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    Herbes flottantes
    note moyenne
    3,6
    51 notes dont 7 critiques
    14% (1 critique)
    57% (4 critiques)
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    7 critiques spectateurs

    Yoloyouraz
    Yoloyouraz

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    2,5
    Publiée le 24 juillet 2008
    Script quelque peu confus, technique limitant l'émotion, timides interprétations... malgré les handicaps, l'oeuvre de Y.Ozu s'en sort de manière charmante.
    Plume231
    Plume231

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    4,0
    Publiée le 16 octobre 2010
    Deuxième oeuvre en couleurs et surtout cinquantième film du grand Yasujiro Ozu et le remake d'un de ses films muets, «Herbes flottantes» est une belle réussite. Le cinéaste compose encore une fois chaque plan avec un soin d'orfèvre, ne laissant jamais un objet ou un personnage placé au hasard, et les assemble avec une extrême minutie. Le résultat est un esthétisme unique, bien caractéristique du réalisateur, qui arrive à bien nous imprégner des lieux et où la beauté que la couleur accentue le dispute à l'élégance visuelle. Malgré un aspect dramatique présent Ozu assène quelques traits d'humour bienvenus (notamment avec la fille du barbier), et on ne pourra qu'être étonné de la violence qu'expriment pour afficher leurs sentiments certains personnages alors que le réalisateur est réputé pour la retenue dont font preuve ces derniers. Le casting, d'où on remarquera particulièrement la très (très!) belle Ayako Wakao, est impeccable. Un très beau film.
    ninilechat
    ninilechat

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    4,5
    Publiée le 22 novembre 2018
    Grâce à la saison du japonisme, la MCJF va diffuser toute une série de films d' Ozu, Mizoguchi, Kurozawa l'ancien..... que nous avons évidemment envie de revoir ou même de découvrir, ce qui est le cas pour ces Herbes flottantes, pas le plus connu des films de Yazujirô Ozu.... Et pourtant! quelle petite merveille!         Non, ne vous tapez pas la tête contre les murs si je vous dis qu'il m'a fait penser à...... Pagnol. Je n'ai pas abusé du saké! C'est du Pagnol parce qu'il fait très chaud, comme l'été en Provence? Pas seulement.... Parce qu'on hésite sans cesse entre le mélo et la rigolade; parce qu'il y a des femmes légères et des hommes colériques; parce qu'il y a pléthore de personnages folkloriques; parce qu'il y a des moments qui rient et des moments qui pleurent....  Et que, vaille que vaille, tout finit bien..        Pourquoi Komajuro (Ganjirô Nakamura), directeur d'une petite troupe ambulante de kabuki, s'attarde t-il dans cette  île peu peuplée, où le plein de public a vite été fait? Pourquoi les comédiens perdent ils leur temps à ne rien faire en transpirant? C'est qu'autrefois Komajuro, grand coureur, a eu ici une amoureuse qui lui a donné un fils, Kiyochi (Hiroshi Kawagushi) qui est maintenant un beau garçon d'une vingtaine d'années, qui le prend pour son oncle (son père, un respectable fonctionnaire, serait mort prématurément lui a dit sa mère...). Pourquoi ce secret? Parce que Komajuro souhaite que son fils devienne "quelqu'un", et que le fils d'un histrion sera toujours méprisé. [Dans la mesure où les jeunes femmes de la troupe sont assimilées à des prostituées, on se dit que la situation n'a pas beaucoup progressé au Japon depuis la troupe de Molière....] Cette femme jadis aimée (et toujours aimée, d'ailleurs, d'une certaine façon) l'attend fidèlement, l'accueillant avec le sourire à chacun de ses retours.        Mais l'actuelle compagne de Komajuro, Sumiko (Machiko Kyô) a découvert le secret de celui-ci, et, jalouse comme une tigresse, elle décide de se venger en manipulant la très jolie jeune première, Kayo (Ayako Wakao        La note folklorique est apportée par les figures picaresques des acteurs de la petite troupe. Le défilé dans le village pour annoncer les futurs spectacles est un morceau d'anthologie!! Et pour nous, la note dépaysante est apportée par cet exquis village ancien, aux ruelles étroites, aux maisons de bois -la maison où la troupe est logée, derrière le théâtre, avec ses petites pièces et ses multiples niveaux est une merveille! Et puis, tout autour, il y a l'océan....        Le film repassera le jeudi 6 décembre à 17h. Ne le laissez pas passer!!
    EricDebarnot
    EricDebarnot

