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Les Amants diaboliques
note moyenne
3,7
152 notes dont 26 critiques
12% (3 critiques)
38% (10 critiques)
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Votre avis sur Les Amants diaboliques ?

26 critiques spectateurs

chrischambers86

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3,5Bien
Publiée le 05/11/2009

En 1942, Luchino Visconti transposera le rècit de Cain en Italie, dans une petite auberge lombarde! Pas la meilleure adaptation mais son film "Ossessionne" est devenu un classique des cinèmathèques, car il constitue la première grande oeuvre du nèo-rèalisme italien! il s'inspire très librement du roman de Cain (à l'origine, Visconti avait voulu adapter une oeuvre du romancier italien Giovanni Verga, mais la censure faciste l'en avait empêchè)! "Ossessionne" fit scandale, car il montrait une adultère et le monde de la pauvretè, sujets qui ètaient proscrits dans l'Italie mussolinienne! Contrairement à Cain, le grand rèalisateur italien fait une certaine place à l'analyse des causes morales et sociales des èvènements! En ce qui concerne le rècit lui-même, il apporte quelques modifications: c'est ainsi que le couple des amants qui ont tuè le mari trompè, en maquillant le crime en accident d'automobile, pèriront eux-mêmes dans un accident d'automobile bien rèel cette fois! Brillante interprètation du couple Massimo Girotti-Clara Calamai...

scorsesejunior54

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2,5Moyen
Publiée le 09/12/2006

Première des nombreuses adaptations du roman "le Facteur Sonne Toujours Deux Fois" en 1942 par Luchino Visconti, "Ossessione" pose les bases d'un genre nouveau dans le cinéma Italien et mondial : le néoréalisme. Furieuse description d'un société minée pas le chômage et la misère, il était détesté du régime Mussolinien pour ces valeurs qu'il incarnait en plus de développer explicitement une histoire de meurtre et d'adultère, mêlant sexe et violence... Cette oeuvre est la première d'un très grand metteur en scène que j'admire énormément et qui réalisera par la suite d'inoubliables chefs-d'oeuvres tels que "Il Gattopardo" ou "Rocco e i suoi fratelli". Ici, on retrouve déjà la griffe de cet auteur si particulier, parvenant sans cesse à magnifier le cadre qu'il met en valeur. La sensualité est débordante, au service d'un érotisme suggéré de manière a peine détournée. Il y a cette ambiance si propre à Visconti, cette caméra si grâcieuse parvenant à faire ressortir le charme de ses interprètes et hisse certaines séquences vers les plus hauts cieux. D'une durée de deux heures vingt, "Ossessione" prend le temps d'exposer avec détail et minution les caractères de ses protagonistes, à la fois innocents et d'une incroyable perversité. L'émotion est présente au détriment du supsense. On est dans un drame psychologique se détournant volontairement de l'intrigue policière de départ. Celle-ci n'est toutefois pas entièrement mise de côté et constitue le fil conducteur d'un scénario remarquablement construit. On touche à la perfection. Seul problème, mais de taille : il manque le lyrisme qui transforme de très bons films comme celui-ci en monuments. Le souffle qui devrait consacrer cette oeuvre est régulièrement absent, si bien qu'on a l'impression de voir un ensemble superbe mais parfois creux. Sans tourner à vide (loin de là), il ne parvient pas à transcender tel qu'on l'aurait désiré.

willydemon

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3,0Pas mal
Publiée le 03/12/2010

Un film dit "culte" qui annonce le début du néoréalisme, qui à plutôt mal vieilli , l'histoire manque de vraie construction et même si certains plans sont bien construits il reste les défauts du "premier film".

Maqroll

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3,5Bien
Publiée le 08/09/2010

J’adopte tout à fait le jugement d’André Bazin selon lequel le néo-réalisme italien ne peut commencer qu’avec la Libération. Ossessione (le titre français est stupide et racoleur), tourné en 1943, ne peut donc être qu’un précurseur de ce courant (qui démarrera véritablement avec Rome, ville ouverte de Rossellini). Adaptation et transposition en Italie d’un roman américain de James M. Cain, le film conte l’histoire d’une passion puis d’une destruction par le fait du hasard et du temps qui passe plus que de la destinée ou du désir des protagonistes. Le couple vedette Massimo Girotti - Anna Calami joue sobrement et juste et leurs personnages sont crédibles. Le film comporte toutefois quelques longueurs (défaut récurrent chez Visconti) et a - j’ose le dire - mal vieilli car si son propos est universel, son traitement ne l’est pas. Il est pourtant un témoignage essentiel de cette époque capitale du cinéma mondial et annonce les chefs-d’œuvre à venir du néo-réalisme tels Rome, ville ouverte, déjà cité ou Le Voleur de bicyclette, de Vittorio de Sica.

