Dr. Jekyll et Mr. Hyde
Note moyenne
3,8
346 notes En savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné

44 critiques spectateurs

5
5 critiques
4
21 critiques
3
12 critiques
2
4 critiques
1
2 critiques
0
0 critique
Trier par :
Les plus utiles Les plus récentes Membres avec le plus de critiques Membres avec le plus d'abonnés
AMCHI

6 946 abonnés 5 936 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 25 novembre 2014
Plutôt déçu par cette version, j'ai lu le roman il y a trop longtemps pour en vérifier la fidélité mais cette adaptation semble moins noire et mystérieuse que le roman de Stevenson de plus le côté fantastique de l'histoire est ici trop gommé. Il en reste un film qui a vieilli même si Dr. Jekyll et Mr. Hyde bénéficie d'une belle réalisation (mais manquant de vie sans doute), de beaux décors et d'excellents acteurs par contre les transformations de Spencer Tracy n'ont rien d'impressionnantes ; pour ma part je préfère la version produite par la Hammer possèdant des décors moins jolis mais dont le scénario est plus passionnant à suivre.
Benjamin A

809 abonnés 1 930 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 13 mai 2014
Nouvelle adaptation du célèbre livre, cette version de "Docteur Jekyll et Mr Hyde" a la particularité de beaucoup ressembler à la version de 1932 reprenant le même schéma et certaines scènes à l'identique.

Néanmoins, malgré toutes ses qualités, cette version n'atteint pas le niveau de celle de Rouben Mamoulian, notamment sur la profondeur et le fond où le désir d'aller à l'encontre des conventions ainsi que le désir sexuel et l'instinct humain qui sont bridés ne sont pas exploités et ça se ressent sur une atmosphère qui n'est pas aussi malsaine que prévu. On remarquera par exemple que le personnage ici incarné par la belle Ingrid Bergman n'est plus une prostitué mais une serveuse et Victor Fleming s'attache moins à des réflexions et subtilités autour de l'âme et la nature humaine. Un autre reproche pourrait aller aux maquillages, pas forcément bien réussi par rapport à la version de 1932, on se contente ici d'un changement de coiffure. Mais bon tout n'est pas à jeter, la mise en scène est plutôt bonne, l'histoire reste toujours intéressante et le dénouement final est bien fait, l'ambiance est plutôt bonne, intrigante et angoissante et cette plongé dans le Londres victorien et parfois brumeux est passionnante. La photographie en noir et blanc est sublime et les interprétations sont plutôt bonnes, que ce soit Spencer Tracy, Lana Turner ou la sublime Ingrid Bergman.

Un bon film, qui même sans arriver à la hauteur de la version dont il s'inspire, reste captivant de bout en bout, parfois angoissant et fascinant et bien réalisé.
Louis Morel
Louis Morel

61 abonnés 850 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 25 février 2014
Horreur (très) classique certes, mais pas moins efficace.
Estonius

4 737 abonnés 5 466 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 5 décembre 2013
Pourquoi ce remake de la version de 1931 (le scénario en reprend grosso-modo l'essentiel de la trame). puisque tout y est inférieur ?. Le début avec le troublion à l'église est mauvais. Le désir de Jekyll de ne pas vouloir respecter les convenances victoriennes est complétement édulcoré, la superbe scène érotique entre Jekyll et Ivy (jouée par Ingrid Bergman qui n'est plus prostituée mais serveuse) disparait. La scène du miroir avant l'expérience humaine disparait, le savant maquillage de Fredric March est remplacé par une coiffure en pétard de Spencer Tracy. La scène qui aboutit à la seconde rencontre entre Ivy et Jekyll si claire dans la version de 1931 devient ici tarabiscotée. La réflexion d'Ivy "la police ne se préoccupe pas des filles comme moi" a disparu. Et enfin Tracy est peut-être un excellent acteur, mais il n'a absolument pas la tête de l'emploi. Le film n'est pas mauvais pour autant, Lana Turner et Ingrid Bergman bénéficiant d'une photographie tout à fait remarquable, mais force est de constater qu'il n'arrive pas à la cheville du chef d'œuvre de Mamoulian.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 20 avril 2013
Percutant et fin , c'est la seule version que j'ai vu de l'oeuvre de Stevenson mais je penses que les autres sont en dessous . Pour un film des 1940's la réfléxion sur le moi et le malsain de Hyde sont assez poussées . L'atmosphere est trés reussie ainsi que les moeurs du 19e s , l'acteur principal est trés charismatique et les transformations sont crédible pour les moyens de l'epoque , Ingrid Bergman est superbe . Génial
soniadidierkmurgia

