19 juillet 2014
    J'ai découvert Danny Boyle avec 28 jours plus tard, film de zombies/infectés qui renouvelait le genre avec brio et habileté. D'ailleurs, pour l'anecdote, on retrouve l'acteur principal de ce dernier, Cillian Murphy, dans ce Sunshine. Alors que penser de ce long-métrage ci? Pour tout dire, c'est un excellent film, proche du chef-d'oeuvre, original, bien scénarisé et interprété avec conviction et talent. Le casting se trouve être irréprochable, le scénar bien écrit et sur un sujet peu traité au cinéma de science-fiction. En phase de devenir culte.
    sparowtony
    sparowtony

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    5,0
    Publiée le 6 août 2015
    "Sunshine" de Danny Boyle est un film que j'ai vu totalement par hasard il y a de cela des années...sans aucune attente, sans aucune appréhension. Totalement par hasard. Et au final ? C'est l'une des expériences de cinéma les plus marquantes que j'ai vécu. Qui plus est, c'est une pure claque dans le genre sf. Pour moi, c'est d'ors et déjà un incontournable du genre. Il faut dire que c'est vraiment un film qui me tient à coeur. A ce jour, le film doit surement être le plus ambitieux de Danny Boyle, cinéaste touche à tout qui montre ici toute l'étendue de son indéniable talent (dommage d'ailleurs que le film soit injustement sous-noté). Le postulat de départ est assez improbable et inédit. Là ou on a déjà eu des films avec des équipages qui partent vers des planètes inconnues ou Mars, "Sunshine" nous fait suivre un équipage en route...vers le soleil, afin de sauver le monde. Quand on lit le pitch, on peut trouver ça incohérent avant même de voir le long-métrage. Et effectivement, ça parait très tiré par les cheveux d'envoyer un équipage et pas un vaisseau autonome ou une grande sonde avec la bombe. Mais on se rend compte au fur et à mesure que Boyle se fiche assez de la cohérence du synopsis. Ce n'est qu'un prétexte pour une thématique fascinante concernant le soleil : son impact sur les hommes et la fascination qu'elle engendre. Et c'est là que c'est intéressant, car le scénario du film (ainsi que sa mise en scène) va jouer sur ça. Et il y a des idées super intéressantes, comme spoiler: le "bain de soleil" que prennent certains personnes de l'équipage dans la salle d'observation. Le soleil est présenté ici comme un Dieu aux conséquences dévastatrices sur l'homme. Ainsi, le personnage de Searle interprété par Cliff Curtis finit par s'abimer physiquement à force de regarder le soleil (son visage se met à peler). Mais surtout, le soleil abime psychologiquement certains personnages comme Pinbaker, celui-ci devenant un fanatique de notre étoile et voulant faire échouer les 2 missions Icarus. Là ou beaucoup ont trouvé son apparition maladroite, injustifiée, ratée et j'en passe, ça doit être au contraire l'idée la plus brillante du film. Déjà parce que ça sert entièrement sa thématique, mais aussi parce que son arrivée était largement préparée si on regarde attentivement le long-métrage. Aussi, l'une des plus belles scènes du film que constitue la mort de Kaneda est une preuve directe de l'ambition de Boyle: le personnage ira jusqu'à mourir pour entrer en contact avec le soleil et acquérir une forme de salut . Le film a de nombreux autres atouts, à commencer par son casting absolument impeccable. L'effort qu'à fait Boyle de prendre des acteurs de plusieurs nationalités pour jouer l'équipage est à souligner tellement c'est rare dans ce genre de film. D'habitude, c'est toujours des américains. Le casting est donc international, et extrêmement talentueux : Rose Byrne, tout en retenue, Hiroyuki Sanada, très charismatique, Michelle Yeoh, comme toujours superbe, ainsi que les plus discrets Troy Garity et Benedict Wong (celui-ci jouant à nouveau un pilote de vaisseau dans un certain "Prometheus"). Les deux acteurs les plus marquants du film sont les géniaux Cillian Murphy et Chris Evans. Ce dernier m'a le plus impressionné tellement il y est étonnamment génial (alors qu'on est habitué avec Cillian Murphy). Il y joue le rôle de Mace, le personnage le plus intéressant du film avec Pinbaker. Il y pose des problématiques rarement soulignées dans des films de ce genre, spoiler: celui-ci étant un fervent représentant de la rationalité, de la confiance aveugle en la science (c'est un des personnages qui n'est pas du tout fasciné par le soleil) et étant surtout prêt à tout pour la réussite de la mission. Ce n'est pas étonnant