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    Rashômon
    note moyenne
    4,0
    1331 notes dont 138 critiques
    32% (44 critiques)
    39% (54 critiques)
    17% (23 critiques)
    7% (9 critiques)
    5% (7 critiques)
    1% (1 critique)
    Votre avis sur Rashômon ?

    138 critiques spectateurs

    Appeal
    Appeal

    Suivre son activité 106 abonnés Lire ses 569 critiques

    5,0
    Publiée le 30 novembre 2012
    Je ne vais pas trop m'attarder sur la technique de ce film, je n'ai pas fait d'études de cinéma, ni lu beaucoup de bouquin la dessus. Apparemment Rashomon est un film majeur pour la mise en scène, le principal précurseur de la nouvelle vague française. Je veux bien le croire, nous sommes en 1950, mais la mise en scène est très dynamique, très folle et sombre, je ne connais pas beaucoup de films de cette époque du même genre. Mais j'omet volontairement ce point car je ne pourrai juger, pour me concentrer sur le thème du film, qui est bouleversant. Rashomon c'est l'histoire d'un crime : un cadavre d'un homme retrouvé, et une mystérieuse histoire à trois qui a mal tourné. Un homme, un brigand, était présent au moment du crime; et la femme du mort y était aussi. Que s'est-il passé? C'est la qu'intervient le génie de Kurosawa. Amenez à comparaître devant un tribunal, le brigand et la femme vont donner chacun leurs version ; elles sont différentes. Puis, un chaman va donner la parole au mort, qui donne aussi sa version différente. Enfin, un dernier temoin, extérieur, prétend avoir tout vu. Chacun donne sa version différente, et pourtant, chacun... s'accusent. Les versions sont pourtant toute assez proches, incluent des éléments communs, et chacun semble sincère dans son propos, surtout que chacun n'accusent pas les autres, mais eux-même. Le brigand prétend avoir tué l'homme; la femme aussi; et le mort dit s'être suicidé... Kurosawa montre comment chacun, selon sa perception, voit une réalité différemment; comment chacun par sa morale ou par ses relations avec les autres perçoit le crime. Le réalisateur japonnais montre comment les témoignages ne peuvent être objectif, pourquoi aucun ne peut être parfaitement vraie. C'est une véritable reflexion sur la justice, car tout cela est fait sans manichéisme : personne n'a tort, personne n'a raison. Mais surtout, c'est la fine analyse de la morale japonaise qui vaut le détour : chacun s'accuse pour sauver son honneur, quitte à y perdre la vie. Kurosawa émet une vraie critique de l'honneur à la japonaise, dans laquelle la femme est inférieure, la victime est souillée, l'agresseur peut se racheter; mais surtout, par un dernier quart d'heure fabuleux, Kurosawa montre comment cet honneur ronge les japonais qui n'ont pas peur d'être déshonorés, mais qui ont peut de l'honneur, qui n'est pas dans leur nature. Et, pour préserver leur image, les japonais sont prêt à sacrifier les autres, a s'enfermer dans l’égoïsme, et à perdre toute humanité. Le double terrain, a la fois "mémorielle" (3 témoins de la scene et du procès livrent leurs versions) et illustré (reconstitution des témoignages des suspects), permet de saisir l'absurdité des actes commis, les 3 témoins ne parvenant pas à comprendre cette affaire remplie de mensonges, si bien qu'ils se détachent de plus en plus de la foi en l'homme. Une histoire donc fabuleuse, qui donne énormément à réfléchir. Clairement, si ce film est resté dans la postérité, c'est pour la reflexion qu'il amène. Je finirai tout de même sur quelques points purement formels. La mise en scène est dynamique, inventive, les scènes des combats sont crédibles et bien filmées; et les différentes scènes de 2 trios différents (des témoins au procès et des suspects + mort) nous font clairement penser à des tragédies grecques rondement menées. Toshiro Mifune est un véritable fou dans son rôle, un jeu assez exceptionnel, Masayuki Mori lui, montre parfaitement par son regard le paradoxe de l'honneur japonnais; Machiko Kyo, pour finir, déjà est sublime, comme le dis Mifune dans le film "on dirait un ange", est produit incontestablement à elle seule toute l'intensité dramatique du trio, par ses pleurs et son hystérie.
    B-Lyndon
    B-Lyndon