1 436 abonnés 4 339 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 16 juillet 2021
Les films sur le fameux cas du docteur Jekyll sont aussi célèbres que la nouvelle de Robert Louis Stevenson dont ils sont tirés. Il s'agit ici de la version de Victor Fleming qui fait suite à celle de Robert Mamoulian (1931) et celle John S. Robertson (1920). Il y a souvent débat pour savoir laquelle de celle Fleming ou de de Mamoulian est la plus réussie. Elles sont assez semblables dans le traitement même si la version de Fleming met clairement l’accent sur le péché de chair qui pousse l’homme à céder aux tentations du mal. On sait que la bourgeoisie du XIXème siècle avait institué au sein de la cellule familiale sacrée cet ordre des choses qui permettait à l’homme d’aller assouvir ses « instincts bestiaux » dans les maisons closes alors en plein essor. On remarquera que c’est après avoir raccompagné chez elle une fille qu'il a secouru que le docteur Jekyll se remet de plus belle au travail pour arriver à séparer le bien du mal n’arrivant sans doute pas à assumer ses pulsions alors qu’il doit se marier avec une femme de son rang. C’est en vérité la grande thématique du film. Les acteurs sont tous formidables notamment Tracy qui se fond parfaitement dans les deux personnages et qui est sans doute encore plus convaincant sans les maquillages de Hyde lorsqu’il découvre effrayé les ravages de ses escapades nocturnes où il se répand dans la fange et le stupre. Ingrid Bergman quant à elle est parfaite dans le rôle de la victime expiatoire de ce personnage odieux qu’elle n’arrive pas à chasser, enfermée qu’elle semble être dans la soumission de sa classe aux plus riches et plus puissants. La photographie en noir et blanc renforce l’aspect sombre du Londres de la fin du XIXème et les décors fournissent un écrin de choix à ce formidable conte fantastique.
TheDarkKnight74
TheDarkKnight74

