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Yojimbo
note moyenne
3,8
464 notes dont 54 critiques
30% (16 critiques)
50% (27 critiques)
11% (6 critiques)
6% (3 critiques)
4% (2 critiques)
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Votre avis sur Yojimbo ?

54 critiques spectateurs

Maitre Kurosawa
Maitre Kurosawa

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4,0
Publiée le 11/05/2016
L'intérêt majeur que procure "Yojimbo", outre la spécificité de sa structure (environ deux tiers d'observation pour un tiers d'action), réside dans l'évolution de son personnage principal, qui perd le contrôle de la situation au moment où l'on s'y attend le moins, précisément quand les deux camps qui sèment la terreur dans ce petit village sont sur le point de s'entretuer. Et l'erreur que commet le garde du corps est liée à ses motivations mêmes de rester dans cet endroit où il s'est établi par hasard, lesquelles dévoilent un humanisme profond et désintéressé. Il ne souhaite pas rétablir la paix en échange d'argent ou de reconnaissance morale mais parce qu'il est tout simplement animé par le bien. Pour parvenir à ses fins, il aura longtemps observé les comportements et les stratégies des mercenaires avant une dernière partie où le schéma dominant-dominé devient instable et instaure un suspense redoutablement efficace. Dynamisé par un humour percutant et caractérisé par une impressionnante gestion de l'espace - la mise en scène parvient aussi bien à créer un climat anxiogène dans les maisons qu'à faire ressentir la tension des combats et des négociations dans la rue principale - "Yojimbo" est un excellent divertissement qui insère astucieusement sa critique d'un perpétuel enrichissement au détriment d'un maintien de relations humaines saines, une réflexion moderne et actuelle.
LBDC
LBDC

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4,5
Publiée le 26/10/2015
YOJIMBO - LE GARDE DU CORPS (1961) et SANJURO (1962) sont deux films centrés autour du même personnage : un samouraï sans nom et sans maître (un rōnin). Un guerrier extrêmement doué dans son art du sabre, mais usant pourtant moins de ce talent que de ruse et d'intelligence. Avec YOJIMBO, Akira Kurosawa balance une petite bombe dans le genre du film de sabre en faisant de son héros un personnage opportuniste et manipulateur, dont la ligne morale n'est pas dictée par les habituels codes d'honneur et de loyauté, mais plutôt par son appréciation très personnelle des choses. Un héros évoluant en dehors de tout manichéisme, pour qui les notions de vie ou de mort riment avec la question : "quel intérêt pour moi ?". Toshiro Mifune, décidément l'homme le plus classe du monde, interprète le fameux Yojimbo. Celui-ci se retrouve ainsi par pur hasard dans un minuscule village ravagé par une guerre sanglante entre deux clans. Après une phase d'observation de l'organisation de ce microcosme (bordel, tripot, "entreprises" locales) et des métiers, habitudes et caractères de ses différents occupants (aubergiste dépité par la violence, menuisier reconverti en croque-mort, collecteur d’impôts à corrompre, têtes pensantes plus ou moins charismatiques et sous-fifres complètement cons), il vendra ses services au plus offrant tout en fomentant un plan d'éradication de la menace locale par la ruse, en les opposant patiemment l'un contre l'autre. Ça vous rappelle quelque chose ? Normal. Pour une poignée de Dollars de Sergio Leone, si génial soit-il, n'est "qu'une" relecture recontextualisée dans l'ouest américain, du langage cinématographique proposé par Kurosawa dans YOJIMBO. Ainsi, ce divertissement en théorie absolument japonais, apparaît comme très familier. Le Yojimbo, c'est l'ancêtre du blondin de Leone et par extension de la figure du justicier à la morale floue, popularisée dans l'histoire du cinéma américain par Clint Eastwood et ses innombrables copycats. De l'Inspecteur Harry au vieux de Gran Torino en passant par le Popeye de French Connection, Snake Plissken de N.Y. 1997, ou les nombreux personnages de Tarantino. Coté technique, le fameux sens visuel de Kurosawa fait encore une fois des merveilles. Nous parlions déjà du pouvoir évocateur de l'Image chez le cinéaste dans notre critique de la La Forteresse Cachée... Ici, il en est de même, mais dans un environnement drastiquement resserré. La mise en image de ce village huis-clos est ainsi pensée de manière très symétrique. Une symétrie très évocatrice, opposant deux entités également corrompues, tout comme elle place le Yojimbo au centre, comme seul indicateur moral et instigateur des enjeux. À cela s'ajoute la phénoménale bande-son mêlant musiques traditionnelles japonaises et jazz. Une bande son ludique et stimulante qui attribue à chaque personnage une mélodie, déclinée en fonction des situations... Préfigurant elle aussi les fameux scores d'Enio Morricone ! On peut même relier ce YOJIMBO au cinéma de Scorsese, lors de la phase d'exposition méticuleuse du fonctionnement de ce village. Une immersion rappelant les fresques mafieuses du cinéaste italo-américain, comme Casino ou Les Affranchis. On notera juste une toute petite baisse de rythme au cœur du film, bien qu'elle exprime en filigrane la patience nécessaire pour mettre en œuvre le fameux plan de déconstruction de ces deux clans. Au delà, on ne peut s'empêcher de se dire que la culture américaine à elle aussi, indirectement influencé Kurosawa. Par les codes visuels du western (Ford-ien et autres), mais également d'une façon plus allégorique. On peut effectivement assimiler ce récit de ruse et d'opportunisme, à la percée du capitalisme au Japon après la seconde guerre mondiale, dont nous parlions par ailleurs dans notre critique du Cimetière de la Morale. Une recherche du profit à tous prix au dépends des valeurs d'honneur et des codes moraux culturels, composante première des personnages du film. Le Yojimbo, lui, évolue sur la frontière ténue située pile entre les deux. On imagine donc le choc que dut constituer ce film, mettant en exergue par le prisme du divertissement les contradictions d'un pays qui se cherche. Sa "modernité" peut ainsi expliquer son immense succès au box-office de l'époque. En somme, découvrir YOJIMBO en 2015, c'est se prendre un bon gros retour de bâton culturel dans la gueule. Décidément, après La Forteresse Cachée (influence notamment, de Star Wars), on commence à comprendre l'importance de Kurosawa dans l'inconscient collectif. Critique issue du Blog du Cinéma; écrite dans le cadre d'une rétrospective Akira Kurosawa proposée par le festival Lumière 2015 !
nekourouh
nekourouh