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    5,0
    Publiée le 1 décembre 2012
    Mise en scène rythmée, découpage dynamique, travellings splendides, angles de caméra improbables, plans sublimes : techniquement, c'est une merveille, qui joue sur ce qu'on voit, ce qu'on aimerait voir, ce qu'on nous cache. Silhouettes agiles ou hystériques trouées par les rayons du soleil qui filtrent les branches, douleurs et hurlements incessants sur les visages qui transpirent : poésie des corps, des mouvances. Rashômon est un poème. Et comme chaque poème, il nous parle des hommes. Des hommes en clair-obscur qui cachent leur part d'ombre, derrière l'honneur, l'honneur, toujours l'honneur, ce mirage qui élève mais qui détruit tout autant. Autant dire que cette tragédie grecque au temps des samouraï fascine et bouleverse, et il ne suffirait pour cela que du sublime plan final : un homme marche vers l'avant un bébé dans les bras. C'est l'espoir que filme Kurosawa, à ce moment là. Car de ce plan, il n'y aura qu'une version. Pas deux. Pas trois. Une seule. Un homme marche, un bébé dans les bras. Et plus jamais on ne parlera de cet honneur, l'honneur, toujours l'honneur, l'honneur qui érige mais qui abaisse, qui méprise et tue les gens qui ne supportent pas de s'entendre dire que face au monde se levant devant eux, ils ne sont rien, ils sont faibles, immensément faibles. Une splendeur, donc.
    Benjamin A
    Benjamin A

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    4,5
    Publiée le 7 mars 2017
    Un film qui me tient tout particulièrement à cœur car il a été ma porte d'entrée dans le cinéma de Kurosawa et le cinéma asiatique par la même occasion. Xème siècle, Japon, de fortes pluies, trois voyageurs, et plus précisément un moine, un bûcheron et un passant, se réfugient dans un temps en ruine. Le moine et le bûcheron sont terrifiés, notamment par le procès auxquels ils viennent d'assister. Le procès tourne autour d'un célèbre bandit accusé d'avoir violé une femme et tué son mari, un samouraï et ils vont forcer le troisième à écouter leurs récits. Voilà comment débute "Rashômon" d'Akira Kurosawa, le film qui le fit connaitre en occident notamment grâce à l'oscar d'honneur du meilleur film étranger ainsi que le lion d'or à la mostra de Venise. Il propose une structure narrative, inventive et somptueuse, où les crimes seront analysés selon différents points de vues, le moine, le bucheron, la victime ou encore l'accusé. Le récit, en forme de kaléidoscope s'avère très bien écrit et surtout passionnant, alors que cela reste toujours fluide et surtout on cherche la vérité à travers les propos de chacun des protagonistes, avec un rythme toujours maîtrisé et un suspense tenant de bout en bout, jusqu'à un dénouement final et une fin laissant encore le doute dans nos tête et qui s'avère réussi. De plus, son récit s'avère aussi d'une richesse intellectuelle, sans aucune lourdeur, se questionnant autour de la mort, la justice, la conscience ou encore la moralité. On admire aussi la qualité et la maîtrise technique et visuelle de Kurosawa, entre sa mise en scène moderne et dynamique, ses travellings, mouvements de caméras, jeux d'ombres ou encore ses cadrages. C'est virtuose à beaucoup de points de vues ! La photographie en noir et blanc est superbe tandis que les interprétations sont aussi impeccables et notamment Toshiro Mifune dans le rôle du bandit.
    vinetodelveccio
    vinetodelveccio

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    4,0
    Publiée le 9 avril 2013
    Un film singulier, malicieux et d'une beauté marquante. Kurosawa s'amuse ici à brouiller les pistes avec habileté, et à partir d'un scénario minimaliste offre diverses versions d'une même histoire, ce qui nous ouvre des perspectives hallucinantes en terme de morale. C'est cette profondeur qui marque notamment, mais aussi la grande modernité de la mise en scène. Les cadrages sont tous parfaits, la caméra bouge avec beaucoup de grâce et chaque plan est parfaitement réfléchi et a un sens bien précis. Il ne se passe pas grand chose dans ce film, il faut bien l'avouer, mais la précision de la réalisation et l'implication des acteurs sont exemplaires.
    Sionsono2
    Sionsono2

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    4,0
    Publiée le 20 février 2013
    Surprenant. Déjà que c'est un Kurosawa, ça change mais qu'en plus on a une enquête bien ficelée et une énorme critique de l'être humain, c'est juste phénoménal. On trouve l'être Humain représenté par un homme, une femme et un bandit qui sont trois coupables (un peu dur pour l'homme). Et on a deux témoins. Et tous prouvent que l'humanité ne peux jamais se faire confiance, ou travailler ensemble et est représenté par Ramoshon, un vieux temple, ou les deux témoins plus un passeur attendent que la tempête passe. Mais les catastrophes humaines ne s'arrêteront jamais. Voici pour le côté un peu philosophique du film. Maintenant on passe à l'oeuvre en lui-même. La maîtrise de la caméra a sûrement dû inspirer le maître Kubrick (notamment à la 27 ème minute), avec les combats qui sont dynamiques et les courses poursuites merveilleusement bien transposée. La qualité du son est moyen, on entend pas mal de gribouillis derrière. Décevant pour une version "remastérisée". Mais la qualité de l'image y est, c'est le plus important. Et niveau acteur non plus, on ne joue plus dans la cour des petits. C'est de la vraie performance, avec cette médium qui entre en transe et qui tournoie comme la tempête, ou encore le bandit qui se gratte et court à tout va. Grand film, intelligent quoiqu'un peu longuet à certain moment.
    Sid Nitrik
    Sid Nitrik

