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Un visiteur
0,5
Publiée le 20 janvier 2007
Je rêve ...
comment on a pu apprécier un tel film ?
film ? grosse farce !
j'ai rarement vu un film aussi plat ! ah ! parce que c'est du Soderbergh ca doit forcément plaire ? mais arrétez donc ! ce film n'a pour moi aucun intéret ! autant regarder une vache se faire traire !
des acteurs vraiment amateur une histoire vraiment abracadabra
voulant se prendre au serieu, mais au final il n'en sort qu'une seule chose :
Tout paraît faussement froid comme les poupées de celluloïd fabriquées dans l'usine où travail le personnage joué par Dustin Ashley, lequel est curieusement maquillé avec du rose aux joues, et avec sa coiffure et sa démarche, il ressemble un peu lui-même à une poupée ou plutôt renvoie le côté féminin de sa personnalité masculine, soit réel soit pour la mise en scène. Sa collègue de travail, qui semble être attiré par la belle gueule de "poupée" du jeune homme, recherche sa compagnie exclusive, et c'est bien là la source des complications qui vont arriver. Malgré tout cet aspect froid des poupées sans vie car encore en usine et non vendues à des futures petites clientes, ce drame humain dégage une grande émotion, renforcé par la mise en scène du réalisateur : Steven Soderbergh. Bravo pour ce bon film, et bravo pour l'excellente bande sonore, qui enfin, n'est pas en pléonasme par rapport à l'image ; croyez-moi, c'est assez rare, surtout dans le cinéma américain.
rien de révolutionnaire mais cette petite chronique sociale touche juste, grace au jeu des acteurs et des actrices et grace a soderbergh qui livre ici, un de ces meilleurs films. et en plus, la musique est bonne, alors...
Le cinéaste explore ici les rapports humains narrés au sein d'une atmosphère inquiétante et envoûtante. La tension dramatique est palpable tout au long de ce drame. Bubble est incroyable de réalisme dont le non-professionalisme des comédiens apporte beaucoup. Le réalisateur nous propose un patchwork de sentiments tels que la tristesse, la déception, la solitude et l'amitié. L'histoire de Martha, Kyle et Rose nous est étonnement familière, nous confrontant à nos propres peurs et doutes.
Meme si je n'ai pas vraiment compris le sens du titre du film, c'est un tres bon moment de cinema. Du cinema americain comme je les aime, c'est à dire tout sauf commercial. Ce film aurait mérité plus d'attention lors de sa sortie en salle.
Violente critique de la société américaine dont certains citoyens ne sont que des esclaves qui doivent cumuler plusieurs boulots pour joindre les deux bouts et n'ont pas de possibilités de s'épanouir. Dans ce film montre toute la frustration que peut entrainer cette société capitaliste.
Steven Soderberg renoue enfin avec une veine intimiste après le lourdingue Ocean's Twelve. Avec Bubble, le cinéaste fait la chronique d'une Amérique oubliée. La souplesse du tournage en caméra numérique lui a permis de se fondre dans cette petite ville du Midwest américain et de brosser le portrait d'une Amérique résignée, oubliée par la croissance et exclue de la course au succès. Ce réalisme doit beaucoup aux acteurs, tous non-professionnels et tous résidant ou travaillant dans les lieux qui servent de décors au film. L'inspecteur de police exerce ainsi son véritable métier devant la caméra. Bubble est un film curieux et original, passionnant et déconcertant. La caméra observe les personnages dans les moindres détails de leur vie quotidienne sans jamais les juger. Soderbergh déconstruit le rêve américain en montrant des bungalows miséreux, les jeunes accumulant deux emplois pour subvenir à leurs besoins, les chômeurs et retraités scotchés devant la télé. Il créé une atmosphère pesante, troublante et surtout authentique. Pas étonnant que Soderbergh s'attache à montrer la fabrication de poupées (une des rares industries encore en activité dans la région). Les jouets sortant des moules ont plus de vie dans leurs yeux et plus dexpressions que les personnages eux-mêmes. Bubble c'est la bulle cinématographique dans laquelle a été réalisée le film, c'est l'univers, la banalité du quotidien des personnages. Soderbergh explore les rapports humains, la tristesse, la déception, la frustration, la solitude et l'amitié, la misère affective, sexuelle et sociale. Bubble c'est enfin la tête des baigneurs, métaphore et jeu sur l'apparence. Chaque personne porte un masque et cache la complexité de la nature humaine, la véritable personnalité. Derrière un sourire peut se cacher un assassin. Epuré, obsédant, dérangeant, Bubble est une expérience troublante, toujours passionnante. Soderbergh est décidément beaucoup plus convaincant quand il s'éloigne des paillettes.
