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Powaqqatsi
note moyenne
3,8
80 notes dont 11 critiques
36% (4 critiques)
18% (2 critiques)
45% (5 critiques)
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Votre avis sur Powaqqatsi ?

11 critiques spectateurs

Gdek
Gdek

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3,5
Publiée le 18/09/2013
De toute la trilogie, Powaqqatsi, est celui dont le propos est le plus cru, mais aussi le moins pessimiste. Powaq qatsi, issue du langage Hopi (Amérindiens d'Arizona), veut dire (je traduis ce qui est écrit à la fin du film) : une entité, une façon de vivre, qui consume les forces vitales des êtres qui l'entoure pour améliorer son existence. Retranscrit dans le contexte du film, le powaqqatsi est le monde occidental qui vampirise les pays en voie de développement. Déjà, ce qui le différencie des autres opus, c'est sa tonalité très différente. On remet moins les choses en question. Je ne dis pas qu'on en ressort avec le sourire, mais le message est moins pessimiste que les deux autres opus de la trilogie. Déjà, rien qu'à écouter la musique : elle est beaucoup plus enjouée que les morceaux dramatiques dont j'ai parlé avant. On est loin des orchestres symphoniques et des sons électroniques ; elle se différencie très nettement de ce que l'on entend dans les pays occidentaux. Elle est plus proche des musiques indiennes, orientales, avec beaucoup de chœurs et de percussions, accompagnés d'instruments à cordes que l'on a pas l'habitude d'entendre en Europe. Par contre, les vingt dernières minutes sont composées de chants arabes ; une femme chantant a cappella avec une voix plaintive et lancinante, c'est absolument insupportable. Je suis profondément allergique à ce type de chants, ils me niquent les tympans. Rien que d'y penser ça me fout les nerfs en pelote. Enfin merde quoi vous appelez ça de la musique vous ? Berk ! Ensuite, au niveau de la forme et du montage, il est assez lent et posé. Contrairement à Naqoyqatsi, Reggio n'essaie pas de nous en mettre plein la vue, il nous laisse le temps d'admirer les images. Parfois trop de temps même : un plan-séquence d'une minute sur un enfant qui marche en portant de la paille, ça sert à rien de le mettre au ralenti ! C'est même contre-indiqué ! Après le contenu est ni noir ni blanc. Notez bien que j'ai parlé d'un film "moins pessimiste" et pas "plus optimiste". C'est vrai, d'un côté on a plus de couleurs, chaque plan est tourné de jour par grand soleil (c'est un détail qui m'a vite frappé), on a des sourires, on a des gens qui vivent leur vie dans un environnement moins riche matériellement que le notre. Mais d'un autre côté, on voit des gens qui triment, pour un résultat qui ne les concernent pas. Je vous rappel que à aucun moment on ne nous fourni des chiffres, ni de témoignages. Juste des images. On a que ce que l'on voit. Le contraste entre le contenu des différents plans est beaucoup plus frappant que dans les deux autres films. On passe d'une scène de danse à des gens trimer dans la boue en quelques secondes. Un aspect surprenant est que le contenu est le même suivant l'environnement filmé, que ce soit le Monde Arabe, l'Afrique Noire ou l'Inde. Les gens qui marchandent, qui travaillent, qui se déplacent, qui dansent, qui prient ; qui vivent quoi, jamais le documentaire n'expose de différence, jamais il ne prend parti pour défendre tel ou tel peuple. Il s'accompagne donc d'un subtil message de tolérance envers son prochain qui fait plaisir à voir. Vous savez, les messages de tolérance sont souvent naïfs et niaiseux, et là on en a enfin un qui passe bien. Mais je m'éloigne du point central du film : la corruption des pays en voie de développement par l'occident. Comme pour Naqoyqatsi, le centre du film n'est pas forcément évident à déceler. On voit pas mal de choses dures à accepter dans ce film, et on oublie que la cause de tout ce que l'on nous montre c'est notre société occidentale. Le lien n'est pas toujours clairement exposé, on pourrait même le remettre en question. Mais le nier c'est se voiler la face : il n'y a rien d'autre au monde qui puisse être en cause à part nous, et même si c'est peu exposé l'influence de notre monde est présente. Les building ultra-modernes, qui jurent complètement face à ces sociétés quasi médiévales, en sont le plus bel exemple. En guise de conclusion je me contenterais de dire que ce film n'est pas aussi troublant que Naqoyqatsi, ni aussi énorme que Koyaanisqatsi, mais qu'il vaut quand même le détour car il possède ses propres atouts. Je dirais même que des trois c'est le plus abordable, le plus accessible pour ceux qui n'aiment pas trop les trucs étranges.
Sebmagic
Sebmagic

