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    La Fille de Ryan
    note moyenne
    4,2
    325 notes dont 55 critiques
    40% (22 critiques)
    36% (20 critiques)
    16% (9 critiques)
    7% (4 critiques)
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    55 critiques spectateurs

    chrischambers86
    chrischambers86

    Suivre son activité 1517 abonnés Lire ses 8 678 critiques

    5,0
    Publiée le 31 mai 2012
    Un vieux fond de romantisme à cheval entre le romanesque et le sentimental tout d'abord, et qui est le plus souvent attachè à une description, une èvocation, une nostalgie d'èpoque, qui se traduit sur l'ècran par une reconstitution en costumes ou du moins une reconstitution de climat. "Ryan's Daughter" de David Lean apparaît comme l'un des exemples les plus marquants de cet esprit dont le cinèma hollywoodien semble s'être fait, du reste, le dernier dèfenseur! Un film superbe qui se situe dans le contexte de la guerre civile irlandaise où les paysages magnifiques servent de dècor à une grande histoire d'amour comme les aime le grand public! Et si ce film romanesque est un beau voyage, c'est aussi grâce au travail remarquable de David Lean où l’on y sent presque l'odeur iodèe de la mer, où la scène d'anthologie de la tempête restera un sommet dans la carrière du metteur en scène anglais, où tous les comèdiens sont judicieusement employès: Robert Michum, ètonnant, habite littèralement son personnage de vieux mari et Sarah Miles, vibrante de sensibilitè, est une inoubliable "Fille de Ryan" retrouvant enfin en 1970 un rôle en vedette! Quant à John Mills (oscarisè), on n'est frappè par sa palette de jeu et d'autant plus surpris que l'acteur y joue un idiot muet et grimaçant! Le charme nostalgique qui se dègage de cette oeuvre mythique tient aussi à la minutieuse reconstitution des lieux et de la nature, à la mise en scène èlègante et feutrèe, qui accompagne ces « hèros leaniens » et à l'interprètation pleine de naturel et de vèritè! Lèger comme l’air, la B.O de Maurice Jarre est juste sublime...
    No Spoiler
    No Spoiler

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    4,5
    Publiée le 22 octobre 2013
    La Fille de Ryan est un film à part qui fascine à plusieurs titres. Sur le plan esthétique d'abord: comment rester insensible aux paysages irlandais qui découpent merveilleusement la soutane du prêtre incarné par Trevor Howard ou les robes de Sarah Miles (Rosy Ryan)? Sur le plan narratif évidemment avec des scènes de folie comme celle où les paysans récupèrent en pleine tempête des caisses d'armes venues s'écraser contre les rochers. La Fille de Ryan intrigue également par son propos: la population locale apparaît tantôt héroïque quand il s'agit de lutter contre l'envahisseur anglais...tantôt prisonnière de son traditionalisme et étroite d'esprit quand il s'agit de s'ouvrir à la différence. C'est justement ce refus de tout manichéisme qui fait la grande valeur de ce film.
    Laura des mots
    Laura des mots