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    5,0
    Publiée le 14 mai 2016
    "Herbes Flottantes" (dans sa version de 1959, puisque Ozu faisait là le remake en couleurs de l'un de ses films antérieurs) est une belle preuve de plus de l'imparable réussite de la "méthode Ozu". Soit une heure et quelques de construction patiente, vaguement indolente, d'un mélodrame à mèche longue, qui ne détonnera que dans la dernière demi-heure, magnifique, terrassante... irrésistible. Beauté des actrices - sublimes -, magnificence de tous les plans - parfaitement agencés -, perfection du rythme et de la narration, complexité des sentiments exprimés, oui, toute la majesté pourtant tellement humble du cinéma de Ozu se retrouve ici, avec le paradoxe d'un personnage central haïssable (assez inhabituel chez Ozu...) : mauvais père, coureur de jupons, maître intraitable pour sa petite troupe de théâtre, frappant allègrement les femmes qui s'opposent à lui, voici un personnage "in-sauvable" à qui "Herbes Flottantes" donne quand même une autre chance, à travers l'amour de sa maîtresse un temps délaissée, dans une ultime scène douce-amère et ambiguë. Encore un chef d'oeuvre.
    Yves G.
    Yves G.

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    3,5
    Publiée le 8 août 2019
    Dans une petite ville insulaire du sud du Japon écrasée par la chaleur estivale, une troupe de théâtre vient donner des représentations. Komajuro, le chef de la compagnie, y a une maîtresse, dont il a eu un fils, Kiyoshi, aujourd’hui adulte, qu’elle a élevé seul. Le secret est bien gardé mais la nouvelle compagne de Komajuro finit par le percer. Sa jalousie est violente et aura des conséquences dramatiques. L’été est la saison des rétrospectives japonaises. Carlotta Films a flairé le filon et ressort chaque année, en groupe ou isolément, tel ou tel chef d’œuvre d’Ozu, de Kurosawa ou de Mizoguchi. C’est l’occasion de voir ou de revoir ce film de 1959, l’un des rares que Ozu a tourné en couleurs. Il suffit d’avoir déjà vu un ou deux films du maître (mon préféré, ce qui n’est guère original, est "Voyage à Tokyo") pour se sentir immédiatement en terrain de connaissance : caméra au ras du tatami, lents travellings, plans de coupe construits comme des tableaux de maîtres, montage cut, très discrète musique de fond, acteurs fétiches (on reconnaît Chishu Ryu et Haruko Sugimura mais Setsuko Hara manque à l’appel)… Ozu en avait fait une première version de cette histoire vingt-cinq ans plus tôt, intitulée "Histoires d’herbes flottantes", en muet et en noir et blanc, dont on dit – je ne l’ai pas vue – qu’elle était plus tragique. Pour autant, "Herbes flottantes" n’est pas très gai. La sérénité stoïcienne qui caractérise les films du maître est ici interrompue d’inhabituelles disputes : entre Komajuro et sa maîtresse, entre Komajuro et son fils. Si, comme tous les films d’Ozu, il est question de relations familiales, elles sont ici appréhendées du point de vue des seuls parents – à travers la relation de Komajuro avec ses deux maîtresses. Sans doute le film se conclut-il in extremis par une réconciliation générale ; mais elle est trop tardive, trop artificielle, pour être tout à fait crédible.
    il_Ricordo
    il_Ricordo

