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    Un coeur en hiver
    note moyenne
    3,6
    532 notes dont 50 critiques
    16% (8 critiques)
    32% (16 critiques)
    26% (13 critiques)
    16% (8 critiques)
    8% (4 critiques)
    2% (1 critique)
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    50 critiques spectateurs

    NomdeZeus
    NomdeZeus

    Suivre son activité 38 abonnés Lire ses 922 critiques

    3,5
    Publiée le 11 février 2015
    Un Cœur En Hiver est un film au titre parfaitement approprié. C'est une œuvre austère et mélancolique comme une longue soirée hivernale. Claude Sautet délaisse ses thèmes habituels pour traiter de la solitude et de la complexité des sentiments. Daniel Auteuil et Emmanuelle Béart sont parfait dans le rôle de ce couple que tout oppose. L'intrigue traine parfois en longueur mais les magnifiques trios de Ravel sont là pour nous le faire oublier.
    mazou31
    mazou31

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    5,0
    Publiée le 29 avril 2014
    Film psychologique mais sans lenteur, où tout est parfait. Une histoire brillante et originale, dense, mélancolique mais très humaine, très chaleureuse ; une mise en scène magistrale (au sens étymologique du terme) où cadrage, lumière, montage sont irréprochables ; et enfin une interprétation de rêve ! Si Daniel Auteuil est renversant dans son rôle d’infirme du cœur, Emmanuelle Béart est sublime – c’est rare ! – et André Dussollier toujours excellent… sans oublier Brigitte Catillon – qui remporta pour l’occasion un prix d’interprétation d’un second rôle – et le regretté Maurice Garrel. Et une musique au diapason… du Ravel, excusez du peu ! On peut qualifier ce film de chef-d’œuvre, sans surenchère.
    Akamaru
    Akamaru

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    4,0
    Publiée le 6 septembre 2010
    Claude Sautet propose ici un des ses films les plus énigmatiques,dramatiques tout en faisant ressortir le meilleur de son brelan d'as(Auteuil/Béart/Dussolier).La façon dont il croque ce personnage hors du temps,réparateur d'instruments à cordes,est aussi fascinante qu'inquiétante.Daniel Auteuil,dans un minimalisme tourmenté,révèle toutes les fêlures d'un homme,aux émotions apparemment inexistantes,inapte à aimer ou même apprécier.Un homme qui est là sans être là,qui est profondément troublant pour ceux qui l'approche.La très jolie violoniste qui tentera de l'apprivoiser,qui chavirera,se heurtera à un mur.Emmanuelle Béart,est magnifique,mais pas seulement.Ici,elle est talentueuse(apprendre à jouer du violon pour le rôle),subtile,gracieuse.André Dussolier s'en sort impeccablement en amant trompé,passif,surtout très diplomate.Psychologie très fouillée pour un Claude Sautel pudique,presque testamentaire.Les morceaux de Ravel revenant à intervalles réguliers servent de révélateur des sentiments.Les seconds rôles,par une certaine attitude,enrichissent le regard que l'on peut avoir sur cet homme,qui visiblement a quelques démons à exorciser,qu'il emporte avec lui dans un dernier regard mélancolique...
    reymi586
    reymi586

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    4,0
    Publiée le 21 septembre 2012
    Un bon film de Claude Sautet avec trois excellents acteurs. Daniel Auteuil est parfait en homme froid et retranché dans son atelier, Emmanuelle Béart joue bien le rôle qui lui est donné et André Dussollier, récompensé d'un césar pour ce film, est excellent dans ce rôle de spectateur. Une mise en scène sobre mais efficace. On reste un peu sur notre faim avec ce dénouement un peu calme mais disons qu'on reste sur le même tempo tout le long du film.
    Gonnard
    Gonnard

