Porcherie
Note moyenne
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18 critiques spectateurs

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QuelquesFilms.fr

354 abonnés 1 760 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 18 mars 2025
Manger ou être mangé, telle semble être la question posée par les deux histoires parallèles qui forment ce film intrigant et déroutant au possible. C’est l’un des longs-métrages les plus transgressifs de Pier Paolo Pasolini, avec Salò ou les 120 journées de Sodome, mais moins sulfureux visuellement que ce dernier. La transgression est dans l’utilisation de deux thèmes, le cannibalisme (montré furtivement) et la zoophilie (suggérée), et plus largement dans un geste poétique et politique, marqué par un profond dégoût de la société des hommes. Un geste alternant mutisme et logorrhée soûlante, dont le signification laisse perplexe. Condamnation d’un monde dépourvu de sens, ouvert aux pulsions débridées comme à la sauvagerie d’un capitalisme cynique ? Face aux critiques évoquant la confusion du récit et le malaise qu’il génère, Pasolini a répondu : « J’utilise la caméra pour créer une sorte de mosaïque rationnelle qui rende acceptables, claires, affirmatives des histoires aberrantes. » L’auteur, par ailleurs, exaltait « la nature profondément artistique du cinéma, sa force expressive, son pouvoir de donner corps au rêve, c’est-à-dire son caractère essentiellement métaphorique ». Il en est de ce film comme de certains rêves, péniblement abscons.
Pascal
Pascal

255 abonnés 2 427 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 10 mars 2025
Ressortie en salle de cet opus de Pasolini (1969), longtemps resté invisible sur les écrans.

En s'appuyant sur un scénario qui balaye deux époques éloignées ( renaissance et période contemporaine) , Pasolini brosse le portrait d'un monde traversé par l'oppression perverse ou ceux qui s'opposent ou n'adhèrent pas à la doxa autoritaire seront éliminés.

Vision tragique de l'existence humaine, que le cinéaste développera de façon aveuglante et acide dans son dernier film " Salo".

De mon point de vue, " porcherie" ( le titre parle de lui-même) est moins aride et moins obscur que ce que j'avais pu lire.
Lcampa
Lcampa

3 abonnés 60 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 5 mars 2025
Franchement je n'ai rien compris. ça ressemble à du Pasolini c'est bien l'esthétique de Pasolini mais en ce temps-là peu de liberté visiblement pour dire les choses. Ou toujours la peur de dire les choses . Alors on passe par des filtres et encore des filtres et.... je n'ai rien compris. Et cette interdiction -16 ans est ridicule aujourd'hui. C'est tout public. Sûrement pas le meilleur Pasolini.
Marc L.
Marc L.

68 abonnés 1 828 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 3 mai 2018
Compte tenu de l’envergure intellectuelle du personnage, le cinéma de Pasolini est le plus souvent loin d’être évident à aborder aujourd’hui mais de manière plus criante que dans la plus accessible “Trilogie de la vie�, ‘Porcherie’ reste marqué par son austérité absconse et son militantisme intellectualisant. Si certaines des problématiques qu’il exprime résonnent toujours dans l’actualité, ce n’est plus de la même façon et, surtout, elles ne se traduiraient plus dans un langage verbal et cinématographique que plus grand monde n’est aujourd’hui en mesure de saisir sans avoir en mains les clés de compréhension nécessaires. Schématiquement, deux types de séquences coexistent au sein de ‘Porcherie’ : d’un côté, un brigand du Moyen âge égaré dans le désert, prend goût au cannibalisme. De l’autre, de riches industriels allemands manoeuvrent pour absorber l’entreprise de leur rival : l’un compte exploiter le passé nazi de son adversaire mais il ignore que celui-ci dispose d’une arme morale plus destructrice encore. Pour le spadassin médiéval, ces débordements sont le produit d’un monde sans dieu, dominé par la satisfaction des pulsions personnelles ; pour les seconds, d’un monde sans humanisme, sans cause à défendre, dominé par la prédation capitaliste. On peut même y ajouter, pour la seconde partie, le jugement sévère du cinéaste qui ne voit dans le Miracle économique allemand sous les auspices bienveillants du libéralisme économique, qu’une continuation du Reich sous une forme plus policée. Tout au long de sa vie, c’est l’angoisse d’un monde “vide�, ici présent dans l’idée du désert, dont les marchands et les banquiers auraient chassé la pensée, la morale et l’art, qui a tourmenté Pasolini. C’est à ce titre qu’il recourt à la figure métaphorique du porc, dévoreur sans nuances ni morale. La porcherie de l’industriel Klotz, située dans une aile de son immense palais et qui dissimule les amours interdites de son rejeton, en est une autre : sous les dorures et les oeuvres d’art des temps révolus, bientôt, ne subsisteront plus que des porcs. Pasolini attribuait au cinéma un pouvoir énorme : il n’empêche que ce qu’avait à exprimer ce film froid et indigeste, dont l’aura de subversion est aujourd’hui de l’histoire ancienne, m’aurait sans doute plus convaincu si je l’avais lu dans un livre.
Nicolas S
Nicolas S