Flavien Poncet

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4,0Très bien
Publiée le 05/10/2006

"Les amants diaboliques" est un mélodrame atypique à la réalisation innovente. Cette première oeuvre de Visconti souffre malheureusement de quelques problèmes techniques. Le manque de raccords sons et images font parfois rire involontairement. Cependant, l'histoire, si elle pose les bases de l'archétype de l'amour torturé, n'en est pas moins absorbante, belle pour n'être que plus terrible. Visconti par le truchement de cette amour, introduit la cinéma des années 40 dans le réalisme. "Ossession" n'est ni un film de genre ni un film complet d'amour, c'est avant tout une chronique, parfois encore maladroitement menée, qui conte le banal dans l'extraordinaire. Les acteurs ( Clara Calamai et Juan de Landa ) incarnent à la perfection cet amour horrible. Ils sont beaux mais véhiculent par leur regard ou par une simple torsion du faciès la détresse du personnage. Un art du portrait qui fait honneur à Visconti. Pour conclure, nous dirons qu'"Ossessione" est une bien belle introduction au monde de Visconti mais qui perd un peu de sa splendeur par de bêtes défaillances pourtant essentielles. "Les amants diaboliques" sont beaux et bruts.

Cinéphiles 44

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4,5Excellent
Publiée le 23/02/2018

Adaptation d’un roman de l'auteur américain James M. Cain, le chef d’œuvre de Luchino Visconti réalisé en 1942 sort cette année dans une copie restaurée. Un vieil homme vit paisiblement avec sa femme dans un endroit isolé tout en tenant une station-service. Un jour, un beau vagabond s’installe pour quelques jours en échanges de travaux. Mais il ne tarde pas à s’éprendre de la belle Giovanna. Les amants vont mettre ensemble un plan diabolique pour se débarrasser du mari devenu gênant. Après l’assassinat, ils vont faire croire à un accident de voiture, mais les remords s’installent et le destin ne va pas tarder à les rattraper. Premier long-métrage de Visconti qui réalisera plus tard des œuvres telles que Rocco et ses frères, Le Guépard ou encore Mort à Venise, Les Amants Diaboliques n’a failli jamais voir le jour. En effet, les négatifs furent détruits par les nazis durant la Seconde Guerre Mondiale et le film fût interdit par le régime mussolinien. Fort heureusement, le cinéaste avait conservé une copie intacte. Le scénario, très bien écrit, se sert du crime pour raconter une histoire passionnelle et douloureuse. On appréciera également la subtilité des personnages secondaires, comme celle du forain qui semble très fortement attiré par le vagabond. Enfin, le final est déchirant et sort avec poigne des trop prévisibles happy-ends. D'autres critiques sur notre page Facebook : Cinéphiles 44 et notre site cinephiles44.com

Yves G.

