Dark City est de ces films que l'on vit extrêmement différemment selon qu'on connaît déjà un peu le pitch, qu'on s'attend à quelque chose du genre (comme moi), ou qu'on ne sait pas du tout quelle sorte de film c'est. Les ressorts narratifs et le rythme relèvent plutôt du policier/thriller, et l'intrigue est proprement de la science-fiction, tandis que l'ambiance spoiler: et les nombreux changements que subissent la ville et ses habitants est d'un onirisme cauchemardesque, d'un noctambulisme urbain, pleinement fantastique (et qui m'a fait penser à d'autres films comme ceux de J-P Jeunet ou l'Orphelinat sur certains points). Par moments, l'esthétique devient assez personnelle (je veux dire que l'ensemble audiovisuel me semble s'éloigner des normes américaines de l'époque – plus que dans les films suivants d'Alex Proyas, d'ailleurs), sans pour autant tomber dans une véritable recherche hors des sentiers les plus battus (à mon grand regret). J'ai cru sentir la patte appréciable de Dariusz Wolski (directeur de la photographie).
Au-delà de tout ça, Dark City met en scène des questions philosophiques, vitales : si les choses changent constamment, qu'est-ce qui ne change pas ? Les apparences, ça compte ou non ? Qu'est-ce qui compte d'autre, qu'est-ce qui est important ? Être riche ou pauvre ? Être serein ? Que je me fixe un but personnel ? Mais qu'est-ce qui fait que je suis "moi" ? Si je change, est-ce que je reste le même ? Ne suis-je que ce que je me rappelle ou pense avoir été, avoir déjà ressenti ou vécu, alors qu'il y a tant de choses que j'ai du faire et penser sans m'en rappeler ? Suis-je alors un corps, un cerveau, une âme ? C'est quoi, tout ça ? Et la liste est longue encore ... Dark City n'insiste pas sur les réponses (ce serait un autre genre de film), mais sur la puissance, la force pénétrante de ces questions, en les faisant surgir dans cet environnement science-fiction/fantastique noir assez habile pour commencer à être marquant.
Alex Proyas sait mettre en valeur sa productions design et livre souvent des oeuvre très esthétisante. En effet la mise en scène de ses films est vraiment stylisé a mort et la ou dans The Crow seul la forme était réussis Dark City évite de tomber dans le piège. L'intrigue de base est simplissime, un homme amnésique poursuivit par des étrangers essais de retrouver la mémoire, néanmoins elle se révèle passionnante et beaucoup plus complexe qu'elle n'y parait. Le récit est ponctué de coup de théâtre et de révélation progressive qui permette au spectateurs de rester captiver, Dark City est d'ailleurs très bien rythmé, la narration est fluide et chaque scène s’enchaîne bien, le développement des personnage est classique mais intéressant, en particulier celui campé par Kiether Sutherland, excellent dans la peau du savant fou, seul la performance de Rufus Sewel ma laissé de marbre, manque de présence.
On ne peut qu'être impressionné par la beauté de certaines images, des prises de vues mais surtout d'un talent artistique débordant d'imagination. Certain passages sont un peut "kitch", je comprend qu'on peut ne pas aimer, mais moi qui adore la science-fiction la c'est juste énorme. Pour l'époque les effets spéciaux sont plutôt réussi et c'est vraiment original. Le film est bâti sur un rythme sans temps morts et les informations, l'action et les rebondissements fuse a grande vitesse. Certes doté d'un budget plus que limité on nous sers au final un petit bijoux de science-fiction.
J'ai mis de longues années avant d'enfin pouvoir me laisser tenter et regarder ce film grâce à son prix budget. Je pensais me retrouver face à un vulgaire Matrix-like sans goût et sans idées. Hé bien pas du tout! En réalité l'ambiance est complètement différente, moins techno-centrée, et ensuite l'intrigue plonge le spectateur dans un imbroglio dont il ne comprendra la portée qu'à la toute fin. Bref, Dark City a une identité propre et un scénario fort bien construit et original. Quant au jeu des acteurs, Rufus Sewell en tête, c'est franchement du haut niveau. Peut-être le regarder demande un certain effort à quelques spectateurs justement car le propos peut clairement dérouter, mais si l'on s'accroche alors on découvrira un monde tirant nettement vers le polar. En définitive, ce film fut un vrai plaisir et dont le souvenir m'a marqué de bien nombreux mois ensuite...
Le film regorge autant de qualités que de défauts. La ville est possédée par une ambiance de film noir à l'ancienne absolument délicieuse, si oppressante spoiler: que lorsque les premiers rayons de soleil du film apparaissent durant les dernières minutes on a l'impression de prendre une bouffée d'air à la surface du lac où on se noyait. Les acteurs sont excellents, du héros amnésique et paumé à l'inspecteur désabusé, en passant par l'épouse dépassée. Mais le final, digne d'une série Z, entache la portée "philosophique" du film, de même que les Étrangers eux-mêmes. Ridicules, ils n'ont pas l'air à leur place dans cette atmosphère sombre et sérieuse. D'une manière plus générale, il aurait été souhaitable qu'un voile de mystère couvre plus longtemps cette ville étrange, alors que Proyas n'a de cesse de le soulever dès les premières minutes, avant même de l'avoir vraiment installé ! Enfin, malgré ses défauts impardonnables, le film reste sympathique, sans se hisser au statut de classique de science-fiction, ce que tous ses fans revendiquent avec une ferveur exagérée.
J'aime ce film. Pas grand chose à redire les acteurs jouent très bien, scénario à la wachowmatrix pas mal du tout. Ambiance malsaine et sombre comme on aime, la musique parfaitement choisie. Un bon sf à tout amateur.
Un mélange entre "The Truman Show" et "Matrix", un peu déçu de la fin, préférer se recréer une vie imaginaire au lieu de chercher ses origines, il aurait pu au moins parcourir l'espace a la recherche de sa planète avec les pouvoirs qu'il a ou je sais pas, une fin plus "poussée" quoi.
Excellent !! Le meilleur dans son genre. Jennyfer Connely encore et encore trés belle,Kiefer Suterland trés bon et William Hurt bon en flic. A voir et a revoir
Très bon film de science-fiction au scénario très original et bien foutu. Les acteurs sont super, la patte graphique et la musique sont excellentes. A voir!
Dark City director's cut : Une énorme claque visuelle , transcendant vraiment le genre de la science fiction. Porté par un casting 3 étoiles ( Jennifer Connely , William Hurt , Rufus Sewell ... ) , de la grande S.F. ultra spectaculaire et esthétique , un des chef d’œuvres de la science fiction. De par le thème de la dystopie ainsi que le traitement visuel ce film se rapproche beaucoup du Metropolis de Fritz Lang. On peut parler a mon avis d'un Metropolis 2.0.
Dark city est un très bon film de science fiction à la fois noir et apocalyptique. On est tenu en haleine jusqu'à la fin, le scénario est très complexe, les personnages sont parfaits. Un bon film très réussi