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    On achève bien les chevaux
    note moyenne
    3,9
    472 notes dont 55 critiques
    répartition des 55 critiques par note
    19 critiques
    17 critiques
    13 critiques
    3 critiques
    2 critiques
    1 critique
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    55 critiques spectateurs

    pperennes
    pperennes

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    5,0
    Publiée le 15 juillet 2010
    Film passionnant: à l'aide d'une histoire anecdotique, c'est tout l'esprit d'un pays et d'une époque qui est retracé. On en sort boulversé, car le film reste d'actualité à l'époque des Koh Lanta et autres real TV qui ont parfois des côtés de marathon dansant.
    Akamaru
    Akamaru

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    4,0
    Publiée le 16 mars 2011
    Un des chefs d'oeuvre de la carrière prolifique de Sydney Pollack."On achève bien les chevaux"(1969)maudit le rêve américain,d'une force évocatrice rarement atteinte.A travers ce concours de danse organisé durant la Grande Dépression,et où tous les couples sans le sou s'inscrivent,Pollack dépeint l'instrumentalisation de la souffrance humaine,le côté débectant du spectacle à tout prix et livre en prime une critique visionnaire du voyeurisme et du sensationnalisme.Privés de repos,manquant de sommeil,traités comme des animaux,les candidats perdent tout repères et dansent encore et toujours pour l'illusion d'une hypothétique victoire.Jane Fonda,teigneuse et désillusionnée y est vraiment formidable.On peut remarquer aussi les grandes prestations du présentateur rugueux,Gig Young,et de la diva blonde névrosée,Susanna York.Ce drame assez dur,réserve une poignée de scènes cruelles et ubuesques comme le marathon de 10 minutes en duo ou le pétage plombs d'Alice dans la douche.Même avec la placidité de Pollack,qui tend à la douceur visuelle,et à l'élégance de la mise en scène,le film laisse une impression tenace de manipulation du monde par les puissants toujours d'actualité.
    Julien D
    Julien D

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    3,5
    Publiée le 26 février 2012
    Sydney Pollack nous permet de découvrir l’aspect le plus cauchemardesque du rêve américain à travers ce descendant du combat de gladiateur et ancêtre de la téléréalité qu’est le marathon de danse. Partant sur une version chorégraphiée du principe du "Marche ou crève!", ce spectacle permet aux voyeuristes et autres pervers de suivre au plus près la déchéance physique de quelques danseurs chevronnés pendant un show de près deux mois sans repos organisé par un jury manipulateur fonctionnant sur le concept toujours d’actualité que le fait d’observer le drame des autres fait oublier le leur aux spectateurs. Il s’agit donc bien d’une épreuve éprouvante que le découpage rythmé parvient à nous faire partager avec une intensité remarquable. Métaphore évidente de la déshumanisation inhérente à l’industrialisation, ce film est un message politique fort s’accompagnant d’une romance à l’eau de rose et d'une intrigue sans intèret. Malgré le jeu plein de profondeur de Jane Fonda et sa mise en scène ingénieuse, l’esthétique de ce long métrage a bien plus vieilli que son message alarmant.
    RENGER
    RENGER