de voir qu'il est dans les scènes les plus passionnantes du film d'un point de vue moral. C'est un peu le contrepied de la plupart des autres personnages, leur antithèse . Et il est vraiment parfaitement interprété par Chris Evans, qui trouve ici son meilleur rôle. Quand à Cillian Murphy, il interprète avec toute la sobriété et le charisme nécessaire le rôle principal du film (du moins, le rôle central). Techniquement, le film est parfait. La photographie est tout simplement somptueuse et les effets spéciaux sont plutôt réussis (ce qui a de quoi étonner vu le budget restreint). Qu'on soit clair, c'est un film à voir sur grand écran avec la meilleure qualité possible. L'Icarus II est à tomber vu de l'extérieur (j'adore le design) et c'est encore mieux à l'intérieur tant la direction artistique est parfaite. C'est un vaisseau auquel on croit totalement. L'autre détail irréprochable de ce film, c'est sa musique. Et bon dieu, quelle musique...mais quelle musique ! Qu'on soit clair, la bo composée par John Murphy et Underworld est divine. Son morceau principal (le cultissime "Surface of the Sun") est inoubliable, les autres musiques étant loin d'être en reste. Je pense par exemple à "The last message", à ce jour une des musiques les plus reposantes, mélancoliques et fascinantes que j'ai pu entendre. La bo est totalement envoutante, à la fois anxiogène et magnifique. Je suis plutôt étonné d'aimer autant cette bo, moi qui suis un fan des compositions orchestrales et plus classiques pour les films. Mais sincèrement, j'ai rien à dire de mauvais dessus...la bande-originale est un pur chef d'oeuvre que je prend plaisir à écouter. Quand à la réalisation de Boyle, c'est la perfection. Certains plans sont d'une beauté ahurissante, on sent que Boyle veut nous en mettre plein la vue. spoiler: En témoigne les scènes dans la salle d'observation ou celle de la réparation du bouclier. Scène par ailleurs très forte montrant que Boyle maitrise parfaitement la tension et le suspense de son film. Je pense aussi au moment ou 3 des membres d'équipage doivent traverser le vide pour rejoindre Icarus II, ainsi que la scène de la mort de Mace. 2 moments différents mais très forts à leur façon . Il faut noter que le film est également un pur bijou d'ambiance: c'est anxiogène, plutôt dérangeant (c'est pourtant pas un film choc) mais aussi sublime par moments. Le film est très immersif, on a vraiment l'impression d'être dans l'espace. La direction artistique et la mise en scène y sont pour quelques choses, mais il faut aussi retenir le mixage-son qui est une pure tuerie. Là ou la mise en scène de Boyle fait débat, c'est dans sa dernière partie. La première heure du film, elle est plutôt contemplative et portée sur le grandiose. Mais spoiler: dès que Pinbaker fait son arrivée dans l'histoire, Boyle se lâche pour faire ce qu'il aime faire depuis toujours: de la mise en scène bien WTF et tape à l'oeil. Même le mixage-son devient bizarre. Dans toutes les scènes ou apparait Pinbaker, le film prend un tournant étrange qui a de quoi décontenancer: et c'est encore pire quand Capa et Cassie sont dans la bombe. Ce n'est pas très subtil, ce n'est pas forcément agréable visuellement (notamment les plans flou ou on voit Pinbaker)...mais ce n 'est pas dommageable. Pourquoi ? Parce que la mise en scène de Boyle s'adapte à la situation, rien n'est gratuit. Dès que le film part dans le "slasher", la mise en scène représente parfaitement l'état d'esprit des personnages. Pour ce qui est de la partie dans la bombe (moment bien WTF), tout est expliqué par Capa au début: les notions d'espace et de temps s'envolent littéralement. C'est un parti-pris inventé pour le film (enfin il me semble), mais c'est pas bête. Puis ça mène au final du film qui est....extraordinaire. La mort de Capa a de quoi foutre des frissons, c'est d'une poésie ahurissante . Beaucoup de superlatifs pourraient définir le film...l'oeuvre de Boyle est remarquable et reste ce qui s'est fait de mieux en science-fiction ces dernières années avec "Les fils de l'homme". Alors certes, ce n'est pas totalement original. Le film puise dans de nombreuses références de la sf, mais il n'y a absolument rien de préjudiciable: Boyle arrive à faire un film de sf métaphysique profondément beau et immersif qui a sa propre identité. Tout simplement un pur chef d'oeuvre à voir et à revoir. P.S: spoiler: Les images subliminales lorsque les personnages sont dans Icarus I...c'est juste brillant.