    Suivre son activité 15 abonnés Lire ses 105 critiques

    4,0
    Publiée le 2 octobre 2013
    Beau spectacle *** Réalisateur, producteur, scénariste britannique, David Lean propose, avec la Fille de Ryan (1970), un tableau romantique, poétique, nostalgique, métaphorique, historique, doté d’une singulière douceur. *** En harmonie avec la beauté des paysages filmés, la musique du générique d’ouverture donne immédiatement le ton de l’histoire. L’insouciance côtoie l’inconnu; l’innocence, l’amour; les rêves, la désillusion; la beauté, le lugubre; le bonheur, le drame; le calme, la tempête. Le talent du compositeur français, Maurice Jarre, s’accorde indéniablement avec celui du réalisateur. En effet, le travail des deux hommes participe au mariage de contrastes envoûtants tout au long de l’aventure. Adaptée à la situation, aux ressentis des personnages, la bande originale permet aux éléments du décor de prendre vie. La nature s’éveille sous le regard du spectateur émerveillé par la mise en scène, dévoilant une réalité à la frontière du chimérique, notamment lors des scènes sur la plage. Immergé dans un univers aux couleurs enchanteresses, qui ne sont pas s’en rappeler celles de certains dessins animés, il assiste à un véritable spectacle d’émotions discrètes. La chaleur du soleil, l’odeur iodé de l’air marin, la menace des nuages, la violence ou la quiétude des vagues, traversent l’écran. La prestation sobre des acteurs n’en est pas moins efficace. Les pensées des héros se devinent sans un mot, sans un geste. Le silence en dit long, un simple regard raconte la vérité. Ce merveilleux langage muet séduit. *** La longueur du film ne semble cependant pas justifiée au regard des événements qui s’y déroulent. L’absence de péripéties secondaires, d’un contexte d’époque davantage marqué, de lieux de tournage davantage diversifiés, peuvent déranger. Pourtant, rien n’est indigeste, superflu. Chaque détail détient son importance. David Lean prend le temps. Il expose, avec simplicité, goût et intelligence, les subtilités de l’existence, de l’amour, des sentiments, des passions humaines. Le public apprend alors à écouter, observer, apprécier la magie qui se dégage de son art. *** La Fille de Ryan évoque les tourments de l’âme, les élans du cœurs. Avis aux rêveurs en quête d’évasion. ***
    Benjamin A
    Benjamin A

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    4,5
    Publiée le 28 avril 2014
    Période faste de David Lean, qui vient d'être encensé par le public et la critique pour "Lawrence d'Arabie" et dont le succès de "Docteur Jivago" a tout simplement permis à la MGM de réaliser son plus gros succès depuis "Autant en emporte le vent". Avec "La Fille de Ryan", sorti en 1970, il adapte très librement "Madame Bovary" de Gustave Flaubert et nous emmène dans un village sur la côté Irlandaise durant la première guerre mondiale et surtout l'insurrection de Pâque où une jeune femme qui rêve et s'ennuie Rosy Ryan fini par épouser un instituteur de quinze ans son ainé mais va tomber amoureuse d'un officier Anglais en convalescence et de passage... Dès le début et les premières scènes sur la plage, on est immergé avec les protagonistes et surtout Sarah dans cette histoire et notamment grâce à la réalisation de David Lean. C'est esthétiquement magnifique, il sublime les paysages Irlandais (qui sont déjà magnifique !) et nous offre de superbes images et scènes grâce à ses plans et son utilisation de la luminosité. Ensuite, il prend le temps de nous présenter les personnages et de mettre en place le récit et l'histoire, notamment sa relation avec cet instituteur qui laissera place à la passion aussi intense que fulgurante et impossible avec "l'ennemi Anglais" et il donne un côté romantique et lyrique qui en devient émouvant et nous emporte. Mais dans le même temps, il décrit la résistance interne des Irlandais face aux Anglais, mais de manière juste et subtile sans tomber dans l’héroïsme bêta et le manichéisme à l'image de cette foule nationaliste et héroïque lorsqu'il s'agit de repousser et contester l’ennemi mais prêt au plus lâche des lynchages lorsqu'il faut trouver un coupable et accepter une autre façon de penser que la leur. David Lean maitrise tous les éléments de la fresque, que ce soit à travers sa puissante mise en scène, le rythme du récit, l'utilisation de la superbe musique ou encore les images et scènes marquantes que ce soit celle sur la plage, durant la tempête ou ce lynchage. En plus d'être bien écrit et passionnant, les personnages sont aussi bien interprétés et notamment Robert Mitchum dans un rôle à contre-emploi, Sarah Miles dans celui de cette jeune femme rêveuse, sensuelle, romantique et inoubliable notamment sur cette plage ou encore Trevor Howard dans celui du père Collins. Comme il savait si bien les faire, David Lean nous livre une grande et magnifique fresque mais cette fois-ci, le succès ne sera pas au rende-vous, notamment de la part de la critique qui l’assassinera. Il attendra une quinzaine d'années pour tourner un nouveau et dernier film.
    Skipper Mike
    Skipper Mike

