Film d'espionnage remarquablement dirigé par Hitchcock en 1942, où l'on suit un personnage ordinaire dans une affaire de complot pas ordinaire : thématique récurrente chez le réalisateur. La mise en scène est maîtrisée, le noir et blanc et l'image sont impeccables, le suspense et l'humour hitchcockiens sont bien présents.
Toujours très intéressant à revoir! D'abord, on ne s'ennuie pas, ensuite c'est du pur Hitchcock! Même si ce n'est pas le meilleur de ses films, il est captivant à regarder car on y retrouve tous les ingrédients qui feront la base de ses futurs chefs-d'oeuvre. On a presque, par moments, l'impression, d'avoir un brouillon de La mort aux trousses! Et puis il y a la fameuse scène sur la statue de la liberté...
Ce film d’espionnage signé Alfred Hitchcock bénéficie certes du savoir-faire du cinéaste pour faire naitre suspense et déroulé une intrigue savamment huilée mais qui souffre néanmoins d’un scénario boiteux faisant part d’un discours lénifiant s’expliquant par le contexte d’un pays entrant en guerre. Malgré tout, l’ensemble est suffisamment distrayant et efficace.
On est en 1942. Orson Welles est passé par là. Hitchcock a en mains tous les outils cinématographiques modernisés pour bien filmer. Il peut gommer les imperfections techniques manifestées lors de la première mouture de "l'homme qui en savait trop", par exemple. Le résultat en est une sorte de version américaine des "39 marches". Les montagnes rocheuses, je crois, remplacent les highlands d'Ecosse, le cirque ambulant prend la place du music hall londonien, etc... Le couple Cummings-Lane se substitue au Donat-Carroll avec ces deux femmes trimballées aussi méfiantes l'une que l'autre au départ. Le film anglais était plus comédie policiére, alors que l'américain est dramatiquement plus tendu malgré quelques facéties hitchcockiennes. Allusion est faite par Priscilla à l'invasion de la France par la wehrmacht, en hommage à Bartholdi, l'auteur français de la statue de la Liberté qui domine l'entrée du port de New York. Car, et c'est la conclusion et le bouquet final, on assiste à la lutte du gentil et du méchant autour de la torche géante empoignée par l'allégorie de la Liberté. Il me semble que Hitchcock a filmé à l'intérieur du monument. J'ai reconnu la série d'ouvertures dans le casque de la statue, devant lesquelles le public défile. En revanche, il a dû faire fabriquer une torche et des doigts géants. Le coup de la manche du costume du méchant qui se déchire petit à petit est génial. En fait, ce méchant est un personnage subalterne, chargé de bricoler les extincteurs dans les usines d'armement américaines. Le méchant en chef, distingué, courtois, grand-père attentif, très classe comme tous les grands méchants hitchcockiens, réussit à se carapater en souplesse. Comme d'hab, il ne faut pas chercher dans le cinéma de Sir Alfred de la rigueur scénaristique ou une vraisemblance à toute épreuve. Il faut se laisser emporter.
De par l'esprit et la nature échevelés de l'intrigue, "Cinquième colonne" s'inscrit dans la continuité directe de la période anglaise d'Hitchcock. Le type simpliste du héros, une certaine complaisance scénaristique, une mise en scène empruntant des raccourcis pas toujours très rigoureux (à moins qu'on ne voit là un brillant sens de l'ellipse ou du rythme) sont autant de façons, proches de la bande dessinée, qui distinguent le style d'alors du cinéaste de celui, plus abouti à mon avis, dévoilé dans ses films postérieurs. En cette période de guerre contre les nazis, 'Cinquième colonne" s'associe aux nombreux films invoquant le devoir du citoyen américain. A ceci près que que la valeur intrinsèque du film et l'inspiration d'Hitchcock détournent l'oeuvre des plus prosaïques films de propagande de l'époque. Le combat du dénommé Barry Kane pour prouver son innocence et pour démasquer une organisation d'espions saboteurs reflète surtout le talent et l'originalité du réalisateur, sa façon notamment d'insérer dans une intrigue à suspense des moments ...de suspense indépendants et ludiques, propices à révéler ce que des situations scénaristiques habituellement communes peuvent recouvrir de contraintes inattendues.
Un Hitchcock qui préfigure ce qui sera plus tard une de ses œuvres majeures: « la mort aux trousses ». On trouve déjà dans ce film l homme accusé à tord qui cherche la vérité, quelques scènes spectaculaires et la pointe d humour et d ironie inhérente aux meilleurs films du maître du suspens. Dommage pour le film que son duo d acteurs manque un peu de charisme car pour tous les autres aspects c est une réussite.
Une histoire de faux coupable comme les affectionnait Hitchcock, à l’intrigue hélas bcp trop farfelue et au casting pas dingue, qui se clôt sur la séquence culte au sommet de la Statue de la Liberté.
