624 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
83 critiques spectateurs
5
13 critiques
4
18 critiques
3
13 critiques
2
14 critiques
1
16 critiques
0
9 critiques
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
Un visiteur
4,0
Publiée le 2 novembre 2013
Au premier coup, ce film donne une impression de folie, qui même après 53 ans demeure encore. A force de regarder ce film on se rend vite compte du génie de Malle par les anecdotes aux maîtres du cinéma, par le jeux des figurants, des jeux de mots, des jeux de caméras et de la critique sur la modernité, cette angle de vue novateur sur Paris. Malle rend un film qu'on peut facilement qualifier d'EXPERIMENTAL, c'est surement à cause de cela que le film à fait un bide total en 1960. Cependant Chaplin a qualifié le film de chef d'oeuvre donc il faut voir et re-voir Zazie dans le métro sans modération !
Louis Malle (dont c'est le premier film en couleurs) a voulu jouer avec les images comme Queneau a joué avec les mots, en retrouvant la même fantaisie, la même mécanique burlesque. Pari casse-gueule, mais pari assez réussi. Et surtout Paris libéré... Car c'est un vent de folie qui souffle sur la ville. Couleurs vives, images accélérées, coupes étonnantes, ralentis amusants... C'est une sorte de cartoon. On s'en réjouit dans la première partie du film : les effets de style se marient bien avec la liberté de ton et le langage vert de la mouflette qui dit "mon cul" à tout bout de champ et souhaite devenir instit' pour faire chier les mômes ou astronaute pour faire chier les Martiens... On retrouve avec plaisir la verve de Queneau. Mais emporté par son élan, Louis Malle pousse le délire visuel un peu loin, jusqu'à l'overdose. De cette folle aventure, qui prend la forme d'un roman d'apprentissage délirant, le personnage joué avec espièglerie par Catherine Demongeot sort "vieilli". Le film l'est peut-être aussi aujourd'hui. Nous, on en sort étourdis mais amusés.
Un très bon film de Louis Malle où se côtoie le génie d'acteur de Philippe Noiret et une réalisation burlesque. En effet, ce film est certainement un des meilleurs Louis Malle en terme de réalisation avec des successions de toutes sortes de plans, des trucages, des arrêts sur images, des accélérés... Zazie dans le métro est un régal pour les cinéphiles et aurait certainement fait beaucoup rire George Méliès. A cette réalisation s'ajoute également un dialogue des plus renversant. Les acteurs, notamment Philippe Noiret, insistent, haussent, baissent le ton, s'insultent, se querellent, et s'embrassent, comme au théâtre, à travers un Paris revisité et surréaliste. Le film fait honneur au livre et à la son auteur. Malheureusement, avec ses petits jeux, ses chamailleries, Zazie pourra vous lasser et la fin du film aura peut-être le don de vous décevoir mais dans l'ensemble le film est une grande réussite.
ps: spoiler: Le passage où Zazie est dans le métro est digne d'un Truffaut.
Ce film est juste fou, Catherine Demongeot et Philippe Noiret sont géniaux, et surtout, biglove<3 pour les plans qui sont totalement dingues ! Un film à voir !
Le film reste fidèle au livre. Certes, mais il n'en est pas moins ennuyant ! Les acteurs sont pas tous très bons ( j'ai adoré La veuve Mouaque qui surjouait très bien ). Mais sinon... Beaucoup trop long et niais, beaucoup trop irréel et beaucoup trop... Décevant. 0.5/5.
Je l'ai vu en classe et franchement le livre est bien et les personnages rigolos. Mais pour moi ce n'est juste pas un film. Il n'y a pas d'histoire, les intrigues n'ont ni queue ni tête. En livre ça passe mais pas en film. Et je connais les raisons qui ont poussé Malle à faire ça mais personnellement il m'est impossible d'apprécier. Après chacun ses impressions.