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    3,0
    Publiée le 21 septembre 2010
    Sydney Pollack adapte ici le roman éponyme d’Horace McCoy et en restitue une oeuvre incroyable où le voyeurisme repousse les limites de l’absurde. Le film se situe dans les années 30 aux Etats-Unis, en pleine dépression, les gens sont prêts à tout pour avoir de l’argent et pouvoir manger sans se soucier de savoir, s’ils en ont les moyens ou non. C’est pour cela qu’ils sont nombreux à vouloir participer à un marathon de danse qui est organisé et où seul un couple parviendra à empocher la somme de 1500 dollars s’il tient le plus longtemps possible. Quant aux participants, ils sont assurés de pouvoir manger matin, midi et soir sans rien débourser. L’offre est plus qu’alléchante et la foule se presse pour pouvoir participer à un tel marathon, mais peu savent réellement ce qui leur sera réservé. Au fil des heures, puis des jours, le marathon semble ne pas vouloir s’arrêter, les candidats sont livrés en pâture, comme des cobayes, ils tentent de survivre à ce marathon qui cumule les heures pendant que les candidats abandonnent au fur et à mesure (sauf pour l’en d’entre eux, où seul un arrêt cardiaque lui sera fatal). Exposés tels des bêtes de foire, face à un public enjoué qui les encourage à poursuivre en leur jetant des pièces (on se croirait au zoo !!), ils sont humiliés alors que pour certains ils sont à la frontière entre la vie et la mort (la femme enceinte qui se retrouve forcée par son mari, quitte à ce quelle mette son enfant en danger). Histoire de pimenter le marathon, les organisateurs n’ont eu d’autre idée que de faire un derby de 10 minutes (un sprint éreintant alors qu’ils sont tous épuisés). On achève bien les chevaux (1970) reflète la triste réalité d’une société en perdition (la télé réalité d’aujourd’hui confirme la tendance). Sydney Pollack réalise ici une oeuvre d’une puissance telle, que l’on est constamment outré de ce que l’on voit à l’image. Quant au duo d’acteurs : Jane Fonda & Michael Sarrazin sont impressionnants dans cette lente descente en enfer. Neuf fois nominé aux Oscars, le film n’en remporta qu’un seul, ce qui est bien dommage car il en méritait plus d’un !
    this is my movies
    this is my movies

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    4,5
    Publiée le 25 août 2016
    (...) Sydney Pollack filme tout d'abord cette longue enfilade de personnes qui s'inscrivent pour le concours. Bien sûr, les organisateurs refusent d'entrée de jeu les participants un peu trop malades ou souffrants, ceci dans le but évident d'éviter un décès et un éventuel procès voire tout simplement un scandale qui obligerait le promoteur à mettre la clé sous la porte. Les règles du jeu sont expliquées et nous voilà partit pour un long défilé de couples qui se dandinent, rythmés par une pause de 10 minutes toutes les deux heures afin de se reposer voire de se laver. Les candidats peuvent également se restaurer avec un buffet qui arrive de temps en temps. Bien sûr, nos pauvres bougres ne se font pas prier et se ruent littéralement dessus, dévorant, engloutissant, mâchant à peine ce qui se présente sous leurs yeux. Une horloge tient le compte des heures et du nombre de couples restants sur la piste. Quand au public, car oui, il y en a, il paie l'entrée cinq cents, se voit nourrit à l’œil lui aussi et assiste bien peinard à se show pas comme les autres. Poussés par le désespoir, les couples dansent durant des heures entières, repoussant leurs limites, tenant le coup durant des jours et des semaines, poussés par l’appât du gain et l'espoir d'une vie meilleure. Ils peuvent aussi se voir sponsoriser par des membres du public. (...) Le film nous pousse sans cesse à nous questionner, à nous interroger sur ce que l'on voit, au fur et à mesure que les rouages cachés de ce triste spectacle nous sont dévoilés. Si au début, on peut se laisser prendre au jeu, d'essayer de deviner qui va gagner le concours, quel personnage va craquer, on en a très vite plus rien à faire et on attend qu'une chose : que le calvaire se termine. Le film n'est pas ennuyeux, non, jamais, bien au contraire. A la fin des années 60 et durant les années 70, le but n'est pas de faire un cinéma ludique, qui joue avec le spectateur et flatte son ego mais bel et bien d'éveiller les consciences, de faire travailler son cerveau tout en triturant ses tripes. (...) Au rayon mise en scène, Sidney Pollack, qui en est alors au début de sa carrière, est incroyablement inspiré. Comme la plupart des cinéastes, il a eu tendance à épurer son style, devenant peu à peu un cinéaste classique, à la mise en scène presque invisible voire sans personnalité. Mais là, il n'hésite pas à faire des cadres cassés, multiplier les points de vue et surtout, il signe des séquences de courses immersives. Le cinéaste a d'ailleurs filmé la plupart des plans lui-même en se juchant sur des rollers et en suivant les mouvements des acteurs, signant des vues subjectives bluffantes, rendant le chaos palpable. Les éclairages sont également parfaitement rendues et le film conserve un look assez particulier, avec son image un peu sale, rendant là aussi avec beaucoup de force la crasse ambiante. Quand aux acteurs, ils sont très bons et assez attachants dans des rôles pourtant peu évidents. La critique complète ici
    Redzing
    Redzing

