Mon Allociné
Yojimbo
Séances Bandes-annonces Casting Critiques spectateurs Critiques Presse Photos VOD
Blu-Ray, DVD Musique Secrets de tournage Box Office Récompenses Films similaires News
note moyenne
3,9 377 notes dont 46 critiques
33% 15 critiques 50% 23 critiques 7% 3 critiques 7% 3 critiques 4% 2 critiques 0% 0 critique

46 critiques spectateurs

Trier par
Critiques les plus utiles
Maître Kurosawa

Suivre son activité 82 abonnés Lire ses 786 critiques

4,0Très bien • Publiée le 11/05/2016

L'intérêt majeur que procure "Yojimbo", outre la spécificité de sa structure (environ deux tiers d'observation pour un tiers d'action), réside dans l'évolution de son personnage principal, qui perd le contrôle de la situation au moment où l'on s'y attend le moins, précisément quand les deux camps qui sèment la terreur dans ce petit village sont sur le point de s'entretuer. Et l'erreur que commet le garde du corps est liée à ses motivations mêmes de rester dans cet endroit où il s'est établi par hasard, lesquelles dévoilent un humanisme profond et désintéressé. Il ne souhaite pas rétablir la paix en échange d'argent ou de reconnaissance morale mais parce qu'il est tout simplement animé par le bien. Pour parvenir à ses fins, il aura longtemps observé les comportements et les stratégies des mercenaires avant une dernière partie où le schéma dominant-dominé devient instable et instaure un suspense redoutablement efficace. Dynamisé par un humour percutant et caractérisé par une impressionnante gestion de l'espace - la mise en scène parvient aussi bien à créer un climat anxiogène dans les maisons qu'à faire ressentir la tension des combats et des négociations dans la rue principale - "Yojimbo" est un excellent divertissement qui insère astucieusement sa critique d'un perpétuel enrichissement au détriment d'un maintien de relations humaines saines, une réflexion moderne et actuelle.

Plume231

Suivre son activité 492 abonnés Lire ses 4 572 critiques

4,0Très bien • Publiée le 09/04/2011

Il est consternant qu'Akira Kurosawa est plagié un film que Sergio Leone réalisera trois ans plus tard (oui, c'est très con ce que j'écris!). Non, sans déconner c'est du très bon Kurosawa (mais est-ce qu'il existe du mauvais Kurosawa de toute façon ?). Ici pas vraiment de réflexion profonde comme on peut en voir dans d'autres oeuvres du cinéaste, mais on a envie de dire "Et alors ?". Il y a de l'action (les scènes où le héros zigouille à lui seul plusieurs mecs sont superbement chorégraphiées!), un zeste d'humour, une BO délirante en total décalage et puis surtout l'IMMENSE Toshiro Mifune à jamais inégalable en rōnin pouilleux, cynique mais incroyablement rusé et fort. Un divertissement de très haute gamme.

Moorhuhn

Suivre son activité 64 abonnés Lire ses 560 critiques

4,0Très bien • Publiée le 27/03/2011

Super film que ce Yojimbo, j'ai adoré! Il y a un point qui m'a énormément plu dans ce film c'est l'importance accordée à l'esthétique, on a une photographie soignée aux petits oignons, c'est beau! En plus d'avoir le droit à ce régal visuel, Kurosawa nous sert en prime une mise en scène des plus inspirées avec des mouvements propres et rigoureux qui viennet se mêler à des combats se permettant un peu plus de folie, le tout agrémenté d'un montage maîtrisé on sent vraiment la maîtrise d'un cinéaste derrière tout ça. L'histoire en elle-même est plutôt classique mais c'est très bien écrit et sans fausses notes. Le film a une allure de western non cachée, et d'ailleurs Leone s'inspirera fortement de ce film pour réaliser Pour une poignée de dollars dont le schéma narratif est quasi similaire. Mais en dehors de ce schéma classique, j'ai adoré le ton que Kurosawa a su insufler à son oeuvre. A vrai dire le ton est léger, presque caricatural des fois, ça se voit que le réalisateur ne s'est vraiment pas pris au sérieux et ça fait plaisir de ressentir ça à l'écran. Toshirô Mifune, alias Yojimbo, m'a beaucoup plu dans ce film. J'avais pas trop accroché à son jeu dans Rashômon mais là je l'ai trouvé super dans son rôle, et ma foi ce mec avait une classe impressionnante. La présence de Tatsuya Nakadai que j'adore est très appréciable aussi, j'ai aimé son personnage pourri jusqu'à la moëlle (un peu comme tout le monde dans le film) armé de son sabre et de son revolver, le petit clin d'oeil au western. Certains passages du film sont même carrément jouissifs, je ne m'attendais pas à des passages assez fous comme ceux-là. La musique n'est pas trop le point fort du film, elle casse un peu les oreilles et est limite superflue. Bon ça ne reste qu'un détail pour ma part car heureusement elle n'est pas omniprésente. En gros si je devais résumer ce film ce serait: des personnages hauts en couleur, un ton léger et un tantinet décalé, des combats maîtrisés, une esthétique et une mise en scène géniales, bref que du positif! Mon Kurosawa préféré avec Rêves, un film que je ne saurais que conseiller à tous, même aux plus réfractaires au cinéma japonais.