    lhomme-grenouille
    lhomme-grenouille

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    4,0
    Publiée le 12 avril 2007
    Ouvrant sobrement sur un ballet fort raffiné de sons et lumières, cette épopée spatiale n’est pas sans nous rappeler les grands moments de "2001" ce qui a de quoi nous laisser rêveur. Niveau atmosphère, "Sunshine" remplit parfaitement son rôle et cela grâce à une mise en scène de haut niveau et un casting à la fois racé et éclectique, allant d’un captivant Cillian Murphy au charismatique et toujours juste Hiroyuki Sanada. Dommage qu’au niveau de l’intrigue ce film ne parvienne pas à construire une subtilité qu’il laissait pourtant suggérer dans sa première moitié, car on finit un peu sur sa faim, sur un schéma au fond assez sommaire. A défaut donc d’un successeur au grand "2001", ou même d’une fable digne de Philip K. Dick, il faudra donc se contenter d’un simple huis clos futuriste, mais qui reste néanmoins admirablement mené. En ces temps de vaches maigres, "Sunshine" fait clairement figure d’incontournable.
    dougray
    dougray

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    4,5
    Publiée le 26 juillet 2010
    Après son retour en force avec "28 jours plus tard", le réalisateur Danny Boyle signe sans doute son chef d'oeuvre avec cet éblouissant "Sunshine". Avec ce pitch aussi inédit que génial (l'extinction progressive du Soleil, soit un sujet étonnement jamais exploité au cinéma), un réalisateur lambda aurait eu vite fait de succomber aux sirènes du spectaculaire à tout prix en livrant un gros blockbuster sans âme. Pas Danny Boyle qui, avec un budget plutôt raisonnable, a su transcender son sujet à coups d'enjeux dramatiques captivants (le manque de confiance de Capa, l'animosité de Mace à son égard, l'obsession de Searle pour le Soleil, les morts déchirantes de certains personnages...) et de séquences terriblement impressionnantes (les "attaques" du Soleil, la découverte de l'équipage d'Icarus I...), tout en rendant passionnant le quotidien de l'équipage (la vie à l'intérieur d'Icarus II, les sorties dans l'Espace...). Le réalisateur a ainsi su trouver l'équilibre entre le film de science-fiction riche en suspens (le Soleil comme menace permanente, le mystérieux passager...) et le véritable film d'auteur (avec une véritable réflexion philosophique sur la place de la religion face à la Science). A ce titre, le final ne manquera pas de dérouter à la première vision mais s'avère finalement indispensable pour symboliser les "perturbations" ressenties par les personnages à une distance aussi proche du Soleil. Le casting, aussi surprenant qu'hétéroclite, est à la hauteur de l'évènement avec l'exceptionnel Cillian Murphy en héros malgré lui, Chris Evans dans un rôle inhabituel de gros dur, Michelle Yeoh qui met enfin de côté ses acrobaties habituelles, la fragile Rosy Byrne, l'étonnant Cliff Curtis en psy maboul ou encore Mark Strong en scientifique possédé. Mais le petit plus qui fait entrer définitivement "Sunshine" au Panthéon des très grands films de ces dernières années, c'est son extraordinaire BO signée par John Murphy et plus particulièrement le morceau "The surface of the Sun" qui compte parmi les musiques les plus sublimes du 7 art. Difficile, dans ses conditions, de contester à "Sunshine" sa place parmi les meilleurs films SF de tous les temps.
    legend13
    legend13

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    4,0
    Publiée le 15 avril 2007
    En quelques mots : Danny Boyle signe un film intergalactic d'une grande beauté,captivant et parfois stressant.En bref un tres bon film.