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    4,0
    Publiée le 14 janvier 2018
    "They Shoot Horses, Don't They?" se déroule durant un marathon de danse, dans les années 30. Pratique courante lors de la Dépression, ces marathons proposaient à des gens, en échange de nourriture et d'une prime pour le dernier restant debout, de danser jusqu'à l'épuisement. L'épreuve pouvait durer plusieurs jours, voire plusieurs semaines... Dans ce film à mi-chemin entre le combat de gladiateurs et la télé-réalité, Sydney Pollack dresse un portrait noir de l'Humanité. Organisateurs cherchant les effets de spectacle, public voyeur qui se repaît de la misère humaine, et danseurs prêts à tout pour quitter leur basse condition, quitte à s'y enfoncer encore davantage : rien de glorieux chez les personnages ! Le réalisateur parvient à rendre intéressante une compétition pourtant assez statique, en montrant l'épuisement de ses protagonistes, et l'atteinte des limites de leur raison. Il livre d'ailleurs quelques scènes éprouvantes, telles des pétages de plombs dans les vestiaires, ou une course oppressante insérée au milieu du marathon. On note également quelques effets de styles originaux pour l'époque : un flash forward annonçant dès le départ le côté tragique de l'ensemble, et un montage champêtre initial déroutant. Par ailleurs, Michael Sarrazin est touchant en jeune homme paumé, mais on repère surtout Jane Fonda, excellente en femme cynique mais déterminée. Un drame étonnant.
    Guillaume182
    Guillaume182

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    4,5
    Publiée le 20 décembre 2012
    "On achève bien les chevaux" est le meilleur film que j'ai vu de Pollack pour le moment. Et l'un des plus pessimiste que j'ai vu. L'homme est un animal dont la misère sert à divertir les plus aisés. Voilà un spectacle digne de l'antiquité, les Romains étaient certainement moins sadique à l'époque. Durant la Grande Dépression des gens sans argent se ruent à la porte d'un marchand de bonheur qui leurs offrent de les prendre pour un concours de danse. Le dernier couple sur la piste gagne une somme de 1500 dollars. Une mise en scène classique, mais une intrigue et une histoire très puissante qui devient de plus en plus forte au fur et à mesure que le film avance. Triste, fort et désespérant . J'ai pris une claque, mais finalement je suis assez peu inspiré en écrivant ce commentaire. Un film à voir avec des acteurs incroyables!
    cinono1
    cinono1

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    4,0
    Publiée le 29 avril 2011
    "Les gens veulent voir le spectacle de la misère. Pour pouvoir mieux supporter la leur". Film métaphorique, quasiment visionnaire, tant certains passages s'apparentent au "spectacle" de la téléréalité. Sidney Pollack, cinéaste citoyen des seventies, dénonce une société voyeuriste, avide d'émotion, accaparée par la volonté de réaliser un spectacle en exploitant la difficulté. L'organisateur de ce concours imbécile est particulièrement saisissant. Pollack montre l'espoir dans les yeux de candidats exploités et utilisés dans des concours aussi stupides que dangereux pour leurs santés physiques et psychiques. On peut juste regretter une mise en scène élégante mais manquant parfois de force et une Jane Fonda en dessous des autres interprètes mais c'est un film visionnaire, vraiment visionnaire. Les seventies étaient une grande période pour le cinéma (bis).
    Parkko
    Parkko

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    3,5
    Publiée le 20 août 2011
    Le sujet était piège. Piège car intéressant mais assez difficile à filmer (comment reconstituer tout ça ? Comment mettre en scène toujours et toujours la même chose). Et bien au final Sydney Pollack s'en sort pas trop mal, même si, je pense qu'il aurait pu avoir de meilleures idées de mise en scène. C'est vraiment sur son scénario que repose son film (bon, j'exagère un peu, il y a des choix de narration intéressants). Jane Fonda assure et les évènements narrés suffisent à tenir en haleine face à la barbarie de la situation.
    tuco-ramirez
    tuco-ramirez

