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L'Homme qui rit
note moyenne
3,4
27 notes dont 7 critiques
29% (2 critiques)
57% (4 critiques)
14% (1 critique)
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Votre avis sur L'Homme qui rit ?

7 critiques spectateurs

Yannickcinéphile
Yannickcinéphile

Suivre son activité 203 abonnés Lire ses 4 013 critiques

4,0
Première adaptation du fameux ouvrage de Victor Hugo. Paul Leni signe, comme de coutume pour lui, un film réussi, pas parfait, mais de très belle facture, profitant en particulier d’un excellent travail formel. Visuellement le métrage est en effet très beau. Superbe décors (le final est particulièrement soigné), mise en scène remarquable, avec quelques scènes d’une force rare et une attention particulière portée aux visages et aux regards des protagonistes, et surtout il y a cette ambiance sombre, inquiétante, d’une poésie noire toute romantique. L’Homme qui rit est formellement peu critiquable, et il a cette puissance qui l’a rattaché largement à l’expressionisme. En tout cas, sans savoir s’il relève effectivement de ce courant, on retrouve le soin de Leni pour ses plans, et pour les détails, ce qui, dans un muet, peut jouer énormément dans l’expressivité d’une scène. Le scénario est de qualité, suivant avec une relative fidélité le texte d’Hugo. Il y a quelques longueurs, notamment dans la partie centrale du métrage, et peut-être que Leni aurait pu rendre son ouverture plus sombre, plus marquante. Il faut savoir en effet que tout en suivant le livre, Leni en a retiré pas mal d’aspects sombres, tristes, pour offrir un métrage romantique mais assez sobre du point de vue des émotions exprimées. Cela se voit dans le début, mais surtout dans la fin, bien plus consensuelle que dans le livre, et dans l’ensemble on peine à vraiment sentir le héros souffrir de sa mutilation. Mutilation, qui, disons-le, n’est pas en elle-même spécialement effrayante. Evidemment, il y a des scènes où le héros est humilié pour sa déformation, notamment à la Pairie, mais ça reste un peu consensuel tout de même. Est-ce un refus de misérabilisme facile ? Peut-être, mais le film perd un soupçon en terme de souffle. Niveau casting, c’est convaincant. Une Mary Philbin parfaite dans son rôle de Dea, une Olga Baclanova pas moins efficace et charmante (les deux actrices se ressemblent d’ailleurs beaucoup), et entre elles deux Conrad Veidt. Il est à la hauteur de son rôle, un peu excessif parfois, mais il est vrai que parvenir à rendre des émotions diverses en gardant toujours le sourire, impliqué de surjouer un poil, d’exagérer la gestuelle par exemple. Plus décevant est l’acteur jouant Ursus, Cesare Gravina, qui lui surjoue en effet. Il apparait heureusement peu, c’est préférable au final. Pour le reste de bons interprètes, rien à redire de spécial. Malgré ses quelques lacunes, L’Homme qui rit est un film très soigné, qui mérite le visionnage. Paul Leni est un technicien expérimenté, pas forcément génial, mais indéniablement capable d’offrir de très bons divertissements, et on est ici face à l’un de ces films réussis. Il manque un souffle d’émotion, un souffle de gravité aussi, le parcours du héros ressemblant plus ici à celui d’un conte de fée, que du parcours du combattant. 4
tomPSGcinema
tomPSGcinema

Suivre son activité 125 abonnés Lire ses 3 045 critiques

4,0
Adapter du roman de Victor Hugo, ce film muet m’aura fait passer un super moment de cinéma. Le casting est franchement à la hauteur - notamment en ce qui concerne la remarquable performance de Conrad Veidt dans le rôle principal et celle très émouvante de Mary Philbin dans celle de l’aveugle. Mais ce qui marque aussi les esprits dès le début du film, c’est la mise en scène vraiment très abouti et efficace que l’on doit à Paul Leni, réalisateur l’année précédente du très bon film d’épouvante La Volonté du mort. Ajouter à cela une photographie très belle, des décors particulièrement soignées ainsi qu’une histoire prenante, et on peut donc clairement avouer que l’on se trouve devant un très grand film muet.
judy55
judy55

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5,0
Un chef d'oeuvre! Un très bel hommage au livre de Hugo! Une mise en scène vraiment très belle (ça méritait vraiment cette excellente restauration!) des plans intelligents et une musique vraiment cool! Il faut dire que la performance de Conrad Veidt est tous simplement exceptionnelle! Il est incroyable! C'est vraiment le plus grand point fort du film!
Attigus R. Rosh
Attigus R. Rosh