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    3,5
    Publiée le 30 août 2010
    Une sorte d'anti "Jules et Jim". Si dans le film de Truffaut le triangle amoureux fonctionne de façon harmonieuse, ici les relations entre les trois partenaires sont autrement plus tendues. Petites piques, gifles, les yeux qui se détournent... c'est un peu Bagdad. "Un cœur en hiver" se classe donc dans la catégorie des films à lecture difficile (à moins d'être maso, bien sûr). Pour ma part, étant une âme sensible, cet aspect m'a un peu rebuté. Poursuivons la comparaison avec l'univers musical que proposent les deux films. "Jules et Jim" joue sur la douceur, l'esprit bisounours, le vocal vecteur d'émotion. Claude Sautet crée au contraire une ambiance plus fraîche, moins humaine, avec de la musique classique qui s'apparente à divers moments à de la musique expérimentale. Je n'ai clairement pas aimé ce choix, qui correspond toutefois parfaitement à l'esprit du film. Un dernier élément dessert selon moi "Un cœur en hiver". C'est le rythme. Les temps morts sont trop nombreux, du coup l'intérêt du spectateur s'étiole. Quels sont donc les atouts de l'œuvre de Claude Sautet ? Le jeu des trois comédiens pour commencer, ils sont tous trois admirables. Les dialogues ensuite. Les échanges ne manquent pas l'intérêt, sans être pour autant inoubliables. Enfin, l'émotion. Ce film remue quelque peu. Pour conclure, il s'agit d'un mélo sentimental intéressant, avec finalement la morale suivante : les relations masculines fonctionnent toujours bien jusqu'à ce qu'une bonne femme vienne foutre la merde. Plutôt réaliste...
    Fêtons le cinéma
    Fêtons le cinéma

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    4,5
    Publiée le 8 août 2018
    Sublimes accords et désaccords de deux corps à la dérive, instruments d'amour séparés par un arpège émotionnel,en quête d'une harmonie périlleuse qui aboutira - sous forme d'ouverture, de suspens musical - lors d'une tournée finale internationale. La superbe réalisation de Claude Sautet confronte deux acteurs formidables, complétés par un André Dussolier également excellent ; un homme répare du rêve, le rêve d'autrui, sans jamais faire sienne cette musique existentielle qui unit deux êtres, trouve refuge dans la solitude métaphysique bientôt perturbée par une violoniste envoûtante. Car chacun joue en sourdine sa propre composition musicale, est rythmée par des motifs inconciliables. Daniel Auteuil incarne un anti-séducteur rappelant parfois le personnage principal de L'Etranger de Camus : tout semble se produire malgré lui et pourtant tout découle de lui. Pèse sur nos protagoniste sur une fatalité, celle d'un langage qui ne suffit guère pour comprendre le monde et se comprendre, voilà pourquoi Auteuil cultive le silence, non par choix ou facilité, mais comme seul langage viable. C'est uniquement la musique qui porte les évolutions amoureuses, traduit par ses envolées lyriques ou au contraire ses trilles les aléas du cœur humain. Un Cœur en hiver tire toute la poésie mélancolique que porte son si beau titre pour proposer une symphonie - plutôt une musique de chambre à quelques instruments - bouleversante de justesse. Une œuvre magnifique.
    vinetodelveccio
    vinetodelveccio

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    3,5
    Publiée le 28 avril 2014
    Un film envoutant à la mise en scène sobre et clair. Claude Sautet met ici en scène le prototype même du film français classique. La mise en scène est d'une grande sobriété mais toute en finesse et en délicatesse. Le tout est servi par une histoire touchante et des personnages assez intéressants, même s'ils n'évoluent pas beaucoup. Parfois un brin sur écrits, les dialogues sont parfois assez convenus et sans reliefs, mais le tout est rattrapé par le charme immense des acteurs. Daniel Auteuil, tout en retenue est assez touchant et Emanuelle Béart est renversante.
    JoeyTai
    JoeyTai

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    4,5
    Publiée le 12 janvier 2016
    Très bon film. Il s'agit d'un triangle amoureux joué par d'excellents acteurs. Daniel Auteuil et Emmanuelle Béart sont parfaits. Dussolier m'a semblé un peu moins à l'aise dans son rôle. L'histoire tourne autour d'un luthier, incarné par Daniel Auteuil. Son impossibilité à reconnaitre son état amoureux détruit la relation qui s'amorçait avec la jeune violoniste. La mise en scène est clairement au service de Daniel Auteuil, dont le talent donne tout son sens au parcours sinistre et tortueux du luthier.
    poneyexpress10
    poneyexpress10