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4,0
Publiée le 29/10/2013
Il fallait puiser l'originalité dans la banalité, trouver la lumière dans l'obscurité, la naissance dans la mort, chercher la vie là où l'on pensait l'avoir étouffée. C'est ce souffle étranger et précieux qui émane de cette oeuvre d'Akira Kurosawa, puisant dans sa parodie même l'espoir d'un vrai cinéma, au détour d'une ou deux minutes magiques, courtes, mais qui nous restent en bouche. La grandeur du film réside dans sa préciosité, cette même préciosité qui découle, presque imperceptiblement, de la simple parodie, de l'affrontement guerrier, des cris de colère et de pluie tombante. L'espoir d'une justice et d'une morale, thèmes récurrents chez Kurosawa, est incroyablement couplé d'une perpétuelle métaphore cinématographique, vers laquelle l'on converge sans cesse, sans presque refuser de l'avouer. L'idéal magique réside bien en ce point où le pouvoir de la caméra fait advenir le plein triomphe de la justice et de la bonté, non en se soumettant à lui, mais en tentant d'épouser son mouvement, au risque parfois de perdre le bien, ou de perdre le cinéma. Mais le résultat est bon, le vrai créateur est celui qui se bat sans arme, jouant le jeu de la vie en même temps que celui de la création; et c'est une belle démonstration du courage samouraï que nous livre ici Kurosawa, acceptant de tout sacrifier, pourvu que le résultat triomphe par sa seule générosité, par son seul courage, pour l'amour du risque, pour l'amour de la simple particularité, pour l'amour de l'art (15/20).
Plume231
Plume231

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4,0
Publiée le 09/04/2011
Il est consternant qu'Akira Kurosawa est plagié un film que Sergio Leone réalisera trois ans plus tard (oui, c'est très con ce que j'écris!). Non, sans déconner c'est du très bon Kurosawa (mais est-ce qu'il existe du mauvais Kurosawa de toute façon ?). Ici pas vraiment de réflexion profonde comme on peut en voir dans d'autres oeuvres du cinéaste, mais on a envie de dire "Et alors ?". Il y a de l'action (les scènes où le héros zigouille à lui seul plusieurs mecs sont superbement chorégraphiées!), un zeste d'humour, une BO délirante en total décalage et puis surtout l'IMMENSE Toshiro Mifune à jamais inégalable en rōnin pouilleux, cynique mais incroyablement rusé et fort. Un divertissement de très haute gamme.
Moorhuhn
Moorhuhn

