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Belle mise en abime typique d'un certain cinéma-vérité iranien emprunt d'humanisme et attaché à l'enfance. Libérez Jafar Panahi !
Ajoutée le 27 févr. 2012 à 20h09 Signaler un abusEx. : Dark Shadows, UGC Paris, 69001, Marseille...
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Belle mise en abime typique d'un certain cinéma-vérité iranien emprunt d'humanisme et attaché à l'enfance. Libérez Jafar Panahi !
Ajoutée le 27 févr. 2012 à 20h09 Signaler un abus2 abonnés | Lire ses 53 critiques |
Du grand art et cependant divertissant. Du cnéma-vérité artistique ! Avec des trouvailles dans la bande son qu'on aimerait bien réentendre.
Ajoutée le 24 févr. 2012 à 18h39 Signaler un abus0 abonné | Lire ses 15 critiques |
Beaucoup d'idées, le goût des extérieurs (si particuliers en Iran), le basculement de l'autre côté du miroir au milieu du film. Avec ça, divertissant: c'est franchement réussi.
Ajoutée le 29 déc. 2011 à 14h25 Signaler un abus
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Dès lors, le film se dédouble et, en basculant dans la réalité – Jafar Panahi et son équipe décident de continuer à suivre la petite Mina à son insu, d’autant plus qu’elle a conservé sur elle un micro – devient effectivement le reflet de la première partie, mêlant fiction et réel jusqu’à perdre et entêter le spectateur. L’idée de double qui sous-tend le projet n’est pas nouvelle chez le réalisateur de Sang et or, puisque, devant travailler dans la clandestinité, il met souvent en place deux équipes, une officielle qui est un leurre et une officieuse chargée du véritable tournage. Celui qui dénonce depuis ses débuts les inégalités de la société persane et les mauvaises conditions faites aux femmes (Le Cercle et Hors jeu) aime à planter sa caméra au cœur de l’agitation et du tumulte de Téhéran. Avec Le Miroir, nous ne quittons jamais les artères bruyantes et encombrées de la capitale, où passer d’un trottoir à son opposé relève du défi pour une petite fille pugnace, tentant de retrouver son chemin. Les rencontres faites par Mina servent de prétextes, sur le ton léger de la comédie, à dresser l’état des lieux. Le constat est d’évidence accablant : dans les bus, les femmes n’ont pas droit de monter à l’avant et sont ainsi cantonnées sur les sièges arrière ; les agents de police imposent leur autorité aux carrefours et les contrevenants perdent des heures à parlementer et à marchander la restitution de leurs papiers. Vu de la hauteur d’une gamine débrouillarde, poursuivant sans relâche son objectif, cela pourrait n’être qu’un joyeux et tonitruant foutoir. Mais on comprend que le parcours semé d’embûches de Mina, qui va même jusqu’à être stoppé pour mieux redémarrer, permettant du coup à Panahi de mettre à profit toutes les ressources de la technique – en désynchronisant le son et l’image – est au final la métaphore de la société iranienne contemporaine, peinant à avancer mais avançant quand même. La merveilleuse fable du Miroir, brisé puis recollé sous nos yeux ébahis, après quatre années de difficultés pour son réalisateur, atteste pourtant du talent créatif de celui-ci, remplaçant l’absence d’autorisation et de moyens par une invention débordante et jubilatoire, nous conduisant de manière ludique et sans le moindre artifice à entrer de plain-pied dans la vie quotidienne des habitants de Téhéran.
Ajoutée le 28 déc. 2011 à 22h05 Signaler un abus
78 abonnés | Lire ses 478 critiques |
L'ENFER ordinaire à Téhéran, dans un effet de mise en abyme qui cause un certain vertige. 3,5/5 en soutien au cinéaste, emprisonné par son pays. Ce film, qui ressemble à un essai non finito, faussement raté, offre une immersion urbaine réaliste à travers les errements inquiets d'une fillette que sa mère n'est pas venue chercher à la sortie de l'école, et qui tente bon gré mal gré de rentrer chez elle, sans bien y parvenir, à travers une circulation automobile chaotique. C'est l'enfer des transports: sur un bon nombre de plans, on peut compter l'apparition de 20 à 60 véhicules par minute à l'écran! Il y a ce petit vieux qui ne parvient jamais à traverser le boulevard malgré un passage piéton et qui, plongé dans l'absurde, refait toujours le même chemin. Bref, Jafar Panahi signifie par là que la voie est bouchée, que son pays a choisi l'impasse; qu'on cherche à faire de la femme un cafard noir qui s'écrase docilement; que les disparitions non expliquées restent monnaie courante. Vers le milieu du film, la petite fille et sa voix sur-aigüe imprime un virage de manière inattendue, qui amène le cinéaste à continuer à la suivre dans la rue par micro HF interposé: or c'est la même chose, avec une dimension soi-disant plus réaliste. On sort en quelque sorte de la fiction: celle-ci se trouve dénoncée (on perd le factice de la mise en scène, on révèle la vérité, on subit des coupes de son...), pour se rendre compte non seulement que la réalité n'est pas si éloignée de la fiction première, mais aussi que de la fiction a sans doute été réinjectée (on a par exemple le discours sexiste-patriarcal du chauffeur de taxi ou le dialogue avec le policier du quartier). Quoiqu'il en soit, Panahi exprime à nouveau, dans la veine de LE CERCLE (d'une austérité terrible), à travers ce tournoiement désorientant, la métaphore d'un pays où même à l'air libre, on se sent emprisonné, sans but, secrètement menacé, incapable de se retrouver, sans information fiable et soumis à un sexisme trop officialisé pour qu'on puisse s'en révolter. Sous des apparences banales, Le Miroir entraîne le spectateur dans l'image reflétée d'une réalité oppressive.