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    4,0
    Publiée le 20 juillet 2013
    La musique classique est au centre du film. « La musique c'est du rêve » déclare Stéphane (Daniel Auteuil), c'est-à-dire qu'elle est sans conséquence. La vraie vie Stéphane est incapable de l'affronter. Il s'est construit un univers personnel dont les sentiments sont absents. Parce que les sentiments c'est de l'attachement, c'est de la souffrance. Il ne ressent aucune émotion pour Camille dont le métier de violoniste la conduit naturellement à l'émotion : à travers la musique, et les rencontres humaines. Stéphane répare les instruments, très autocritique envers lui-même, il a abandonné le conservatoire. Il n'est donc pas devenu musicien, mais artisan : son goût pour les automates renvoient bien à ce vide qui l'habite, sa vie sans chair, sans amour, sans émotion du moins envers les autres. J'ai pensé que le personnage allait se suicider à la fin : coincé dans son enfermement, son cœur hivernal, que rien ne vient éveiller. Inaptitude à éprouver de l'amour, handicap émotionnel. On peut croire qu'au début il est pervers, «démystifier les sentiments » les renvoyer à leur mensonge, s'amuser de séduire, pour combler un vide qu'il sent en lui sans se l'avouer, comme si l'autre, ici Camille, était un instrument, l'absorber pour sentir vibrer en lui une musique. C'est un vampire.
    MC4815162342
    MC4815162342

    Suivre son activité 248 abonnés Lire ses 1 327 critiques

    3,5
    Publiée le 28 avril 2014
    Un coeur en hiver, mon premier Claude Sautet, et bien je ne sais pas trop quoi en penser, une romance assez originale et psychologique, un peu difficile à cerner au départ, malgré tout nous avons là une histoire intéressante même si pas follement passionnante, de plus le casting est parfait, Emmanuelle Béart superbe et Daniel Auteuil jouant un personnage complexe sans émotion. Voilà en bref un bon film, bien travaillé, soigné, en plus la bande son est un régal. Sans être une perle ça reste bon.
    Benjamin A
    Benjamin A

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    3,5
    Publiée le 28 avril 2014
    Avant dernier film de Claude Sautet qui livrera son dernier souffle en 2000, "Un Cœur en Hiver" nous fait suivre Maxime et Stéphane, deux amis qui travaillent ensemble dans un atelier de lutherie puis Maxime tombe amoureux d'une jeune violoniste, qui ne laisse pas indifférente Stéphane. Il s'est d'ailleurs inspiré de la vie du compositeur Maurice Ravel. "Un Cœur en Hiver" brille d'abord par sa qualité d'écriture avec une histoire qui ne tombe jamais dans la caricature ou dans le pathos, c'est d'ailleurs dans un style très "Bergman" mais c'est surtout réussi au niveau des personnages. Stéphane dont on ne sait jamais les sentiments et à quel jeu joue t-il, d'ailleurs il parait être émotionnellement handicapé, face à lui cet envoutant objet de désirs dont les rencontres commencent par leur commun amour du violon... Il donne une véritable dimension psychologique à son récit et laisse toujours planer le doute vis à vis de Stéphane. Côté interprétation, Daniel Auteuil est troublant et énigmatique tandis que Béart est envoutante. Si André Dussollier est un peu en retrait vis à vis des deux autres, il n'en est pas moins impeccable. Un beau film, cruel et mélancolique, doté d'une bonne qualité d'écritures et d'excellentes interprétations.
    soniadidierkmurgia
    soniadidierkmurgia

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    4,5
    Publiée le 18 juin 2016
    Le chef d’œuvre ultime de Sautet ? Pourquoi pas ? En tout cas une véritable épure sur l’incommunicabilité entre les êtres. Les acteurs sont magnifiques, Auteuil dans un registre qu’il avait déjà abordé avec Sautet et Béart en amoureuse dépassée par la force de ce qu'elle ressent pour cet homme qui ne lui rend rien de ce qu’elle lui donne. Quand tout est merveilleusement filmé et joué juste il n'y a pas besoin d’un scénario à rallonge. Bravo encore à toute l’équipe et à Sautet qui au crépuscule de sa carrière (il ne lui reste plus qu'un film à tourner) montre qu’il n’a pas son pareil pour fouiller les tréfonds de l’âme humaine quand il s’agit d’amour et de destins qui basculent.
    Guillaume836076
    Guillaume836076

