Une véritable chasse à l’homme entre les deux troupes ennemies. Le western est captivant et dense car la traque est proche et les tactiques redoutables. Plutôt sanglant il faut l’avouer mais fort.
Ce qu'il y a de marrant, le cinéaste Robert Aldrich avait signé en 1954 un film Pro-Indien montrant le peuple à peau rouge avec de bons côtés et de l'humanité dans "Bronco Apache" , en 1972 , il réalise "Fureur Apache" ou les Indiens sont des barbares dangereux , le tout avec le même acteur principal Burt Lancaster jouant autrefois un Indien et là un éclaireur pour l'armée Américaine. Pour ce long métrage, c'est un Western violent que nous montre Robert Aldrich, à l'image d'Hollywôod des années 70 ou à l'époque on commençait à ne pas s'interdire les censures, c'est interdit aux moins de 12 ans mais il a beaucoup de qualités comme la belle photographie qui rend l'image agréable, des paysages et collines désertiques, un scénario avec des situations captivantes et des comédiens, Burt Lancaster en tête avec une moustache, qui sont excellents. Une œuvre a voir.
Le film est parfois équivoque et la fureur apache, concrétisée par des scènes (parfois occultées) de sadisme -d'une violence rare dans le western- parait relever d'un propos manichéen et raciste. D'autant que les victimes de cette poignée d'apaches échappés de leur réserve sont des colons paisibles et laborieux. Mais Robert Aldrich n'est pas le premier cinéaste venu et on sait que son "Bronco Apache", très éloigné d'un discours anti-indien, défendait intelligemment, généreusement, la cause perdue des derniers Apaches libres. Dès lors, ne doit-on pas voir dans ce film la représentation de deux cultures ? Celle des blancs, fragilement fondée sur une civilisation morale et chrétienne, et celle des Apaches, fondée sur un instinct et une tradition sauvages. Peut-être que la cruauté des Apaches est une réaction haineuse contre la maltraitance de l'homme blanc qui les a contraints à une semi-liberté. Ou encore exprime-t-elle la violence primitive des hommes. En définitive, l'incompréhension et l'incrédulité des Blancs devant la fureur apache marque le fossé entre deux cultures. Et l'équivoque raciste est levée lorsque des Blancs excédés se montrent capables eux aussi de férocité. Au-delà de cette thématique, le western d'Aldrich constitue un excellent film d'action, conçu autour d'une traque sans répit entre des Indiens rebelles et des soldats emmenées par l'éclaireur Burt Lancaster, grand connaisseur des Apaches et de la violence humaine. Sortir de sa réserve prend ici tout son sens... Cette poursuite où s'affrontent la ruse des uns et la supériorité militaire des autres propose en tout cas des personnages d'envergure.
Bon western, très réaliste, violent, gare au blanc qui se fait prendre vivant (on voit un soldat préférer se suicider d ailleurs dans une scène, ce qui était fréquent à l'époque quand le combat etait perdu), les acteurs jouent justes. On est loin du western hollywoodien de la grande époque, mais on suit cette poursuite avec intérêt. Mention pour Burt Lancaster en éclaireur désabusé.
"Fureur Apache" porte bien son nom (ce qui est assez rare avec les traductions en français pour être souligné). Violente à souhait, cette poursuite des Apaches par la cavalerie (à moins que cela ne soit l'inverse...) est vraiment captivante, avec de bons acteurs (Burt Lancaster, Bruce Davidson et Joaquin Martinez en tête), des scènes d'action rythmées et des paysages désertiques majestueux (le film a notamment été tourné en Arizona). Robert Aldrich réalise donc avec son acteur fétiche (18 ans après "Vera Cruz" et "Bronco Apache") un très bon western, pas vraiment à l'avantage des indien (c'est le moins que l'on puisse dire...), mais dans l'ensemble très réussi.
Porté le regard désabusé de Burt Lancaster, un western sombre sur la cohabitation impossible entre les tuniques bleues et les Indiens, dont la violence et la cruauté semblent les seules réponses à leur inéluctable opposition.
Un film post "La Horde Sauvage" et donc plus réflexifs, en particulier autour de la vision des Appaches par les colons. "Western crépusculaire" qui est un peu mou quand même et qui a du mal à aborder un point de vu tranché sur la question des indiens. La violence crue de certaines scènes et la séquence finale au sein du canyon, porté par un Burt Lancaster ultra credible, rehaussent l'ensemble quelque peu oubliable.