    Pale
    Pale

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    5,0
    Publiée le 18 avril 2007
    C'est à des millions de kilomètres de notre Terre que Danny Boyle (dont je ne suis pas un super fan d'ordinaire) nous invite. Je tiens à dire pour commencer que je suis déçu de la façon dont le film est vendu, à voir la bande-annonce on pourrait s'attendre à une sorte d'Armageddon et moi même je n'éprouvais aucune envie de le voir il y a encore une semaine. C'est les critiques spectateurs qui m'ont boosté ! Et je dois dire que je n'ai pas regretté le voyage car ce film brille autant que le soleil lui même, c'est fabuleux ! Sunshine est assez immersif, on a l'impression durant 1h40 de ne plus être sur notre siège mais bien à bord d'Icarus parmi l'équipage (les acteurs sont très bons) pour une mission suicide dont on se demande si on va revenir vivant. C'est les doigts crispés que je suis ressorti de la salle où j'ai même eu comme réflexe de jetter une oeil au ciel, comme ci durant la scéance j'avais réellement fait un saut jusqu'aux confins de l'univers avec le sentiment d'avoir assisté à la fin du monde car je dois dire que plus dans le film on s'approche du soleil, plus la tension augmente crescendo au point d'arriver à un suspense assez démentiel. Sunshine tient beaucoup de l'expérience, du trip sensoriel (en étant pas sûr que ça marche chez tout le monde) le tout accompagné par une musique on ne peut plus ennivrante. Bref, à ne pas manquer !
    AMANO JAKU
    AMANO JAKU

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    4,5
    Publiée le 11 février 2014
    S’il y a une chose qu’on ne peut reprocher à Danny Boyle, c’est de ne pas être un touche à tout au vu de sa filmographie : thiller à l’humour noir ("Petits Meurtres entre Amis"), drame intimiste et social ("Trainspotting"), comédie d’action ("Une Vie Moins Ordinaire"), film d’aventures loufoque ("La Plage"), film d’horreur viscéral ("28 Jours Plus Tard") et fable teintée de cynisme ("Millions"). Et à chaque nouveau film, on se demande toujours sur quoi va porter le récit…alors, qu’en est-il de "Sunshine" ? Et bien c’est simple, cette fois-ci notre ami britannique va s’attaquer à la science-fiction, et plus particulièrement la catastrophe spatiale : nous sommes en 2057, le soleil se meurt peu à peu, entraînant donc avec lui dans son déclin notre belle planète bleue. Afin de tenter de le raviver, les hommes décidèrent d’envoyer un vaisseau spatial, Icarus, avec une énorme bombe atomique. 7 ans après leur départ, Icarus ne donne plus de nouvelles et semble être perdu dans l’espace. Les humains décident donc d’utiliser toutes les dernières ressources de la planète pour construire un nouveau vaisseau ainsi qu’une nouvelle bombe. C’est ainsi que l’on va suivre l’équipage de Icarus 2 dans leur mission : faire exploser la bombe à la surface du soleil pour relancer son activité... Pitch assez simple vous me direz, d’autant plus que ce n’est pas la première fois dans l’histoire du cinéma que notre belle planète est menacée par un élément spatial ("La Fin des Mondes", "Meteor", "Armageddon", "Le Choc des Mondes", "Judgment Day", "Deep Impact", "Prédictions"…pour ne citer qu’eux !) mais soyons franc, ce n’est pas le plus important du film (un postulat de base déjà vu ne signifie pas obligatoirement que le film est mauvais !), d’autant plus Danny Boyle nous livre un film à la beauté visuelle rarement vu dans un film de SF ; tout est fait pour nous bien faire comprendre l’échelle spatiale des choses, le but étant de mettre en valeur le gigantisme de notre étoile, le Soleil : 01) prenez par exemple le vaisseau Icarus 2 qui est en trois parties : un bouclier pour protéger la bombe et la partie habitable contre les vents solaires et leur terrible chaleur, la bombe censée revigorer le Soleil et la partie habitable. Au fur et à mesure des premières scènes, on voit que la partie habitable est déjà spacieuse entre les contrôles, les cabines personnelles, la serre à oxygène…mais lorsqu’on nous dit que la masse de la bombe est comparable à l’île de Manhattan et qu’elle paraît petite par rapport au bouclier à l’avant du vaisseau, lui-même ridicule par rapport au Soleil qui est en face de lui, il ne faut pas avoir avoir fait de longues études pour se rendre compte que la taille titanesque des choses qu’on nous présente !! 