Opening Night
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Note moyenne :   3,7 pour 311 notes dont 33 critiques  | 
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Nagix Stumpy

3 abonnés | Lire ses 201 critiques |

  2.5 - Moyen

J'ignore si je suis crétin ou simplement aveugle, mais je suis allergique à Godard comme je suis allergique à Cassavetes. Là où Sergio Leone réalise le défit de tenir le spectateur 3h40 dans Il était une fois en Amérique, Cassavetes patine, terriblement, sur 2h30. Le message du film, commun devant l'éternel, met du temps à émerger, et s'étire terriblement. Ce huis clos stressant qui rapproche l'espace scénique du théâtre avec une mollesse rare, est aussi stressant que difficile à comprendre. Finalement, pour surmonter sa peur, l'actrice à moitié folle, arrive complètement bourrée à l'opening et offre une prestation satisfaisante, sans jamais s'inquiéter des atours nécessaires au théâtre (répétitions, ponctualité, fiabilité, connaissance du texte, production, mise en scène). Reste toutefois que le film est assez bien ficelé : on sent vraiment que Cassavetes sait faire un film et maîtriser un récit. Je ne comprendrais jamais le génie de réalisateurs qui transposent des histoires plates au cinéma, sans réelle esthétique précise, le tout livré à une surenchère d'improvisation ou de mauvais jeu (Je n'ai jamais vu une aussi mauvaise actrice que Bardot dans Le Mépris de Godard, film par ailleurs porté aux nues). Mais je suis sans doute un crétin... Comprendrais-je seulement un jour ?

QuelquesFilms.com

15 abonnés | Lire ses 936 critiques |

  5 - Chef d'oeuvre

Tout en développant avec intelligence différentes thématiques liées au monde du spectacle et au métier d'acteur (la célébrité, la "porosité" entre fiction et réalité, la rapports de l'interprète avec son personnage...), Cassavetes propose un extraordinaire portrait de femme, sensible, profond, bouleversant. Il filme le besoin d'amour et la solitude comme personne. La vie de Myrtle Gordon ressemble à son appartement : un grand espace vide à combler. Un grand vide désormais hanté par le fantôme de la jeune fille morte, qui est aussi une image d'elle-même et de la jeunesse à laquelle elle doit renoncer définitivement. Entre jeux de miroirs métaphoriques et hallucinations, le réalisateur nous plonge dans la nuit d'une conscience troublée, dans un désespoir qui confine à la folie. Expérience rare, violente, épuisante. La scène finale est probablement l'une des plus belles catharsis montrées au cinéma : ivre morte, en lutte contre elle-même et contre ses démons, l'actrice parvient à tenir son rôle sur scène lors de l'opening night (la première représentation), qui porte bien son nom. Car c'est une nuit qui s'ouvre, une libération. Que dire de Gena Rowlands ? Son investissement est total. Elle dégage une intensité et une puissance émotionnelle inouïes. Et Ben Gazzara impose une présence énorme. La musique, plus présente que dans certains films de Cassavetes, ajoute à l'ampleur du drame qui se joue. Magnifique. Sur le plan commercial, Opening Night fut malheureusement un gros échec. Le film n'a été montré en France pour la première fois qu'en 1992.

http://www.quelquesfilms.com/filmotech_detail.p...


Fizzmizer

2 abonnés | Lire ses 13 critiques |

  4.5 - Excellent

Le génie de Cassavetes dans "Opening night" réside dans sa manière de toujours rester sur la limite entre réalité et jeu d'acteurs. La tension vient de ces moments où, pendant une répétition ou une représentation de la pièce, Myrtle Gordon (Gena Rowlands, parfaite) peut à tout moment craquer. Elle finit par se confondre avec son personnage et à chaque instant le doute persiste : joue-t-elle son rôle ou est-elle en train de craquer ? Le style de Cassavetes reconnaissable entre mille ajoute au drame : gros plans incertains, lumières aveuglantes, images tremblantes, tout est là pour cristalliser la peur et les doutes. Il dresse le portrait d'un monde qu'il connaît et aime : le théâtre, les acteurs. Mais plus qu'un monde à la fois cruel et dur mais aussi chaleureux, c'est la situation d'une actrice qui prend de l'âge qu'il décrit. On connaît beaucoup d'exemple d'actrices qui n'ont pas su dépasser ce stade dans leur carrière et qui n'ont pas résisté à l'idée de ne plus pouvoir jouer le rôle de jeunes filles. Myrtle Gordon est comme elles, assaillies de doutes, elle refuse de dire son âge et redoute de ne plus se voit proposer que des rôles de vieilles. Le spectre d'une jeune fille, qui est peut-être elle, l'attaque, Myrtle boit de plus en plus, ses collègues s'inquiètent, c'est toute la pièce qui est mise en péril. Côté rôles secondaires (pour peut que ce mot ait un sens ici), John Cassavetes joue avec malice un acteur qui doit supporter de n'être aimé de personne parce qu'il joue le méchant. Ben Gazzara est le metteur en scène peu à peu dépassé par les attitudes de son actrice principale, qu'il doit soutenir, au détriment de sa propre épouse. Joan Blondell est l'auteur de la pièce, vieille et aigrie, qui impose à Myrtle d'accepter son âge et de jouer ce rôle qui correspondrait plutôt à une femme de plus de soixante ans. Mais tout le film tourne autour d'une seule personne : Gena Rowlands. A la fois fragile et violente, elle se bat contre elle-même, elle se donne entièrement au rôle sans jamais sembler pathétique (ce qui aurait pu arriver avec d'autres actrices). Les scènes de théâtre sont excellentes.

