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Bernard Bonnejean
25 abonnés
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3,0
Publiée le 18 septembre 2017
Oserais-je dire que dans la première demi-heure je me suis ennuyé ferme ? Si l'on m'avait demandé de résumer cette interminable intro j'aurais sans doute répondu : "La brune ou la blonde ; la blonde ou la brune". Pour ma part j'aurais bien entendu répondu la brune, à cause ou grâce à Jennifer Lynn Connelly. Et puis, à la faveur d'événements totalement imprévisible dans ce désert narratif, tout explose, tout s'enchaîne jusqu'à une fin encore plus imprévisible, presque drôle. Mais, je ne crois pas regarder ce film une deuxième fois... Oubliable...
Un film vaut par nombre de ses aspects et qualités mais aussi et peut être surtout par le souvenir qu'il laisse, les émotions qu'il procure. Ce hot spot fait partie de la liste des films qui restent ancrés dans ma mémoire cinématographique à plus d'un titre et sans doute en premier lieu par sa force érotique et sulfureuse. Il y a l'intrigue policière, tout à fait bien conduite par Dennis Hooper aux commandes mais surtout cette ambiance, cette immersion dans ce sud des états unis crasseux, étouffant de chaleur et de poussière. Au centre, le charmeur, le manipulateur,mais aussi quelque part le raté qui veut viser plus haut,Don Johnson dans un de ses meilleurs rôles. La garce, la bimbo nymphomane et intéressée, parfaite ,intense, perverse et hyper crédible Virginia Masson. Et enfin le meilleur pour la fin, la prestation magique, phantasmatique de la sublime Jennifer Connelly plus belle, plus sensuelle, plus érotique que jamais en douce ingénue, fausse oie blanche qui apprend vite et qui dont les images et la prestation restent ancrées dans ma mémoire faisant de ce film un des chef d'œuvre de ma liste perso, à jamais.
Hommage aux polars des années 1950, "Hot Spot" est un long-métrage qui possède une atmosphère particulièrement poisseuse, une bonne dose d'érotisme et de violence. La réalisation que l'on doit à Dennis Hopper est de qualité, la superbe performance de Virginia Madsen dans le rôle d'une femme terriblement sensuelle et incendiaire s'avère assez inattendue et il y a aussi la présence d'une très belle photographie. Quant au scénario, il faut avouer qu'il est très bien écrit, car il possède quelques bons rebondissements. Bref, une très belle réussite qui nous tient en haleine du début jusqu'à une fin par est contre sans grande surprise.
Il s’installe innocemment dans une petite ville de l’West avec la ferme intention d’en dévaliser la banque. La femme de son nouveau patron, séductrice invétérée, cherche vraisemblablement plus que de la compulsion masculine. La petite secrétaire sainte-nitouche vole et cache un jeu plus que trouble au passé mensonger. Le sale red neck du coin profite des cadavres dans les placards de chacun pour faire chanter qui il pourra. Quelle mine d’or de tomber sur un tel pastis de truands, menteurs, et manipulateurs où chacun se joint bien malgré lui à cette danse de fourberies, violences, révélations et chantages successifs qui décideront de qui possédera qui. Le premier quart du film donne envie d’abandonner tellement c’est lent, long et banal. Surtout pas ! Le seul reproche pourrait être une trop lourde mise en place des pions sur l’échiquier. Le reste est un petit bonheur de jeu d’échecs, de stratégies, de mensonges et d’immoralité. Et en plus avec les tout jeunes Don Johnson et Jennifer Connelly d’il y a 25 ans.
J'ai visionné The Hot Spot pour Jennifer Connelly, qui irradie le film par sa beauté et sa présence sulfureuse. Bon polar, pas incontournable certes, mais plaisant à regarder.