LA FLECHE BRISEE. A la file indienne, l'homme blanc fait sa guerre. Vivre sans réserve pour une relation western criminel. Ce qui est violent, c'est d'oublié d'où l'on vient. Lancaster joue au cow boy audacieux pour un symbole de liberté. Une colère retenue. Cochise n'a pas aimé.
« Fureur Apache » est le genre de western qui ne vous réconciliera pas avec la nature humaine qu’elle soit « blanche » ou « Peau-rouge ». Démarrage sur les chapeaux de roue avec Ulzana, un chef Apache, qui prend la fuite d’une réserve avec quelques hommes et qui va semer la mort et la désolation derrière lui, puis la traque s’installe, longue, difficile, exténuante ; ce qui est bien rendu par Robert Aldrich. « Fureur Apache » reprend l’éternel thème de l’opposition insoluble entre le Blanc et l’Indien. D’un côté, Ulzana et ses hommes dans le rôle des chassés ; de l’autre les Tuniques bleues dans le rôle des chasseurs avec à leur tête deux éclaireurs : Burt Lancaster, en homme fatigué et désabusé, et Jorge Luke (Ke-Ni-Tay), l’éclaireur Apache qui, selon moi, le rôle plus intéressant. Tout le long du film, coincé entre ses racines et ses obligations de soldat, il encaisse sans broncher jusqu’à l’humiliation gratuite et la vexation raciste. « Fureur Apache » est œuvre dure, âpre, aride comme les paysages filmés par Robert Aldrich. La confrontation finale, d’une violence extrême, est le summum de ce film désespéré et oppressant.
Retrouvez mon amour du Far West dans le roman WHITE FINGERS : LA PISTE SYSKIYOU - Eds VERONE - TOME 1.
La seule critique que je puisse faire c' est que la V.O et la V.M se mélange et je trouve ça un peu nul soit on met tout en V.O , soit En V.M , pour ce qui est du film je dirais qu' il n' est pas trop mal , un sujet qui traite de la réflexion sur le comportement des indiens et leur morales . Ceci il y a mieux !!!
Un western qui séduit par sa modernité, sa violence, ses personnages soignés et l'interprétation parfaite des acteurs. Le scénario distille un suspens efficace, malgré un coup de mou à mi-parcours.
18 ans après "Bronco Apache" (dans lequel Burt Lancaster campait un Apache !) et "Vera Cruz", Robert Aldrich refait donc équipe avec Burt Lancaster pour un western, lui offrant le rôle de McIntosh, un vieux briscard qui connaît bien les indiens et notamment les Apaches et leur cruauté. Aussi quand Ulzana, chef apache, s'échappe de sa réserve pour semer la terreur dans les plaines d'Arizona, l'armée américaine envoie un peloton à sa poursuite.
Un jeune officier, aidé d'un vieil éclaireur et à la tête d’un détachement de la cavalerie, se lance sur la trace d'une bande d'Apaches qui s'est enfuie de sa réserve. Robert Aldrich réalise une longue traque, âpre et violente, qui fut traitée de raciste à l’époque car montrant les Indiens comme des êtres cruels et barbares. Cette brutalité n’épargne finalement personne et aura par ailleurs des répercussions sur les Tuniques Bleues. Un western intéressant, servi par une bonne musique et un Burt Lancaster impérial.
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3,0
Publiée le 11 août 2013
Le visage vieillissant du grand Burt Lancaster, qui mèprise toute discipline qu'elle soit morale ou militaire, signe du nouveau western pour le metteur en scène Robert Aldrich qui retrouve l'acteur dix huit après les mythiques "Vera Cruz" et "Bronco Apache" en poursuivant plus que jamais son oeuvre de rènovation! L'ètat d'alerte est constant ici: guerriers apaches, raid sanguinaire, dèsenchantement, "Ulzana's Raid" est un western violent au fatalisme pessimisme dont le sadisme et la sauvagerie de la guèrilla indienne (la queue de chien dans la bouche) se comprend par la manière dont furent traitèes les tribus! Si un apache tue quelqu'un, pour chaque homme tuè il prend sa puissance! Quand il meurt, l'homme lui donne tout ce qu'il ètait! Comme le feu donne la chaleur! Celui qui ne connait pas ce pouvoir ne peut comprendre! Toujours à l'affût des histoires violentes et à sensation surtout quand elles possèdent un contenu rèaliste et social, Aldrich signe un film dont l'audace et l'originalitè sont absolus! Complexe aussi dans son rècit où les Blancs se comportent aussi comme des Indiens dans un tournage qui s'est dèroulè à Nogales, en Arizona, et sur les terres...