02) une des premières scènes du film nous montre le psy de bord dans une salle d’observation du Soleil (oui : il prend un bain de soleil !!) où il fixe l’astre d’une façon très admirative. Il demande à l’ordinateur de bord à quel pourcentage de la luminosité réelle du Soleil il fait face, l’ordi lui répond 2% et il demande alors de monter à 4%. L’ordinateur lui précise que visionner la lumière à 4% causera des lésions irréversibles à ses rétines, par contre, il peut tenter 3,1% pendant 30 secondes maximum sans rien risquer…notre psy accepte. Et là, la différence entre 2% et 3,1% est totalement énorme : on est presque aveuglé !! Et on est qu’à 3,1% de la vraie luminosité du Soleil !! Je vous rappelle que notre étoile est mourante et, qu’en plus, l’ordi nous précise que le vaisseau se site à ce moment précis à 57 millions de kms du Soleil !!! Avec juste deux séquences, "Sunshine" arrive à nous prouver l’immensité de notre univers ainsi que la puissance incroyable d’une étoile par rapport à une pauvre petite planète comme la notre. C’est réellement sublime visuellement parlant. Ensuite, le film suit une trame assez classique dans sa première partie pour un film de ce genre : nous avons une petite présentation des membres de l’équipage, les occupations quotidiennes de ces derniers, le tout filmé d’une façon assez sobre, avec de bons décors qui reflètent une certaine froideur qui fait directement référence au fait que ces sept personnes sont isolées loin de tous proches en plein vide sidéral. Et par la suite, les problèmes vont commencer et (pour ne pas trop spoiler) vous vous doutez bien que la mission va être plusieurs fois en péril. Et puis, arrive un évènement particulier qui va faire basculer le film dans une sorte de survival (certains ont parlé de slasher…mouais si on veut…) ce qui, il faut bien l’avouer, peut dérouter mais qui représente l’idée originale du film : l’homme a-t-il le droit de se prendre pour Dieu ? …seulement je ne peux en parler plus sans spoiler, c’est pratiquement impossible, donc à partir d’ici, si vous n’ avez pas vu le film, passez votre chemin : spoiler: lorsque Icarus 2 reçoit un signal que ses occupants définissent comme étant la balise de détresse d’ Icarus 1, ils décident de se rendre sur les lieux. Une fois arrivé à destination, ils retrouve un vaisseau vide mais en parfait état de fonctionnement. Ils trouvent un extrait vidéo du journal de bord où le capitaine d’Icarus 1, Pinbacker, dit qu’ils ont abandonné leur mission et que l’humanité est condamnée…mais le plus étrange c’est la dernière phrase qu’il prononce et qui laisse perplexe les hommes de l’Icarus 2 : « …nous ne sommes que de la poussière…et c’est poussière que nous redeviendrons…quand IL décidera que le temps est venu pour nous de mourir…ce n’est pas à nous de défier DIEU ! » (c’est dingue comme, à ce moment, le film "Event Horizon" m’est revenu directement en tête !) Après une fouille du vaisseau où ils ont retrouvé les corps calcinés de l’équipage dans la salle d’observation, nos héros vont alors rencontrer un grave problème qui les oblige à repartir en urgence…Un peu plus tard, L’ordinateur de bord informe Capa que la mission est en péril car il y a non pas 4 mais 5 passagers à bord d’Icarus 2, cela entraînant automatiquement une diminution de l’oxygène disponible. Après un face à face avec cette personne, Capa comprend alors tout : c’est Pinbacker, le capitaine de l’Icarus 1. Ce dernier a le corps brûlé atrocement et entreprend alors de tuer tout le monde (ça me fait toujours penser à "Event Horizon" tout ça !) . En se remémorant la vidéo du journal de bord, Capa arrive