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    5,0
    Publiée le 1 janvier 2014
    Un superbe film de la part de David Lean qui, s’il n’atteint peut-être pas le niveau de ses trois œuvres précédentes, conserve son talent pour retranscrire des scènes lyriques dans lesquelles se confrontent la sauvagerie d’un environnement hostile et les cœurs de personnages endurcis. Ici, le cadre ainsi que l’histoire sont romantiques : une Irlande isolée, occupée, battue par les vents, qui sert de lieu de vie à une jeune femme mélancolique qui cherche un idéal sans même le reconnaître. C’est dans l’amour qu’elle croit le voir, mais à qui offrir cette passion ? Rosy va d’emportements en désillusions, brisant le cœur de ceux qui l’aiment sans s’empêcher de commettre ce mal tout en réjouissant les villageois rustres et cruels qui la détestent et sont à l’affût du moindre malheur. Et si les portraits de personnages sont éminemment beaux, c’est aussi le cas des paysages : le vert des prairies, le gris des falaises, du ciel et des pierres du village, le jaune de la plage, le bleu de l’océan sont autant de moyens de peindre des tableaux monochromes ou de souligner l’interaction entre le cadre et ses occupants. Lean accorde ainsi une grande place à la nature, qui peut être aussi paisible lors des scènes d’amours en forêt – l’une des plus belles du long-métrage, tellement douce dans son silence – que violente, à l’image de la tempête qui règne dans les cœurs humains. Une autre grande scène représente un coucher de soleil d’une irradiante beauté qui évoque la magnificence autant que la vacuité de la vie. spoiler: Et chez les âmes mélancoliques, quelle solution autre que la mort apporter à cette dichotomie ? Rosy ne choisira pas cette voie, elle préfèrera se relever dans la douleur, continuer son chemin dans la peine pour peut-être continuer à être aimée, vivre dans le doute, mais vivre tout de même. Elle n’est pas Scarlett O’Hara mais elle en possède certains traits, assez pour illuminer ce grand film romantique.
    ygor parizel
    ygor parizel

    Suivre son activité 74 abonnés Lire ses 2 503 critiques

    5,0
    Publiée le 23 janvier 2013
    Un tout grand film. Les paysages sont magnifiés par la mise en scène de Lean, une pure merveille pour les yeux. L'histoire narrée est romantique et romanesque, les trois heures passent comme un coup de vent. Les acteurs sont tous excellents, R. Mitchum dans un contre-emploi, les seconds rôles sont également bien joués. Un chef-d'oeuvre donc !
    Sergio-Leone
    Sergio-Leone

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    4,5
    Publiée le 3 mars 2014
    Quasi chef d'oeuvre d'une beauté picturale propre à David Lean et faisant la promotion des paysages de carte postale de l'Irlande. Un romantisme somptueux sous fond de tension anglo-irlandaise aux temps sulfureux de l'IRA, entre une épouse trop vite tombée amoureuse du professeur local, qui succombera au charme d'un officier britannique de retour du front, mis en poste dans la région. Toutes les bassesses et ragots de village dénoteront une violence bien plus forte que la haine féroce entre les 2 nations belliqueuses. Une œuvre remarquable.
    Caméo
    Caméo