Par où commencer... Ce film est tellement fou et extravagant, il explose tellement dans tous les sens scénaristiquement et visuellement que j'ai du mal à trouver les mots pour le décrire. Je débuterai alors par quelques petites (et dispensables) reproches : oui «Zazie Dans Le Métro» a quelque peu vieilli, oui il est quelque peu inégal. Voilà c'est dit, et soulignons l'usage du mot « peu ». Car pour tout le reste il s'agit d'un film totalement jubilatoire, condensant tous les genres comiques : burlesque, satirique, absurde, jeux de mots, quiproquos,... de Charlie Chaplin à Tex Avery en passant évidemment par Raymond Queneau et son humour si particulier. Un exemple : dès le début Queneau se moque de nous puisque comme Zazie, nous ne verrons rien du métro ou si peu, malgré ce que laissait entendre le titre de l'oeuvre... L'irrévérence et la délicieuse absurdité du long métrage doivent bien entendu beaucoup à l'écrivain français. Mais Louis Malle apporte une touche supplémentaire en jouant littéralement avec l'image : faux raccords, répétitions, accélérés et ralentis, cadrages audacieux,... il s'amuse comme un petit fou et nous fait partager son enthousisme avec son aisance formelle cartoonesque. Il faut dire qu'il est aidé dans sa tâche par la petite Catherine Demongeot, irrésistible quand elle jure comme un charretier ou lorsqu'elle pose ses questions naïves (« il est homossessuel? »). Bref un film unique, vraiment déjanté et réjouissant, virtuose et insolent. Un régal! [3/4] http://artetpoiesis.blogspot.fr/
Adaptation du roman de Queneau agréable dont la verve est bien respectée. Dans un style enfantin et excentrique, le récit est vif et sans temps mort (effets accentués par des séquences en images accélérées). Des dialogues pittoresques ainsi que les personnages et les dernières minutes sont carrément burlesques.
Adapté du roman éponyme de Raymond Queneau (paru en 1959), si Louis Malle séduit dans un premier temps (à savoir le premier quart d’heure), très vite, celui-ci fini par décevoir au point d’en devenir lassant. Sa comédie absurde est éreintante, du haut de ses 90 minutes, à trop vouloir en faire, Louis Malle fini par y réaliser une œuvre ingérable et indigeste, lorgnant vert le cartoon et le burlesque, si Catherine Demongeot s’avère attachante et amusante (dans le rôle de Zazie, à la fois adorable et au combien déstabilisante par tant de maturité), Philippe Noiret de son côté à le dont d’agacer sur la longueur.
franche reussite de l'adaptation du roman de R Queneau par L Malle qui nous emmène dans les périgrinations de Zazie et de son oncle P Noiret est superbe et C Demongeot est géniale dans le rôle de la trublionne Zazie Petite perle
Imaginatif comme l'est l'écriture de Queneau, un film coloré et animé, avec des scènes assez surréalistes. J'ai eu un peu de mal avec le jeu des acteurs, l'impression que la prise de son n'a pas été immédiate et qu'il y a un doublage et un décalage. Quelques scènes restent quand même mémorable : le cabaret, le restaurant, la course poursuite de Zazie et son bluejeans ou celle entre la voiture et le bus.
Joyeux fourre-tout, assurément étonnant, parfois drôle, mais finalement lassant. Certes, Zazie sème une zizanie à la hauteur du jeu d'actrice de son interprète, et Louis Malle fait part d'une grande créativité visuelle, mais en l’absence de scénario cette histoire n’a pas d’accroche narrative. En résulte une succession d’images à forts intérêts esthétique et historique. En effet, « Zazie dans le métro » version cinéma nous livre un témoignage du Paris des 60’s, au cœur des Trente Glorieuse, où le petit commerce et l’artisanat tient encore une place importante. C’est à peu près tout ce que l’on retiendra de ce film, à coté du jeu de Catherine Demongeot et des travellings ferroviaires.
Louis Malle se fait visiblement plaisir avec cette oeuvre burlesque et totalement décalée, regard caustique sur le monde des adultes vu à travers les yeux d'une enfant espiègle interprétée avec une belle énergie par la toute jeune Catherine Demongeot.