teofoot29

Suivre son activité 60 abonnés Lire ses 648 critiques

5,0Chef-d'oeuvre • Publiée le 03/04/2010

Cet original de Kurosawa égale à son remake western de Sergio Leone : Pour une poignée de dollars. Bien qu'il se ressemblent en tout points, Yojimbo est extrèmement divertissant et les batailles au sabre sont excellentes. Porté par deux acteurs fétiches du réalisateur, Toshiro Mifune et Takashi Shimura, on passe un agréable moment.

this is my movies

Suivre son activité 111 abonnés Lire ses 2 218 critiques

5,0Chef-d'oeuvre • Publiée le 17/04/2016

S'inspirant ouvertement du western (on le voit à travers certains cadrages, certaines ambiances), Kurosawa signe un film de sabres absolument incroyable, bénéficiant d'une intrigue assez simple mais développer avec malice, le tout dominé par un T. Mifune imprévisible de bout en bout. Présent dans presque tous les plans, l'acteur fétiche de Kurosawa impose son charisme et son physique avec un naturel confondant tandis que la mise en scène de Kurosawa n'est économe ni en virtuosité ni en vitalité. Les combats sont bien chorégraphiés, assez violents d'un point de vue graphique et même si j'avais déjà vu les 2 remakes officiels du film "Pour une poignée de dollars" et "Dernier recours"), je dois dire que j'ai pris du plaisir à voir celui-là, bien meilleur sur bien des aspects. Une plongée étouffante au sein d'un village pourri par la luxure, le jeu et la violence, qui sera consummé par sa propre folie destructrice sous l'impulsion d'un homme qui actionne les bons leviers. C'est parfois drôle (un des manques majeurs des remakes évoqués plus haut), souvent brillant et on est happé de bout en bout par cette atmosphère, parcouru de scènes de violences d'une incroyable audace. Un chef d'oeuvre, un modèle du genre, qui tisse des liens entre différents genres et différents mondes. D'autres critiques sur http://thisismymovies.over-blog.com/

MemoryCard64

Suivre son activité 14 abonnés Lire ses 365 critiques

4,0Très bien • Publiée le 16/03/2016

Il n'y a bien qu'Akira Kurosawa pour me surprendre dès la première minute de son film. Le plan d'ouverture, montrant Toshirō Mifune de dos, est accompagné d'une musique dramatique, qui après quelques notes se mue en une sorte de ronde, à la fois pataude et entraînante. Le ton est donné : Yojimbo sera sérieux, mais pas trop quand même. L'histoire de ce village divisé en deux clans distincts est donc traitée avec une certaine gravité (surtout dans la dernière partie du film) mais elle est également ponctuée par de petits moments légers vraiment bienvenus. Le film se moque ouvertement des personnages en accentuant leurs défauts (l'avarice, la lâcheté mais aussi la laideur), ce qui est particulièrement utile pour rendre des situations absurdes. Je prends comme exemple le moment où deux adversaires se disputent comme des gamins l'allégeance du samouraï, qui est complètement ahurissant. L'ensemble est vraiment décontracté, à l'image du personnage principal. En effet, le samouraï errant fait preuve de beaucoup de nonchalance, tout en s'autorisant quelques pointes de sarcasme de temps en temps. Il sait qu'il est en position de force et mène les dirigeants par le bout du nez à des fins personnelles, tout en aidant les personnes souffrant de la situation politique du village. Il s'agit vraiment d'un rôle à la gloire Toshirō Mifune (ce qui n'est pas pour me déplaire) et ce dernier se l'approprie brillamment, sans surprise. Tout comme Les Sept Samouraïs, Yojimbo se construit sur l’attente d'une confrontation qui arrivera fatalement. Mais là où le film de 1954 en faisait un drame poignant, celui de 1961 en fait un film d'action baignant dans un humour délicieux. Par ailleurs, le long-métrage évoque beaucoup le western, rien d'étonnant au fait que Sergio Leone en reprit les grandes lignes dans son fameux Pour une poignée de dollars.

