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Opening Night
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note moyenne
3,7 355 notes dont 39 critiques
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In Ciné Veritas

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4,0Très bien • Publiée le 12/09/2016

John Cassavetes déclara, en son temps, que Opening night était son film préféré. Acteur, réalisateur et scénariste du film, il y partage l’affiche avec sa femme Gena Rowlands, son ami Ben Gazzara, mais aussi avec sa mère et sa belle-mère… Seul manque à l’appel Peter Falk qui se contente ici d’un caméo dans la foule anonyme des spectateurs. Opening night, expression anglaise pour une « première théâtrale », est un film sur le théâtre, les acteurs et la célébrité. Les scènes de théâtre sont filmées au plus près, depuis la scène, le public ou les coulisses. C’est également le magnifique portrait de Myrtle Gordon (incarnée par Gena Rowlands), actrice de théâtre adulée mais effrayée par le rôle qu’elle a à jouer car trop proche d’elle et de ses angoisses. Elle remet en cause son rôle de femme vieillissante dans la pièce, son texte, sa capacité à l’incarner. Elle choisit l’alcool pour chasser ses démons et ses hallucinations, y compris sur scène… Le fantastique et l’irrationnel font ici irruption pour la première fois dans le cinéma de John Cassavetes. De Opening night se dégage ainsi une belle réflexion sur la place de la représentation dans la vie sociale et dans l’art. Par le biais d’une mise en scène qui atténue les différences entre fiction et réalité, entre l’art et la vie, John Cassavetes joue de la confusion entre Gena Rowlands et son personnage de Myrtle Gordon, entre sa relation avec sa femme dans le réel et la relation fictionnelle qu’ils entretiennent sur les planches dans ce film. Les interprétations, toutes excellentes, sont empreintes d’improvisation, une marque de fabrique indélébile du cinéaste américain. https://incineveritasblog.wordpress.com/festivals/lumiere-2014-pedro-almodovar/

ajtdubocal

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4,0Très bien • Publiée le 08/02/2016

excellent et surprenant je le recommande volontiers, on ne voit pas le temps passer, les acteurs sont très bons.

douggystyle

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2,5Moyen • Publiée le 18/07/2015

Dès lors qu’on le perçoit comme un plaidoyer pour la liberté de jeu des acteurs, telle que l’a toujours défendue John Cassavetes, il n’a rien d’entendre le réalisateur prétendre qu’Opening Night est le meilleur de ses films. Et pourtant, dans la façon qu’il a de suivre une actrice en pleine remise en question, interprétée avec brio par une Gena Rowlands très inspirée, le scénario est, sur la longueur, souvent inabouti dans le sens où il ne va pas jusqu’au bout des nombreuses pistes qu’il exploite. Si la question de l’âge de l’actrice reste omniprésente, avec le rapport au personnage plus âgée qu’elle joue au théâtre et celui à la représentation qu’elle se fait du fantôme d’une de ses admiratrices (mais qui n’est en fait que le fantôme de sa propre jeunesse), cette double relation semble par moment confuse et la morale qui en découle est d’autant plus hasardeuse. Un constat regrettable tant le projet de mise en abyme semblait assurer, grâce au cinéma-vérité de Cassavetes, un regard passionnant sur le travail et le métier d’acteur mais son traitement teinté de fantastique l’a éloigné de ce réalisme apparaissant dans la mise en scène et la photographie qui nous introduisent dans l’intimité de ses personnages.

Maitre Kurosawa

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4,0Très bien • Publiée le 13/12/2014

"Opening Night" est un superbe film sur le métier d'actrice et sur la capacité à s'approprier un rôle. Gena Rowlands symbolise cet aspect en jouant un personnage confronté à la peur de vieillir, en proie à des démons intérieurs terrifiants et à une capacité d’interprétation sur scène tout simplement stupéfiante. Les scènes de la pièce de théâtre sont d'ailleurs les meilleures du film car elles mettent en évidence la capacité d'improvisation des personnages et celle des acteurs, ce qui est une des marques du cinéma de Cassavetes. Ici, la jubilation réside dans le trouble de ne pas toujours savoir ce qui relève de l'écriture et ce qui est improvisé. Le film perd parfois de son intensité, mais le style de Cassavetes trouve globalement une puissance saisissante, notamment à travers des gros plans et des variations de points de vue imprévisibles qui permettent de capter une émotion de l'instant, un des principaux objectifs de ce cinéma naturaliste très singulier.

