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    Le Feu Follet
    note moyenne
    4,1
    287 notes dont 45 critiques
    répartition des 45 critiques par note
    13 critiques
    12 critiques
    13 critiques
    3 critiques
    2 critiques
    2 critiques
    Votre avis sur Le Feu Follet ?

    45 critiques spectateurs

    Vareche
    Vareche

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    5,0
    Publiée le 10 août 2010
    Voilà le plus beau Louis Malle, et la plus belle adaptation littéraire française. Deux raisons, l'impossibilité d'adapter Drieu, écrivain ambigu, aventurier désorienté des mots et des idées, plus grand que Céline et Maurras sur bien des points. Adapter Drieu, c'est volontairement se faire ombrage. Récit calfeutré ou rien n'échappe à la conscience du héro, impossibilité et maquillage des étapes du livres, font du film une entité trés distinctes ou l'esprit de l'auteur de Gilles est miraculeusement sauvegardé. Beaux monologues, mouvements claires et evidents, complexité absolue de la misce en scène, et intelligence, partout...
    VodkaMartini
    VodkaMartini

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    5,0
    Publiée le 29 septembre 2006
    Le meilleur Louis Malle (et de loin!) et une des rares adaptation qui soit supérieure au roman (quoique ça peut aussi se discuter). Là où l'oeuvre de Drieu La Rochelle porte encore quelques stigmates de pathos adolescent et un dandysme un peu affecté, Louis Malle, grandement aidé par un Maurice Ronet impérial, choisit une forme de resserement formel, pas necessairement minimaliste, qui insiste sur la mélancolie du personnage principale ainsi que sur la vanité du milieu parisianniste dont il se détache pour sombrer. Une sorte de dernière danse, cahin-caha, qui s'en va mourir seule dans l'indifférence des hommes.
    Jipis
    Jipis

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    3,5
    Publiée le 6 juin 2012
    Le « feu follet » est un constat sur le refus de s’assumer dans un monde responsable. Un regard vide, indifférent offert par un détaché en cure de désintoxication cible ceux que l’on entend plus, que l’on ne voit plus malgré quelques bons conseils rationnels sur les devoirs de l’existence. Certains vous tendent la perche mais celle-ci est méprisée par un homme décidé à s’éjecter d’un contexte refusé en quarante huit heures d’errances Parisiennes s’achevant sur un nombre fatidique, choisi ou tout s’éteint. Des mains rivées à un corps sans énergie exécutent des mouvements, déplacent des objets sans pour cela respecter la lucidité d’une logique. Alain Leroy délimite le pouvoir d’une décision en caressant les contours métalliques d’une délivrance. Le monde n’est plus perçu, les séquelles de l’alcool ajoutées à une paresse existentielle ont crées des sillons irréversibles. Dans un contexte de départ thématique un homme sans but, s’asperge jusqu'à plus soif d’un vice préalablement endormi, la dernière perception d’une fête incessante réveillant pour quelques moments les sens d’un indifférent. Ce film pour public très averti tissé dans un leitmotiv musical Satien déprimant à souhait est désorientant, décalé, au dela de tout normalisme nécessaire entretenant par un équilibre salutaire trente glorieuses toiles de fonds accompagnatrices d'un personnage refusant de s'intégrer à la prospérité d'une époque. Alain Leroy frappé d’une mélancolie tenace ne voit que ce qu’il ne désire que voir condamnant ainsi toute thérapie victorieuse. Diminué par son propre mal, déconnecté des responsabilités par un coté jouissif inassouvi sa descente aux enfers s’effectue dans un état second fait de rencontres éphémères dans un Parisianisme sans âme. Un inéducable processus transactionnel sans intérêt tire vers le bas un être vaniteux ventilant de son esprit des choses simples synonymes malgré leurs absences de lumières d’une continuité.
    Val_Cancun
    Val_Cancun

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    3,5
    Publiée le 4 juin 2014
    Adapté du roman éponyme de Drieu La Rochelle, "Le feu follet" (1963) réalisé par Louis Malle est une oeuvre désespérée, qui décrit les derniers jours (?) d'un homme désabusé, perdu, revenu de tout... Achevant une cure de désintoxication, séparé de sa femme restée à New York, il reprend brièvement contact avec ses anciens compagnons de beuveries et de débauche. Certains le déçoivent parce qu'ils ont changé, d'autres l'agacent car ils n'ont justement pas évolué, tous le laissent froid... Superbe réalisation en noir et blanc de Malle, prestation émouvante de Maurice Ronet, (brève) présence de la délicieuse Alexandra Stewart, fin mémorable, "Le feu follet" dispose de nombreux atouts qui en font un classique, à ne pas visionner un soir de déprime en revanche. Beaucoup plus récemment, Joachim Van Trier a proposé une variation sur le même thème, très réussie également : "Oslo, 31 août".
    foch1800
    foch1800

