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    Liberté, mon amour
    note moyenne
    3,4
    14 notes dont 6 critiques
    33% (2 critiques)
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    17% (1 critique)
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    6 critiques spectateurs

    jimmyc
    jimmyc

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    5,0
    Publiée le 5 avril 2014
    Mauro Bolognini pose sa caméra au début des années 1970 dans une Italie politiquement secouée par une certaine nostalgie et attirance pour le fascisme s'élevant au sein de la jeunesse de cette époque .. Certains cinéastes s'appliquèrent à informer sur la dure réalité que furent ces années là .. Vittorio De Sica "Le Jardin des Finzi Contini". Ettore Scola "Nous nous sommes tant aimés" Bernardo Bertolucci "1900" ...Sur une période naissante du début des années 1930 à l'apogée du fascisme , la Seconde Guerre Mondiale et la libération, une tranche de l'histoire de l'Italie vue à travers le regard de la bien nommée Libera Valente (Claudia Cardinale) fille d'anarchiste et mère de deux enfants. Femme sanguine totalement indisposée par le régime fasciste, n'hésitant jamais à afficher sa protestation sous toutes les formes possibles : comme arborer une robe rouge écarlate ,(responsable de son exécution radicale en pleine rue ) en opposition au tunique noire fasciste ou encore invectiver ouvertement la moindre injustice dont elle est témoin. Ces velléités ne sont pas sans effet sur sa vie de famille, "Libera "risquant l'exil plusieurs fois et étant contrainte à une vie itinérante car régulièrement exclue des villes où elle séjournait ..L' aspect est au départ montré de manière génialement comique ,mais prenant une orientation plus sombre au fur et à mesure du récit .. Les empoignades mari/femme dévoilent aussi une des plus belle relation de couple du cinéma italien où l'amour est toujours aussi fort.. L'engagement de Libera Valente atteindra le point de non retour lorsque celle -ci aidera un exilé évadé à quitter le pays et la seconde partie du film en pleine guerre de basculer dans une veine plus sombre et mélancolique...L'équilibre familial se trouve définitivement bouleversé tandis que le chaos se déchaîne..Le réalisateur distille des images historiques d'archives en transparence lors des transition du quotidien des héros. La reconstitution est une nouvelle fois somptueuse, Mauro Bolognini ayant pu tourner sur les lieux des événements, utilisant notamment les bâtisses de l'architecture fasciste , rendant encore plus pesante l'oppression du régime Mussolinien (dénonciation, calomnies, surveillances).Le scénario ose les grandes envolées romanesque pour son héroïne ..Claudia Cardinale, incandescente, vibrante et émouvante dans le rôle de "Libera" touche la grâce tout au long de l 'oeuvre accompagnée par la captivante et bouleversante bande originale de Ennio Morricone ...Sa violente exécution dans la rue portée par les notes du maître Ennio ne peuvent laisser le spectateur indifférent ..Un monument de beauté ...
    chrischambers86
    chrischambers86

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    4,0
    Publiée le 27 juillet 2013
    Encore une très belle oeuvre de Mauro Bolognini qui prend de la distance par rapport à son sujet où l'on n'a, de mèmoire, pas souvent vu un personnage fèminin comme celui de Libera Valente! Un èpisode tragique de l'Histoire italienne rèvèlè dans un mèlange ètonnant de drame et de lègèretè, de cruditè et de dèsinvolture! A travers cette èpisode dramatique, le rèalisateur cherche avant tout à montrer la continuitè du fascisme dans l'après guerre! Et puis quel plaisir de profiter dans sa remastèrisation d'une pellicule sans anicroche aux couleurs vives et presques fraîches rendant Claudia Cardinale encore plus belle dans le rôle vibrant et èmouvant de Libera Valente, jeune fille d'anarchiste effrontèe rèsistant au fascisme jusqu'à devenir partisane! Diffusè jadis au cinèma de minuit, «Libera, amore mio... » est un film à rèèvaluer de Bolognini avec en accompagnement l'excellente bande son d'Ennio Morricone...
    EndTime
    EndTime

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    5,0
    Publiée le 29 septembre 2006
    Une somptueuse évocation d'un parcours d'une femme, en lutte contre l'Italie fasciste...Claudia Cardinale, magistrale, est époustouflante.
    bellini 2
    bellini 2

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    4,0
    Publiée le 2 juin 2014
    Très beau film dans la lignée de "nous nous sommes tant aimés". drole et jamais caricatural.
    AMCHI
    AMCHI

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    2,5
    Publiée le 22 mai 2013
    Pas aussi passionnant ni aussi fort à ce à quoi j'espérais ; Libera, mon amour reste un beau film. Après un début laborieux, l'histoire devient plus sombre et dramatique mais le récit va parfois un peu trop vite, certains passages auraient pu être plus exploités. Claudia Cardinale est belle mais je n'ai pas réellement réussi à m'attacher à son personnage. Quant à la musique d'Ennio Morricone elle est toujours aussi belle. Sans raté son film Bolognini nous déçoit.
    ronny1
    ronny1

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    3,5
    Publiée le 11 avril 2018
    Mauro Bolognini n’a jamais caché son aversion du fascisme, ajouté à un vrai sens social, qui, à partir de la fin des années cinquante lui fera prendre le parti des déshérités, à quelques exceptions près. Dans « Liberté, mon amour », son réquisitoire anti mussolinien évite d’aborder ces problèmes de classe, au delà d’un bref discours sur le pouvoir de l’argent, évitant ainsi d’affadir le propos. En effet, l’héroïne, fille d’anarchiste, vit avec un petit bourgeois, politiquement neutre, comme la plupart des italiens de l’époque, qui possède un atelier de confection avec l’armée comme principal client. Pour le cinéaste ils étaient tous touchés par cette dictature et son lot d’arbitraire quotidien, arrestation pour une robe rouge, exil pour avoir aidé des opposants, etc... Le cinéaste décrit dans une reconstruction soigneuse (sa marque stylistique), cette époque noire de l’Italie, comme la couleur des chemises des fascistes, jusqu’à sa fin et sa suite aussi logique que réelle. Mais en parallèle, le réalisateur montre aussi la différence entre fascisme et nazisme. Avec ces derniers, les arrestations ne sont pas suivi de procès puis d’exils, mais de tortures et d’exécutions de masses sommaires, sans distinction d’âge ou de sexe. Cette histoire de passion, d’engagement (remarquable progression de Libera qui de provocatrice deviendra une résistante téméraire) et d’amour est réalisé en 1975 dans une Italie conservatrice. Le film peut être vu comme parallèle avec ce que l’on a appelé les années de plomb, où face au pouvoir autoritaire (que Bolognini dénonce à la fin du film lors de la « récupération » des mussoliniens), répondaient les attentats sanglants de l’extrême gauche révolutionnaire. Le réalisateur montre la tragédie que l’engrenage de la violence provoque, avec la scène finale, renvoyant les extrêmes dos à dos. Claudia Cardinale trouve ici un de ses plus beau rôle, magnifiquement photographiée et soutenu par un casting des plus juste. La musique d’Ennio Morricone atteint la perfection, notamment dans la scène finale. Malheureusement, à vouloir trop en faire, la crédibilité est atténuée et le propos affadi. Les tenues trop systématiquement rouges de Claudia Cardinale (seules trois scènes sans vêtement rouge) et surtout l’interrogatoire chez les nazis dont l’héroïne sort presque intacte, vivante et libre... Comment ça Walt Disney ?
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