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    4,0
    Publiée le 25 juin 2012
    Dans un langage poétique propre à Yasujiro Ozu et même l'ensemble de la culture japonaise, les herbes flottantes désignent ces acteurs ambulants qui vont de ville en ville sans jamais se poser. C'est sur l'idée d'un fleuve qui coule lentement et inexorablement que Ozu filme la vie de ses personnages. Le film s'ouvre dans une sérénité parfaite, un petit bateau à moteur arrive tranquillement dans un port, les personnages s'installent, le soleil tape, tout est bien. Mais peu à peu, des drames se jouent, les personnages s'affrontent et se confrontent, la maladresse des uns et la jalousie des autres renforcent les issues malheureuses. Mais le fleuve continue de couler, et longtemps encore après la fin du film. Herbes flottantes est l'une des plus belles œuvres de Yasujiro Ozu, qui décrit avec minutie et intelligence le quotidien d'hommes et de femmes tourmentés et asséchés par leurs doutes ou pleins de sentiments mais déçus inévitablement. Ozu se sert pour l'une des premières fois de la couleur, et cela ne peut renforcer les délicieuses images qu'il n'a cessé de nous montrer.
    hpjvswzm5
    hpjvswzm5

    Suivre son activité 31 abonnés Lire ses 446 critiques

    4,0
    Publiée le 26 mai 2014
    Mon premier Ozu est vraiment une belle merveille. Je connaissais quelque peu sa réputation, et du coup je m’attendais à voir le quotidien filmé avec justesse, un peu comme chez Pialat, mais je pense qu’Ozu est beaucoup moins dur et violent que Pialat (c’est pas un défaut), en tous cas pas moins tendre. Ce film c’est vraiment une petite tranche de vie toute conne, autour d’un village japonais et d’une troupe de théâtre Kabuki qui montent une pièce vouée à l’échec. Et pourtant c’est magnifique. Ces personnages sont très beaux car ils sont vrais, on croit à leurs personnages. Le film tourne aussi autour d’un drame familial, de secrets de familles qui ne sont pas cachés d’une manière lourde ou appuyée, il n’y aucune musique lourdingue dans la bande son, juste souvent le léger bruit du vent. Le tout sublimé par la mise en scène d’Ozu qui est extrêmement simple mais précise, et je dirais que c’est un modèle à suivre. Plus la mise en scène est simple et s’efface, plus on pourra apprécier l’histoire et les personnages. C’est bien mieux qu’un truc tape-à-l’œil qui essaye de faire arty mais qui ne parvient qu’à agacer. Ozu sait lui aussi très bien filmer les femmes, et la romance qui se crée vers le milieu du film est vraiment belle, bien qu’assez brève, et faisant intervenir un personnage féminin presque absent du film jusqu’alors, et pourtant il arrive à faire fonctionner ça. Mais ce que j’ai préféré dans le film, c’est la fin, la dernière demi-heure, juste magnifique, et qui conclue très bien le morceau de vie que constitue le film, comme si on avait la fin d’un cycle. J’aime beaucoup la scène où tous les membres de la troupe se réunissent auprès du maître et se disent adieu, expliquent aux autres ce qu’ils vont faire, où ils vont aller. Avec toujours cette mise en scène d’une grande sobriété. Et comme si ça ne suffisait pas, la scène finale est merveilleuse, c’est à la fois une fin et un renouveau, une réconciliation. La dernière image du train s’enfonçant dans la nuit, avec deux lumières rouges comme des yeux est vraiment belle. J’adore la façon qu’a Ozu de raconter et montrer le quotidien, c’est un cinéma qui me parle et m’émeut. C’est vraiment une petite claque, et alors que ses films ressortent en ce moment, il est plus que temps que je penche plus sur lui (sans allusion aucune).
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