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    5,0
    Publiée le 26 août 2009
    Un film d'une puissance émotionnelle et d'une désespérance absolue, dans un magnifique Paris de 63 et un Maurice Ronet parfait. C'est une adaptation parfaite d'un livre qui l'est tout autant.
    In Ciné Veritas
    In Ciné Veritas

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    4,5
    Publiée le 5 novembre 2019
    Dans Le feu follet, Louis Malle respecte les genres. Ainsi, l'intuition sera féminine alors que l'entêtement sera masculin. Le réalisateur français adapte ici le roman éponyme de Pierre Drieu La Rochelle et engage Maurice Ronet pour incarner le personnage principal, Alain Leroy. Critique complète sur incineveritasblog.wordpress.com/festivals/la-rochelle/2019-2/
    Bertie Quincampoix
    Bertie Quincampoix

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    4,0
    Publiée le 4 décembre 2015
    Louis Malle adapte Drieu La Rochelle et nous offre une œuvre d'une noirceur absolue, dans laquelle on suit les dernières heures d'un homme – inspiré de l'écrivain dadaïste Jacques Rigaut – qui a décidé de mettre fin à ses jours. Ancienne personnalité mondaine, devenu alcoolique puis profondément dépressif, le personnage est magistralement incarné par un Maurice Ronet qui semble faire corps avec cet homme rongé par le désespoir. Magnifié par la musique de Erik Satie, ce film, qui prend aux tripes, est aussi une réflexion sur le refus de la vieillesse et la vacuité d'un univers où prime le paraître, critique en creux de la société de consommation des années 60. Sombre et habité.
    Cthulhu Mantis
    Cthulhu Mantis

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    4,0
    Publiée le 5 janvier 2016
    Ma première rencontre cinématographique de Louis Malle avec un de ces films les plus noirs, pessimiste et désespérant de sa filmographie. On est quand même désemparer par ce film surtout d'une adaptation du roman de Drieu La Rochelle qui toute sa vie finalement n'a penser qu'au suicide. Il y'a aussi des acteurs qui pendant toutes leurs vie et leurs carrières ont attendus pour avoir ce fameux rôle qui les habitent, rêvent d'incarner et de rester dans les mémoires de tous. C'est le meilleur film de Maurice Ronet, qui ressemblait sans doute beaucoup à son personnage. Ce qui m'a marqué chez Ronet, c'est sa détresse, sa solitude même quand il est dans un dîner mondain,dans les bars avec de la compagnie ou en promenade seul ou avec un ami, c'est sa solitude qui est marquante. Le visage de Maurice Ronet en gros plan ou on lit son mal de vivre est aussi frappant que sa résignation à vivre. On aurait presque envie de le prendre dans nos bras et qu'il ne meurt pas. Il y' a aussi de très bons dialogues "tu fais l'apologie de l'ombre parce que le soleil te blesse les yeux". "Le mal est au cœur de ma volonté". et puis il y'a sans doute celle-ci qui colle et que je trouve fantastique dans le film. " Je me tue parce que vous ne m'avez pas aimé, parce que je ne vous ai pas aimés... Je laisserai sur vous une tâche indélébile. Je sais qu'on vit mieux mort que vivant dans la mémoire de ses amis. Vous ne pensiez pas à moi, eh bien, vous ne m'oublierez jamais.". C'est vraiment un hymne au désespoir sur la vie d'un homme qui est fatigué et résigné de vivre alors que sa jeunesse d'antan s'est évanoui. Je n'en revient pas qu'un film autour de la mort m'a atteint de partout. En fin de compte celui qui pourrait le mieux en parler de toute l'anatomie de ce long-métrage c'était Louis Malle...hélas cela fait déjà 20 ans qu'il a disparus.
    Julien P.
    Julien P.