C'est mené de main de maître ! Le parallèle entre les poupées lisses et l'impact sur les personnages peut sembler un rien culotté, où va se cacher la déformation professionnelle ? Les coups de guitare, au milieu de ce bled américain, où tourne une caméra comparable à quelque mirador, informent qu'il va y avoir un drame implacable, on sent que l'expression des visages est capitale, on part dans ce jeu de construction délicat, axé sur un scénario ultra-simple, sans tiroirs, qui n'empêchera nullement de douter le moment venu ! Le discours sur le conditionnement industriel peut effrayer : ainsi, les personnalités fragiles qui ne font ni sport ni autre activité créative, deviendraient un beau soir ces cocottes-minute explosant sans trop savoir ce qui leur arrive ? Aucune leçon de morale pour autant, on médite en sortant, les poupées restent dans la tête et on a envie de revoir le film tellement il est riche d'enseignement. Bravo !
Entre grosses productions tels que Traffic (2000) ou Ocean's eleven (2001) et essais bizarroïdes avec Schizopolis (1996) ou Full Frontal (2001), Bubble est ce que lon pourrait qualifier de film expérimental. Un film sur lAmérique profonde, en quête didentité. Une Amérique cafardeuse, à labandon, dans une petite ville du Midwest, Martha et Kyle travaillent tous deux dans une fabrique de poupées. Une vie paisible, qui va se chambouler avec larrivée dune nouvelle collègue, Rose. Des gens comme les autres, qui subissent la routine, celle du travail, une vie sans horizon, en quête du rêve Américain. Tourné en seulement dix-huit jours, pour la modique somme de 1.6 millions de Dollars, Bubble, un projet et un concept plutôt orienté vers lexpérimentation, et admirablement interprété par des amateurs. Sortie le 27 janvier dernier, simultanément aux Etats-Unis : en salle, en dvd et en vidéo à la demande, ce film bouscule à lui seul les habitudes du tout Hollywood. Une belle surprise pour cette réalisation hors du commun, en espérant que cela ne sarrête pas en si bon chemin !
Quand les grands cinéastes font de petits films on obtient l'un des plus grands films américains de ces dernières années. Avec cette petite histoire décrivant un brin de vie de gens normaux au fin fond des Etats-Unis, on est touché par ces personnages filmés par cette petite caméra indiscrète. Une mise à nue d'un malaise sociale. Simple mais efficace. Unique. Et lorsqu'on pense que Soddenberg fait des navets comme Ocean's Twelve pour pouvoir s'offrir ce genre de plaisir et bien je suis prêt à aller voir Ocean's Thirteen, Ocean's Fourteen... tant qu'il m'offrira ces petits films à la Bubble
Après des grosses productions ultra glamour comme Ocean's eleven ou des films plus engagés comme Traffic, Soderbergh revient aux origines, avec un sujet des plus banals, dans un trou pommé du Midwest, porté par l'interprétation sans faille d'acteurs non professionnels. Une histoire a priori anodine: celle d'une femme, Martha, qui secrètement amoureuse de son jeune collègue de travail, Kyle, va commettre l'irréparable par jalousie. Très minimaliste, ce petit film est pourvu d'une mise en scène peu dépouillé, sèche et rude, faite de longs et lents paronamiques en dv ou d'interminables plans séquences fixes, essentiellement fondés sur des dialogues de la vie de tous les jours. On peut d'ailleurs penser à Lonesome Jim de Steve Buscemi. La virtuosité du cinéaste est justement de nous tenir en éveil et de ne jamais provoquer l'ennui devant un film sans aucun artifice; c'est une histoire qui ressemble à un banal fait divers, nous plongeant dans une vie morne et triste, où ces ouvriers avancent péniblement dans la la routine inévitable. Bubble met en scène la pertubation de cette vie terne sans horizons, et ses conséquences des plus atroces. La force de Bubble tient justement de cette extrême simplicité, de par sa mise en scène comme pour son scénario, qui, on peut l'avouer, à la fois nous dérangent et nous fascinent.
Ce film m'a appris une chose, mieux vaut se heurter qu'encaisser. A l'image du mari que tout rend suspect vis à vis du meurtre de son ex femme, celui-ci se heurte à celle ci le soir du meurtre... Encaisser, à l'image de cette femme qui dans sa vie merdique ponctuée par la solitude, un boulot ininterressant en usine et s'occuper de son vieux père grabatère... On ne peut pas toujours encaisser et on fini par faire des betises que l'on regrette.
Un film à petit budget j'imagine, mais c'est le cadre et l'histoire qui veut ça, les acteurs sont très vrais dans leur rôle. Soderbergh réalise là un film totalement inhabituel pour un grand réalisateur confirmé à Hollywood, j'ai du mal à saisir sa démarche, en tout cas pour le film je dis 3 étoiles.
Un film intimiste, qui par sa lenteur et sa "paumitude" touche au plus haut point! Les acteurs sont authentiques, et l'image contribue à ce malaise de vie! Un vrai film de qualité, qui a très bien fait d'être court, pour ne pas devenir pesant!