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    Le Goût du riz au thé vert
    note moyenne
    3,8
    56 notes dont 10 critiques
    répartition des 10 critiques par note
    2 critiques
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    10 critiques spectateurs

    Flavien Poncet
    Flavien Poncet

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    4,0
    Publiée le 4 mai 2007
    Cinéaste de «Shimun Geki», drames ou comédies sur les personnes du commun, Yasujirô Ozu traite dans «Ochazuke no aji» (Japon, 1952) du couple. Taeko est une épouse capricieuse, qui ment à son mari Satake, pour s’apaiser avec ses amis, qui veut marier sa nièce et qui ne cesse de se plaindre de Satake avec qui elle s’est mariée par arrangement. Majoritairement du point de vue de l’épouse, ce conte sur le couple nous laisse entrevoir deux images du couple, celle affaiblie de Taeko et Satake et celle naissante entre la nièce et le jeune ami de Satake. Mais c’est la relation du couple établi qui forme le ciment du film. Dans «Ochazuke no aji», il n’est pas question d’une évolution de l’amour, il n’est même pas question de drame. Le drame, comme dans tous les films d’Ozu, semble être en sous traitement, demeurant mais sous les actes, le drame procédant aux instants. Et les instants s’associent pour mener, dans une accalmie narrative, vers la décrépitude du couple. «Ochazuke no aji» brille par sa dynamique tranquille. Ceci d’autant plus que la fin défend, in fine, les troubles de l’amour : Nous désirons ce qui nous échappe. «Le couple à le goût du riz au thé vert», sûrement ce goût du doux amer, c’est là toute la cavillation de ce film d’Ozu : La vie est un mélange de plusieurs états. «Ochazuke no aji» possède l’excellente perfection de la réalisation d’Ozu et la finesse de son traitement narratif.
    Sergio-Leone
    Sergio-Leone

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    4,0
    Publiée le 4 novembre 2013
    Le film d'Ozu qui m'a le plus marqué jusqu'à présent (j'en ai vu 4, hé ho ça va...) tant par sa simplicité que par son authenticité. La complicité naissante entre les deux personnages que tout oppose est vraiment touchante et bluffante tant les acteurs réussissent à créer cette magie balbutiante. La vie du quotidien pour un couple ordinaire très joliment contée un peu comme un Dostoïevski qui arrive à transcender les personnages les plus ordinaires dans ses œuvres.
    Yoloyouraz
    Yoloyouraz

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    4,0
    Publiée le 27 juillet 2008
    S.Saburi, d'une beauté extraordinaire, donne une puissance superbe à ce portrait appliqué du couple japonais. Le récit et la réalisation s'accordent avec finesse.
    Plume231
    Plume231

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    5,0
    Publiée le 8 septembre 2011
    C'est très bizarre que cet Ozu soit généralement mis vers le bas des classements et est considéré par son réalisateur lui-même comme "raté" parce que pour moi c'est clairement une de ses meilleures oeuvres. Ce qui est surprenant avec ce qui est peut-être le plus américain des films d'Ozu, visiblement un peu influencé par les comédies de moeurs hollywoodiennes, c'est qu'il joue énormément du travelling, rend plus vive sa mise en scène que d'habitude, l'aère beaucoup en faisant aller ses personnages dans des lieux publics très fréquentés et ne se prive pas de temps à autre d'une petite pointe de cynisme. Mais les thèmes de prédilection sont bien là avec celui du couple déjà fissuré d'avance pour cause de mariage arrangé qui va pourtant se réconcilier, du conflit entre les générations dont la nouvelle est composée de jeunes femmes qui ne comptent pas se laisser faire. D'ailleurs le final avec le jeune couple qui va se former, et qui nous fait comprendre que celui qui va le plus en chier ne va certainement pas être la femme, est absolument irrésistible. Beaucoup d'émotions mais surtout de fraîcheur et de drôlerie pour ce chef d'oeuvre du Maître (euh oui, encore !!!).
    chrischambers86
    chrischambers86