54 abonnés 667 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 23 juillet 2017
Des dialogues merveilleusement écrits (bien qu'entendus en VF, la VOST n'étant pas disponible sur le DVD), et de superbes plans de la région de l'Etna. Le propos de 'Porcile' a beau échapper en partie à l'entendement - tout au plus, je dirais que Pasolini y interroge le rapport de l'individu à la loi et la morale bourgeoise - il émane du film un mystère, quelque chose d'un peu vague, que j'ai trouvé fascinant.
Cthulhu Mantis
Cthulhu Mantis

38 abonnés 84 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 28 mai 2015
Mon deuxième Pasolini et de ce que j'ai compris un de ces films les plus énigmatique. La singularité de Pasolini de construire ses films est tout aussi marginal de ses contemporains de l'époque du fait que le film alterne entre deux histoires d'une époque différentes, l'un au moyenne âge où un jeune cannibale est poursuivis pour avoir tué et manger son père. Dans cette 1ère histoire il n'y a pas de dialogue ou tout est quasi muet mais la violence existe par la mise en scène avec en fond l'Etna et son environnement désertique.

La deuxième histoire se passe dans l'Allemagne de la fin des années 60 où un fils d'un industriel et ancien néo-nazi (incarné par le lunatique Jean-Pierre Léaud) vie une étrange passion amoureuse pour les porcs avec une ambiguïté et une identité qui se défis. Avec une mise en scène aussi réussi par les décors et aussi théâtral, donc le cynisme et le coté littéraire des dialogues des personnages tout aussi énigmatique.

Il vous faut trouver la signification au risque de passer pour des ânes.

Beaucoup de gens trouveront le cinéma de Pasolini rigoureusement emmerdatoire, plat et lourd.

Il faut le revoir plusieurs fois pour le comprendre et prendre du recul. Aussi passionnant et dérangeant que troublant. Il s'agit d'un film scandale de plus pour Pasolini qui les empiles au fur et à mesure de son incroyable carrière de cinéaste qui hurle envers une société qui le dévore et finira par l'avoir d'une manière macabre. Ce dernier aura été au bout de ces idées dans ses films.
Guillaume182
Guillaume182

148 abonnés 1 194 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 1 décembre 2012
Mon deuxième film de Pasolini.

Je n'avais pas commencé avec le plus facile n'y le plus abordable c'était "Salo".

Celui-ci est assez dure aussi.

C'est très difficile de juger un tel film aussi vite après l'avoir vu.

Il faut prendre du recul, car ce qui est certain c'est que le film fait réfléchir sur l'homme et l'humanité ou le manque d'humanité à travers deux époques différentes.

Pasolini pessimiste, je crois que ça devait être très dure d'être dans sa tête.

Le film est froid, politique, bavard et contemplatif en même temps.