Ce film du maître Hitchcock , tourné en 1942, donc pendant la guerre, relate l’activité des pros nazis cherchant à saboter usines, barrages, navires, au pays de l’oncle Sam. On ne sait s’il y a une quelconque vérité historique, mais le scénario a été écrit très finement et il y a de nombreux passages marquants, comme les scènes avec le convoi du cirque, ou encore la fin du film à la statue de la liberté à New York. On reconnaît indiscutablement la patte du réalisateur avec le suivi du pauvre salarié accusé à tort d’avoir saboté son usine. Ajoutons que la restauration de cette vieille pellicule est de très haut niveau et que, malgré le noir et blanc, on passe un bon moment (en VOST naturellement). A noter que Sir Alfred avait 42 ans à l’époque, soulignant son potentiel énorme.
Ce Hitchcock est décevant de ses situations peu crédibles. Tourné en plein seconde guerre mondiale, il se veut propagandiste. Aussi, c'est assez lent et malgré plusieurs rebondissements, ce n'est pas assez captivant. A noter, Alfred Hitchcock aime bien finir ses films sur une escalade sur un monument américain spoiler: (la statue de la liberté ici, sur le mont Rushmore pour la mort aux trousses)
Comme très souvent chez Hitchcock un homme est accusé à tord et doit se battre seul contre tous. Cette fois la recette ne prend pas. La faute notamment à un protagoniste peut charismatique.
Ce film d'espionnage s'est perdu déjà dès le début ; la production a commencé avant l'entrée en guerre des Etats-Unis le 07/12/1941 et le scénario a dû être modifié au vu des évènements. Un plutôt bon Hitchcock en forme de course poursuite avec ce qu'il faut de suspense et sublimé par la présence magique de Priscilla Lance , Saboteur », son titre original, nous met le doute tout au long du film, associé à un suspens palpable, Loin d'être le film de Hitchcock le plus palpitant mais il offre tout de même quelques bonnes scènes qui caractérise son style. Ses thèmes de prédilections sont déjà présents, il y a du rythme mais l'action n'a rien d'exceptionnelle. Après je dois dire que je ne suis pas fan du héros, il a l'air un peu trop sûr de lui vis à vis de ce qui lui arrive, il a une assurance qu'un personnage dans sa situation ne devrait pas avoir, et je dirai qu'il a également une tête à claque qui m'est insupportable. Du coup je dirai que c'est juste un bon film et que le réalisateur a fait beaucoup mieux, et ceci malgré le thème qui m'est éminemment sympathique.
Tourné pendant la guerre, "Saboteur" représente un effort important du cinéaste en faveur des États-Unis et de la loyauté à la bannière étoilée. Tout cela n'est pas toujours très léger (le discours du vieil aveugle recueillant le fuyard, les interventions des Freaks sur la route) mais il faut reconnaître que la maîtrise du réalisateur est sidérante. En effet, le suspens est remarquablement orchestré et la scène finale spoiler: au sommet de la statue de la liberté demeure parmi les séquences les plus marquantes du cinéma d'Alfred Hitchcock.
"Saboteur" fut vachement modifié pondant le tournage. Par l’arrivée en guerre des États-Unis le 07/12/1941, beaucoup d’événements changés en vue des circonstances politiques et sociales de l’époque. Hitchcock aurait peut-être pu prendre la situation à son avantage (étant donné qu’il y’a une politique derrière ce film, la foi à la Justice, à l’innocence et aux Droits des Hommes). Il y a un adage qui dit que les hommes sont innocents tant que leur culpabilité n'est pas prouvée ! Une histoire d'espionnage qui cache une intense propagande nazie dont le héros, bien malgré lui, est Robert Cummings en Barry Kane, accompagné par la resplendissante et séduisante Priscilla Lane qui sait ce qu'elle joue et le transmets à merveille. Tout deux auront parfois du mal à se comprendre et se faire confiance comme le spectateur, étant donné que certaines actions sont trop floues pour réussir à lier nos personnages. Néanmoins, ils se rapprochent constamment et le scénario avance sans jamais perdre une seconde. Hitchcock sait nous divertir et créer ses scènes à suspense d'anthologie, particulièrement avec son acteur Norman Lloyd, dont c’était son premier rôle au cinéma en Saboteur, et qui est parti y a2 ans à l’âge de 106 ans. "Saboteur" n'est ainsi pas le meilleur de son réalisateur certes, mais il a la pâte et les avant-goûts de plusieurs de ses futures créations comme "La Mort Aux Trousses" ou encore "Vertigo". Je conseille évidemment ce long-métrage d’une heure et demie, restant tout de même un récit d’amour, nombreux éléments qu'il connaît à merveille, déborde d'idées et sait imposer tension et atmosphère sombre à son œuvre.
La Cinquième Colonne est un film d'espionnage réalisé par Alfred Hitchcock en 1942. Le début est très bien, ça manque de rythme par la suite malgré les innovations apportées par Hitchcock dans ce film en termes d'effets spéciaux. La scène finale sur la Statue de la Liberté permet à ce film de ne pas être classé de médiocre, et aussi grâce au duo Robert Cummings/Priscilla Lane très bons dans leur rôle respectif.