Le principal attrait du film est de retrouver James Stewart et Kim Novak dont le précédent film en commun était le génial « Vertigo » (« Sueurs froides ») (1958) d’Alfred Hitchcock. Le premier avait été « prêté » par Paramount à la Columbia (dirigée par Harry Cohn) qui avait « prêté l’actrice pour « Vertigo », produit par Paramount. La scène d’ouverture, pendant le générique, est alléchante mais le charme n’opère plus, à quelques mois d’intervalle. Le film, adapté de la pièce éponyme (1950) de John Van Druten, avec Rex Harrison et Lili Palmer, n’est pas d’une grande originalité [cf. « Ma femme est une sorcière » (1942) de René Clair], car il traite, avec fadeur, de la cohabitation des sorciers et sorcières avec les autres. En l’occurrence, pendant les fêtes de fin d’année, Gillian (Kim Novak, 25 ans), sorcière qui aimerait être amoureuse, notamment de son voisin du dessus, Sheperd (James Stewart, 50 ans), éditeur et qui va se marier. Le film est informe, ni réelle comédie, façon la série télévisée « Ma sorcière bien aimée », diffusée en France à partir de 1966, avec Elisabeth Montgomery, Dick York et Agnes Moorehead, pleine de drôlerie et sans prétention, ni film de genre horrifique, façon « Les sorcières de Zugarramurdi » (2013) d’Álex de la Iglesia. D’autant que les seconds rôles n’apportent pas grand-chose, surtout Queenie, tante de Gillian [Elsa Lanchester, 56 ans et qui interpréta le rôle-titre de « La fiancée de Frankenstein » (1935) de James Whale] et l’écrivain « spécialiste » du surnaturel. Maigre consolation, avec la présence de Jack Lemmon (33 ans), juste avant qu’il ne tourne dans « Certains l’aiment chaud » (1959) de Billy Wylder, comme frère de Gillian, et le chanteur français Philippe Clay (31 ans), chanteur dégingandé au Zodiac Club, repaire des sorciers à New York.
Le titre original fait allusion aux paroles prononcées pour exorciser une sorcière : « sonnez la cloche, fermez le livre et mouchez la chandelle ».