La carrière de réalisateur de Dennis Hopper aura été assez limitée avec sept longs métrages, mais elle recèle de sacrés bons films comme ce "Hot Spot" de 1990, ode amusée au film noir et hommage au blues lancinant des Taj Mahl et autres John Lee Hooker. Dans un bled paumé du Texas débarque Don Johnson (encore auréolé du succès planétaire de la série "Deux flics à Miami"), alias Harry Madox (tout un programme!), beau gosse un peu brigand n'ayant pas froid aux yeux qui se déniche rapidement un job dans la seule concession automobiles du coin. Là se trouvent la belle secrétaire diaphane, Jennifer Connelly dans un de ses tout premiers rôles, qui porte un terrible secret et la femme du patron (Virginia Madsen la sœur de Michael), bombe sexuelle en panne d'exercices physiques mais surtout bien trop belle pour son mari déjà sur le retour. Pratiquement sans préambule, Hopper nous livre en plein cagnard tous les ingrédients du film noir traditionnel qu'il entend se réapproprier en poussant les canons du genre à leur paroxysme pour réussir à marcher tout au long de cet exercice périlleux sur le fil étroit tendu entre la caricature et l'hommage vibrant. Inutile de s'étendre plus longtemps sur une trame courue d'avance dont seul importe comment elle nous est racontée. Elle le sera magnifiquement. Jack Nitzche, le grand arrangeur trop tôt disparu, n'est pas pour rien dans l'alchimie magique de ce sublime ouvrage, trouvant chez les grands maîtres du blues l'accord juste pour accompagner la sensualité torride et moite qui exude de ce trio infernal. Accompagné de son compositeur et de son opérateur débutant Uieli Steiger, le réalisateur qui se délecte derrière sa caméra nous immerge avec volupté dans ce Sud fantasmé qui nous hérisse le poil, de plaisir bien sûr ! Si le trio amoureux maléfique occupe la presque totalité de l'écran, Hopper qui a opéré en tant qu'acteur chez les plus grands d'Elia Kazan à Nicholas Ray en passant par Henry Hathaway, Orson Welles ou Wim Wenders n'oublie pas qu'un très bon film ne peut être complet si les seconds rôles ne sont pas parfaitement dessinés. Il a donc pris un soin particulier à "fleurir" son brûlant désert de quelques tronches roboratives dont un William Sader impeccable spoiler: en maître-chanteur reptilien à souhait et un Charles Martin Smith succulent en vendeur tête à claques chargé de faire briller par contraste le charme suave du beau Don Johnson. Lui et ses deux partenaires parfaitement dirigés ont manifestement pris plaisir à se mouvoir sous leur meilleur jour dans cette pochade emballée dans un écrin scintillant encore magnifié par l'édition B-Ray toute récente qui restaure le film dans toute sa luminosité. Si vous n'avez pas encore été piqué par le parfum vénéneux de "Hot Spot", relevez votre chemise et tendez votre bras, c'est une des rares addictions recommandables. Qui d'autre que Hopper le biker d' "Easy Rider" (1969) pouvait insuffler autant de dérision contrôlée au genre noir ?
Excellent film, suspense de folie et magnifique Jennifer Connelly! Accessoirement, le titre français n'est pas "The hot spot" mais "Hot spot" tout simplement, comme sur la jaquette.
Dans le genre collection série noire voilà un bon petit film, ambiance torride au propre comme au figuré avec un certain mystère tout le long. Reste que le final n'est pas très bien négocié et nous fait plus penser à un tvfilm.
C'est long, répétitif, la baise et le chantage se font la passe pendant deux heures entre deux scènes de vide et deux airs de jazz...on s'ennuie un peu, et ce n'est pas la belle Connelly qui changera la donne.
Un polar efficace dont il ne reste qu'un souvenir évanescent après un visionnage plutôt agréable. En fait, la bande sonore (Miles Davis/John Lee Hooker) est tellement incroyable qu'elle occulte tout le reste.
Un film noir de la meilleure veine, d’après un roman de Charles Williams. Pour son sixième long-métrage en tant que réalisateur, vingt et un ans après Easy Rider, Dennis Hopper s’appuie sur des éléments narratifs et des personnages archétypaux, afin de proposer une quintessence du genre. Ambiance moite et lourde de désirs, héros manipulateur et manipulé, femmes fatales, perversion sophistiquée… Tout en soignant le style, Hopper prend le temps de poser les jalons d’une intrigue qui titille les sens, la curiosité, et qui captive jusqu’à la pirouette finale, ironie du sort tout à fait jubilatoire. Côté acteurs, Virginia Madsen et Jennifer Connelly (d’une sensualité renversante) volent la vedette à Don Johnson, la première dans un registre sexy et machiavélique, la seconde entre pureté juvénile et séduction ambiguë.
Hot Spot c'est la lutte sentimentale entre une blonde incendiaire et une brune aussi innocente que charmante. Personnellement, je suis tombé amoureux du personnage interprétée par Virginia Madsen qui régale aussi bien la rétine que le lobe limbique. Pour le reste la construction du film est classique et souffre dès lors de quelques longueurs pour les cinéphiles avertis qui auront l'impression d'avoir vu et revu le principal de ce Hot Spot. Reste que je reviens sur la distribution sans faute, d'un Don Johnson charismatique aux punchlines efficaces à l'ingénue Jennifer Connely... Tout y est pour faire un bon thriller. Il ne manquait plus qu'un peu de pep's pour en faire un très bon.
Long, si long. Un film à l'intrigue mollassonne ponctué de scènes de nu pour le moins gratuites. C'est aussi passionnant qu'un film porno sans scène. Une maigre consolation, la musique est excellente.
ce polar est tout à fait honnete:l'atmosphere est palpable,les personnages sont bien campés, le scenario tient la route.....alors quoi? ça manque de rythme,c'est trop lent,et à la fin on s'ennuie. une conduite plus nerveuse aurait pu rendre ce thriller beaucoup plus attractif mais au final il manque quelque chose qui aurait fait un grand film.