Nick La Main Chaude !
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2.5 - Moyen
Formé par le grand Jean Renoir, dont il fut le premier assistant réalisateur (depuis Boudu sauvé des eaux jusqu’à La grande illusion), Jacques Becker (à qui l’on doit " Casque d’or " et " Le trou ", véritables chefs-d’oeuvre intemporels) réalise là son unique film de commande. Sorti à la veille de Noël 1954, plus de quatre millions de spectateurs se ruent en masse dans les salles obscures pour rire aux éclats devant les tribulations de Fernandel, la star comique et " bankable " du moment, qui ôte provisoirement sa soutane de Don Camillo pour la djellaba d’Ali Baba (avec " Touchez pas au grisbi ", sur les écrans de cinéma la même année, ces deux réalisations de Jacques Becker rassemblent presque neuf millions de Français !). En outre, il fait partie des productions nationales les plus rediffusées sur les ondes hertziennes. Tirée d’un des plus célèbres contes orientaux des " Mille et une nuits ", cette farce falote ayant chopé l’accent de Marseille pourrait se résumer par cette simple accroche ironique : il était une fois... dans une petite ville d’Orient, Ali Ali Ali Baba, de la mosquée à la casbah..., fidèle serviteur de son maître Kassim. Grâce à trois mots magiques ("Sésame, ouvre-toi !"), son modeste statut social devient de l’histoire ancienne, le transformant en homme plein aux as ! Dans "le trou" derrière le rocher, où les quarante voleurs ont dissimulé tous leurs trésors inestimables (ils auraient dû y apposer un écriteau disant "Touchez pas au grisbi" !), point de "casque d’or", mais qu’importe au vu de la panoplie d’autres objets scintillants. Fernandel repartira du repaire des brigands avec quelque chose de "bien" plus précieux que tout l’or du monde...” A l’opposé du conte poético-érotique de Pasolini, " Ali Baba et les 40 voleurs " a pris quelques rides en un peu plus d’un demi-siècle d’âge.
Ajoutée le 23 mars 2012 à 14h54
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