Mad Gump 10

Suivre son activité 64 abonnés Lire ses 718 critiques

4,0Très bien • Publiée le 14/02/2016

Quand on me disait que Pour une poignée de dollars était inspiré de ce film, je ne m'attendais pas à ce que ce soit à ce point. C'est carrément un remake ! Alors entre les deux j'ai ma petite préférence pour le Leone (parce que c'est un western, pour le plaisir de la découverte et pour la musique de Morricone). Yojimbo n'a toutefois pas à pâlir devant son remake. Le film de Kurosawa est déjà dans son ambiance énormément inspiré des westerns, il est captivant, de par son scénario bien ficelé, de par le constat très pessimiste qu'il dresse, d'une humanité lâche. Même le héros, joué par Mifune (excellent soit dit en passant, je le préfère quand il joue en retenue que quand il fait le pitre dans Les sept samouraïs, son charisme ressort bien plus) est moralement douteux. La mise en scène, très fixe, se permet des plans très classes, et la musique accompagne bien le film. J'avais eu peur à la suite des sept samouraïs (auquel je n'avais pas du tout accroché) d'être hermétique au cinéma de Kurosawa, et bien Le garde du corps me détrompe et j'ai hâte de découvrir le reste de la filmographie du bonhomme.

Redzing

Suivre son activité 83 abonnés Lire ses 2 733 critiques

4,0Très bien • Publiée le 04/02/2016

A la fin du 19ème siècle, au Japon, un rônin expérimenté arrive dans un village isolé. Il s'aperçoit que deux gangs rivaux s'affrontent en permanence, et va tenter de tirer profit de la situation. "Yojimbo" dispose d'un scénario original et riche, où les va-et-viens entre les camps, les manipulations, et les rebondissements sont légions, sans oublier une touche d'humour bienvenue. Le protagoniste est campé par un Toshiro Mifune bien plus sobre que d'habitude, mais très charismatique en samouraï énigmatique. On regrette que les scènes de combat soient rares, néanmoins elles sont bien chorégraphiées. Quant à la mise en scène, si l'ensemble n'atteint pas la richesse d'autres œuvres de Kurosawa en terme de montage, la photographie est soignée, on l'on compte de nombreux plans astucieux. Et notamment beaucoup de références au western, jusque dans certains plans panoramiques ou décors désertiques. Ironie de l'histoire, "Yojimbo" rencontra un gros succès, et fit l'objet d'un remake officieux de Sergio Leone quelques années plus tard ("A Fistful of Dollars"), qui lança le western spaghetti.

Attila de Blois

Suivre son activité 74 abonnés Lire ses 2 311 critiques

4,0Très bien • Publiée le 17/12/2015

Faisant partie d'un dyptique avec "Sanjuro", "Yojimbo" développe une approche typée "western" du film de samouraïs. Non dénué d'un humour fin, ce long métrage d'Akira Kurosawa séduit par sa belle photographie et surtout un charismatique Toshiro Mifune, toujours à l'aise dans ce rôle de ronin solitaire. Du pur divertissement "made in japan" !!!!