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    3,5
    Publiée le 7 janvier 2014
    Le cinéma de Kurosawa est connu pour sa finesse technique et sa narration révolutionnaire. « Rashômon » en est un bon exemple. Dans un Japon médiéval en proie à tous les fléaux (guerre, famine, catastrophes naturelles, banditisme...), 3 voyageurs discutent d'une histoire de meurtre à plusieurs versions, chacune étant racontée par les protagonistes de ce récit. On a donc une sorte de narration en poupées russes. Le propos « contenu » tourne autour de l'honneur, le « contenant » se base plus sur l'humanisme, le pessimisme ou l'optimisme qui en découlent à travers notamment les paroles du bonze et du bûcheron. Ce choix de narration laisse place à une intrigue solide qui tient en haleine jusqu'à la fin. On est véritablement guidé par l'envie de connaître la véritable histoire. Les différents propos, eux, sont empreints de la philosophie nippone et du Bushido et autres codes d'honneur et permettent entière liberté d'interprétation du final au spectateur. Le film est donc sur le fond particulièrement brillant. On mettra des bémols sur la forme. Certains excès de lenteur dans le rythme et le minimalisme omniprésent laissent parfois place à des scènes interminables dont on peut douter de l'utilité et de l'impact. Les acteurs sont bons mais l'on peut s'agacer également des quelques rires et cris forcés qui reviennent à longueur de film. Parfois un peu trop théâtral donc. Il en reste donc une œuvre fort correcte, très subtile et intelligente, mais dont la forme peut rebuter quelque peu. A découvrir mais pour s'éveiller à Kurosawa, mieux vaut-il commencer par « Les 7 samouraïs », « Yojimbo » ou « Sanjuro », plus accessibles.
    Haïm Nacache
    Haïm Nacache

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    4,5
    Publiée le 21 septembre 2013
    Une évidence s'impose derrière ce Kurosawa, celle d'un film profond. Les notions de vérité et de justice ne sont jamais apparues aussi clairement sibyllines, aussi brutalement incertaines au Cinéma. Derrière ces remises en question de la foi et de la nature humaine, on ne se peut s’empêcher de recontextualiser la genèse du film, celle d'un après Hiroshima, celle des atomisés, celle sanguinement décrite par Oe dans Notes de Hiroshima. Au final, l'humanité du film prend la forme d'un aveu, l'aveu d'un pardon et tout délaissant les torrents de pluies abattant sur Rashomon, Kurosawa fait naître une éclaircie, celle d'un cinéma brillant, chaleureux.
     Kurosawa
    Kurosawa

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    4,5
    Publiée le 11 septembre 2013
    Réalisé en 1950 par le génial Akira Kurosawa, "Rashômon" raconte les différentes perceptions d'un crime à Kyoto au XIème siècle. Entre réflexions sur le mensonge et la foi en l'Homme, et d'autre part, une construction pour le moins singulière, avec une alternance de scènes dans la forêt et sous le portique d'un temple (composée de deux trios différents), on est pris d'une certaine fascination. Cette dernière prend forme grâce au mélange de tragédie et d'optimisme, lui-même révélé par un déroulement captivant et par une esthétique sublime. D'ailleurs, le noir et blanc a une importance de taille, avec notamment sa capacité à donner des indications sur les humeurs complexes des personnages. Aussi, on saluera la performance impressionnante des acteurs, (Toshiro Mifune est sidérant dans sa folie incontrôlable) participant à la force incommensurable qui se dégage du film. Puissant, troublant, et d'une grande modernité !
    Akamaru
    Akamaru

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    3,5
    Publiée le 4 mai 2012
    "Rashômon"(1950)restera pour toujours le film qui fit découvrir aux Occidentaux toute la richesse du cinéma oriental,aidé en cela par son Lion d'or et son Oscar.Akira Kurosawa a aussi inventé le procédé d'une même histoire,racontée par différents narrateurs,et qui à chaque s'en trouve considérablement modifiée.La vérité n'est donc qu'affaire de subjectivité,ce qui est tout à fait pertinent.4 personnes témoignent du décès d'un samouraï dans une forêt,dans le Japon du Xème siècle:le bandit impertinent,la femme volage,le mari tué(par l'intermédiaire d'une sorcière),et enfin un bûcheron qui a vu toute la scène.Et à chaque fois,le narrateur se met en valeur dans sa version.Qui croire alors?Duplicité,trahison et veulerie au programme d'une oeuvre schizophrénique,maligne,et d'un messimisme implacable,seulement atténué par un final momentanément rédempteur.Toshirô Mifune avec son jeu très expressif démarrait sa collaboration fructueuse avec Kurosawa.Ce dernier,maître incontestable du cinéma nippon(avec Mizoguchi),révélait sa virtuosité,entre les flash-backs,les angles de caméra évocateurs,et les jeux sur l'ombre et la lumière.Une fable bien noire.
    peebles
    peebles