à tout rassembler : Pinbacker a pété un plomb (certainement le fameux mal de l’espace qui provoque stress et hallucinations dus à l’extrême isolement) et, à force de trop regarder le Soleil dans la salle d’observation, a eu une sorte d’illumination (épiphanie même) l’amenant à croire que notre astre est en fait Dieu et que si Dieu a décidé que c’était la fin de l’humanité, nous n’avions aucun droit d’aller contre sa volonté. C’est pour cette raison qu’il a saboté l’Icarus 1 et qu’il a tué tout son équipage. Il a survécu jusqu’à l’arrivée de l’Icarus 2 (toute l’oxygène pour lui seul lui a permit de tenir toute ces années) et a compris que l’humanité a fabriqué un second vaisseau en voyant que la première mission avait échouée. Il décida donc de tenter un nouveau sabotage (le fameux « grave problème » dont je parlais juste avant) mais, voyant celui-ci déjoué, décide alors d’en finir avec tout l’équipage survivant d’Icarus 2. L’idée d’opposer la foi religieuse (quasi extrémiste ici même) à l’instinct de survie de l’espèce humaine est très intéressante dans le sens où ici, c’est encore l’éternel combat de la religion contre la science et l'évolution qui est mis en valeur : l’homme a-t-il le droit grâce à ses inventions d’aller à l’encontre de la volonté de son créateur ? Depuis le début du film, Boyle n’arrête pas de nous montrer le gigantisme de notre étoile, sa puissance malgré le fait qu’il soit mourant (le coup des 4%), qu’il est le centre « créateur » de notre système solaire (c’est sa naissance qui a donné vie à notre système et aux planètes qui le composent) et que sans lui, la vie n’est plus. La métaphore sur Dieu est alors évidente spoiler: …elle va même plus loin : deux membres de l’équipage se résignent à se sacrifier pour que la mission n’échoue pas et continue jusqu’à son but ultime, et ces deux personnes font face à leur mort inéluctable sans peur, sans broncher : mourir est faire preuve d’humilité face à cette force quasi « divine » qu’est le Soleil…et ce n’est pas un hasard non plus s’il s’agit des deux personnes qui ont regardé longuement la lumière de l’astre dans la salle d’observation. Mélangeant avec brio SF pure et questionnement métaphysique, Danny Boyle nous a livré avec Sunshine un film magnifique à l’esthétique irréprochable, l’une des plus belles réussites de sa carrière et tout simplement l’un des meilleurs films de SF jamais réalisés.
    cylon86
    cylon86

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    4,0
    Publiée le 29 mai 2012
    En 2057, alors que le Soleil se meure, une mission spatiale (Icarus, deuxième du nom) est envoyée afin d'envoyer une bombe à l'intérieur de l'étoile pour la faire briller de nouveau. En s'attaquant à la science-fiction, Danny Boyle se trouve être en grande forme faisant de "Sunshine" un film brillant, métaphore du désir humain de s'approcher au plus près du divin malgré les dangers. Ici pas d'aliens mais juste les erreurs humaines qui mènent l'équipage à sa perte. Le scénario est bien ficelé, rempli de suspense malgré des faiblesses sur la fin et les décors sont superbes. La mise en scène de Boyle est plutôt réussie sauf également vers la fin avec l'apparition d'un personnage mais le casting est surprenant, en particulier Cillian Murphy et Chris Evans.
    Sergio-Leone
    Sergio-Leone

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    2,5
    Publiée le 6 mai 2007
    Cela faisait longtemps que l'on n'avait pas vu un film de SF sympa, Sunshine renoue la SF et une petite dose d'angoisse malheureusement pas assez exploitée. Le film est trop court pour un scénario qui aurait pu déboucher sur quelquechose de plus complet au lieu d'un film où tout va trop vite à en devenir difficile à suivre et à en faire plus un film d'action. Les plans obliques sont une bonne idée mais le cadrage et les plans sont dans l'ensemble pas très originaux et loin d'être sublimes. Mais bon, bonne idée on va pas se plaindre, mais je pense que l'on pouvait mieux faire.
