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Mafoipourquoipas
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2,0
Publiée le 6 octobre 2018
2 étoiles - Que la fête commence
Film décevant, mais qui se regarde. Le scénario et le jeu des acteurs manquent de crédibilité. Certes, le tableau est "allègre" et "plein de verve" - c'est ce qui sauve le film ; mais la mise en scène est plate, vieillotte et l'histoire racontée est confuse. Il aurait fallu plus d'audace et une mise en scène des personnages mieux construite. C'est dommage, car ce film avait un atout de taille pour faire un grand film : de très bons acteurs.
Ce qu'il y a de fabuleux avec ce film c'est que Tavernier s'attaque à une période peu connue de l'Histoire de France, entre le décès de Louis XIV et le règle effectif de Louis XV : la régence assurée par le Duc d'Orléans. Et je dois dire que j'ai trouvé ça jubilatoire. En effet, Tavernier, on le sait, adore lorsque ses films historiques fourmillent de détails qui sont vrais et donc il ne se prive pas. Ici on saura tous des mœurs de l'époque. Il ne nous épargne rien des intrigues politiques, mais surtout il réunit trois excellents acteurs : Noiret, Marielle et Rochefort et c'est un régal.
On est donc pris dans un vaste complot afin de mettre le roi d'Espagne sur le trône de France (descendant de Louis XIV, mais ayant renoncé au trône de France à cause de l'odieux traité d'Utrecht), mais qui vise surtout à permettre l’indépendance de la Bretagne. On voit que tous les protagonistes ont quelque chose à gagner, des intérêts contradictoires et qu'ils ne sont pas réellement animés par l'intérêt de la France... tout au mieux par leur intérêt personnel lorsque ce n'est pas pour le seul intérêt de leur bas ventre. Si je ne m'abuse on suggère même des relations sexuelles entre le régent et sa défunte fille. Gai...
Le libertinage, les maisons closes, c'est ça le quotidien que nous dépeint Tavernier de l'époque de la régence. Finalement la révolte de Marielle pour la République de Bretagne ne semble pas si vaine... même si désordonnée, brouillonne et surtout isolée.
Il reste qu'en abondant de détails Tavernier arrive à donner un véritable corps à son film, à ses intrigues politiques et à faire un film à la fois drôle à cause des mœurs des dirigeants, mais aussi annonciateurs de la Révolution Française qui interviendrait pourtant plusieurs décennies plus tard. Le ras le bol du peuple ne sortait pas de nulle part. Ce qui donne d'ailleurs à cette fin à la fois un côté inachevé, pas aussi profondément beau puisque c'est la première (et la dernière fois) que l'on s'attarde sur le peuple et que c'est lui a le dernier mot.
Mine de rien, derrière le film sur les mœurs douteuses de la noblesse, on a quand même un film politique.
Il faut également noter la présence des beaux yeux de Christine Pascal et de la musique composée par le régent lui-même ! Si ce n'est pas fabuleux, si ce n'est pas un soin accordé au détail dont seul Tavernier pouvait faire preuve ?
Des dialogues flamboyants, des personnages truculents, des acteurs au sommet de leur art, une réalisation d'une justesse parfaite avec une Christine pascal excellente.
Où comment les prémices de la révolution se sont fait sentir selon Bertrand Tavernier... Cette bacchanale réunit l'un des plus brillants castings de l'époque, empilant de grands numéros d 'acteurs appuyés sur un texte très travaillé qui a quand même pas mal vieilli. Si, côté mise en scène, le réalisateur livre un très bon travail avec ses mouvements de caméra très dynamiques, le scénario peine un peu à maintenir l'intérêt, certains axes choisis tournant assez vite à vide, la surenchère verbale (notamment chez Marielle) n'arrangeant rien. L'humour du film n'est plus forcément de saison mais ça se suit sans problème, le film en disant aussi beaucoup sur l'époque de sa réalisation (les années 70 et ces films français où la nudité foisonnait).
Revu récemment, ce film que je gardais en mémoire comme un des chefs d’œuvre d’un grand réalisateur m’est apparu comme une farce d’un goût discutable en découvrant DSK sous le masque du Régent et Dodo la Saumure sous celui du Cardinal Dubois. Quel coup de vieux a pris la posture de l’époque ! De la libération sexuelle à la révolte bretonne, il ne reste des années 70, vues avec les lunettes d’aujourd’hui, qu’un libertinage lourdingue et un Marquis de Pontcallec pitoyable dont la complainte chantée par Gilles Servat est vidée de son émotion. Quant à ces pathétiques courtisanes en petite tenue, ne feraient-elles pas mieux d’aller se rhabiller et de balancer leur porc au lieu ramper sous la table au moment du dessert ? La magie a disparu et il ne nous reste que ce film d’un autre temps qui pourrait aussi bien s’appeler « que la partouze commence ! » Il reste à voir ou revoir pour comprendre (un peu) combien le vent a tourné en une quarantaine d’années.