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4,0
Publiée le 27/03/2011
Super film que ce Yojimbo, j'ai adoré! Il y a un point qui m'a énormément plu dans ce film c'est l'importance accordée à l'esthétique, on a une photographie soignée aux petits oignons, c'est beau! En plus d'avoir le droit à ce régal visuel, Kurosawa nous sert en prime une mise en scène des plus inspirées avec des mouvements propres et rigoureux qui viennet se mêler à des combats se permettant un peu plus de folie, le tout agrémenté d'un montage maîtrisé on sent vraiment la maîtrise d'un cinéaste derrière tout ça. L'histoire en elle-même est plutôt classique mais c'est très bien écrit et sans fausses notes. Le film a une allure de western non cachée, et d'ailleurs Leone s'inspirera fortement de ce film pour réaliser Pour une poignée de dollars dont le schéma narratif est quasi similaire. Mais en dehors de ce schéma classique, j'ai adoré le ton que Kurosawa a su insufler à son oeuvre. A vrai dire le ton est léger, presque caricatural des fois, ça se voit que le réalisateur ne s'est vraiment pas pris au sérieux et ça fait plaisir de ressentir ça à l'écran. Toshirô Mifune, alias Yojimbo, m'a beaucoup plu dans ce film. J'avais pas trop accroché à son jeu dans Rashômon mais là je l'ai trouvé super dans son rôle, et ma foi ce mec avait une classe impressionnante. La présence de Tatsuya Nakadai que j'adore est très appréciable aussi, j'ai aimé son personnage pourri jusqu'à la moëlle (un peu comme tout le monde dans le film) armé de son sabre et de son revolver, le petit clin d'oeil au western. Certains passages du film sont même carrément jouissifs, je ne m'attendais pas à des passages assez fous comme ceux-là. La musique n'est pas trop le point fort du film, elle casse un peu les oreilles et est limite superflue. Bon ça ne reste qu'un détail pour ma part car heureusement elle n'est pas omniprésente. En gros si je devais résumer ce film ce serait: des personnages hauts en couleur, un ton léger et un tantinet décalé, des combats maîtrisés, une esthétique et une mise en scène géniales, bref que du positif! Mon Kurosawa préféré avec Rêves, un film que je ne saurais que conseiller à tous, même aux plus réfractaires au cinéma japonais.
teofoot29
teofoot29

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5,0
Publiée le 03/04/2010
Cet original de Kurosawa égale à son remake western de Sergio Leone : Pour une poignée de dollars. Bien qu'il se ressemblent en tout points, Yojimbo est extrèmement divertissant et les batailles au sabre sont excellentes. Porté par deux acteurs fétiches du réalisateur, Toshiro Mifune et Takashi Shimura, on passe un agréable moment.
maxime ...
maxime ...

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3,5
Publiée le 23/12/2018
Yojimbo est le quatorzième long métrage du cinéaste Japonnais que je vois au cours de cette année 2018 et fait partie pour moi d'une des plus grandes découvertes de ces derniers mois ! J'entends par cela que la filmographie d'Akira Kurosawa m'a réellement époustouflé que se soit dans son contenu ou de part les formes radicales et moderne qu'il adopte. Tout les compliments précédemment fait autour des treize films de ce réalisateur ressortent immédiatement, intelligence évidente, acteurs aux diapasons et maîtrise technique remarquable. Ces œuvres ont marqué de manière significative le cinéma, la preuve en est avec le remake produit par Sergio Leone quelques années seulement après la sortit de ce même Yojimbo. Les comparaissons sont forcément multiples mais néanmoins les deux diverges sur certains points et permettent aux particularités de chacun de s’exprimé. Une rétro concernant Sergio Leone serait d'ailleurs une idée à prendre en considération pour 2019 ! Pour en revenir à Yojimbo, il est est très intéressant de découvrir les jeux de pouvoirs et autres ruses du film, la façon dont le Samourai nommé Sanjuro ( prochain long métrage en perspective ! ) détricote toute situation compromettante à ses plans pour parvenir à son objectif, La Paix ! Toshiro Mifune trouve encore une fois une composition lui permettant de mettre en avant ces talents de comédiens hors-pairs et signe avec une très grande habilité à rendre son personnage tout à la fois charismatique et ambigu à souhaits ! Un long métrage un peu longuet malgré tout, là est son seul défaut notable.
Blaoi
Blaoi