    Le cinéphile
    Le cinéphile

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    4,0
    Publiée le 12 décembre 2016
    Incursion timide et pourtant frappante de Danny Boyle dans le domaine de la science fiction, Sunshine est une épopée spatiale passionnante. Esthétiquement irréprochable, porté par des plans solaires imposants et une mise en scène lancinante évoluant d’une science fiction merveilleuse et informative vers une dimension horrifique de survival, Sunshine surprend par de nombreux points. Divisant les avis le long métrage peut perdre son spectateur, notamment à cause du rebondissement final légèrement tiré par les cheveux. Pour autant le casting imppecable, la bande originale absolument exceptionnelle, la mise en scène vive de Boyle, et la présence d’une poésie improbable catalysée par la dimension expiatrice de l’espace, font de Sunshine un film qui vaut assurément le détour. Denis Villeneuve s’en est d’ailleurs peut être un peu inspiré pour son démentiel Premier Contact. https://m.facebook.com/La-7eme-critique-393816544123997/
    Shephard69
    Shephard69

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    4,5
    Publiée le 8 juin 2014
    Malgré de grosses incohérences scénaristiques et scientifiques et une approche psychologique des personnages parfois très approximative, un exceptionnel film de science-fiction rempli de références à des œuvres comme "Alien", "2001, "Odyssée de l'espace" ou encore "Cube" qui vaut avant tout pour la qualité de sa photographie incroyablement riche et colorée et pour son suspense suffocant. Un huis-clos qui prend aux tripes, une vision philosophique intéressante même si elle manque de profondeur par rapport à "Solaris" d'Andreï Tarkovski, un casting impeccable où Cillian Murphy et surtout Chris Evans s'avèrent très bons.
    CréatureOnirique
    CréatureOnirique

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    4,0
    Publiée le 16 janvier 2015
    Allez, il fallait bien que je vois un jour un film de Danny Boyle ! Et j'ai commencé par celui de ses films qui appartient à l'un de mes genres favoris : la Science-fiction. Après avoir pris une claque avec Interstellar, je me disais qu'il serait impossible d'être à nouveau surpris par un film de SF dans l'espace... que nenni ! Mais n'en déplaise à certains, je ne pense pas qu'il s'agisse d'un chef d'oeuvre. Pourquoi ? Parce qu'il n'a pas l'ambition d'un 2001 : l'Odyssée de l'Espace ou d'un Solaris ? Et alors ? Ça n'en fait pas un mauvais film ! De plus, ce film est doté d'une réelle ambition : montrer comment un petit groupe d'hommes et de femmes s'organisent entre eux alors qu'ils portent sur leurs épaules la plus grosse responsabilité de tous les temps : sauver l'humanité (je précise que je n'ai pas vu Armageddon, film auquel on compare systématiquement Sunshine, quand ce n'est pas avec 2001). Et à partir de là, le film nous amène à une réflexion sur l'humain, la religion, le sacrifice, la folie et la responsabilité, puisque clairement, on pourrait dire de ces hommes, comme l'a dit Churchill sur les pilotes de la bataille d'Angleterre : « Jamais autant d'hommes n'ont eu une dette aussi grande à si peu ». Seulement voilà, les 30 premières minutes de ce film m'ont ennuyées à un point assez énorme. Malgré des images superbes, l'installation d'une ambiance à mi-chemin entre le huis-clos et le voyage spatial et un jeu d'acteur correct, j'ai baillé comme un crocodile pendant une demi-heure. De plus, je trouve que spoiler: l'annonce de la survie du précédent vaisseau arrive comme un cheveu sur la soupe. Je dois quand même reconnaître une qualité à ce film : ses personnages. Tous sont identifiables et pratiquement tous sont attachants, même si certains spoiler: passent comme des éclairs avant de mourir . Cela dit, une fois passée la scène de la réparation du bouclier ou pour la première fois j'ai trouvé un peu d'intérêt au fur et à mesure qu'elle passait, je n'ai plus regardé ma montre une seule fois. J'étais enfin rentré dans le film, je n'avais plus qu'à me laisser porter par lui, par ces images superbes (avec une esthétique qui n'appartient qu'à lui) et une bande-originale aux petites tomates (que voulez-vous, j'en ai assez des oignons). Et brusquement, le film tombe dans l'horreur, genre qu'habituellement, je déteste. Mais ici, j'ai aimé, probablement à cause de la qualité des personnages, ce