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3,0
Publiée le 01/11/2011
Bon, je vais être le premier à mettre une note inférieure à 4 (il en faut bien un). J'ai même hésité à mettre seulement 2.5 mais c'est le côté OVNI du documentaire qui m'oblige à mettre au moins plus que la moyenne. J'ai déjà vu Koyaanisqatsi qui est pour moi une vraie merveille, superbe en tous points. Le fait d'avoir découvert ce documentaire magique de Godfrey Reggio m'a mis en confiance pour les 2 suivants et je dois avouer que pour le deuxième film de cette trilogie, Powaqqatsi, j'ai été déçu. Alors certes, le talent de réalisation est indiscutable, la photographie est dingue (certains réalisateurs devraient prendre exemple là-dessus), de nombreux plans sont à tomber par terre et la musique a toujours son effet. Mais pourtant, inutile de nier que je me suis ennuyé ferme, contrairement à Koyaanisqatsi qui m'avait tant hypnotisé pendant 1h30. Les 1h40 de Powaqqatsi passent quand même à une grande rapidité, mais je n'y ai absolument pas retrouvé l'intérêt de son prédécesseur. Koyaanisqatsi m'a bouleversé au travers de sa musique, de son côté très déprimant, il m'a également surpris à de nombreuses reprises en multipliant les plans ingénieux et complètement fous. Les changements de rythme m'ont déboussolé et m'ont tenu jusqu'au bout avec passion. Les images s'enchainaient avec sens et cohérence. Et là, force est de constater que je n'ai absolument pas ressenti la même chose. Avec Powaqqatsi, qui ne s'intéresse plus à l'hémisphère Nord mais à l'hémisphère Sud, je m'attendais sensiblement à frissonner au moins autant, à savourer chaque plan et à me laisser emporter par les musiques. Ce ne fut pas vraiment le cas. Tout au long de ce film, je n'ai cessé de me demander ce qu'il se passait, où on se trouvait, et surtout où était la cohérence entre les plans. En d'autres termes, je n'ai pas saisi où voulait en venir Godfrey Reggio, contrairement au message passé dans chaque plan de Koyaanisqatsi, fort et puissant. Ici, je n'ai pas réussi à capter ce que le réalisateur a voulu nous montrer et je suis clairement resté sur ma faim. Et pourtant, le film est louable dans ce sens qu'il reste totalement neutre vis-à-vis des images qu'il montre. Alors bien sûr, la construction du film est intéressante, en nous exposant d'abord les coutumes ancestrales des peuples présentés, pour évoluer vers la technologie, le progrès et son impact sur ce monde. Malheureusement, pour un documentaire je n'ai pratiquement rien appris et pire, je n'ai pas souent compris. Reggio nous emmène dans des contrées bien éloignées de notre mode de ve occidental, ce qui est un plaisir pour les yeux. Philip GLass, lui, nous embarque également dans ces lieux à l'aide de musiques traditionnelles ce qui est un plaisir pour les oreilles. Cependant, je ne suis pas expert en la matière et je n'ai pas saisi tout le sens des images, je n'ai pas compris tout ce que faisaient les personnages filmés ni dans quel but ils le faisaient. J'ai également trouvé que les plans manquaient d'originalité comparés à ceux de Koyaanisqatsi qui regorgeait de trouvailles incroyables. Plus clairement, j'ai trouvé que Reggio use et abuse des plans sur les visages. C'était une chose qui avait été dosée avec justesse dans le premier film et que j'ai trouvé ici en surabondance. Au bout d'un moment, ça m'a légèrement gavé car j'avais l'impression que le film n'évoluait pas. A côté de ça, j'ai été extrêmement déçu que la composition musicale la plus souvent utilisée a été intégralement réutilisée par Philip Glass pour The Truman Show. Je connais cette musique par coeur grâce au magnifique film de Peter Weir, je l'ai même tellement écoutée qu'elle commence à me soûler. Et là, j'apprends que cette musique a été à l'origine composée pour Powaqqatsi et qu'elle est utilisée très souvent. Et malheureusement (c'est purement subjectif et c'est bien malheureux), à chaque fois que cette musique accompagnait les belles images du film, je n'avais en tête que The Truman Show et je n'ai jamais réussi à m'en dissocier. Résultat, les musiques (sauf quelques unes) ne m'ont que rarement touché, alors que c'était justement un boulot hallucinant de Philip Glass qui m'avait tant frappé dans Koyaanisqatsi. Conclusion de tout ceci : alors que j'ai été subjugué et passionné par Koyaanisqatsi (et vraiment dans chaque plan) qui demeure l'une des plus grandes claques que j'ai prises (notamment à la fin du film assez démoralisante), j'ai été relativement ennuyé par Powaqqatsi qui aura eu le mérite de me faire voyager visuellement, mais de ne jamais m'emporter émotionnellement. Pour résumer, à la fin de Koyaanisqatsi j'ai eu immédiatemment envie de le revoir encore et encore pour ressentir des multitudes de choses, tandis qu'à la fin de Powaqqatsi je n'ai eu aucune envie de le revoir un jour (j'avais même hâte qu'il se termine). C'est vraiment dommage mais j'ai quand même envie de voir Naqoyqatsi pour voir s'il va me convaincre ou me décevoir.
stebbins
stebbins

