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Bernard Winter
2 abonnés
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3,0
Publiée le 21 juillet 2026
Un film longuet terriblement daté, que ce soit au niveau de la mise en scène ou du jeu des acteurs. Penser que Chabrol était l'un des metteurs en scène de la nouvelle vague des années 1960, démontre à quel point le cinéma a évolué en un demi siècle.
Un drame familial sombre et cruel qui met en scène le combat d’une femme digne contre sa belle-famille bourgeoise et crapuleuse qui tente de récupérer la garde de son enfant, porté par un casting impeccable. 3,25
Un film dans le creux du talent de Claude Chabrol. Long , trop long , un peu kitch .Stephane Audran toujours aussi belle n'est pas au mieux et en bafouille même. Michel Bouquet égal à lui même en méchant riche. Et Vincent Cassel est bien le seul à sortir du lot.
Une épouse ayant subi des violences de son mari est la proie d'investigations de la belle-famille pour obtenir la garde du fils. Ce n'est pas le meilleur film de Chabrol, même si le thème est intéressant. Il y a une fin plutôt décevante et des situations qui tournent trop au fantastique. Reste la belle prestation de Stéphane Audran et quelques bons seconds rôles.
Si l'histoire tient la route, la réalisation qui oscille entre polar et fantastique ne permet pas de profiter d'une ambiance favorable au plaisir des yeux. Stéphane Audran est parfois juste et parfois en jeu forcé, mécanique. Film à voir pour son côté étrange et pour compléter sa filmographie de Chabrol.
: Un Chabrol , encore plus féroce que d’habitude, plus cynique, on est parfois plus proche de Mocky , voir même avec la scène d’ouverture d’un film néo-gore. Il y a au départ une description assez classique, Chabrolienne, de la bourgeoise de province, des non-dits, des interdits avec ici l’opposition entre la bru issue de milieu modeste, girl et la famille de son mari le beau Jean Claude Drouot , issu de la haute bourgeoisie , magnifiquement représenté par son père ,Michel Bouquet au sommet de son art, impeccable démontrant son mépris de classe. Jean Claude Drouot, acteur culte de « Thierry la Fronde » icone pour toute une génération de petits français, qui ne fera malheureusement pas une grande carrière au cinéma, a un rôle un peu passif quoiqu’assez intense dans la dernière demie heure. Jean Pierre Cassel dans un rôle de fourbe machiavélique est excellent, touchant même à la folie dans la dernière partie, quel grand acteur. A noter un second rôle très intéressant pour Annie Cordy , chanteuse, mais qui donne ici une dimension, profonde à son personnage. Jean Carmet, Duchaussoy et Catherine Rouvel excellents dans leur petit second rôle respectif. L’intrigue se met bien en place, monte en puissance accompagnée d’une musique exceptionnelle de Pierre Jansen qui amène une touche oppressante, voire fantastique à ce film qui serait sinon un peu fade dans sa première moitié. Quel maître. Mais c’est surtout cette dernière demie -heure qui basculera vers le fantastique, l’onirique, des images de rêves, de cauchemars, des effets de couleurs , il y a un côté presque surréaliste , complètent atypique dans le cinéma de Chabrol, on est plus proche de Buñuel , voire même de Robbe Grillet , c’est très beau , envoutant, et les scènes finales sont complètement ensorcelantes. Stéphane Audran un peu effacée au début prend son envol et nous éblouit de son talent, affichant une variété de jeu assez surprenante, sortant de sa zone de confort ..
La Rupture de Claude Chabrol est une énorme claque. Le réalisateur français n’a pas son pareil pour nous mettre la tête dans la médiocrité humaine, qu’elle provienne de la bourgeoisie ou du prolétariat. La machination bancale qui s’opère autour de cette jeune femme qui tente d’échapper à un mari brutal et très riche est glaçant, d’autant plus que le cynisme du film se paie également le luxe de faire de l’humour (très) noir, une constante chez cet immense réalisateur français. C’est l’occasion également de revoir de grandes actrices et grands acteurs du cinéma, ainsi que de croustillants seconds rôles (Jean Carmet et Annie Cordy en premier lieu). Sans rien dévoiler, le dernier acte dérape dans un cauchemar total qui nous laisse estomaqué par ce que l’on vient de voir…
Un très bon thriller dans lequel, une fois encore, Stéphane Audran est magistrale dans le rôle d'Hélène. Située dans une Bruxelles peu accueillante, la machination, sous fond de garde d'enfant, se déploie inexorablement jusqu'au dénouement un peu décevant. Les seconds rôles sont parfaits, Mario David délivrant une de ses meilleures compositions en tragédien incompris. La musique de Pierre Jansen souligne fort bien la montée en tension du récit.