jemeplainsàvous

1 abonné | Lire ses 17 critiques |

  3.5 - Bien

"Opening night", 1977, est un bon Cassavetes. Cela ne veut pas pour autant dire que le film est excellent : comme dans "Gloria" ou dans le "Meurtre d'un bookmaker chinois", le film pâtit d'un étirement du temps excessif (une demi-heure en trop) et d'un filmage trop psychodramatique avec un goût prononcé pour les plans rapprochés et les zooms sur Gena Rowlands, dont le visage finit par lasser. Reste que Cassavetes signe une excellente mise en scène, forte d'un art de la composition certain. Ce millimétrage du film se vérifie dans l'essaimage d'indices (téléphone de l'appartement identique au téléphone du spectacle, parquet de l'appartement de la star rappelant la scène de théâtre, reprise combinatoire de scène en in et en off) illustrant la porosité du récit intime et du spectacle public. En 1977, Cassavetes reprend donc les codes du "film de tournage " de Truffaut et Kazan, en faisant des acteurs de théâtre les héros d'un psychodrame intime. A cet héritage, il ajoute une certaine idée de la folie, avec la thématique du double, reprise par De Palma, et de la schizophrénie féminine, par la représentation d'une actrice de théâtre (Rowland) obsédée par la présence d'une fan écrasée par une voiture. La nuit s'ouvre donc sur une obsession qui fait de la vie une cauchemar et de l'art cassavetien le dépassement d'une peur. Cette profondeur stimulante est néanmoins gâchée par la sauce "indépendante" de Cassavates qui filme assez vite et bâcle parfois son image, ternie par le temps.

stebbins

192 abonnés | Lire ses 1784 critiques |

  4.5 - Excellent

Sur les planches massives d'un sol accueillant, éclairée par la lumière aveuglante d'un soleil électrique, elle marche. Elle cherche. Se cherche. Elle n'a pas de nom, pas d'âge et pourtant elle est là, présente au monde. Face au regard informe, d'un noir magmatique, la scrutant de ses mille yeux elle avance, comme à tâtons. Sous ses pas les planches sont autant le fil de son équilibre que la rampe de sa mémoire. Etre et avoir été. Non loin de là, derrière un voile ne demandant qu'à préserver la profondeur d'une énergie, d'une émotion il guette : c'est à son tour d'être, maintenant. Sa tête mélange les vaisselles dans les eaux troubles de sa conscience, tandis que les voix célestes murmurent un chant confortable, rassurant, guidant ses jambes et ses bras, comme en creux. Face à ses yeux rouges et sa bouche déformée par le trac, l'alcool ou tout autre chose il attend d'exister. Il n'a pas oublié les mots mais son coeur lutte : il n'y peut rien mais ne doit pas. Il le sait désormais. Mais alors que le cratère impersonnel du volcan ténébreux se pend dans cet instant complexe, émerveillé par ce silence radieux mais chargé de secrets donnant sens au tableau le fil glisse d'une paire à l'autre, puis la rampe d'elle à lui. Intimement les planches se dérobent, le soleil s'éteint, suivi des chants célestins. Tout à coup le tableau se change en un tourbillon de gestes, d'attentes et de découpes. Les cris, les larmes et le son fou du rire des innocents sont seuls maîtres à bord. L'oeil noir, lui, ne dit mot. Consent. A deux ils sont capables de tout, puisqu'il s'est passé quelque chose. Ils sont là. La nuit peut commencer.