Suivre son activité 222 abonnés Lire ses 1 441 critiques

2,0Pas terrible
Publiée le 23/02/2018

Gino Costa, un vagabond, descend d'un camion et pénètre dans une station service dans la plaine du Pô. Elle est tenue par Bragana, un vieux barbon, marié à Giovanna, une femme trop jeune pour lui. Entre Gino et Giovanna, c'est le coup de foudre. Sous prétexte de donner un coup de main à Bragana, Gino se fait embaucher. Mais dès que le mari a le dos tourné, il rejoint sa femme. Les deux amants échafaudent des plans d'évasion. Mais Giovanna renonce à suivre Gino qui rêve de prendre la mer et quitter l'Italie. Finalement, un soir où ils reviennent tous les trois plus soûls que de raison, les deux amants optent pour l'option la plus macabre : se débarrasser de Bragana en maquillant un meurtre en accident de la route. Tandis que la police mène son enquête, Gino et Giovanna sont rongés par la culpabilité. "Les Amants diaboliques" (aussi connu sous son titre original "Ossessione") est un film marquant de l'histoire du cinéma. Selon certains historiens, le tout premier film de Luchino Visconti marque le début du néo-réalisme - même si d'autres le situent quelques années plus tard avec "Rome ville ouverte" (1945), "Le Voleur de bicyclette" (1947) ou "Riz amer" (1949). Les raisons de ces hésitations tiennent au sujet des "Amants diaboliques" qui est inspiré d'un roman noir américain de James M. Cain "Le Facteur sonne toujours deux fois" (1934). Le roman de James M. Cain connut une extraordinaire postérité puisqu'il eut pas moins de quatre adaptations, toutes exceptionnelles. La première en France, avec Michel Simon en 1939 qu'avait vu le jeune Visconti qui y travaillait alors aux côtés de Jean Renoir. La deuxième donc en Italie en 1943, même si le livre n'est pas crédité au générique car la déclaration de guerre entre l'Italie et les États-Unis en décembre 1941 avait empêché la négociation des droits - cette sombre histoire de droits allait interdire la sortie des "Amants" aux États-Unis jusqu'à la mort de James M. Cain en 1977. La troisième aux États-Unis en 1946 avec Lana Turner. Et la dernière dans un remake de 1981 avec Jack Nicholson et Jessica Lange dont une scène avait fait scandale. On la devine dans la version de Visconti lorsque les deux amants se rencontrent dans la cuisine de Giovanna ; on la montre quarante plus tard dans le film de Bob Rafelson où Nicholson et Lange font furieusement l'amour sur la table au milieu de la farine et des œufs écrasés. "Les Amants diaboliques" est un vrai plaisir de cinéphile. Tourné en plein fascisme, ce film qui parle d'érotisme, de meurtre et de misère sociale, étonne par sa liberté de ton. Visconti lui même aurait été étonné de n'avoir pas subi les foudres de la censure. Il aurait dit-on bénéficié de la protection de la propre fille du Duce. La tension érotique entre Clara Calamaï, l'actrice la plus célèbre des années de guerre, et Massimo Girotti est palpable. Les scènes d'extérieur, qui feront la marque du cinéma néo-réaliste, sont exceptionnelles. Alors pourquoi deux étoiles seulement ? Parce que le film s'étire durant deux heures vingt. Une durée interminable pour un sujet qui aurait pu être ramassé en une heure de moins. Je me souviens déjà avoir trouvé les deux films américains bien longs ("Le Facteur" de 1946 dure cent-treize minutes, celui de 1981 cent-vingt). Si la rencontre des deux amants est électrique, le temps qu'ils prennent à décider de tuer le mari cocu, puis à regretter leur acte, est bien long.

weihnachtsmann

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3,0Pas mal
Publiée le 16/07/2017

De diabolique je ne vois que la femme. L'homme lui est une victime consentante qui, à la manière de Don José est pris dans la toile de Carmen. Il y a quand même un problème de rythme car même si l'on est solidaire des doutes du héros, on passe tout notre temps à le voir se morfondre de remords. Le crime est définitivement ancré dans sa tête et l'obsession dont il est question dans le titre original traîne un peu en longueur. Dommage on aurait aimé un drame plus resserré.

jean-paul K.

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2,5Moyen
Publiée le 18/04/2017

Il ne faut pas avoir vu les 2 films de Tay Garnett et Bob Rafelson avant d'avoir vu ce film. Autant les deux autres étaient palpitants, plein d'émotions avec des études de caractères approfondies et des relations entre les personnages fouillées, autant ce film sonne creux. Si les deux acteurs sont bons, ce film manque totalement d'émotion; à aucun moment on ne sent d'amour dans la relation entre les deux personnages; heureusement qu'ils nous le signalent à plusieurs reprises (l'affiche du film est pourtant racoleuse mais n'est pas tirée du film!). On peut être surpris par ce coup de foudre immédiat des personnages, mais là est bien la seule surprise de ce film décousu qui traîne en longueur. La qualité du film n'est pas non plus exceptionnel (mauvais cadrages, surexposition pour les scènes d'extérieur). Il manque aussi de grandes scènes lyriques dont Visconti est pourtant un maître. J'aime vraiment beaucoup Visconti et donc ce film est pour moi une grande déception, même si il a été tourné dans des conditions difficiles.