Oups, on sent que un demi siècle et passé. La peinture de la bourgeoisie provinciale est terriblement caricaturale, le scénario assez tordu, tout est très long à accoucher. Stéphane Audran est magnifique.
Le film s’ouvre sur une scène percutante, avant de plonger dans une bataille sans merci : celle d’un divorce où une femme affronte ses beaux-parents, fortunés et sans scrupules. Prêts à tout pour obtenir la garde de l’enfant, ces derniers n’hésitent pas à corrompre des témoins et à fabriquer de fausses preuves. L’intrigue, haletante, est servie par une réalisation maîtrisée, et Jean-Pierre Cassel y campe un personnage cynique, obsédé par l’argent, avec une justesse implacable. Pour moi, l’un des meilleurs Chabrol.
Un mauvais Chabrol, voire un mauvais film tout court. La prestation de Jean-Claude Drouot est tout simplement ridicule, l'intrigue a parfois ni queue, ni tête. Seul Jean-Pierre Cassel permet d'aller au bout du fim et relève le niveau. Ça se regarde malgré tout, peut-être pour le charme de Stéphane Audran.
Si la plupart des films de Claude Chabrol sont l’occasion de critiquer la décadence de la bourgeoisie, avec ce long-métrage, sorti en 1970, il s’en donne véritablement à cœur joie. Traitant à la fois des violences conjugales et du pouvoir de l’argent, l’histoire retrace les manipulations sordides d’un homme (Jean-Pierre Cassel) prêt à tout pour corrompre l’image d’une femme (Stéphane Audran). Parfois proche de la farce tout en conservant pour ligne directrice l’étude des comportements, le scénario possède plusieurs temps forts. On regrettera simplement un dénouement bâclé qui gâche totalement l’ambiance générale. Bref, un drame mettant en avant la lutte des classes.
Ca démarre très fort, avec un mari toxicomane qui bat brutalement sa femme et son jeune fils. Madame fuit avec son enfant et ses maigres ressources, et demande le divorce. Sauf que le père du mari toxico est un très puissant industriel, bien décidé à récupérer la garde de son petit-fils. Il va engager un escroc pour tenter de compromettre sa bru devant le tribunal... Il faut reconnaître l'audace du film à aborder frontalement le divorce, chose encore rare à l'époque. Rappelons que "Kramer vs Kramer" ne sortira que 9 ans plus tard ! Notre héroïne aura ainsi le droit à diverses réflexions désobligeantes, simplement parce que c'est une future divorcée, qui a le malheur d'avoir travaillé et nourri son foyer quand son mari ne produisait rien. "La Rupture" traite aussi en filigrane du thème de la drogue. Là encore, c'était un thème neuf à l'époque, encore sensible. On ne verra d'ailleurs jamais le mari se droguer, le mot "drogue" sera à peine prononcé. Mais l'intérêt avant tout est la machination mise en place. La victime inconsciente, Hélène, se bat pour conserver dignement la garde de son fils. Elle est interprétée par une Stéphane Audran poignante. Face à elle, Jean-Pierre Cassel joue une véritable raclure, un vrai méchant de cinéma comme on aime les détester. S'il ne ressemble au départ qu'à un escroc minable, il s'avère très habile à approcher sa "cible" et à user de sous-entendus et de non-dits pour que son entourage la rejette. Tandis que ses combines vont aller loin, et faire de lui un parfait salaud. On pourra reprocher à certains seconds rôles de ne pas être toujours justes. Jean-Claude Drouot (Thierry la France !) en mari camé, qui a l'air aux fraises. Bon, on dira que ça fait partie du personnage, et qu'à l'époque on n'avait pas l'habitude de voir des junkies à l'écran. Katia Romanoff en adulte à l'esprit d'enfant, qui n'a pas un jeu très subtil. Ou Mario David qui en fait des caisses en acteur pompeux (certes, ça fait partie du personnage !). Mais pour compenser, on a le droit à Michel Bouquet, excellent en industriel hautain et implacable. Michel Duchaussoy en avocat sensible. Angelo Infanti, habitué du bis italien, qui a un petit rôle en médecin affable. Et pour les polissons, Catherine Rouvel passe largement plus de temps nue qu'habillée, et interprète une chaudière écervelée. Au-delà des acteurs, "La Rupture" dose savamment sa machination, avec un rythme et un malaise qui monte crescendo. Jusqu'à une dernière demi-heure qui met le paquet... et à des dernières minutes qui tiennent pratiquement du cinéma expérimental. Certains désapprouveront, j'avoue que j'ai bien apprécié ce final baroque !
Pas aimé cet opus tordu auquel je n’ai pas tout compris, malgré de bonnes choses au début, avant que le scénario ne parte en vrille... Des scènes carrément malsaines et un intérêt très limité. Du sous-Chabrol.