Sergio-Leone

85 abonnés | Lire ses 1038 critiques |

  3.5 - Bien

Dernier film du joli coffret DVD de Cassavetes et encore un grand rôle pour Gena Rowlands très en lumière dans cette ode au théâtre. L'anxiété du personnage la menant jusqu'à la folie ne pouvait être mieux interprétée dans cette déchéance sous les feux de la rampe. Comme la plupart des films de Cassavetes que j'ai pu voir, nous avons encore affaire à un bon film d'acteurs où la mise en scène reste sobre et en retrait.

JeffPage

21 abonnés | Lire ses 531 critiques |

  4.5 - Excellent

Avec Opening Night, John Cassavetes signe son plus grand film en mettant en scène la descente vers la folie d'une actrice. Porté par la "famille Cassavetes" (Gena Rowlands, Ben Gazzara, Peter Falk qui fait ici une petite apparition et Cassavetes lui même), le film nous entraîne dans les coulisse d'un spectacle et la vie de son actrice principale. Dans ce rôle, Gena Rowlands impressionne tant sa performance est poignante. Cassavetes filme sa folie et le théâtre de la manière magnifique et signe ici sa meilleur mise en scène. Il renoue aussi avec le jazz comme musique de fond. Au final, Cassavetes signe une film fabuleux et une merveille du cinéma qui mériterais un statut de film culte !

DivinMarquis

1 abonné | Lire ses 220 critiques |

  3 - Pas mal

Je me souviens de m'être forcé à aimer Opening Night lorsque je l'ai vu la première fois il y a quinze ans - il fallait bien aimer un Cassavetes, au moins... Serais-je aussi indulgent aujourd'hui ? Il se passe des choses à l'écran, c'est indéniable ; mais quoi ?

7-Saviola

17 abonnés | Lire ses 133 critiques |

  3 - Pas mal

Sentiment mitigé pour ma part concernant ce classique de John Cassavetes. J'ai trouvé le film extrêmement réussi dans la transcription du trouble profond que peut ressentir une actrice lors du tournage d'un film, ou, dans le cas présent, dans la répétition d'une pièce de théâtre. Trouble d'autant plus intense que cette actrice, interprétée par une Gena Rowlands exceptionnelle, est témoin du décès accidentel d'une de ses fans. Cette scène n'étant d'ailleurs pas sans rappeler celle, quasiment identique, de "Tout sur ma mère" de Pedro Almodovar. Intéressant de voir comment cette actrice, qui pourtant a tout pour être comblée (amour, succès, talent), s'oppose à ses metteurs en scènes au lieu de suivre leurs indications. Quelques longueurs viennent ternir l'ensemble de cette production mais la dernière demi-heure est pour moi celle qui sauve le film d'un succès bien moindre. Le fameux "Opening Night" à New York où acteurs, metteurs en scène, producteurs ne savent pas jusqu'à la dernière seconde si la pièce se jouera, faute d'avoir de nouvelles de l'actrice principale. Celle-ci arrivera finalement au théâtre, complètement ivre (dans la réalité aussi ! Gena Rowlands voulant être au maximum crédible), et livrera sur scène une prestation qui ravira l'ensemble de la foule qui n'y verra finalement vu que du feux. Exceptionnel. Le sujet n'étant pas forcément celui qui me passionne le plus, je ne peux pas dire que j'ai pris un plaisir immense à regarder ce film, mais c'est toujours intéressant de voir un maître du Cinema à l'oeuvre.

La_Mort_Dans_L_Oeil

16 abonnés | Lire ses 248 critiques |

  5 - Chef d'oeuvre

intégralement seule, miroir spectral sans un seul son, en prise avec ses démons, la jeunesse, la mort, dans son penthouse, au grand parquet vide et spacieux comme un vaste plateau de théâtre, les meubles repoussés à la périphérie ; quand se creusent ces zones de risque : le producteur, l'auteure dans la salle redoutent le dérapage de l'actrice, et immanquablement, elle leur échappe, elle s'échappe comme une évadée de la vie encagée, invente son propre texte, se cogne, tombe, se relève, cherche à l'aveugle un chemin d'accès dans ce dédale existentiel ; embardées hors cadre absolument libres et incontrôlables où Gena Rowlands/Myrtle Gordon traverse la brèche entre rôle et réel et part en roue libre.... "don't be afraid... i love you... you're a wonderful actor, Maurice... we must never forget this is only a play...". On ne sait plus si c'est la représentation, la répétition, la vraie vie... porosité... les répliques toutes faites s'interrompent, le temps déraille hors de ses gonds, et la vérité éclot dans l'abîme entrouvert. Quant au public, il n'y voit que du feu...

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