4898 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
165 critiques spectateurs
5
40 critiques
4
66 critiques
3
39 critiques
2
16 critiques
1
3 critiques
0
1 critique
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
LAvisDuNeophyte
4 abonnés
657 critiques
Suivre son activité
4,5
Publiée le 14 septembre 2024
esthétique très travaillée que soit les plans, les éclairages ou les acteurs. histoire plus classique. dialogues un peu pittoresques dans un registre plus sobre que les tontons flingueurs. mention spéciale pour les premières scènes qui donnent un aperçu de la France de l’époque : congés, construction de grands ensembles.
Le film commence alors que Francis Verlot, Tanguy avant l'heure, est encore chez ses parents à vingt-sept ans. Comme quoi, déjà en 1963, certains enfants tardaient à prendre leur envol ! Au-delà de cette anecdote, Mélodie En Sous-Sol est un régal pour les amateurs de Jean Gabin et Alain Delon. Le duo fonctionne à merveille. Ajouté à cela l'ambiance luxueuse de la croisette et de ses palaces. On aimerait apprécier les couleurs de Cannes, mais le film est en noir et blanc. Côté dialogues, on se délecte avec les textes de Michel Audiard, mâtinés ici et là de quelques pépites d'argot. Mention spéciale pour cette réplique en hommage à une mer qu'on a déjà vue cinquante fois : "Pas d'étonnement intempestif. T'extasie pas sur la mer, elle a toujours été là." À noter aussi un passage discret de Jean Carmet en barman et une cigarette omniprésente, signe de l'époque. Quant au titre, sa signification m'échappe de par l'absence de scènes en sous-sol ou encore de musique remarquable ou de personnage s'appelant Mélodie. Allez comprendre !
Henri Verneuil n'était sans doute pas un génie, mais il a rarement déçu dans les nombreux films qu'il a laissés et qui agrémentaient autrefois les soirées du dimanche soir. Pourtant, quelque chose ne "marche" pas, de mon point de vue. Alors, certes, chacun est dans son rôle : Delon dans le rôle du petit voyou sans manières et ambitieux ; Gabin nous fait du Gabin sans forcer ; leur relation est celle classique entre le vieux truand qui tente un dernier coup et le jeune loup ; le casse est réussi ( Delon en réalisera un autre très ressemblant, quelques années plus tard, dans " Le cercle rouge"..), pourtant passer, des deux personnages du Paris populaire et faubourien du début, dialogués par Audiard, aux palaces, piscines et casinos de la côte d'Azur, pour préparer le casse, où l'un est censé être un vieux milliardaire et l'autre un jeune playboy riche et désinvolte, ne me paraît pas du tout crédible !
Le film a plusieurs longueurs, mais pas des longueurs d'avance sur son temps. Au milieu de quelques images de voitures des années 60 qui circulent dans les rues, déambulent Gabin et Delon dans un scénario idiot, d'une lenteur qui ferait comparer Henri Verneuil à un escargot. Un film alimentaire, rien de plus, avec une fin stupide. Comme le film.
Si je devais choisir un film pour illustrer le mot insipide, "Mélodie en sous-sol" en serait certainement un bon candidat. C’est un film de braquage mou et sans enjeu où Gabin joue une caricature de Gabin et Delon les jeunes éphèbes. Il n’y a ni suspense, ni humour pour venir titiller un peu notre intérêt.
Film de casse des années 60 qui vaut pour son duo d'anthologie Gabin-Delon. Ce dernier n'a pas eu à forcer sa nature pour jouer le jeune voyou. Il est "Delon" avec une grande élégance. Par contre Gabin cabotine en portant des lunettes de soleil en pleine nuit. Le casse est capillotracté, tout comme le final, scène marquante dont chacun se souvient.
Un film plein de qualités : scénario, mise en scène, dialogues, acteurs, photo NB, BO de Michel Magne... tout est soigné et professionnel, parfaitement maîtrisé. Le seul reproche serait le long travelling approximatif de l’arrivée d’Alain Delon en voiture sur la Croisette...
Ce n'est sans doute qu'un détail mais on peut légitimement se demander qui a réaliser ce pré-générique on l'on voit Gabin dans un bus entouré de passager plus stupides et plus mal dirigés les uns que les autres (en plus ce pré-générique ne sert à rien,) Parlons du film, globalement ça déçoit, le scénario est minimaliste, il faut réaliser un casse. Point ! Tout cela est très long sans que le réalisateur réussisse à créer de la tension, l'amourette de Delon ne sert pas à grand-chose, Gabin est en petite forme, Audiard aussi. Reste le final qui a quand même de la gueule !
Un film culte qui fait partie du patrimoine du cinéma. Des scènes mémorables, une musique intelligente et des dialogues bien ficelés et savoureux. Le côté un peu machiste de Delon pour l'époque, ça passerait moins aujourd'hui, mais les premières scènes dans la banlieue de Sarcelles, où Gabin cherche sa maison, la seule maison qui reste au milieu de la forêt d'immeubles, c'est tout une époque. On voit Michel Magne diriger l'orchestre du casino.
Bien qu'un poil longuet à se mettre en place, Mélodie en sous-sol est un excellent film de "casse du siècle" au final haletant et qui m'a laissé avec un gros sourire sur le visage. S'il préfigure les films noirs du bandits du genre que l'on connaît de Jean-Pierre Melville (Le Deuxième Souffle ; Le Cercle Rouge), Mélodie en sous-sol reste pour le moment un aspect plus léger, incorporant les dialogues d'Audiard. Ceux-ci sont toujours aussi reconnaissables, basés sur des échanges agressifs et des gros yeux, dont, j'avoue, me lasser un peu. Delon et Gabin sont très plaisants à l'écran. La musique manque un peu de variété, mais garde toute son intérêt et sa splendeur à la fin. En bref, un film policier plaisant et à connaître.
Le noir et blanc ne gâche pas cette super histoire et ses excellents dialogues. Tant pis si la fin fait mal au cœur ! Le meilleur film avec Gabin et le meilleur avec Delon 3,7/5
MELODIE EN SOUS-SOL (1963): Le casse d'un casino. Le boss, Charles, joué par l'acteur Jean Gabin, un homme que l'on ne contredit pas car le tranchant de ses paroles lui donne toujours raison. Son acolyte, Francis, personnage élégant au charme foudroyant, qui mieux qu' 'Alain Delon pour vêtir le costume de ce gentleman cambrioleur, un physique aux traits parfaits. Des dialogues de Michel Audiard, chaque mot claque comme une cartouche qui rythme et donne le tempo des scènes où le faces à faces peuvent devenir très musclés. Des images en noir et blanc enveloppées par une musique jazzy des années 70, agréable aux tympans qui nous fera glisser dans un holdup rocambolesque bien mené du début à une fin inattendue. Un excellent moment de cinéma.
Des dialogues savoureux et percutants d'Audiard, un scénario sans faille de Simonin, une mise en scène impeccable de Verneuil, des jeux excellents de Gabin et Delon, voilà ce que propose "Mélodie en sous-sol". La séquence finale est mythique tant au niveau de la tension que de la photographie. On pourra peut-être regretter une mise en place des personnages un peu longue dans le premier quart du film.
Tout ça pour ça ! Un gros coup… qui se termine en pétard mouillé, pour sauver la morale et les « héros ». Décevant. Mais bon, c’est juste un vieux film français, il ne faut pas s’étonner.