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Nous ne sommes qu’en 1950 et Jean Genet, éternel enfant terrible provocateur et marginal, déjà bien connu de la censure, ose réaliser UN CHANT D’AMOUR. Nul besoin de préciser qu’il s’agit là d’un cas d’une audace sans précédent, et que seul quelqu’un comme Genet en était capable. L’homosexualité est alors fortement réprimée, Genet est contraint de tourner son film dans la clandestinité, sans pour autant en pâtir, puisque celui-ci est soutenu par des personnalités reconnues le considérant beaucoup, telles que Jean Cocteau et Henri Langlois, qui participent ainsi à la réalisation du rêve de Genet de tourner un film. Le voyeurisme, l’exhibitionnisme, le désir et la frustration, ces grands thèmes très personnels auxquels Genet a consacré son œuvre entière, sont sublimement et subtilement mis en scène dans son film, avec poésie, passion et sensualité, sans la moindre concession. Il nous faudra malheureusement attendre 25 ans pour découvrir UN CHANT D’AMOUR en salles, ce film interdit dont la notoriété s’était paradoxalement déjà faite, sous le manteau…
Ajoutée le 21 janv. 2009 à 16h06 Signaler un abus
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