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Alain69
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4,0
Publiée le 31 octobre 2012
Si Coup de torchon ou Que la fête commence sont des symphonies en ton majeur, Une semaine de vacances est une fugue en ton mineur. Finesse de la réalisation pour coller à l'âme de Laurence Cuers. Finesse de l'utilisation des décors urbains de Lyon dans la brume hivernale - rarement un cinéaste aura bénéficié du sublime d'un tel décor et su l'utiliser aussi délicatement. Délicatesse du jeu de Nathalie Baye et de Michel Galabru, tous deux au sommet de leur art.
Le blues, les doutes et la dépression d’une jeune prof de français (Nathalie Baye) au début des années 80. Morosité et grisaille, Tavernier capte bien l’air du temps de ce début de décennie qui voit la fin des utopies. Hélas tout cela est loin d’être palpitant, « Entre les murs » à côté c’est du Michael Bay.
Un film avec des flashbacks qui ne sont jamais annoncés comme tel et qui nous oblige à être attentifs peut-être pour compenser la lenteur. Les femmes sont plus matures et plus cultivées que les hommes et se cherchent, les hommes Lanvin et Galabru en tête malgré leurs airs "couillons" nous livrent des réflexions assez profondes. Du Tavernier, du bon Tavernier. Le Lyon du début des années 80 en bonus.
Bertrand Tavernier rend un hommage au métier d'enseignant.. Et c'est principalement ce que l'on en retiendra. C'est au travers du portrait de la jeune professeur d'école primaire jouée par Nathalie Baye que le réalisateur démontre les angoisses et les frustrations permanentes ressenties par cette femme , résultats sentimentaux des rapports conflictuels prof-élèves et l'attitude insouciante des bambins. Le mal être et les doutes de la jeune femme représentent le malaise refoulé éventuel que peut procurer ce métier auquel Tavernier définit de combat épuisant demandant un engagement total personnel. Malgré la gravité évidente du sujet, le traitement ennuyeux et à la vue de beaucoup de scènes linéaires, "Une semaine de vacances" ne sera malheureusement qu'un film aussitôt vu , aussitôt oublié car un lassement trop lourd se fait ressentir.
Un film typique des années 70's, sur la vie ordinnaire des gens. Rien de bien particulier , une prof qui doute, qui se cherche. Il ne se passe pas grand chose , on s'ennuie. C'est du pseudo naturalisme. La deuxième partie est un peu meilleure avec l'apparition de Galabru et Noiret qui emballe un peu le film. Mais qu'est ce que le personnage de Nathalie Baye est exaspérant..On s'ennuie quand même beaucoup.
L'attrait du film repose avant tout par le fait d'être tourne intégralement a Lyon. Bertrand Tavernier ne s'éloigne guère des quartiers bourgeois le long des quais du rhone ou de la Saône rendant peu crédible la vie de cette jeune professeur. Heureusement le jeu subtil des acteurs donne un peu d'intérêt a cette histoire.
J'avais vu ce film lors de sa projection en salle et j'avais bien aimé son rythme lent, contemplatif. Je viens de le revoir à la télévision, et je n'ai pas changé d'avis. Pour avoir exercé le métier de la touchante Laurence (Nathalie Baye) , j'apprécie aussi la description du milieu enseignant de l'époque, dont les conditions d'exercice n'ont fait que se dégrader depuis. La relation enseignants-élèves-parents est autrement plus crédible que celle des "Noces Blanches".
De toute manière, il ne faut pas chercher de l'action dans les films plutôt intimistes de Tavernier.
Un film simple et bien joué pour Nathalie Baye. Aussi la ville de Lyon apparaît très belle et donne envie de la parcourir. Le film c'est lent c'est vrai et il y a un façon de raconter une histoire que n'est pas le d'habitude mais c'est ça que fait le charme du film.
qui peut me dire quel morceau d'opéra Nathalie Baye et Gérard Lanvin écoutent -ils à un moment du film, alongés sur leur lit? A part ça, film intéressant, qui nous replonge au début des années 80, les préoccupations n'étaient pas tout à fait les mêmes
Typiquement le genre de films français du début des années 80 où il ne se passe strictement rien. Le scénario est vide, et par conséquent, rien ne se passe à l'écran. Le personnage de Nathalie Baye est absolument inintéressant, et le spectateur se fiche royalement de ses états d'âme. Comme le film est bigrement ennuyeux, sans doute Tavernier s'est cru obligé d'inviter Galabru et Noiret pour mettre un peu plus de vigueur ; comme ça ne devait pas suffire, on rajoute un peu d'Eddy Mitchell pour réveiller l'audience. Un mauvais Tavernier.
Au préambule, une enseignante qui prend une semaine de vacance alors que les profs ont trois mois de vacances par année, ça fait plutôt rire. Un film de Bertrand Tavernier de 1980, en compagnie d’immenses acteurs français. Une petite satyre de la vie ordinaire.
Je partage à 100 % la critique d'Akamaru. Seul intérêt du film : la ville de Lyon magnifiquement filmée et la scène dans le bouchon avec Philippe Noiret & Michel Galabru. Une mention spéciale aux cigarettes fumées par Nathalie Baye tout au long du film.
Ce film ancré dans le réalisme de 1980 ne présente que peu d'intérêt,et ce en dépit de toute la passion que met Bertrand Tavernier dans la balançe.Une jeune enseignante prend "une semaine de vacances" pour faire le point sur sa relation à son métier,et pour se remttre en question.D'une trivialité peu engageante,cette chronique de l'ordinaire permet à Nathalie Baye de dévoiler un jeu tout en finesse,en non-dits,mais son personnage est trop distant et fuyant pour créer l'empathie.Il y a quand même 2 belles choses dans le film,ciblant tout à fait l'amour que porte Tavernier au cinéma.A ses acteurs,tout d'abord en conviant Phllippe Noiret à une apparition clin d'oeil et pleine de clairvoyance,en donnant un rôle complet au truculent Michel Galabru,pour reformer le duo gagnant du "Juge et l'Assassin".A sa manière documentariste de filmer également.La ville de Lyon a rarement été aussi bien mise en valeur,entre les quais du Rhône,les rues intérieures et la lumière rasante de l'hiver.Au niveau du contenu,par contre,il s'agit d'une parenthèse pour rendre hommage au métier de l'enseignant,qu'il admire.La quête de Baye est opaque,et le manque d'enjeux crée l'ennui.Sans scénario rigoureux,point de salut.
Un très bon petit film de Tavernier illuminé par la grâce de Nathalie Baye et par la justesse de ton de son réalisateur. Les images plutôt soignées sont remarquables, montrant Lyon comme peu l'ont fait auparavant. A souligner enfin l'interprétation magistrale de Galabru, plus juste et plus humain que jamais. Tavernier aime la vie, toute la vie, et c'est bien ce qui fait là son charme.