    Suivre son activité 3 abonnés Lire ses 19 critiques

    5,0
    Publiée le 22 juillet 2013
    Une réécriture de Madame Bovary qui se déroule dans une Irlande magnifiée par le regard de David Lean. Un film qui réussit l'impossible : fusionner à l'image l'épique et l'intimiste. Cette oeuvre qui fut un énorme échec commercial à sa sortie est absolument à redécouvrir car le lyrisme fiévreux de sa mise en scène n'a pas pris une seule ride ; mieux, elle opère davantage avec le temps. La durée du film, qui excède considérablement la norme, offre une place de choix au spectateur. Un pur chef-d'oeuvre.
    Davidhem
    Davidhem

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    5,0
    Publiée le 9 avril 2008
    Quatre années après avoir élaboré le mythique "le docteur Jivago" aux Etats-Unis, David Lean revient dans son pays d'origine pour diriger un grand acteur de l'époque Robert Mitchum accompagné d'acteurs méconnus mais qui détiennent chacun un énorme talent dans ce film qui doit être inscrit parmi les chefs-d'oeuvre du septième art. Le réalisateur filme brillamment les paysages de l'Irlande et parvient à délivrer et obtenir des images d'une rare beauté comme les couchers de soleil radieux, la mer en état de tempête, les toiles d'araignée au soleil après la pluie, bref un film qui peut se vanter de posséder une plastique exceptionnelle où chaque plan possède une beauté rare. Le long-métrage distille une intrigue mêlant romance sur fond de la première guerre mondiale. Le film relate l'histoire d'une jeune irlandaise qui se marie avec un instituteur beaucoup plus âgé qu'elle et qui veut s'échapper de l'ennui en tentant une aventure avec un officier anglais. Le réalisateur élabore un film fort, bouleversant et juste sans sombrer dans le pathétique, usant d'une certaine violence et d'une certaine volonté à afficher clairement la bêtise humaine. Ainsi, on retrouve la trahison, le lynchage, le sadisme, la jalousie, le mépris, la haine. Cette haine est parfaitement traduite et exposée au spectateur, signifiant le rapport de force et les tensions entre les Anglais et les Irlandais. On apprend dans ce film certains détails intéressants quant à l'implication financière des allemands dans la création de groupes qui tendaient à repousser les anglais. Robert Mitchum endosse avec talent et sensibilité le rôle d'un homme qui doit subir les aventures de sa femme avec un autre, Sarah Miles remplit son rôle de façon intelligente, ne surjoue pas et demeure naturelle. Ce film réalisé en 1970 n'a pas pris une ride et détient le mérite de fouiller avec soin les personnalités de tous les personnages mis en place et mettre en valeur leurs qualités comme leurs défauts. En un mot, grandiose!
    Henrico
    Henrico

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    4,0
    Publiée le 14 février 2009
    La lenteur du rythme, l’extrême étirement de certaines scènes, la profonde langueur de l’ambiance générale, que l’on peut reprocher au film, étaient voulues par Lean. Celui-ci souhaitait de toute évidence mettre l’accent sur le sentiment d’ennuie de la jeune femme dans son village, et faire partager au spectateur sa fascination pour le grandiose des paysages irlandais. L’histoire est d’autant plus passionnante qu’elle nous montre très subtilement les travers de cette résistance irlandaise : passionnée mais fanatique, combative mais parfois irresponsable, pieuse mais peu prompte au pardon. Le jeu à contre emploi de Mitchum est impressionnant et fait oublier sa faiblesse à rendre parfaitement l’accent irlandais. Quelque soient les reproches que l’on a pu faire à Lean, la poésie lyrique ainsi que les réflexions philosophiques et politiques qui se dégagent de ses films prennent plus d’ampleur avec le recul de l’Histoire.
    keating
    keating