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    4,0
    Publiée le 29 avril 2019
    Un titre avec un double sens de lecture pour commencer. Achève-t-on les chevaux en prenant soin de faire les choses bien ? Ou comme n’importe quel autre animal, on les achève aussi. Cette subtilité linguistique autour du mot « bien » laissé en suspens autour du titre sera levée par un flash-back utilisé dès le début du film aussi bien que par un flash forward récurrent tout au long du film qui verra sa conclusion dans les dernières minutes du récit. Même si le flash-back d’ouverture autour de l’enfance d’un des personnages principaux ne laisse pas de doute sur la parabole entre sort des chevaux et celui réservé aux hommes ; même si elle est clairement appuyée (analyse de cette scène en fin de critique) ; elle reflète tout le talent de Sidney Pollack pour donner du coffre au scénario dès l’entame. Autre talent d’un Pollack peu lisible malgré une carrière truffée de chef d’œuvres, c’est de concentrer son récit dans un huis clos durant 2 heures sans épuiser le spectateur. Le huis clos permet de toucher son but : montrer des personnages isolés du reste du monde et prisonniers de leur condition. Mise en scène impeccable sans pathos et ni sensationnalisme. Pollack dénonciateur dans son œuvre aussi bien du racisme, de l’anti indien, de la corruption ; dénonce ici l’exploitation de l’homme par l’homme. Et ce film tiré d’un roman de 1935 se situant en 1932 tourné en 1969 est toujours d’actualité en 2019 car il est un brûlot anti capitaliste. Il montre combien certains savent exploiter la misère via une féroce compétition entre individus qui peut prendre la forme d’un spectacle jubilatoire de la déchéance humaine. La télé du 20ème siècle va dans le même sens que ce pathétique spectacle des années 30. Un film intense et désespéré d’une époque où les studios américains s’évertuaient à réveiller les consciences plutôt qu’à flatter l’ego des spectateurs. Un film intense, intelligent mais surtout désespéré. Critique de Loïc Blavier : « Durant la grande dépression des années 30, aux Etats-Unis, un marathon de danse est organisé. Aucune limite de temps, quelques pauses accordées, le dernier couple à rester debout remporte la somme de 1500 dollars. Adaptation d’un livre de Horace McCoy, On achève bien les chevaux est un voyage jusqu’au bout de la détresse, de la misère, ainsi que la dénonciation de l’exploitation qui peut être faite de cette misère. Le film se concentre principalement sur le couple formé par Gloria (Jane Fonda) et Robert (Michael Sarrazin), deux personnes ne se connaissant pas, s’étant rencontrées juste avant le début du marathon. Mais pour autant, ils ne sont qu’un couple parmi tant d’autres qui sont là pour la même raison : gagner de l’argent. Aucun esprit sportif, ici, aucune passion pour la danse : les participants sont tous là pour tenter d’obtenir le maigre pécule attribué au vainqueur, quitte pour cela à se mettre en spectacle, à mettre leur santé en danger. C’est ainsi que les couples ne sont pas des professionnels, et on trouve même quelques personnes qui ne devraient même pas avoir été autorisées : un couple de vieux, une femme enceinte… La piste de danse tient en réalité bien plus du champ de course, ce qui explique partiellement le titre. Les danseurs sont au centre de la salle, ils se font sponsorisés, ils servent de spectacle à des gens souvent eux aussi dans la mouise, mais qui désirent voir encore plus malheureux qu’eux. Car aussi festif qu’il puisse paraître au début, ce marathon n’a rien d’une panacée permettant un petit moment de plaisir au milieu de cette grande crise économique. Pollack, au début du film, ne se concentre pas réellement sur la danse (fort heureusement), mais sur les pauses accordées, des pauses qui par ailleurs sont délimités par deux sonneries relevant quasiment de l’alarme militaire. C’est là qu’il en profite pour approfondir davantage les personnages principaux, qui, loin de faire verser le film dans le misérabilisme, l’oriente au contraire vers une aprêté collant parfaitement avec le pessimisme ambiant. Il n’y a pas vraiment d’esprit de solidarité, quelques conseils circulent, certes, mais personne n’ira étaler son propre malheur à