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    3,5
    Publiée le 7 octobre 2016
    Le grand Ozu! Lui qui n'a cessè de dèpeindre sa famille qu'il a tant aimèe raconte cette fois l'histoire d'un couple qui ne communique plus et qui se rèconcilie alors que le mari s'apprête à faire un voyage d'affaires en Uruguay. « Intime, primitif, une simplicitè familière et dètendue...» . Radiographie d’un mariage avec une parfaite crèation de Shin Saburi et Michiyo Kogure! Si on force une jeune femme à se marier malgrè elle, ça ne donnera rien d'autre qu'un couple comme celui de Mokichi (Shin Saburi) et Yoshiko (Michiyo Kogure). Pourtant un mariage arrangè n'est pas forcèment mauvais! Cela peut dèpendre du partenaire! Mais il n'y a pas d'amour ? Ozu nous fait comprendre que l'amour vient plus tard et que ce qui compte, c'est la soliditè et l'intègritè! Yoshiko n'avait pas compris et maintenant elle aime en Mokichi tout ce qu'elle dètestait auparavant! Un aussi bon mari que Mokichi, c'est prècieux! Sublime scène de pardon entre Shin Saburi et Michiyo Kogure devant la prèparation d'un riz au thè vert! C'est fameux, c'est dèlicieux! Un moment rare...
    Yves G.
    Yves G.

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    3,0
    Publiée le 4 août 2018
    Mokichi et Taeko Satake ont fait un mariage de raison. Taeko n'en est pas satisfaite. La vulgarité de son mari, ses manières frustres lui sont de plus en plus insupportables. Elle s'en ouvre sans vergogne à ses amies et s'échappe avec elles au prix de quelques mensonges. Le couple est au bord de la rupture. La mutation de Mokichi en Amerique latine risque de l'accélérer. Une rétrospective estivale est consacrée à Ozu à parti du 1er août dans plusieurs salles d'art et essai parisiennes : le Champo, le Louxor, le Lincoln. C'est l'occasion de (re)découvrir dix de ses chefs-d'œuvre qui documentent la reconstruction du Japon d'après guerre et la lente recomposition de la société. "Le Goût du riz au thé vert" est sorti en 1952. Le souvenir de la seconde guerre mondiale n'est jamais loin comme en temoigne cet ancien soldat reconverti en patron de pachinko que retrouvent Mokichi et son filleul. Mais le Japon est obstinément optimiste qui affiche déjà tous les symboles de la modernité : Ozu filme un velodrome, un stade de base ball, une locomotive filant à pleine vitesse, un aerodrome comme autant de temoignages de la prospérité retrouvée. Mais l'œuvre de Ozu ne se réduit pas à une ode au miracle économique japonais. C'est la dissolution du lien familial qui l'intéresse. Ses films les plus connus traitent des liens entre parents et enfants : "Le Fils unique", "Voyage à Tokyo", "Fleurs d'équinoxe", "Le Goût du saké"... Après "Les Sœurs Munakata" et avant "Printemps précoce", "Le Goût du riz au thé vert" traite du couple. Le sujet était à la mode - il l'est toujours. Il a inspiré quelques chefs d'œuvre du septième art : les screwball comedies du duo Katherine Hepburn - Spencer Tracy ou "Voyage en Italie" de Rossellini. Mais Ozu n'a ni la légèreté des premières ni la gravité du second. Sur le thème du couple, il tisse à sa façon une histoire d'une infinie tendresse qui culmine dans une séquence devenue célèbre. À la nuit tombée, dans leur grand appartement vidé de sa domesticité, le couple, qui n'en a guère l'habitude, se fraie un chemin jusqu'aux cuisines et s'y prépare un plat de riz au thé vert. Cette scène anodine signe leurs retrouvailles et donne son sens au film - au risque de le faire sombrer dans le didactisme : "un couple a le goût du riz au thé vert" tantôt doux, tantôt amer.
    soniadidierkmurgia
    soniadidierkmurgia