47 abonnés 194 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 15 octobre 2012
Cette version ainsi que celle de 1932 sont les plus connues, et pour cause, elles sont aussi exquises l'une que l'autre. Pour celle-ci, c'est un grand monsieur qui occupe la barre de la réalisation, Victor Flemming, qui est derrière l'une des plus belles comédies musicales fantastiques de tout les temps et qui a œuvré sur un des plus grand monuments de l'histoire du cinoche, Autant en emporte le vent. Ainsi il y a concrètement peu de différence entre le film de Mamoulian et celui de Flemming, qui suivent le même ordre des scènes, Flemming reprenant des décors extrêmement similaires (l'appartement d'Ivy) et allant même jusqu'à voler quelques plans mémorables du long métrage de son prédécesseur (Hyde s'élançant du sommet du portail de la demeure des Emery telle une immense chauve souris). Mais il y a un foisonnement de petits détails qui, mine de rien, l'éloignent considérablement de la vision de Mamoulian, et apportent une véritable identité à ce film. Tout d'abord il y a des les changements tangibles : les noms des personnages ont variés, on passe de Muriel à Béatrice pour la fiancée du Dr Jeykill, de même pour son père qui n'est plus le général Carew mais Sir Charles Emery. Dans le même ordre d'idées les acteurs interprètent des personnages au caractères différents : si la promise à Jeykill n'est pas sujette à une refonte psychologique (ce qui s'explique simplement par le fait qu'il n'y avait pas grand chose à manier dans le domaine), Sir Charles est un dérivé de ce que représente l'homme emprisonné par ses opinions rigides, qui était symbolisé par un général obsédé par les dates et qui ici ré-émerge sous la forme d'un « pépé casse pied » strict et imbu de sa personne. Légère variante qui constitue déjà une première approche personnelle de la part de Flemming. Le début de l'histoire est également remodelé, la base de ce qui poussera Jeykill à ses actes est la mort d'un patient et non l'impatience soulevée à la fougue de l'amour. Spencer Tracy incarne un Jeykill plus âgée, plus mûr, plus raisonnable déjà avant d'avoir goûté à son breuvage, beaucoup moins excentrique, et beaucoup plus introverti. D'ailleurs la performance des deux acteurs n'est pas vraiment comparable, mais dans les deux cas ils se surpassent. La version de 1932 était déjà génialissime en ce qui concerne les acteurs, celle de 1941 se hausse même un poil plus haut que cette excellence indétrônable en introduisant Ingrid Bergman, qui fait d'Ivy une vedette presque concurrentielle au personnage de Jeykill, une femme des plus belles et des plus touchante que j'ai pu voir dans ces vrai trésors d'autrefois que sont ces vieux films fantastiques. Les scènes sont aussi plus étoffées, la rencontre entre Ivy et Jeykill n'aboutit pas à en dénouement orientée vers le sexe aussi facilement (ce moment est un vrai délice de jeu d'acteur). Le valet Poole gagne en temps de présence, pour mon plus grand plaisir ! Cependant, ce qui saute aux yeux, c'est le masque de Hyde, qui adopte un ton beaucoup plus humain, à tel point qu'on est surpris du peu de changement quand il se regarde dans le miroir. Sa transformation rentre en plein dans le vif, ses visions sont celle d'un homme en proie à ses pulsions, un rêve de riche gentleman qui aiguille son subconscient. Force est de constater que sa figure se déforme au fur et à mesure que le drame se noue, des cernes écailleuses apparaissant, le grotesque virant à l'effrayant, ce qui casse l'aspect caricatural donné au monstre en 1932. Petit à petit, on arrête de rire en le voyant agir comme un primitif, pour le craindre. Concernant les décors, ils sont moins sombres, moins fantaisistes, et paraissent plus lourd, épais, carrés, sans pour autant perdre une once de charme, tout comme la photographie claire qui enrobe ces étalas de luxe dans une crème glacée pour cinéphile. L'équipe de tournage a sans doute bénéficié de davantage de moyens financiers, en témoigne le laboratoire de Jeykill amélioré contenant des animaux en cage ainsi que plus d'espace), un nombre d'acteurs plus élevé (le colonel qui ajoute une nouvelle touche sympathique au tableau), et une panoplie de costume encore plus conséquente (ils étaient déjà sublimes dans le film avec Friedrich March, personnellement je préfère leur style, mais bon). Remarquons une autre différence importante : la présence de musique, savamment orchestrée afin de mener crescendo et decrescendo le suspense dramatique qui anime constamment ce long métrage. Je ne peux conclure sans évoquer la fin, terrible, un long morceau figé dans le temps, qui dure bien plus longtemps que pour la version Mamoulian (plus frénétique, plus sèche, volontairement confuse pour l'ultime scène d'action...), mené tel un dernier acte magistral où des questions d'amitié et d'honnêteté surgissent (Lanyon laisse le choix à Jeykill, qui sombre dans la faiblesse, ce qui dénote soit d'une pensée de bourgeois peureux qui s'éveille en lui, soit de sa perte de contrôle totale face au monstre), et l'achèvement de tout ceci ne peut être que la rédemption par la mort. Jeykill est damné depuis qu'il a commencé à se livrer à son horrible péché, et les allusions à la religion sont nombreuses (lorsqu'il brûle sa clé, le plan montre son visage derrière les flammes...), qui tient un poids supérieur à celui de la science. Alors, il n'y a pas de versions meilleure l'une que l'autre. On pourrait toujours clamer le mérite gigantesque de Mamoulian qui fut le premier à déballer tout ce cinéma désormais iconique, mais avec un peu de cœur, je préfère apprécier pleinement les 2 films qui sont tout deux des chefs d’œuvres en parvenant à ce statut de par leur manière propre. Dans tout les cas, ce film reste une pépite d'une valeur inestimable.
ER  9395
ER 9395

112 abonnés 1 337 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 30 juillet 2012
La meilleur adaptation , une ambiance victorienne surréaliste , une mise en scène réussie , un trio d'acteur utilisé à contre-emploi font de ce film une référence dans le genre fantastique .
cylon86

2 834 abonnés 4 430 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 4 juillet 2012
Parmi les nombreuses adaptations du roman de Stevenson, celle-ci en est une de qualité, portée par le classicisme de sa mise en scène et son superbe noir et blanc qui confère au film une ambiance particulièrement envoûtante et soignée. Malgré le fait qu'on connaît l'histoire et que les effets ont vieillis, l'ensemble est de qualité mené par l'excellente prestation de Spencer Tracy aussi adorable en Docteur Jekyll que terrifiant en Mister Hyde. Mais il ne faut pas oublier Ingrid Bergman, tour à tour aguicheuse puis terrifiée en pauvre victime de l'impitoyable Hyde éclipsant alors Lana Turner pourtant bourrée de talent également.
vinetodelveccio
vinetodelveccio