Suivre son activité 17 abonnés Lire ses 1 672 critiques

3,0
L'homme qui rit est un classique assez sympathique à visionner, même si ce n'est pas celui qui restera le plus longtemps en ma mémoire. Je n'ai pas lu l’œuvre de Victor Hugo dont le film est inspiré, même si on peut imaginer que de certains écarts ont été pris Mais c'est je pense un bon choix d'adaptation, car on retrouve les valeurs humanistes et tolérantes de l'auteur dans le film, tout comme son regard très juste sur le monde qui l'entoure. Gwynplaine est au final assez peu effrayant (le film se veut comme faisant partie des Universal Monster movies). Même si le maquillage est plutôt réussi, j'aurais imaginé quelque chose de plus repoussant. On a juste l'impression de voir quelqu'un au visage crispé. Néanmoins, Conrad Veidt est très convaincant. Ça reste un divertissement qui passe bien.
MickJagger
MickJagger

Suivre son activité 3 abonnés Lire ses 110 critiques

4,0
Issu d'une famille noble victime d'une conspiration, Gwynplaine a été arraché enfant à sa famille et mutilé à vie. Depuis il arbore un visage rieur permanent dont les gens se moquent. Cette anomalie physique est aujourd'hui la raison du succès de "L'Homme qui rit", spectacle forain dans lequel il tient la vedette. Bien qu'aveugle Dea sait voir qui est le vrai Gwynplaine derrière ce sourire car elle a été recueillie par le vieil homme qui dirge la troupe et qui les a élevés ensemble. Film expressionniste muet en noir et blanc de 1928, cette adaption d'un roman de Victor Hugo est résolument moderne. L'accompagnement au piano fut tout simplement exceptionnel. Je ne pensais pas que la musique parviendrait à compenser aussi bien l'absence de son. De plus le sujet traité est toujours d'actualité : est-on éternellement victime ou peut-on décider de son sort ? "Un roi a fait de moi un monstre, une reine veut faire de moi un Lord mais je ne suis qu'un homme ! " s'écrit le personnage principal devant la chambre des Lords lorsque la reine veut le réintégrer à son véritable rang. Quelque soit notre origine il convient de se sentir soi-même pour vivre pleinement heureux et en harmonie avec son environnement. La scène où les forains imitent les bruits du public pour cacher à Dea la disparition de Gwynplaine est absolument surréaliste, d'une poésie et d'une tendresse folles. Un classique à voir.
WebEye
WebEye

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4,5
Ouah ! quelle claque que ce film que je découvre quelque semaines à peine après avoir terminé de lire le bouquin. Cette adaptation est vraiment très réussie, ce qui était loin d'être gagné quand on sait que le film est muet alors que le livre est particulièrement verbeux. Les écarts sont souvent bien venus, soit rendant l'ensemble plus crédible, soit évitant quelques longueurs du livre. Mais ce qui m'impressionne le plus, ce sont les acteurs : j'ai vraiment été bluffé par la qualité des interprétations. J'avoue que je n'ai pas vu beaucoup de film muet jusqu'à présent, mais j'était loin de m'attendre à ça : la scène entre Gwynplaine et la "vicieuse" duchesse, ou la performance de Conrad Veidt tordant sont visage face aux Lords sont vraiment le reflet de ce que décrit Victor Hugo. Chapeau bas !
Vladimir.Potsch
Vladimir.Potsch

Suivre son activité 17 abonnés Lire ses 481 critiques

5,0
Il s'agit d'une version cinématographique peu connue d'un roman de Victor Hugo, réalisée par Paul Léni avec Conrad Veidt. J'ai eu la chance de découvrir ce film muet dans d'excellentes conditions, dans une salle de cinéma avec un accompagnement musical. Ce film a été tourné aux Etats Unis mais par une cinéaste allemand émigré. Dans les années 20, le cinéma allemand dominait la production mondiale au niveau de la qualité, avec notamment le courant "Expressioniste" (Metropolis, Le cabinet du docteur Caligari...), et le Kammerspiel, littéralement le "théâtre de chambre", qui compta parmi d'autres oeuvres majeures Le dernier des Hommes (Murnau) ou Loulou (Pabst). L'homme qui rit a des relents expressionistes, tant le roman de Victor Hugo, qui relate la tragique aventure d'un homme au visage déformé en un éternel sourire suite à une punition infligée à son père, se prête bien à un univers inquiétant, qui va du grotesque au pathétique. Mais c'est encore l'interprétation véritablement sidérante de Conrad Veidt, l'acteur qui s'était fait connaître dans le Cabinet du Dr Caligari, qui donne à ce film un caractère exemplaire, une force à la fois romantique et pathétique que peu de films parlants pourront atteindre. Le regard de Conrad Veidt, qui, à lui seul, doit exprimer toutes les émotions du personnage de Gwynplaine, trouve dans le cinéma muet une force inégalée.
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