Bref pour le moment je suis assez peu réceptif au message de Pasolini, mais que font ces soldats au sommet d'un volcan? Ce qui est certain c'est que le film m'a dérangé, voir fasciné parfois.
Mr-Orange
Mr-Orange

33 abonnés 64 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 7 novembre 2012
Ca c'est un film de ouf, si il n'y avait pas eu un léger coup de mou au milieu, j'aurais mis 5* direct. Il y a un énorme contraste entre la beauté de la photographie et l'image : si la photographie est magnifique (les plans près du cratère), les images de la vie du jeune cannibale sont sordides. On ne peut pas qualifier le film de beau, en revanche la beauté plastique est à souligner. La mise en scène est déroutante et remarquable. Une oeuvre d'un cynisme marquant, orchestrant un parallèle entre la barbarie du Moyen-Age et la tendance politique instable de l'après (je rajoute un après, ça se passe dans les années 60) -guerre. Jean-Pierre Léaud et toute la troupe d'acteur sont excellents.
il_Ricordo
il_Ricordo

118 abonnés 407 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 22 décembre 2011
Porcile est peut-être le plus étrange de tous les films de Pasolini, ce qui ne serait pas peu dire. Il entremêle deux récits, indépendants apparemment : l'un, muet (ou quasiment), relate la survie cannibale d'un homme perdu dans les monts sulfureux de l'Etna, en plein Moyen Âge. L'autre, qui se situe à l'époque du film, en 1967, raconte l'histoire surprenante d'un jeune homme de l'Allemagne d'après-guerre, incarné par Jean-Pierre Léaud, qui finira dévoré par ces propres porcs. Incongru et bizarre, Porcile est à l'image de la carrière de Pier Paolo Pasolini, fragmenté, anticonformiste et passionné.
Maqroll
Maqroll

203 abonnés 1 123 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 20 novembre 2011
Un film scandale de Pasolini, un de plus après Théorème et avant Salo ou les Cent Vingt Jours de Sodome… Dans le rôle d’un jeune homme à la sexualité pour le moins torturée, Jean-Pierre Léaud est comme un symbole de la Nouvelle Vague française (Godard et Truffaut surtout), à qui il s’agit certainement de rendre hommage. Ce faisant, Pasolini tourne là une histoire politique et de sexe annonçant déjà à plus d’un endroit Salo, notamment au niveau des dignitaires fascistes discourant sans fin dans des salons baroques. La construction du film alterne deux histoires, la seconde mettant en scène Pierre Clementi dans un rôle ahurissant de cannibale assassin maître d’un désert volcanique. Porcherie est un film sur les dangers du pouvoir, sur ses rapports obligés avec le sexe et la mort et sur la dérision de la condition humaine. Même si la mise en scène est toujours d’une inventivité remarquable, je me permettrais de finir en disant que ce n’est sans doute pas le meilleur Pasolini ni le mieux maîtrisé au niveau du propos.
anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 10 août 2010
En effet, très difficile d'accès,
tralala, tralalère.
J.P. Léaud est égal à lui-même.
Du n'importe quoi.
gimliamideselfes

3 435 abonnés 4 013 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 3 août 2010
Cette porcherie est une déception, c'est pour l'heure le seul Pasolini où je n'ai pas réussi à me plonger à fond dans l'histoire (avec peut-être Médée) et je me retrouve avec un film que je ne comprend pas, je ne comprend pas le fond, ce que veut dire Pasolini, pourtant le film semble tout fois assez proche de Théorème que j'adore, il faudra que je le revois, histoire de mieux saisir le message de Pasolini, ses films ne sont pas vain, il faut y réfléchir plusieurs fois avant de pouvoir comprendre la volonté de Pasolini. Sinon on retrouve des passages que je trouve magnifiques sur l'Etna, dans ce décors désertique un homme découvre le cannibalisme, encore une fois j'avoue ne pas avoir forcément saisi le fond de tout ça, mais ces scènes m'ont faites forte impression dans ces décors épouillés rappelant ceux de la fin de Théorème ou même ceux du récent Valhalla Rising (bien que différent). C'est un film à voir tout de même cette porcherie, un film à analyser pour espérer y trouver quelque chose, je trouve dommage également que ce film ne soit pas plus discuté, histoire qu'une analyse du film (et il le mérite) puisse être lu.
chrischambers86