Quel doux plaisir de retrouver ce trio truculent de verve, de bons mots et d'une délicieuse désinvolture. C'est à ce genre de comédie réjouissante qu'on se surprend à penser : qui dans la jeune génération sera capable de porter le flambeau allumé par Rochefort, Marielle et Noiret. La gent féminine n'est pas en reste dans cette comédie licencieuse et nous charme de ses représentantes joliment déshabillées. B Tavernier nous rappelle l'histoire de France avec un h minuscule mais avec une maestria exquise !
Casting de rêve, avec en sucrerie, Michel Blanc, Thierry Lhermite, Christian Clavier en figurants. Beaux costumes, de l'esprit dans les dialogues et l'intrigue, mais... Un étalage inutile et dérangeant erotico/scatologique. D'accord l'abbé et le régent font les porcs à la nuit tombée. Mais ils sont subtiles et doivent rester discret. La subtilité et la discrétion n'est pas l'apanage de ce film pour les orgies..
Splendide film historique surement le meilleur de Tavernier. Réflexions sur le pouvoir et la mort. Certaines scènes sont inoubliables. Marielle incroyable et Noiret et Rochefort dans le rôle de Dubois c grand homme politique de la période de la Régence.
L'histoire est un peu confuse, la rébellion bretonne est toujours attendue, les scènes érotiques et de débauches vieillissent mal, l'humour est présent mais fade. Demeurent les grands noms du cinéma français et leurs voix sonores au verbe impeccable ! Les scènes sont tout dignes de coulisses de théâtre, la présence du "Splendid" est totalement figurative. Curieux final !
1719, Louis XV a 5 ans et la régence est assurée par Philippe d’Orléans épaulé par l’abbé Dubois comme ministre. Un petit régent accompagné par un ministre sans envergure ; dans cette transition royale, on sent bien les prémices de 1789. Soupers libertins, marivaudages décomplexés, Eglise autocentrée tenant les cordons de la bourse ; le cocktail explosif est en place, la fin de règne est proche. L’image phare du film est celle d’une poignée de paysan mettant le feu au carrosse du Régent malgré le dédommagement du préjudice qui leur est fait… la coupe est pleine. Tavernier dans son second film met tout son talent de metteur en scène dans des mouvements de caméras amples qu’il maitrise déjà à merveille. Les dialogues sont ciselés, mais Leconte dans « Ridicule » saisira encore plus finement la dégénérescence de cette noblesse. Là, Tavernier parodie, divertie lorgnant presque du côté de la farce et dessert son propos. Par contre il s’appuie sur un trio d’acteur de très haut vol : Noiret / Rochefort / Marielle… même si ce dernier a tendance à renforcer le côté farce du film. 4 Césars… comme « Ridicule »… quel heureux hasard ! mon blog: tout-un-cinema.blogspot.com
Malgré une grande performance de Philippe Noiret ce film historique est loin d'être le meilleur de Tavernier. La faute à des personnages pas tous attachants et à une histoire parfois confuse.
Gand film « à costumes », bouillonnant autant par ses personnages ou truculents ou ignobles ou désabusés, voire les trois ensemble, que par les situations. Mais un film historiquement étayé, riche en intrigues, interprété par une kyrielle d’acteurs incomparables et annonçant avec lucidité et verve la révolution qui allait se manifester 70 ans plus tard. Bertrand Tavernier met en scène une société au bord du chaos avec une modernité surprenante. Il commençait déjà à nous enchanter.
une bonne caricature de cette époque... ce film a vieilli , mais reste bon . Le jeu de certains acteurs est toutefois excessif . La mise en scène elle est aussi un peu datée
Que la fête commence est plutôt un film signé Bertrand Tavernier. Philippe Noiret, Jean Rocherfort et Jean-Pierre Marielle sont tous les trois très bons. Le film montre un visage satirique de la période de la Régence à travers les déboires sexuels des personnages principaux. L'histoire se tient. On rit pas mal. C'est un bon petit film à regarder.
Sur fond de véritables faits historiques, Bertrand Tavernier brosse une fascinante peinture de la régence avant l'accession au trône de Louis XV. Une reconstitution impressionnante de costumes et de décors, des intrigues politiques et conspirationnistes faciles à suivre dans une ambiance de débauche, d'orgies et de luxure. Une mise en scène grandiose, une oeuvre superbe, avec un casting qui réunit ces monstres sacrés du cinéma français que sont Jean-Pierre Marielle, Jean Rochefort et Philippe Noiret, tous les trois absolument fantastiques, secondés par des acteurs encore quasi inconnus à l'époque comme Jugnot, Lhermitte, Michel Blanc. Un chef d'oeuvre qui en impose par son opulente richesse.