qui fait qu'on a réellement peur pour eux. Et les scènes deviennent alors de plus en plus prenantes, avec la trouille que les personnages décèdent et que la mission s'arrète, les dilemes auxquels ils sont confrontés, le tout pour une conclusion que certains qualifient de stupide, et que j'ose appeler géniale. J'aime aussi beaucoup la façon dont Danny Boyle montre le soleil. Ici, le soleil passe comme un dieu, un dieu qui attire mais qui rend fou. Ce n'est pas tant le dieu barbu judéo-chrétien ou musulman spoiler: qui a rendu fou le capitaine de l'ancien vaisseau  ; c'est le dieu-soleil, auquel spoiler: il a décidé d'offrir son équipage en offrande, tel un grand-prêtre aztèque . spoiler: Pinbaker est devenu un fanatique religieux païen pour qui la vie étant meilleure dans l'au-delà, elle doit cesser sur Terre . Mais cette vision est contrebalancée par le personnage joué par Chris Evans, un rationaliste pour qui la poursuite de la mission passe avant la vie de l'équipage. Il me rappelle un peu cette citation : « les amis de l'humanité détestent les personnes ». Son culte, comme celui d'Auguste Comte, est un culte de la science, de l'humanité abstraite. Cependant, il reste bon, comme en témoigne spoiler: son sacrifice . Bref, malgré quelque incohérences spoiler: (sortir dans l'espace sans autre protection que des trucs arrachés sur les murs???) c'est excellent. D'où ma note et mon encouragement à aller le voir, si possible en HD, pour profiter de la qualité des images et des effets spéciaux.
    moket
    moket

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    4,0
    Publiée le 17 avril 2007
    Un film d'une profondeur exceptionnelle. La réalisation est hypnotique et crée une ambiance particulièrement étrange, bien appuyée par une B.O envoutante et une direction d'acteurs parfaite. Images et effets spéciaux sont magnifiques. Quant au scénario: dès le départ on est fixé sur le sort des différents protagonistes, on sent bien ce qu'il va se passer, mais le film parvient tout de même à surprendre grâce à différents rebondissementS. Dommage qu'il y est 10 minutes de flou artistique vers la fin: on ne sait plus très bien où l'on en est.
    Mosse.
    Mosse.

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    4,0
    Publiée le 25 juillet 2009
    Le Soleil est mourant, le destin de la planète est entre les main d'une poignée d'astronautes scientifique qui sont censés aller placer une bombe dans la grosse étoile pour la réactiver. Mais ils ne sont pas les premiers à avoir cette mission, mais la première navette a disparu sans laisser de traces. Quand on voit le film, on ne peut s'empêcher de voir partout des clin d'oeil à 2001 de Kubrick ou à Alien de Scott, mais le film s'éloigne pourtant de ces deux chef d'oeuvres sur bien des points et ce n'est pas l'originalité qui manque. Ce qui frappe également, c'est la précision et le réalisme des situations, on sent qu'il y a de la recherche derrière, comme comment se protéger de la puissance du Soleil lorsqu'on est si près de lui et quels dégats il pourrait occasionner au vaisseau ou aux organismes. Tout les personnages sont intéressants et attachants, jusqu'à un certain point de l'histoire on ne peut pas vraiment dire qui est le personnage principal, avant que ressortent Mace, Capa, Cassie et Corazon dans une deuxième partie de film absolument géniale, totalement innatendue, tournant au slasher violent. La seule chose que l'on pourrait regretter, c'est parfois la lisibilité relative de certaines scènes violentes et un montage hyper-cut clippesque que je déconseille aux épilleptiques. Le final, quand à lui, évite les clichés Hollywoodiens en étant tout sauf un Happy-Ending sans pour autant que cela se termine réellement mal... Et autre énorme point fort du film, le casting, un grand Cillian Murphy, ce qui commence à devenir une excellente habitude pour l'acteur irlandais, un très bon Chris Evans ( II ), qui trouve un rôle plus à la mesure de son talent que celui de la torche humaine dans la saga de Marvel, et un duo féminin Rose Byrne/Michelle Yeoh bluffant. On peut aussi remarquer la présence d'un Marc Strong méconnaissable ! Danny Boyle nous prouve encore une fois sa facilité à traiter toutes sortes de films, après des pellicules aussi différentes que Trainspotting, La Plage ou 28 jours plus tard.
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