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    4,5
    Publiée le 6 octobre 2019
    L'évolution du Japon à travers le prisme des rapports familiaux aura été la grande affaire du cinéma de Yasujiro Ozu. A partir du "Fils unique" sorti en 1936, le réalisateur qui s'était tout d'abord essayé au film de genre en s'inspirant des productions hollywoodiennes, semble avoir enfin trouvé ce qu'il voulait exprimer avec sa caméra. Dans un style dépouillé très particulier qui n'appartient qu'à lui, il creusera très profond durant près d'une vingtaine de films un sillon intimiste qui lui vaudra assez tardivement une reconnaissance internationale, le plaçant désormais avec Akira Kurosawa et Kenji Mizoguchi au sommet du cinéma japonais d'après-guerre. Il faut aussi ne pas omettre d'adjoindre à ce trio magique, Mikio Naruse. "Le goût du riz au thé vert" sur un ton plutôt primesautier, assez mineur au sein de l'œuvre d'Ozu, explore à nouveau les problèmes relationnels qui minent les couples encore le plus souvent à l'orée des années 1950, unis par des mariages arrangés de longue main par les parents et leur entourage direct. Ozu, toujours secondé par le fidèle Kögo Noda pour l'écriture de ses scénario, aborde cette fois le sujet à travers le personnage de Taeko Satake (Michiyo Kogure), jeune femme de très bonne famille, mariée à un homme plus âgé (Sin Sahuri) et dont le comportement détaché s'apparente à une sorte de bovarysme enjoué qu'elle partage avec une amie (Koji Tsuruta), sa sœur (Kuniko Miyake) et sa nièce Setsuko (Keiko Tsuhima). Profitant de la passivité débonnaire de son époux absorbé par son travail qu'elle surnomme "Monsieur l'engourdi", Taeko use et abuse de mensonges grossiers pour organiser des escapades avec ses trois complices. Avec l'occidentalisation à marche forcée de la société nippone, les femmes commencent à se libérer du carcan patriarcal et Ozu le souligne ici de manière appuyée comme il le fera dans "Fleurs d'équinoxe" (1958), autre film à l'humeur guillerette du grand cinéaste. C'est comme une révolution féministe tranquille à la japonaise qui se déroule sous nos yeux. Le choix de la nièce de Taeko de refuser obstinément le mariage arrangé que sa mère lui prépare, allant jusqu'à s'enfuir d'un premier rendez-vous organisé à l'opéra, marque la volonté d'Ozu de prendre note d'une évolution irréversible. Taeko et son époux, chacun de leur côté sermonnent mollement Setsuko pour son refus d'obtempérer, bien conscient du malheur affectif qui les frappe. Toute la problématique est doctement posée par Ozu qui n'assène jamais ses points de vue, laissant à ses personnages qu'il se contente d'observer, le soin de révéler leur vérité . Une fois encore , il y parvient avec brio, choisissant au final d'atténuer la noirceur lattente de son propos en rappelant que l'espoir reste malgré tout permis si chacun fait un pas vers l'autre. Les choses les plus simples comme le riz et le thé vert, ingrédients constitutifs du repas traditionnel japonais, symbolisent un bonheur qui n'est pas toujours si loin qu'on le croit. Le cinéma d'Ozu s'il est profondément ancré dans l'observation presque chirurgicale des mœurs japonaise prend par le dépouillement de sa réalisation une dimension universelle qui en fait tout le prix.
    weihnachtsmann
    weihnachtsmann

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    3,5
    Publiée le 3 septembre 2018
    Le goût du riz c’est comme s’habituer à aimer ceux qui nous entourent. Une odeur familière qui nous réconforte. Au début du film, Ozu filme la légèreté brinquebalante mais l’amour a besoin d’être plus stable malgré les réunions des filles qui dénigrent leur mari ou la jeune qui n’en veut même pas. Un peu long peut-être et un peu appuyé mais séduisant par sa simplicité et sa tendresse au final.
    soulman
    soulman

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    4,5
    Publiée le 19 août 2018
    Même si le happy end est un peu convenu, cette étude de moeurs est particulièrement réussie. L'opposition entre les deux époux, plutôt mal assortis, est subtilement soulignée, tout comme les rapports de chaque conjoint avec ses relations personnelles.
    Jrk N
    Jrk N