LBDC

Suivre son activité 57 abonnés Lire ses 284 critiques

4,5Excellent • Publiée le 26/10/2015

YOJIMBO - LE GARDE DU CORPS (1961) et SANJURO (1962) sont deux films centrés autour du même personnage : un samouraï sans nom et sans maître (un rōnin). Un guerrier extrêmement doué dans son art du sabre, mais usant pourtant moins de ce talent que de ruse et d'intelligence. Avec YOJIMBO, Akira Kurosawa balance une petite bombe dans le genre du film de sabre en faisant de son héros un personnage opportuniste et manipulateur, dont la ligne morale n'est pas dictée par les habituels codes d'honneur et de loyauté, mais plutôt par son appréciation très personnelle des choses. Un héros évoluant en dehors de tout manichéisme, pour qui les notions de vie ou de mort riment avec la question : "quel intérêt pour moi ?". Toshiro Mifune, décidément l'homme le plus classe du monde, interprète le fameux Yojimbo. Celui-ci se retrouve ainsi par pur hasard dans un minuscule village ravagé par une guerre sanglante entre deux clans. Après une phase d'observation de l'organisation de ce microcosme (bordel, tripot, "entreprises" locales) et des métiers, habitudes et caractères de ses différents occupants (aubergiste dépité par la violence, menuisier reconverti en croque-mort, collecteur d’impôts à corrompre, têtes pensantes plus ou moins charismatiques et sous-fifres complètement cons), il vendra ses services au plus offrant tout en fomentant un plan d'éradication de la menace locale par la ruse, en les opposant patiemment l'un contre l'autre. Ça vous rappelle quelque chose ? Normal. Pour une poignée de Dollars de Sergio Leone, si génial soit-il, n'est "qu'une" relecture recontextualisée dans l'ouest américain, du langage cinématographique proposé par Kurosawa dans YOJIMBO. Ainsi, ce divertissement en théorie absolument japonais, apparaît comme très familier. Le Yojimbo, c'est l'ancêtre du blondin de Leone et par extension de la figure du justicier à la morale floue, popularisée dans l'histoire du cinéma américain par Clint Eastwood et ses innombrables copycats. De l'Inspecteur Harry au vieux de Gran Torino en passant par le Popeye de French Connection, Snake Plissken de N.Y. 1997, ou les nombreux personnages de Tarantino. Coté technique, le fameux sens visuel de Kurosawa fait encore une fois des merveilles. Nous parlions déjà du pouvoir évocateur de l'Image chez le cinéaste dans notre critique de la La Forteresse Cachée... Ici, il en est de même, mais dans un environnement drastiquement resserré. La mise en image de ce village huis-clos est ainsi pensée de manière très symétrique. Une symétrie très évocatrice, opposant deux entités également corrompues, tout comme elle place le Yojimbo au centre, comme seul indicateur moral et instigateur des enjeux. À cela s'ajoute la phénoménale bande-son mêlant musiques traditionnelles japonaises et jazz. Une bande son ludique et stimulante qui attribue à chaque personnage une mélodie, déclinée en fonction des situations... Préfigurant elle aussi les fameux scores d'Enio Morricone ! On peut même relier ce YOJIMBO au cinéma de Scorsese, lors de la phase d'exposition méticuleuse du fonctionnement de ce village. Une immersion rappelant les fresques mafieuses du cinéaste italo-américain, comme Casino ou Les Affranchis. On notera juste une toute petite baisse de rythme au cœur du film, bien qu'elle exprime en filigrane la patience nécessaire pour mettre en œuvre le fameux plan de déconstruction de ces deux clans. Au delà, on ne peut s'empêcher de se dire que la culture américaine à elle aussi, indirectement influencé Kurosawa. Par les codes visuels du western (Ford-ien et autres), mais également d'une façon plus allégorique. On peut effectivement assimiler ce récit de ruse et d'opportunisme, à la percée du capitalisme au Japon après la seconde guerre mondiale, dont nous parlions par ailleurs dans notre critique du Cimetière de la Morale. Une recherche du profit à tous prix au dépends des valeurs d'honneur et des codes moraux culturels, composante première des personnages du film. Le Yojimbo, lui, évolue sur la frontière ténue située pile entre les deux. On imagine donc le choc que dut constituer ce film, mettant en exergue par le prisme du divertissement les contradictions d'un pays qui se cherche. Sa "modernité" peut ainsi expliquer son immense succès au box-office de l'époque. En somme, découvrir YOJIMBO en 2015, c'est se prendre un bon gros retour de bâton culturel dans la gueule. Décidément, après La Forteresse Cachée (influence notamment, de Star Wars), on commence à comprendre l'importance de Kurosawa dans l'inconscient collectif. Critique issue du Blog du Cinéma; écrite dans le cadre d'une rétrospective Akira Kurosawa proposée par le festival Lumière 2015 ! http://www.leblogducinema.com/critiques/critique-la-forteresse-cachee-1958-75718/

Les meilleurs films de tous les temps