Elolo10

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?Nul • Publiée le 30/08/2014

À part un jeu très correct des acteurs principaux, je ne vois pas ce qu'on peut trouver à ce film trop long, intello, avec une fin grotesque. Avec une vie aussi vide de sens, ce n'est pas dans ce film que l'on trouvera de quoi nourrir sa philosophie sur la vieillesse. Gagnez du temps, passez votre chemin !

Plume231

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3,0Pas mal • Publiée le 05/07/2014

Le cinéma de John Cassavetes n'a jamais été ma tasse de thé, je l'avoue. Je le trouve parfois trop excessif, dépourvu de rigueur dans l'écriture scénaristique, et ponctué (conséquence de l'écriture scénaristique !!!) de nombreuses longueurs. "Opening Night" est un peu tout cela. Je l'ai parfois trouvé parfois trop excessif, en particulier dans sa défense absolue de l'improvisation au détriment de la préparation, trop long aussi, il y a des séquences qui n'apportent rien à l'histoire ou à la profondeur psychologique de la protagoniste. Mais John Cassavetes savait diriger ses acteurs, et en particulier son actrice ; on peut bien dire "son" actrice car quand on dit John Cassavetes on pense immédiatement Gena Rowlands. Et Gena Rowlands dans ce rôle d'actrice dépressive, alcoolique, demi-folle mais d'un talent toujours intact, est fabuleuse et intense. J'ai toujours compris l'extrême admiration qu'éprouvent certains artistes pour ses performances, mais là je n'ai fait qu'être renforcé dans cette compréhension. S'il y a une bonne raison de voir ce film, c'est bien Gena...

Nagix Stumpy

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2,5Moyen • Publiée le 17/12/2013

J'ignore si je suis crétin ou simplement aveugle, mais je suis allergique à Godard comme je suis allergique à Cassavetes. Là où Sergio Leone réalise le défit de tenir le spectateur 3h40 dans Il était une fois en Amérique, Cassavetes patine, terriblement, sur 2h30. Le message du film, commun devant l'éternel, met du temps à émerger, et s'étire terriblement. Ce huis clos stressant qui rapproche l'espace scénique du théâtre avec une mollesse rare, est aussi stressant que difficile à comprendre. Finalement, pour surmonter sa peur, l'actrice à moitié folle, arrive complètement bourrée à l'opening et offre une prestation satisfaisante, sans jamais s'inquiéter des atours nécessaires au théâtre (répétitions, ponctualité, fiabilité, connaissance du texte, production, mise en scène). Reste toutefois que le film est assez bien ficelé : on sent vraiment que Cassavetes sait faire un film et maîtriser un récit. Je ne comprendrais jamais le génie de réalisateurs qui transposent des histoires plates au cinéma, sans réelle esthétique précise, le tout livré à une surenchère d'improvisation ou de mauvais jeu (Je n'ai jamais vu une aussi mauvaise actrice que Bardot dans Le Mépris de Godard, film par ailleurs porté aux nues). Mais je suis sans doute un crétin... Comprendrais-je seulement un jour ?

QuelquesFilms.com

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5,0Chef-d'oeuvre • Publiée le 13/09/2013

Tout en développant avec intelligence différentes thématiques liées au monde du spectacle et au métier d'acteur (la célébrité, la "porosité" entre fiction et réalité, la rapports de l'interprète avec son personnage...), Cassavetes propose un extraordinaire portrait de femme, sensible, profond, bouleversant. Il filme le besoin d'amour et la solitude comme personne. La vie de Myrtle Gordon ressemble à son appartement : un grand espace vide à combler. Un grand vide désormais hanté par le fantôme de la jeune fille morte, qui est aussi une image d'elle-même et de la jeunesse à laquelle elle doit renoncer définitivement. Entre jeux de miroirs métaphoriques et hallucinations, le réalisateur nous plonge dans la nuit d'une conscience troublée, dans un désespoir qui confine à la folie. Expérience rare, violente, épuisante. La scène finale est probablement l'une des plus belles catharsis montrées au cinéma : ivre morte, en lutte contre elle-même et contre ses démons, l'actrice parvient à tenir son rôle sur scène lors de l'opening night (la première représentation), qui porte bien son nom. Car c'est une nuit qui s'ouvre, une libération. Que dire de Gena Rowlands ? Son investissement est total. Elle dégage une intensité et une puissance émotionnelle inouïes. Et Ben Gazzara impose une présence énorme. La musique, plus présente que dans certains films de Cassavetes, ajoute à l'ampleur du drame qui se joue. Magnifique. Sur le plan commercial, Opening Night fut malheureusement un gros échec. Le film n'a été montré en France pour la première fois qu'en 1992. http://www.quelquesfilms.com/filmotech_detail.php?id=403&titre_film=Opening+Night