89 abonnés 802 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 25 janvier 2012
Ronronnant un peu dans la narration et les rebondissements dramatiques, le film de Fleming reste selon moi, moins réussi que d'autres classiques de l'épouvante. Malgré tout Spencer Tracy est immense comme d'habitude et Ingrid Bergman plus sublime que jamais.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 4 décembre 2011
un très bon film, le début commence doucement, puis va de plus en plus vite des le moment ou Hyde se fait plus présent. Tracy, Bergman et Turner joue très bien et les transformations du visage sont très ingénieuse et sophistiqué mème encore maintenant, et ça c'est surtout grace à leur réalisme. Les deux meilleures scène sont lorsque Hyde est poursuivie par la police après le meurtre de son beau-père et la fin. Malgré le coté un peu catholique du film ( bien que montrant une certaine hypocrisie), le film est super bien fait.
Shékiinä .
Shékiinä .

66 abonnés 678 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 11 octobre 2012
Un très beau film qui montre que la différence fait toujours peur et fuir, malheureusement.
gimliamideselfes

3 436 abonnés 4 013 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 29 juin 2011
sauf erreur de ma part, c'est mon premier Fleming. J'en attendais quelque chose de magnifique, surtout avec la belle Ingrid Bergman qui confirme qu'elle est sans doute la plus belle actrice du cinéma. Alors j'ai pas aimé, enfin c'est plus compliqué que ça, il y a un réel savoir faire dans ce film, une mise en scène intéressante, une ambiance très proche de l'homme léopard de Tourneur sur la fin, avec des beaux plans dans Londres plongé dans la brume. Les scènes de métamorphoses sont bien rendues pour un film de 1941. Ce film dégage quelque chose. Mais le problème est clairement au niveau du fond, j'ai trouvé très superficiel. Après j'ai pas lu la nouvelle, mais j'ose espéré que c'est plus profond que ça, parce que mon dieu que c'est vide, il pourrait résulter de ce film quelque chose de freudien, de passionnant sur l'âme humaine, ses désirs les plus profonds qu'il cache. Au final ça se transforme en banal film de monstre, si j'ose appeler ça comme ça. Bref je suis déçu, alors que vraiment tout le travail formel m'a bien plu. Il faut que je vois d'autres Fleming pour confirmer ou infirmer si ce réal est un réal superficiel ou si ce film est juste une erreur de parcours.
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 8 juin 2011
Ce film fait très fort, il y a des passages vraiment marquants. Spencer Tracy est impressionnant dans son double rôle. Quand à Ingrid Bergman et Lana Turner ce sont 2 atouts charme indéniables.
Buzz063
Buzz063

99 abonnés 919 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 3 janvier 2011
Réalisé à peine dix ans après la version de Mamoulian dont il est plus le remake qu'une nouvelle adaptation du classique de Stevenson. Le film de Fleming reprend ainsi l'angle de vue du film de 1931, à savoir une approche psychologique des métamorphoses de Jekyll et réutilise entre autre le personnage féminin Ivy, créé pour le film de Mamoulian et absent du roman. Fleming reprend aussi certains plans du film précèdent à l'identique et use d'une structure narrative extrèmement proche. Le film présente tout de même un véritable intéret. Il est déjà beaucoup plus osé dans sa traduction des pulsions sexuelles de Jekyll et on se demande encore comment les visions fantasmagoriques où il se voit fouettant Ingrid Bergman et Lana Turner ont pu passer la censure. L'approche de la prise de pouvoir progressive de Hyde sur Jekyll est également amenée plus subtilement, notament grâce à la performance de Spencer Tracy. Le Hyde qu'il compose est beaucoup plus proche de Jekyll physiquement et sa monstruosité passe avant tout par son comportement et ses actes. Les scènes où il maltraite Ingrid Bergman, bien que présentent dans le film de 31, sont ainsi particulièrement fortes.
Les meilleurs films de tous les temps
  • Meilleurs films
  • Meilleurs films selon la presse