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Avec ce troisième long-métrage, Luchino Visconti dénonce la cruauté du milieu du cinéma tout en dressant le portrait d'une Italie dévastée par l'après-guerre. Porté par la fantastique et intense interprétation d'Anna Magnani, Bellissima demeure pourtant un film méconnu du réalisateur de Mort à Venise, peut-être parce-qu'il n'est pas le véritable instigateur de ce projet. Pourtant, Luchino Visconti transcende cette oeuvre de commande initiée par le scénariste et écrivain Cesare Zavattini. Le personnage féminin principal est sans aucun doute l'un voire le plus beau de toute l'histoire du néoréalisme italien. Le spectateur rit et pleure avec cette mère bien décidée à offrir à sa fille un avenir confortable, cette femme faussement naïve dont certains tentent d'abuser de sa crédulité, du début du film tout en légèreté jusqu'à l'éprouvante (Spoiler :la scène humiliante du casting) et bouleversante dernière partie. Avec cette étude de l'exploitation et de la déchéance des êtres mise en scène de manière sobre, on aura rarement vu une critique aussi virulente de l'industrie du 7ème art dans le cinéma italien.
Ajoutée le 09 mars 2012 à 15h05 Signaler un abus
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