Ajoutée le 27 déc. 2011 à 17h21 Signaler un abus
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quelle bonne surprise avec ce nouveau film de Jafar Panahi ( qui tourne dans la clandestinité avec deux équipes de tournage, l'une fausse qui sert de leurre ) . une mise en abyme excellente , un décadrage original , inventif, drôle ou une petite fille mène finalement tout le monde par le bout du voile ... a voir sans tarder !non mais.
Ajoutée le 27 déc. 2011 à 14h14 Signaler un abus
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Un mélange entre fiction et réalité au coeur de l'Iran, on prend plaisir à suivre le périble de la jeune actrice, filmé par le talentueux Jafar Panahi
Ajoutée le 14 juin 2011 à 15h47 Signaler un abus
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Filmé en en quasi temps réel les errements de cette jeune fille dans l'Iran d'aujourd'hui m'ont réellement passionné durant la moitié du film, suivre cette fille qui tente de rentrer chez elle. Elle est loin des stéréotypes, elle est pas très jolie, plutôt chiante, une voix insupportable, mais on a envie de la suivre, de savoir ce qui va se passe, comment elle va faire. Et le film montre cet Iran, c'est vraiment très bon, ensuite le réalisateur va insérer une sorte de making off en plein milieu de son film, je ne sais pas si ça a été écrit ou pas, ou si c'est une simple envie de mélanger soudaine fiction et réalité. à partir de là j'avoue avoir un peu déconnecté, ce réalisme qui m'intéressait a cédé la place à quelque chose d'autre, pas que ça soit mauvais, mais disons que si je trouve ça intéressant sur le papier de faire ça, il n'en a pas été de même devant la caméra. Sinon ça reste un film à voir, une curiosité et un petit bol d'air frais du moins dans sa première partie.
Ajoutée le 27 mars 2011 à 00h48 Signaler un abus
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Panahi est un réalisateur méritant plein de verve et de talent. Ses récents hors jeu, sang et or ou le cercle en ont fait un cinéaste accompli dans l'art d'amener les choses simples à se réaliser dans le context tourmenté d'une socièté toujours en futuration. L'observation de l'iran est de la teneur cinématographique forte que les films urbains de panahi révèle, relève au fond d'une esthètique de l'incongru voir de l'absurde. Le miroir est une critique toujours plus subtile des orientations politiques d'une iran balbutiante. Une petite fille est abandonnée et cherche à rejoindre son domicile par divers moyens. Au delà de la métaphore evidente sur l'errance de son pays, Panahi trouve un equilibre ludique en passant de la partie fiction à la partie documentaire et soumet cette petite fille à une double identitée, à la fois personnage abandonnée, puis personnage en fuite, suivie à son insu par une caméra qui la suit sans temps mort (faisant même semblan de la perdre ) dans une dérive ou le suspens nait d'un chaos quasi constant. La tenue narrative et esthètique du film est magistrale , il n'empêche que les idées n'abondent guère sous ce deferlement plus ou moins improvisé (c en tout cas saisissant) de rencontres et de détours. L'idée incroyable parvient à s'essoufler au dernier tiers ne retenant que difficilement l'attention. En comparaison du reste plus dramatique de sa filmo, ce miroir semble moins passionnant bien que toujours plus profond que la majorité des films en lice (surtout sur l'enfance). C que pahani livre une oeuvre plus improvisé quoique toujours surprenante, et qu'il ne cache pas avec cette histoire d'enfant, sa profonde désillussion d'un monde malheureux et fermé.
Ajoutée le 03 mars 2008 à 14h50 Signaler un abus
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