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    4,0
    Publiée le 25 juillet 2008
    Quand on regarde un film de David Lean, on peut s'attendre à de grandes fresques imposantes et somptueuses, maitrisées de bout en bout. Et c'est encore le cas avec "la fille de ryan" bien que ce film soit beaucoup moins culte que les "lawrence d'arabie" ou "docteur jivago". Quel plaisir pour le spectateur d'assister à un tel spectacle et une telle maestria de la part d'un réalisateur. Le cinéma avec un grand C qui en met plein la vue. David Lean joue sur plusieurs tableaux dans ce film et réussit quasiment à chaque fois à atteindre un niveau d'intensité proche du maximum. Les scènes d'amour, d'émotion entre les trois personnages formant le triangle amoureux, sont superbes avec des plans filmant leur étreintes, leur visages. Deux amants s'aiment dans une forêt, la photographie s'élève et atteint une poésie presque digne de "Barry Lyndon" ! MAis dans le film il y a aussi des drames, de la violence (guerre), des hommes luttant contre la nature (vagues)... à nouveau mise en scène brillante et spectaculaire. Il y aussi du comique, du burlesque, avec le personnage de Michel. Il y a des scènes oniriques, des scènes musicales... a chaque fois la même maestria ! Au niveau du contenu j'ai personellement été surtout marqué par le thème du regard des autres et de l'exlusion (voir encore une fois le personnage de Michel). Le film a presque des allures kafkaïennes. David Lean est un maitre pour filmer les rapports entre humains. Il est aidé en cela par des acteurs tous habités par leurs rôles. Quel dommage que certaines longueurs dues à des scènes moins réussies cassant la tension viennent quelque peu gâcher le plaisir. Malgré cela les 3 heures de film passent sans difficultés et laissent l'impression d'un tout grand cinéma
    selenie
    selenie

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    5,0
    Publiée le 1 octobre 2013
    "Le pont de la rivière Kwa¨", "Lawrence d'Arabie", "Le Docteur Jivago"... Après de tel succès David Lean change un peu de cap pour signer son meilleur film. Oui son meilleur film, sous-estimé et encore trop méconnu "La Fille de Ryan" est un pur chef d'oeuvre, un petit bijou qui, malheureusement, ne sera pas accueilli de la meilleure façon ; en résultera une retraite du réalisateur qui mettra près de 15 ans avant de réaliser son dernier film "La route des Indes" (1984)... La réussite du film réside surtotu dans le fait que David Lean a su retrouver la justesse et le charme intimiste de ses premiers films ("Brèves rencontres", "Les grandes espérances" ou "Oliver Twist") sans perdre le lyrisme et les grands espaces des ses derniers succès mondiaux. Pour se faire le village de Kirrary a été entièrement construit pour le film, Lean filme les côtes irlandaises de façon sublime (en fait tourner en Afrique du Sud à cause du climat !), et la bel audace d'offrir un rôle en contre-emploi et culotté à Robert Mitchum ; ce dernier, la quintessence du mâle viril à l'instar d'un John Wayne, interprête ici un instituteur bien sous tout rapport, époux fidèle, amoureux mais triste amant et mari ennuyeux... Le scénario écrit par Robert Bolt (déjà auteur des 2 derniers Lean et futur scénariste d'un autre chef d'oeuvre "Mission" de Roland Joffé) est une perfection, alliant un simple adultère aux aléas politico-historiques qui dépassent son héroïne. La religion omniprésente, le rendez-vous au pub, la nature sauvage, les gueules irlandaises et du romanesque... sans oublier un lynchage qui marque les esprits et qui déchire autant que les vents du littoral. Un chef d'oeuvre à voir, à revoir et à réhabiliter.
    Léa H.
    Léa H.