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    5,0
    Publiée le 9 mars 2018
    Ce film est une merveille ! D'abord il y a la beauté de Paris, un Paris encore intact, glorieux... on n'en voit aujourd'hui que des restes : le Luxembourg, les façades et les portes des immeubles, le Rouquet, Lipp... Dans la scène au Flore, on voit en arrière plan le soleil sur le trottoir du boulevard Saint Germain, comme dans la poussière... c'est sublime... Et puis la jeunesse qui passe... Les acteurs, les dialogues, le rythme, l'image sont impeccables : Paris, le charme et la jeunesse... voilà tout ce que dit ce film.
    Arthur Herbert
    Arthur Herbert

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    5,0
    Publiée le 15 mai 2012
    En toute simplicité, un chef d'oeuvre. On aimera, ou on détestera la mise en scène... grandiose. On aimera, ou on détestera une lenteur certaine... tragique. On aimera, ou on détestera le jeu de Maurice Ronet... admirable. On aimera, ou on détestera la photographie... en plein accord avec le sujet. Ce film est un must be seen, Louis Malle ne faillit pas à sa réputation. Chaque instant transpire l'inanité des êtres et des choses, un film d'une éternelle actualité : L'impossibilité d'être, l'impossibilité de communiquer, l'impossibilité - comme le dit si bien Alain - de "toucher les choses, le monde". Le plus grand film sur l'impossibilité. A voir absolument.
    Zenon-Eleate
    Zenon-Eleate

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    5,0
    Publiée le 11 avril 2012
    Adaptation du roman éponyme de Pierre Drieu La Rochelle, ce film noir retrace la marche à la mort du héros Alain à son retour des États-Unis. Complètement détruit par l'alcoolisme, Alain tente de se désintoxiquer dans une clinique privée. Mais la solitude l'accable et il contacte ses anciens amis et... Il rechute. Scène pathétiques où le suicide est affronté en toute lucidité, mais pas comme un acte libérateur. Pour Alain, le suicide est une fatalité qui scelle son échec à vivre. L'action du livre située à la fin des années 20 est transposée dans le film au cours des années 60. Allusion en passant à l'OAS et à la guerre d'Algérie pour rappeler l'engagement fasciste de Drieu La Rochelle (le livre ne contenait pourtant aucune allusion à la politique). Le modèle d'Alain est Jacques Rigaut, poète dadaïste ami de Drieu et d'Aragon jusqu'à son suicide en 1929. Jacques Rigaut se droguait à l'héroïne et c'est au cours d'une cure de désintoxication à cette drogue qu'il a mis fin à ses jours d'une balle de revolver -- le film a bien restitué la scène ultime. N'oublions pas de mentionner l'exceptionnelle performance de Maurice Ronet qui fait un "one man show" épuré avec un classisme fou. Du tout grand cinéma d'auteur.
    Simplicissimus
    Simplicissimus

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    4,0
    Publiée le 28 décembre 2017
    Jean Pierre Melville était le grand auteur tragique du cinéma français; Maurice Ronet en était le grand acteur tragique. Il excellait dans ces rôles de séducteur fripé,fatigué, comme dans ce "Feu Follet" de Louis Malle,adaptation du roman de Drieu la rochelle,qui raconte la dérive parisienne des dernières 24 heures d'un alcoolique essayant,au travers de ses rencontres,de trouver des raisons de se raccrocher à la vie. Maurice Ronet,par son charisme,était l'interprète idéal pour porter les fêlures de ce dandy désabusé,genre de rôle qu'il a souvent tenu au cinéma. Dans le film Malle ,il est bouleversant et donne envie d'être sauvé...
    Alfred
    Alfred

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    4,5
    Publiée le 10 décembre 2019
    Voilà un "vieux" film qui n'a pas vieilli. Forcément, il parle de la douleur de quitter la jeunesse. Et ça, ça ne vieillit pas. On peut râler qu'il se passe chef les "oisifs", mais, eux aussi ont le droit d'exister :) Et puis, ce genre de problèmes, on les sent moins quand on doit trimer pour survivre... Quoiqu'il en soit, le jeu des acteurs, la lumière et le fond du problème sont très bien rendus. Le cadrage des scènes a un peu vieilli. Le son aussi. Certaines scènes sont un peu figées. Mais, la douleur de quitter la jeunesse, les concessions que ça sous entend, tout cela est bien rendu et reste d'actualité.
    Nixxon
    Nixxon

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    5,0
    Publiée le 3 novembre 2018
    Fresque monumentale, un film que l'on ne peut oublier ou difficilement. Il retrace les dernières heures de Alain Leroy, un ancien mondain devenu alcoolique qui sort d'une cure et qui fait une dernière virée sur Paris. Une leçon de vie pour certains, il donne le bourdon a certains moment. Il est d'une simplicité rare et d'une poésie totale. Une oeuvre parfaite dont le genre est aujourd'hui disparu ainsi qu'une ardeur que seul Maurice Ronet peut transmettre avec profondeur.
    makermor
    makermor

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    5,0
    Publiée le 24 janvier 2016
    Attention chef-d'oeuvre ! Maurice Ronet est bouleversant. La mise en scène de Louis Malle accompagné de la musique d'Eric Satie font de ce film une œuvre remarquable. À voir !
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