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5,0
Publiée le 29/09/2010
Volet central de la trilogie méditative de Godfrey Reggio, Powaqqatsi est un voyage sidérant à travers l'hémisphère Sud... Après le tumultueux Koyaanisqatsi - ce dernier développant une certaine cinégénie terrestre - le cinéaste place cette fois-ci l'Homme au coeur de son métrage, laissant le soin au spectateur d'y voir ce que bon lui semble. Si la notion d'activité occupe une place essentielle dans ce deuxième opus, Godfrey Reggio n'en garde pas moins une certaine neutralité : ni plaisir intégral, ni souffrance absolue, l'activité des uns commence où s'arrête celle des autres. Powaqqatsi ouvre le Monde aux yeux de son audience, montre les corps à la tâche, les mains dans la boue, les pieds dans la fatigue... L'Homme se décompose alors en une multitude de singularités, Godfrey Reggio nous invitant au spectacle hypnotique, inexpliqué, parfois désespéré de cette population active et non-identifiée. Oeuvre monstrative - et donc remarquable, dans tous les sens du terme - Powaqqatsi est un monument visuel doublé de la magnifique composition de Philip Glass. Une trilogie unique que celle de Godfrey Reggio, flamboyante et indispensable !
halou
halou

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4,0
Publiée le 11/10/2011
Deuxième volet de la trilogie tout aussi convaincant et sublime aussi bien visuellement que musicalement (toujours les mêmes derrière). Peut-être moins impressionnant et plus focalisé sur le sujet mais amenant toujours à la réflexion.
gnurff
gnurff

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5,0
Publiée le 22/01/2009
Deuxieme opus est très souvent le préféré de la trilogy ! Une merveille comme les 2 autres ! A voir, revoir et surtout FAIRE DECOUVRIR CETTE MERVEILLE TROP PEU CONNUE
Vador Mir
Vador Mir

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3,5
Publiée le 14/01/2019
La suite souffre de comparaison avec Koyaanisqatsi qui est un niveau au dessus. Mais les images restent magnifiques et la musique époustouflante. Cette fois-ci l'humain est sublimé dans toute sa diversité, des regards vierges et des tranches de vies. C'est beau, le grain de la caméra est splendide et parvient à saisir des subtilités vertigineuses. On en ressort enrichit. Hélas les dernières minutes sont gâchés bêtement par des chants inutiles très désagréables et absolument ridicules contrastant avec l'incroyable partition de Philip Glass.
Sergent Zirivkiand
Sergent Zirivkiand