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    5,0
    Publiée le 31 août 2019
    Un long travelling très expressif suit une jeune fille et un jeune homme se promènent le long d’un haut mur. La jeune fille dit : Je ne me moquerais jamais de mon mari. J’épouserai un homme que je respecterais Le jeune homme explique qu’il aime la simplicité rustique et sans façons et qu’il lui propose le mariage. Alors la jeune fille s’enfuit en courant. Le jeune homme la suit. Un panoramique nous montre qu’elle se cache dans une guérite abandonnée. Il essaye d’y rentrer. On voit qu’elle le chasse. Ce la se répète dans une autre guérite. Puis elle s’enfuit moins vite et sans qu’on les entendent on les voit comme dans un film muet discuter de manière animée. Il fait de grands geste. Elle l’éloigne mais se laisse rattraper, et cela continue. On peut imaginer qu’ils vont se réconcilier, probablement se marier. C’est la fin d’un d’une des plus belles comédies de mœurs de Yasujirô Ozu (1903-1953) Le goût du riz au thé vert (1952) Le film commence certes avec du comique de situations : une épouse Taeko et son amie Aya inventent un prétexte pour passer une soirée à l’extérieur de Tokyo avec des amies sans le faire savoir au mari de Taeko, Mokichi; le subterfuge échoue lamentablement le premier mais fonctionne très bien le second jour ; aux bains, les femmes seules se moquent d’une carpe mollassonne et l’identifie au mari indolent qui ne s’occupe pas de sa femme. Petit à petit de petites histoires assombrissent la comédie : une des femmes doit accepter que son mari voit une maîtresse ; le couple Taeko-Mokichi s’abîme dans de petits problèmes domestiques (ce qu’on mange, comment on le mange) ; la nièce de Taeko, Setsuko refuse de se rendre à un rendez-vous arrangé au théâtre de tabuki avec un fiancé proposé par les parents ; Mokichi, le mari, sort avec un jeune homme (Nonchan) dont il finance les études et, dans un local de jeu, ils rencontrent un homme qui a fait la guerre avec Mokichi, là ils parlent de Singapour avec nostalgie. Ozu filme généralement en plan fixes latéraux et en contre-plongée, mais parfois il y a un mouvement et ce mouvement si rare crée souvent d'une émotion très forte. Ainsi, quand la crise du couple s’approfondit, le plan de la salle à manger est toujours le même, la femme s’en va, puis le mari, puis dans le plan vide, la caméra zoome lentement sur le vide qui est celui du couple. Dans tous le cinéma d’Ozu le vide a un rôle actif. Lors d’un départ en voyage raté Mokichi rentre en pleine nuit car l’avion a des ennuis techniques, son épouse qui était partie chez ses parents est rentrée. Ils sont seuls, l’employée de maison dort. Mokichi a faim. Ils préparent un plat de la campagne, du riz a thé vert avec des légumes fermentés. Ils mangent tous deux avec la simplicité rustique et sans façon, avec l’intimité que recherchait Mokichi et de façon sublime, dans un gros plan enfin retrouvé, ils se retouvent. -Un couple, dit alors Mokichi pendant ce repas de concorde, a le goût du riz au thé vert -Maintenant, dit Taeko le lendemain à ses amies extrêmement surprises, je peux aimer chez lui tout ce que je détestais auparavant. Ozu a beaucoup traité de la défaisance du couple traditionnel issu des mariages arrangés dans le cadre complexe de la société japonaise d’après-guerre qui se reconstruisait sur de nouvelles bases. Il a critiqué le matérialisme et la méchanceté hautaine des rapports humains dans la nouvelle société capitaliste. Il a toujours un regard moral sur les faits, car de notre expérience nous tirons des leçons. Il utilise un style très simple et très élaboré fait de plans fixes parfaitement construits avec de très rares mais très expressifs mouvements de caméra ou changement de cadres. Cette économie sert le propos en accentuant l’attention du spectateur sur la signification profonde des actions et des dialogue et les thèmes sous-tendus par le événements.
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