Ti Nou

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3,0Pas mal
Publiée le 01/05/2015

Un récit d'adultère ne s'affranchissant pas d'un contexte de chômage et de misère : en effet, un dilemme se pose chez le personnage féminin entre le confort matériel offert par un mari qu'elle déteste et les sentiments qu'elle éprouve pour son amant. Un personnage qui devient vite antipathique.

-Wetdog-

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3,5Bien
Publiée le 09/06/2014

Une histoire de trio amoureux et ses aboutissants malheureux et criminels tourné à une époque où les mœurs léger n'étaient pas acceptés... Maintes fois racontée, mais peu de fois aussi bien exprimée à travers l’œil d'une expressionniste en devenir : Visconti. Si le film a près de 75 ans, il n'en demeure captivant et indémodable.

Jipis

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4,0Très bien
Publiée le 05/06/2012

Une braise nommée érotisme et sensualité se consume à l’intérieur de volets clos pendant qu’un mari abject est à la pèche ou à la ville. Un couple formaté par les sens s’adonne au plaisir afin d’oublier la conquête des êtres et des choses par une misère déchaînée. Dans de telles conditions, il ne reste plus qu’une perversité libérée, consommatrices de Baisers volés, de corps caressés des qu’un vieux mari se retourne ou s’éloigne. Giovanna est sensuelle, voluptueuse, facile à cueillir. Gino se la joue par un esthétisme primaire mais efficace en offrant dans l’embrasure des portes une sueur collée sur un linge de corps plus qu’éprouvé. Le processus est simple mais fonctionne à merveille, une adepte du Bovarisme éveillé par des sens toujours en embuscades se donne dans l’espoir d’un ailleurs sentimental non sollicité par un captif de la route. La chair s’affole sans sommations, encense un principe privé de conscience. Les amants se donnent prioritairement en activant de faibles projets d’évasions ne menant nille part. Les corps et les esprits sont sordides, minés par la crasse, les avenirs sont petits véhiculés vers les métiers de rues par le camion happé ou le train sans billet. Les parcours royaux sont introuvables par contre les contraintes existentielles pullulent. Luchino Visconti filme le dénudé avec comme toile de fond la merveilleuse luminosité d’une campagne italienne portant un même nom. La nature est l’homme font un bout de chemin ensemble dans l’histoire par l’intermédiaire de la misère qu’un paysage parfois presque lunairereflète par sa désolation. Le néo réalisme arrive à grandes enjambées en offrant dans cette œuvre sociale misères, érotismes et passions consommant goulûment motivations et déterminations à s’en sortir avec en bout de course une destinée tragique crée uniquement par la dominance d’un remord.

anonyme
Un visiteur
4,0Très bien
Publiée le 23/04/2012

Très belle et tragique histoire d'amour, où sont si bien exprimés la passion, l'intensité des sentiments, mais aussi le remord qui ronge, le dégoût. Les deux acteurs ont une alchimie évidente qui confère au film une grande beauté. La réalisation de Visconti comporte de très beaux plans.

Alexcherbourg

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3,0Pas mal
Publiée le 11/01/2011

Ce film est avant tout un drame sentimental entre un homme et une femme mais il a le mérite d'aborder sans complexe le thème de l'homosexualité ce qui est osé pour l'époque. En revanche, il faut sans doute être bon connaisseur du cinéma des "téléphones blancs" pour, par contraste, appréhender l'engagement social du film. L'histoire nous apparait, de nos jours assez banale. Les acteurs sont plutôt bons, mais la mise en scène est lyrique et traine souvent en longueur. Un film dont le principal intérêt est d'être le premier de Visconti et précurseur du néoréalisme.

ygor parizel

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4,0Très bien
Publiée le 21/12/2010

Adaptation italienne du classique Le Facteur sonne toujours deux fois. Film qui est un des premiers du mouvement néoréaliste italien (qui a marqué l'histoire du cinéma). Malgré, la veine sociale Visconti garde tout de même certains codes du film noir qui normalement est le genre de ce roman. Mise en scène bien maîtrisée et interprétations correctes mais parfois des petites longueurs dans le récit.

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