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    5,0
    Publiée le 31 mai 2014
    Du cinéma total : ce à quoi Lean a toujours aspiré, prend ici peut-être sa forme la plus aboutie. Car sa plus paradoxale : contrairement à ses grandes fresques historiques, le cinéaste part ici d’une matière modeste, un mélodrame intimiste, l’histoire d’une passion à ciel ouvert, sur les côtes sauvages d’Irlande. Mais par la puissance hallucinante de sa mise en scène et par la dimension symbolique de son récit, il trouve ici une ampleur romanesque inédite, quasi métaphysique (une sorte de symphonie pour orchestre de chambre, à la manière d’un Tarkovski). Plus panthéiste que jamais, Lean filme le dialogue lyrique et cruel de l’homme et de la nature, à la fois creuset et témoin muet de ses passions les plus violentes. Plus humaniste que jamais, Lean part de l’homme et de son combat contre les forces aliénantes du carcan social pour magnifier sa grandeur fragile, son courage d’airain. Plus sensuel que jamais, Lean filme les passions humaines comme des épiphanies panthéistes (la séquence d’union charnelle au sein d’une nature frémissante et la tempête finale compte parmi les plus beaux moments de son cinéma). Le cinéaste parvient à saisir avec une acuité incroyable les élans les plus intimes, dont il fait l’essence même de sa forme cinématographique. Cela s’appelle de la poésie.
    fabrobinet
    fabrobinet

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    5,0
    Publiée le 28 septembre 2013
    Film réalisé quatre ans après le Docteur Jivago, La fille de Ryan fut l’un des plus décrié du réalisateur. La fille de Ryan constitue à la fois une continuité et une rupture dans la carrière du réalisateur. Après les superproductions telles que Le pont de la rivière Kwaï, Lawrence d’Arabie ou le Docteur Jivago, David Lean revient à une forme de cinéma plus personnel dans un film qui peut paraitre léger, parfois ennuyeux voir incompréhensible tant la trame peut paraitre simple au premier abord par rapport aux productions précédentes. La fille de Ryan est pour certains un film énigmatique et pour d’autres le dernier chef d’œuvre du cinéaste. Résumé l’intrigue du film en une phrase ou deux c’est dénaturer le film. Dans l’Irlande des années 1915, Rosy Ryan, fille du barman d’un village épouse un instituteur. La rencontre d’un officier britannique envoyé en garnison sur la côte irlandaise après avoir combattu dans les tranchées va bouleverser la vie de Rosy qui va s’éprendre de l’officier britannique alors que le mécontentement des Irlandais contre l’Angleterre ne cesse de monter. On a ici des personnages qui vivent une histoire très simple, sont entrainé dans une passion que l’incompréhension amènera à la haine et qui, tout comme Youri Jivago et Lara, sont emportés par les évènements qui ébranlent leurs vies, des éléments, qui comme une tempête en mer, nulle ne peut maitriser. La légèreté et le romantisme de Rosy se trouve confronté à une violence sourde et destructrice ajoutée à l’incompréhension et à l’hostilité. Lean oppose ici la beauté et la violence des hommes à celle de la nature, la scène de tempête constituant le point d’orgue du film. Chaque scène est construite et filmée de façon méticuleuse, rien n’étant laissé au hasard dans la structure du décor. Robert Mitchum laisse ici l’une de ses plus belles prestations.
    cylon86
    cylon86

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    4,0
    Publiée le 21 mai 2013
    Spécialiste des grandes fresques de plus de deux heures dans les dernières années de sa carrière, David Lean réalise ici la chronique d'un village irlandais occupé par les anglais en 1916 dans lequel une jeune femme, déçue de son mariage avec l'instituteur du village, se lance une aventure passionnée avec un officier anglais. Si au niveau du fond, on a vu mieux niveau originalité, le film tire sa force de son contexte historique fort, de ses magnifiques paysages et de ses personnages dont celui incarné par Robert Mitchum qui est le seul à soutenir sa femme alors que tout le monde a découvert qu'elle couchait avec un anglais. Mitchum est vraiment parfait dans ce rôle face à Sarah Miles, jeune femme insatisfaite qui se perd dans ses rêves et qui est plutôt insupportable bien que souvent touchante. Et si quelques longueurs se font ressentir, il faut accorder à David Lean la puissance de sa mise en scène, capable de raconter de grandes histoires avec une aisance absolument étonnante.
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