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    4,0
    Publiée le 1 mai 2014
    Depuis "Quelques jours avec moi", avec le même Daniel Auteuil, Claude Sautet marque une rupture nette avec ses sujets "sociologiques" des années 70. Que ce soit ici, dans ce "Coeur en hiver", dans "Quelques jours..." et plus tard dans "Nelly et Mr. Arnaud", le ton est plus grave, plus austère, plus mélancolique, plus froid et profond que ces réussites passées. Peut-être parce que ces trois derniers films traitent des mêmes sujets: la solitude, le sentiment d'être étranger au monde et l'incommunicabilité des sentiments déclinés sous différents points de vues. Dans "Un coeur en hiver", le personnage central incarné par Auteuil est une énigme à lui tout seul: Stéphane s'est construit une routine sécurisante avec son "meilleur " ami et associé Maxime (André Dussollier) -"partenaire", rien de plus, dit-il à Camille (Emmanuelle Béart)- mais ne semble toucher par rien. A peine son travail de luthier semble lui procurer quelques émotions et satisfactions. Il semble accepter le jeu des conventions sociales par aspect purement utilitaire et par peur de se retrouver seul, mais n'hésite pas à se montrer froidement cynique et provocateur vis-à-vis de qui bon lui semble. Seul Lachaume (émouvant Maurice Garrel), son père spirituel et professeur, semble trouver grâce à ses yeux. C'est également le seul qui semble comprendre qui est Stéphane sous cette gangue hermétique. Maxime, le fidèle, lui, accepte Stéphane tel qu'il est, mais n'a jamais chercher à résoudre l'énigme Stéphane et n'a jamais tenté de le remettre en question. En somme, la routine utilitaire de la relation lui sied tout autant qu'à Stéphane... Camille "bouleverse" tout. Emmanuelle Béart, à son avantage, n'est jamais aussi bien que quand elle incarne des femmes passionnée et fougueuse, portée par des sentiments brûlants et destructeurs. L'énigme Stéphane la fascine et l'attire irrémédiablement. Ils sont l'anti-thèse de l'un et de l'autre. Ce dont "semble" jouer ironiquement et volontairement Stéphane. Je dis bien "semble" car le jeu de Daniel Auteuil, porté par l'oeil et la direction de Sautet, est d'une infinie subtilité. C'est même du grand art. La mise en scène épurée et sobre, privilégiant les plans longs, appuie sur ses regards qui en disent bien plus longs sur lui que le discours qu'il tient. C'est par son regard d'ethnologue de l'âme humaine que Sautet parvient à nous livrer une part de Stéphane. Les nombreux silences et non-dits appuyés par des regards signifiants sont autant d'informations pour le spectateur. La force de Sautet, c'est de toujours prendre le spectateur pour quelqu'un d'intelligent, il ne tombe jamais dans la démonstration ou le dialogue de trop, jouant avec finesse le décalage entre le verbalisé et ce que le personnage ressent. Beaucoup de ses films reposent sur cette construction et ce sentiment. L'intrigue est rectiligne, le personnage central est scruté par la caméra jusqu'à la moëlle, sans pour autant trahir ses secrets et ses zones d'ombres, jouant du décalage dont je viens de parler. Sautet filme la solitude comme personne, surtout ici. Car au bout du compte, Stéphane est seul au milieu de tout le monde, il s'en est exclu volontairement tel un misanthrope au regard lucide, dure et acéré, souvent cruel, mais qui en se réfugiant dans sa tour d'ivoire souffre horriblement et s'empêche d'aimer pour se protéger de la souffrance. Car dans le fond, il les aimes tous, il a vraiment eu le coup de foudre pour Camille, il se culpabilise de faire mal à Maxime, admire Madame Amet (Myriam Boyer) et Lachaume, à beaucoup de tendresse pour Hélène (Elisabeth Bourgine) mais se convainc lui-même d'être un personnage froid et antipathique, qui fera tout pour se faire détester de tous. La solitude face à la maladie, la souffrance et la mort est aussi abordée avec le personnage de Lachaume - c'est d'ailleurs cela qui fait "réagir" Stéphane -. Ne dit-il pas à Camille, lors de la scène de fin (dans une brasserie - lieu récurent dans les films du réalisateur), "je croyais n'aimer que lui mais c'est le contraire". Tout est dit en une phrase.
    Ajax Platonides
    Ajax Platonides

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    5,0
    Publiée le 24 décembre 2009
    C' est un film sublime! Le cinema francais qu' on aime. Les trois acteurs excellents. C' est dommage qu' Emanuelle Beart est devenue si rare ces dernieres annees... Daniel Auteuil, grace a ce film est devenu en Grece l'un de plus celebres acteurs de la decennie (90's)...
    gimliamideselfes
    gimliamideselfes

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    5,0
    Publiée le 11 septembre 2009
    Film émouvant, triste et mélancolique, avec trois excellents acteurs, Auteuil véritablement troublant, Béart belle et envoûtante avec son violon, très bon film.
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