Fizzmizer

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4,5Excellent • Publiée le 22/07/2013

Le génie de Cassavetes dans "Opening night" réside dans sa manière de toujours rester sur la limite entre réalité et jeu d'acteurs. La tension vient de ces moments où, pendant une répétition ou une représentation de la pièce, Myrtle Gordon (Gena Rowlands, parfaite) peut à tout moment craquer. Elle finit par se confondre avec son personnage et à chaque instant le doute persiste : joue-t-elle son rôle ou est-elle en train de craquer ? Le style de Cassavetes reconnaissable entre mille ajoute au drame : gros plans incertains, lumières aveuglantes, images tremblantes, tout est là pour cristalliser la peur et les doutes. Il dresse le portrait d'un monde qu'il connaît et aime : le théâtre, les acteurs. Mais plus qu'un monde à la fois cruel et dur mais aussi chaleureux, c'est la situation d'une actrice qui prend de l'âge qu'il décrit. On connaît beaucoup d'exemple d'actrices qui n'ont pas su dépasser ce stade dans leur carrière et qui n'ont pas résisté à l'idée de ne plus pouvoir jouer le rôle de jeunes filles. Myrtle Gordon est comme elles, assaillies de doutes, elle refuse de dire son âge et redoute de ne plus se voit proposer que des rôles de vieilles. Le spectre d'une jeune fille, qui est peut-être elle, l'attaque, Myrtle boit de plus en plus, ses collègues s'inquiètent, c'est toute la pièce qui est mise en péril. Côté rôles secondaires (pour peut que ce mot ait un sens ici), John Cassavetes joue avec malice un acteur qui doit supporter de n'être aimé de personne parce qu'il joue le méchant. Ben Gazzara est le metteur en scène peu à peu dépassé par les attitudes de son actrice principale, qu'il doit soutenir, au détriment de sa propre épouse. Joan Blondell est l'auteur de la pièce, vieille et aigrie, qui impose à Myrtle d'accepter son âge et de jouer ce rôle qui correspondrait plutôt à une femme de plus de soixante ans. Mais tout le film tourne autour d'une seule personne : Gena Rowlands. A la fois fragile et violente, elle se bat contre elle-même, elle se donne entièrement au rôle sans jamais sembler pathétique (ce qui aurait pu arriver avec d'autres actrices). Les scènes de théâtre sont excellentes.

jemeplainsàvous

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3,5Bien • Publiée le 27/06/2013

"Opening night", 1977, est un bon Cassavetes. Cela ne veut pas pour autant dire que le film est excellent : comme dans "Gloria" ou dans le "Meurtre d'un bookmaker chinois", le film pâtit d'un étirement du temps excessif (une demi-heure en trop) et d'un filmage trop psychodramatique avec un goût prononcé pour les plans rapprochés et les zooms sur Gena Rowlands, dont le visage finit par lasser. Reste que Cassavetes signe une excellente mise en scène, forte d'un art de la composition certain. Ce millimétrage du film se vérifie dans l'essaimage d'indices (téléphone de l'appartement identique au téléphone du spectacle, parquet de l'appartement de la star rappelant la scène de théâtre, reprise combinatoire de scène en in et en off) illustrant la porosité du récit intime et du spectacle public. En 1977, Cassavetes reprend donc les codes du "film de tournage " de Truffaut et Kazan, en faisant des acteurs de théâtre les héros d'un psychodrame intime. A cet héritage, il ajoute une certaine idée de la folie, avec la thématique du double, reprise par De Palma, et de la schizophrénie féminine, par la représentation d'une actrice de théâtre (Rowland) obsédée par la présence d'une fan écrasée par une voiture. La nuit s'ouvre donc sur une obsession qui fait de la vie une cauchemar et de l'art cassavetien le dépassement d'une peur. Cette profondeur stimulante est néanmoins gâchée par la sauce "indépendante" de Cassavates qui filme assez vite et bâcle parfois son image, ternie par le temps.

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