autrui. Gloria, incarnée par une excellente Jane Fonda, est au contraire méchante comme la galle, hautaine et même volontiers abjecte, lorsqu’elle persécute gratuitement une concurrente enceinte. Robert, lui, est un jeune homme très naïf, sans grande personnalité. Ils forment pourtant le couple sur lequel se braque Pollack, et à ce titre, le film se révèle plutôt audacieux. Plus le film avancera et plus les scènes de danse seront aussi importantes que ces pauses vécues dans les coulisses. Encore une fois, elles ne seront pas importantes pour la danse en elle-même, qui a cessé d’être de la danse pour se transormer en une lutte pour rester debout, mais elles serviront à Pollack pour montrer la souffrance physique. Les visages sont cadavériques, les partenaires se soutiennent les uns les autres, se dorment dessus, à tel point que l’on croit parfois que de véritables zombies sont sur la piste. Un sort particulier sera reservé à une certaine Alice (Susannah York), une future actrice à la destinée brisée par la dépression de 1929, qui s’est inscrite au marathon pour éventuellement attirer l’attention d’un producteur hollywoodien. Au début elle se révèle fraîche et glamour, dans une robe à paillettes. Puis le temps passant elle deviendra grise, laide, folle, et sa robe sera volée par l’organisateur pour renforcer encore le côté « éprouvant » du spectacle. Car son objectif, à cet organisateur, est bel et bien de vendre le spectacle de la misère sous l’hypocrite couverture de l’épreuve sprotive. En privé, lorsque ses candidats seront trop fatigués pour réfléchir, il ne s’en cachera même plus : il cherche à abuser des participantes, il avoue que des 1500 dollars à gagner, il se saisira de quoi rembourser ses frais… Les scènes les plus cruelles du film seront sans aucun doute celles des « derby » : des épreuves qui n’ont rien à voir avec la danse, mais qui consistent en une course à pied de dix minutes où les deux membres de chaque couple sont attachés ensemble et doivent tout faire pour ne pas finir dans les trois derniers, position éliminatoire. C’est là que la nature « hippique » de ce marathon de danse prendra toute sa force : les participants seront considérés comme du bétail, leur course sera commentée au public comme si il s’agissait effectivement du « PMU » et la douleur physique culminera dans une mort tenue secrète du public. Pollack reste en permanence d’une grande froideur, il n’utilise que quelques uns des couples de la compétition (et encore, hormis le couple principal, l’intérêt qu’il porte à certains autres sera inconstant) et à ce titre il représente effectivement l’ensemble comme du bétail. Le dénouement de quelques destinées individuelles ne saurait entraver en rien le déroulement à rallonge du marathon (qui dure plusieurs semaines, sinon mois) qui à la fin du film ne sera pas fini. Mais les exemples qu’il prend s’achèvent tous de façon très cruelle, illustrant ainsi le titre du film à la perfection, après l’avoir déjà illustré littéralement dans l’introduction où Robert, encore enfant, assiste à la mise à mort de son cheval à la jambe brisée, à la nécessité d’en finir. Un mystérieux « flash-forward » employé tout au long du film sera également là pour confirmer la fin tragique de sa propre participation au marathon. On achève bien les chevaux n’est pas un film très joyeux. » Et l’analyse du premier flash-back : La scène d’ouverture, très étrange, ne laisse pas de doute quant à la parabole, peut-être un peu trop appuyée, voulue par Pollack. Dans un paysage naturel, constitué par des plaines et des bois, un homme et un enfant (Robert ?) se lancent à la poursuite d’un cheval qui s’est enfui, visiblement épris de liberté. Pollack filme ensuite Robert errant sur une plage déserte, une voix off martelant les règles du marathon de danse. Retour sur la fuite du cheval qui finit par tomber, épuisé ; puis de nouveau plan de Robert sur la plage, avec la voix off qui continue de donner les règles du marathon. Enfin, retour sur l’enfant et l’homme, qui finit par abattre le cheval d’une balle dans la tête, réduisant ainsi à néant la quête de liberté de l’animal, mais le libérant malgré tout de sa condition de cheval d’étable. tout-un-cinema.blogspot.com
    matt240490
    matt240490