16 171 abonnés 13 133 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 8 octobre 2015
"J'ai tué mon père,j'ai mangé de la chair humaine et je tremble de joie"!Entre satire, fable sociale et brûlot politique,ce film difficile d'accès, avec deux histoires en contrepoint est une oeuvre originale et ironique dans la filmographie de Pier Paolo Pasolini!A ceux qui dénoncent dans "Porcherie" la confusion de l'histoire et le malaise qu'elle provoque (scène de cannibalisme, le jeune homme riche mangé par les porcs...), le cinéaste répond: "J'utilise la caméra pour crèer une sorte de mosaïque rationnelle qui rende acceptables, claires, affirmatives des histoires aberrantes! Une oeuvre inclassable traversée par les magnifiques paysages de l'Etna,ou Pasolini hurle envers une sociètè qui le dèvore...
scorsesejunior54
scorsesejunior54

178 abonnés 694 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 21 janvier 2009
Peu de temps après avoir été acquitté (son précédent film, "Théorème" avait été attaqué en justice pour "obscénité"), Pier Paolo Pasolini choisissait de remettre le couvert avec une nouvelle fable provocatrice dont le titre, "Porcherie", est par ailleurs assez évocateur. De porcs, il est ici constamment question. Que l'on soit dans la lecture au premier degré ou dans les allusions, ceux-ci reviennent sans cesse. Superposition de deux récits séparés d'un millénaire, ce long-métrage développe la thèse (tout à fait recevable) que l'homme n'a jamais vraiment évolué et que d'un cannibalisme primitif moyen-âgeux lié à une exaltation de la violence, il est resté bien des aspects malgré d'indéniables progrès dans des domaines très élargis. Autrement dit, Pasolini cherche par l'humour, le cynisme, la méchanceté et même un peu la poésie à nous tendre un miroir vers les versants les plus sombres de l'humanité, ce qui fait son caractère. Souvent, sa thèse se perd dans de vastes analyses politiques ; passionnantes, celles-ci démontrent que le capitalisme est capable de s'adapter à n'importe quel type de régime, démocratique ou autoritaire et par extension fasciste. Recevable. Ensuite, il laisse sous-entendre que le nazisme serait finalement le système idéal pour les classes dirigeantes dans la mesure où celles-ci pourraient faire ce qu'elles veulent d'une population vidée de son âme, où les travailleurs peuvent être remplacés n'importe comment et n'importe où, de la même manière que des machines... Exagéré. Le plus percutant reste néanmoins le parallèle entrepris entre la barbarie primitive et le national-socialisme bien que l'industrialisation de la mort entreprise par ce dernier lui soit spécifique. Les parallèles deviennent alors bluffants, mêlant terreur et hilarité générale. Techniquement, c'est très propre. Quant à l'interprétation volontairement sur-jouée et décalée de Léaud et sa copine, elle ne laisse pas indifférent. Les prémices de "Salo", la puissance en moins.
stanley
stanley

83 abonnés 769 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 28 août 2012
Porcherie est le prototype du film où le message poético-artistico-social n’est pas facilement perceptible et est noyé sous un flot de discours abscons d’un ennui profond. La partie moderne où Jean Pierre Léaud, dans un de ses pires rôles, cabotine sans arrêt semble avoir été réalisée par un Philippe Clair se prenant pour Jean Luc Godard et ayant trop lu Michel Houellebecq. Le père, en sosie d’Hitler, est totalement ridicule. En guest star, on ne comprend pas pourquoi, Hugo Tognazzi et Marco Ferreri sont vraiment pathétique. Seule la scène entre la mère de Jean-Pierre Léaud et sa petite amie Anne Wiazemsky (improbable mais bonne actrice) existe quelque peu et semble avoir été bien écrite. Le comique est peut être involontaire. La partie « historique » où le mignon Pierre Clémenti est d’une ringardise sans nom tel un film de Jean Jacques Annaud revisitée par les frères Larrieu (en moins bien). Clémenti, très photogénique, finit comme prévu par s’exhiber (de dos). P. Pasolini, bien plus inspiré dans Théorème, La passion selon Saint Mathieu et même Salo réalise un film prétentieux et ridicule. Il met en évidence le fait que le conformisme social ou l’anarchie restent vains et que zoophilie et cannibalisme se rejoignent (à juste titre) dans la même abjection. Le côté elliptique du film m’a quelque peu échappé.
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