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4,0
Publiée le 01/12/2017
Yojimbo ou "Le garde du corps" pour la version française est l'histoire d'un samouraï se baladant au gré du vent sans aucun but autre que celui de se faire de l'argent. C'est dans cette optique que ses pas le mènent dans un petit village où deux clans s'affrontent. Démontrant rapidement son habileté au combat, il se rend indispensable pour les clans. Si bien que il se fait courtiser par ces derniers qui ne s'arrêtent pas de surenchérir sur sa personne pour qu'il combatte dans un côté plutôt que dans l'autre. Se jouant de cela pendant une bonne partie du film, son avarice laissera place à une certaine bonté qui lui causera bien des ennuis. L'ambiance du film est singulière au genre et on peut ressentir parfois la même émotion que dégage les westerns de Sergio Leone. La musique est assez oubliable et c'est bien dommage. C'est ce qui semble pêcher dans le genre. Néanmoins, la performance de Tetsuya Nakadai et Toshirô Mifune se fait encore une fois ressentir. Pour tout ceux qui sont curieux, qui aiment les vieux films, les chanbara ou encore ces deux acteurs, je ne peux que vous recommander de le voir.
Riddler Crow
Riddler Crow

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5,0
Publiée le 15/09/2017
Un film de samouraï avec une ambiance western, nous assistons à l'arrivé d'un étranger qui met sans le montrer son grain de sel tout en servant ses propres intérêts dans les affaires d'un village prit dans une guerre entre 2 clans rivaux,une rivalité dont il tirera parti. Oui la mise en scène, l'ambiance fait penser aux western spaghetti,mais ce film est un précurseur,on en vient à se demander qui a inspiré l'autre. Akira Kurosawa aura influencé et inspiré beaucoup de réalisateurs. 2 remakes seront tirés plus tard de ce film l'un s'intitule: "Pour Une Poignée De Dollars" et l'autre "Dernier Recours".
Le cinéphile
Le cinéphile

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3,0
Publiée le 14/09/2017
Sergio Leone a tout pris a Yojimbo pour son Pour une poignée de dollars. L'histoire est identique. Kurosawa signe une œuvre divertissante, ou un homme seul va manipuler les groupes. Très inscrit dans une atmosphère de western, Yojimbo est une honnête histoire. https://m.facebook.com/la7emecritique/
weihnachtsmann
weihnachtsmann

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3,5
Publiée le 16/07/2017
Le film est en vérité une longue attente vers la violence des clans. La tension ne sert qu'à raviver la haine et l'homme, le catalyseur de cette violence sourde, mais aussi son l'objet, n'à qu'à attendre que ces deux groupes s'entretuent..... c'est une vision intéressante du réalisateur en plus de celle, désolée, de la cupidité humaine.
Benjamin A
Benjamin A