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    3,5
    Publiée le 11 mai 2013
    On Achève bien les Chevaux, de Sydney Pollack est, à coup sûr, l'un des sujets forts que l'on ne retranscrit que trop rarement au cinéma : les marathons de danse. La règle est simple : des couples, pour gagner 1500$, doivent danser le plus longtemps possible, avec des pauses de 10 minutes toutes les deux heures. Ainsi, jusqu'à l'épuisement, en rajoutant quelques épreuves bestiales, les uns tombent après les autres, dans un spectacle que seuls les plus patients pourront observer. La fin, dure pour l'époque, ne fera que mettre en évidence la prestation d'une Jane Fonda époustouflante.
    DarioFulci
    DarioFulci

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    4,0
    Publiée le 28 juillet 2010
    Pendant la Dépression, la quête effrénée de ressources poussent des gens à participer à un concours de danse. Le couple vainqueur sera celui qui dansera le plus longtemps possible, et offrira le plus beau spectacle... La puissance du scénario s'articule autour de deux de ses thèmes clés: le souffrance sociale, et le spectacle à tout prix. Pour le premier, l'existence des petites gens prêts à s'humilier pour survivre dans un contexte de crise extrême est un véritable manifeste qui alimente la deuxième thème. La société du spectacle qui instrumentalise cette douleur pour faire son profit sans se poser de questions. Avec le recul que nous possédons aujourd'hui, et les spectacles que l'on nous offre à la télé, le film jette une lumière assez désagréable sur ce que nous tolérons de regarder... La fin est d'une rare intensité, d'une dureté effroyable. Il faut un certains laps de temps avant de réussir à sortir du film. Jane Fonda est remarquable.
    Don Keyser
    Don Keyser

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    3,0
    Publiée le 11 août 2012
    "On achève bien les chevaux" est un long-métrage qui garde le spectateur en haleine dans une seule salle. Néanmoins, les quelques longueurs dans le film se font parfois trop ressentir alors que l'on s'attend à plus de danse. Toutefois, la réalisation est réussie et les acteurs sont très convainquants. De plus, le scénario est bien écrit pour intriguer le public. Ainsi, l'oeuvre amène plusieurs réflexions chez le spectateur comme la fin qui est bien complexe, tout en restant intéressant et plaisant.
    Shékiinä .
    Shékiinä .

    Suivre son activité 30 abonnés Lire ses 678 critiques

    4,0
    Publiée le 15 septembre 2014
    J'ai trouvé le scénario très original, mais aussi consternant, violent. On voit bien ce qu'il y a de pire chez l'homme à travers ce «spectacle» de danse immonde et inhumain : pendant tout le film se côtoient cupidité, sadisme morale et physique, ainsi que voyeurisme morbide (le public et les animateurs s'en donnent à cœur joie !). Plus le film avance, et plus les participants sont «zombifiés» et ne sont que l'ombre d'eux-même à l'autel de la mort... ce qui fait peine à voir, et pousse encore loin le sadisme de la chose (la compétition, pour l'appât du gain). Un film où on sent surtout la force et le jeu dramatique de Jane Fonda.
    kibruk
    kibruk

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    4,5
    Publiée le 22 juillet 2010
    C'est un exploit de faire un film passionnant de deux heures qui se déroule exclusivement sur une piste de danse et dans quelques pièces annexes. Mais attention, cet avis ne sera pas partagé par tout le monde car il ne se passe finalement pas grand chose. Le rythme est lent, il suit l'évolution physique et morale des protagonistes,seules deux terribles scènes de course viennent le briser, comme elles brisent les corps des hommes et des femmes épuisés par des jours et des jours de danse. Scènes éprouvantes qui montrent et font partager toute la souffrance des concurrents et tout leur désespoir aussi. Et si "On achève bien les chevaux" impressionne par sa réalisation, il pose aussi de terribles questions. Car oui, il est encore d'actualité, et au contraire d'être démodé, il renvoie vers notre société économiquement sans pitié et vers les excès de la TV réalité.
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