L'agent 47 est l'un des meilleurs éléments de sa profession : l'assassinat. Quand il s'embarque un jour dans une affaire impliquant le président russe se retournant contre lui, il va tenter de découvrir qui en a après lui...
Il assassine. Il ne sait faire que ça. Du plus simple au plus complexe des stratagèmes, il n'a jamais été attrapé. Bref, il suit une vie sans accroc et ne sort jamais des sentiers battus. Exactement comme le film lui-même. "Hitman" est à l'image de son héros : monotone, froid, classique, sans charme.
Certes, Timothy Olyphant aimerait avoir la classe. Certes, Olga Kurylenko est très, très craquante. Certes, euh... Nan, c'est tout. Du méchant complot russe contre la police secrète américaine, ponctué de quelques apparitions inutiles d'agents confrères de 47, le film accumule les clichés comme des petits pains un dimanche matin. L'excellent Robert Knepper de "Prison Break" est relégué au simple rôle de second couteau au sort même pas scellé, Olga fait la pose pour les beaux yeux de 47, qui lui-même ne semble pas trop y croire, vu que finalement, il s'en sort, comme d'habitude, avant de reprendre le cours, très lucratif, de sa vie... Malgré quelques fulgurances de mise en scène quand il s'agit des scènes d'action au corps à corps, le film de Xavier Gens est un pur produit de commerce, aseptisé, dont la musique est totalement représentative du contenu du film : une commande ambitieuse sans âme ni aucune surprise, prévisible comme pas deux. Preuve une fois de plus que Bruce Willis reste aujourd'hui le seul maître chauve du cinéma d'action. Et ouais.