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4,0
Publiée le 20/05/2017
Akira Kurosawa est l'un des rares réalisateurs dont j'ai vu plus d'une quinzaine de films et qui ne m'a tout simplement jamais réellement déçu, à une exception de jeunesse près, et ce n'est pas avec Le Garde du Corps, sorti en 1961, juste après Les Salauds dorment en Paix, que cette série va s'arrêter. Préfigurant Sergio Leone et sa remarquable trilogie du Dollars, Kurosawa nous emmène dans un village à la fin de l'époque Tokugawa, pour y suivre un Ronin qui va se mêler à une guerre de clans. L'une des forces du cinéma de Kurosawa se trouve notamment dans la construction de ses récits, et c'est à nouveau remarquable ici, avec les enjeux et personnages magistralement présentés, permettant de nous y intéresser, puis de nous attacher au protagoniste, personnage complexe et contradiction et mercenaire au grand cœur. Il brouille d'abord les pistes, avant de donner une dimension plus humaniste à son récit, et de faire évoluer admirablement son protagoniste. Les autres personnages servent cette dimension et évolution et sont, dans l'ensemble, tous bien traités et utiles au récit, alors que Kurosawa démontre un vrai savoir-faire derrière la caméra, on ressent d'ailleurs son influence des westerns, tandis qu'il se montre d'abord d'une grande justesse et sachant passer à l'action dans la dernière partie avec grand brio, pour un final remarquable et mémorable. En plus de mettre en scène une dimension assez forte, il nous immerge bien au cœur du récit, sachant donner une certaine richesse aux propos et personnages sans pour autant alourdir le récit et gardant son efficacité, comme il a l'habitude de si bien le faire. La reconstitution et la photographie sont soignées tandis que devant la caméra, l'immense Toshiro Mifune écrase tout sur son passage et se montre, à nouveau, remarquable dans le rôle de Samouraï un peu pouilleux qui lui va si bien. Tout en s'inspirant de ce genre, Akira Kurosawa préfigure les westerns de Leone avec Le Garde du Corps, où il démontre à nouveau tout son talent et savoir-faire, faisant ressortir une dimension humaniste de son récit et surtout un ensemble passionnant et immersif, emmené par un grand Toshiro Mifune.
JimBo Lebowski
JimBo Lebowski

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4,0
Publiée le 07/02/2017
En quelque sorte les prémices du western spaghetti, un film de sabre (et de flingue) où Kurosawa en extirpe une atmosphère assez particulière, autant par le décor avec cette ville fantôme gangrénée par la violence que par ce personnage principal énigmatique, anti-héros puissant et fin stratège inspirant constamment le chaud et le froid, comme l’impression de rester en retrait de tout, mais en même temps fasciné par les rouages de ce jeu d’échec humain. J’ai surtout aimé le caractère anti-manichéen de la première partie, se plonger dans la tête de Mifune qui ensuite retourne les enjeux pour nous prendre au dépourvu, comme lors de la délivrance de la femme et son enfant où il simule une scène de massacre, puis la seconde partie rééquilibrera la donne, avec notamment une dernière séquence époustouflante. Beaucoup aimé, même si le rythme n’est pas toujours très accueillant, enfin ça fait parti de l’exposition.
Attigus R. Rosh
Attigus R. Rosh

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4,5
Publiée le 15/11/2016
Yojimbo est un excellent film signé Akira Kurosawa, au sommet de son art. Ayant vu ce film après son remake américain Pour une Poignée de Dollars, je me suis rendu compte à quel point le remake (que pourtant j'ai adoré) est un copier-coller de l'original (le scénario, les différentes intrigues, les rebondissements, même certaines lignes de dialogue). Toshiro Mofune est bon, il porte bien le film. Les autres acteurs m'ont semblé bien jouer. Les scènes de combat ont certes pris un coup de vieux, mais elles restent assez crédibles et assez divertissantes. Le scénario est plein de rebondissements bien trouvés. Le personnage central est très intéressant. Un must-see d'Akira Kurosawa.
this is my movies
this is my movies

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5,0
Publiée le 17/04/2016
S'inspirant ouvertement du western (on le voit à travers certains cadrages, certaines ambiances), Kurosawa signe un film de sabres absolument incroyable, bénéficiant d'une intrigue assez simple mais développer avec malice, le tout dominé par un T. Mifune imprévisible de bout en bout. Présent dans presque tous les plans, l'acteur fétiche de Kurosawa impose son charisme et son physique avec un naturel confondant tandis que la mise en scène de Kurosawa n'est économe ni en virtuosité ni en vitalité. Les combats sont bien chorégraphiés, assez violents d'un point de vue graphique et même si j'avais déjà vu les 2 remakes officiels du film "Pour une poignée de dollars" et "Dernier recours"), je dois dire que j'ai pris du plaisir à voir celui-là, bien meilleur sur bien des aspects. Une plongée étouffante au sein d'un village pourri par la luxure, le jeu et la violence, qui sera consummé par sa propre folie destructrice sous l'impulsion d'un homme qui actionne les bons leviers. C'est parfois drôle (un des manques majeurs des remakes évoqués plus haut), souvent brillant et on est happé de bout en bout par cette atmosphère, parcouru de scènes de violences d'une incroyable audace. Un chef d'oeuvre, un modèle du genre, qui tisse des liens entre différents genres et différents mondes. D'autres critiques sur
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