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3,0
Publiée le 29/03/2018
Un deuxième volet intelligent et visuellement époustouflant de la fresque mystique réalisée par Godfrey Reggio avec des paysages magnifiques et une BO fascinante de Philip Glass.
B3o
B3o

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3,5
Publiée le 29/05/2017
Il est impossible de réitérer le coup d'état, la PLS que nous infligeait Koyaanisqatsi et Godfrey Reggio le sait très bien. L'ambition est tout autre (et est moindre), on parle plus de la passerelle entre l'occident et les pays en voix de développement. C'est plus proche, ce n'est pas le même état des lieux qui est présenté. En un sens c'est positif vis à vis de Koyaanisqatsi, disons que la condition humaine est ici présenté sous des aspects bien moins désincarnés, la ou Koyaanisqatsi donnait le vertige dans la fourmilière humaine qu'il présentait. L'étymologie du titre nous parle de magie, de mystère, j'ai l'impression que nous avons à faire à une présentation des coutumes, du mode de vie de certaines grandes populations (nombreuses) et de son éclatement, sa mutation avec le monde occidental, celui de Koyaanisqatsi. Le lien est donc là, malheureusement la réciprocité se fait aussi dans le pillage du premier film, certains effets semblent identiques, heureusement Reggio trouve de nouveaux angles de vue, les couleurs sont plus chaudes, et la musique de Glass joue sur un autre registre, tout en gardant l'envoutement et l'effet de progression qui lui est propre.
Mephiless s.
Mephiless s.

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5,0
Publiée le 08/01/2015
Tout aussi réussi que le précédent volet, Powaqqatsi est moins pessimiste que son prédécesseur, avec des couleurs plus vives, la (magnifique) musique de Philip Glass est plus joyeuse et j'ai compris que Godfrey Reggio m'invitait à voyager et découvrir d'autres cultures! C'est dingue, sans utiliser aucune parole, Godfrey Reggio critique beaucoup de choses! La publicité, l'exploitation des pays pauvres par les pays riches, la destruction de la nature... J'ai franchement adoré Powaqqatsi.
duorab
duorab

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5,0
Publiée le 09/12/2008
A l'instar de son prédécesseur, Powa livre une pelletée d'images flamboyantes. En se focalisant cette fois sur l'hémisphère Sud, la pauvreté qui apparait sur la beauté des images offre un contraste saisissant. Un fond sonore plus abouti que jamais (merci Mr Glass) et une photographie plus soignée (malgré l'absence de Ron Fricke) donne à cette suite logique une intensité phénoménale. Une expérience sensorielle et spirituelle COLOSSALE.
RedRosSs
RedRosSs

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4,0
Publiée le 22/10/2007
Ce second volet de la Trilogie Qatsi, fidèle à ses principes, ne cherche pas à imposer ses idées au spectateur. Il le laisse totalement libre de penser par lui-même. Certains y verront un hommage à l'industrialisation, d'autres y verront ses effets secondaires néfastes. Ce film se décompose en deux parties, comme les autres volets de la trilogie. La première nous montre la vie traditionnelle de plusieurs peuples avant leur contact avec la technologie. La seconde partie, elle, nous montre l'existence qui découle de cette transition. C'est un univers totalement distinct de Koyaanisqatsi, les couleurs sont différentes, la musique est plus traditionnel et folklorique. Powaqqatsi est un film qui fait passer un message très intense, toujours sur le même thème de base qui est les contraintes de la technologie. Il traite de la dévastation d'une culture causée par l'industrialisation. Cette œuvre se termine de façon moins marquante que le premier opus et on se sent moins affecté par l'idée générale car moins concerné mais le fond n'en est pas pour autant moins alertant. A la hauteur du tout premier volet de cette trilogie, Powaqqatsi est une œuvre qui vous poussera à une réflexion d'une conclusion affligeante. [Mon blog de critiques cinématographiques : http://redross.skyblog.com]
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