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    2,5
    Publiée le 26 juin 2013
    Je lui mets la moyenne uniquement car je pense que je n'ai pas les codes pour comprendre ce film. Je n'ai pas aimé, je n'ai pas été embarqué, j'ai passé un mauvais moment car ce fut vraiment difficile de le regarder en entier. L'histoire est peut-être intéressante mais je n'ai tellement pas réussi à m'immerger dans le film que je ne suis pas sûr de l'avoir bien compris et je pense qu'il faudra que j'attende de nombreuse années avant de m'infliger une seconde fois ce film... Sa note "spectateurs" laisse penser que c'est un excellent film, donc je ne me risquerai ni à le conseiller ni à le déconseiller. Je me permettrai juste de dire qu'il me semble nécessaire d'avoir une connaissance poussée des codes cinématographiques pour pouvoir l'apprécier.
    Anaxagore
    Anaxagore

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    5,0
    Publiée le 22 décembre 2008
    La cause est entendue! «Rashômon» (1950) est un film génial et je n'ai rien de trop original à ajouter à tout ce qui a été dit à son propos. Mais je m'en voudrais de ne pas prendre mon tour pour venir l'honorer. Kurosawa y pose un problème universel. Notre connaissance humaine de la vérité repose très souvent sur la confiance que l'on est contraint d'accorder aux témoignages. Et se pose alors inévitablement la question de la véracité et de la crédibilité de celui qui témoigne. Le réalisateur illustre la problématique dans un contexte qui la dramatise à l'extrême, celui de la justice humaine. Comment juger de la responsabilité de personnes, relativement à un crime, quand leurs témoignages se contredisent? Comment, en telle situation, établir la vérité des faits? Kurosawa met ici cruellement le doigt sur la limite de toute justice humaine; et ce n'est pas sans pessimisme qu'il la considère, même s'il conclut son film sur une note d'espoir en l'humanité encore innocente d'un nourrisson. On a par ailleurs tout dit sur la structure narrative prodigieuse de l'ouvrage, sur la virtuosité, la finesse et la concision de sa mise en scène, ou encore sur la qualité de sa photographie. Je ne vais donc pas gloser inutilement. Je me contenterai de donner davantage de poids encore à l'invitation faite à tout un chacun d'aller admirer cette perle du cinéma nippon.
    Shékiinä .
    Shékiinä .

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    4,0
    Publiée le 22 janvier 2013
    Japon, aux alentours du Xe siècle. Un crime (pour les beaux yeux d'une femme) a été commis. Plusieurs versions de l'histoire sont racontées à travers plusieurs personnages : le moine, le bûcheron, Tajomaru le bandit, la femme en question, et le mari assassiné ressuscité par un chaman (une de mes scènes préférées). Mais qui croire ? Qui dit vrai et qui ment ? Le point de vue de l'un est contredit par celui de l'autre, et ainsi de suite, si bien que l'on se perd dans le récit. Rashômon est le premier film de ce réalisateur que je regarde, qui n'est autre que le meilleur réalisateur japonais au monde. Mon premier et certainement pas mon dernier, j'ai été happé par le style. Pour tout dire, au début j'avais des a priori, je m'attendais à un vieux film japonais ringard, le truc vraiment ringard et kitch vous savez ; il s'avère que plus les minutes passaient, plus je me rendais compte que je n'avais pas affaire à n'importe quelle oeuvre. Akira Kurosawa a du savoir-faire. Les plans et les corps en mouvements sont beaux, gracieux, et virils à la fois. Il met en scène une affaire policière à la manière d'un conte, d'un théâtre. Sa maîtrise du cadrage et du champ-contrechamp est à la perfection. Le film nous offre de beaux plans, ainsi que des acteurs au jeu exagéré et mélodramatique qui ne fait que renforcer le côté théâtral, en plus de magnifier la mise en scène. Les lieux, il y en a seulement trois, trois décors différents : ''le tribunal'' surréaliste, la forêt sauvage, et l'abri et le torrent de pluie extérieur. L'espace, bien qu'il soit réduit, est très bien utilisé.
    ghyom
    ghyom

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    5,0
    Publiée le 16 février 2014
    Quelle claque ! Kurosawa nous entraine cette fois-ci dans un petit conte philosophique. Via l'histoire d'un meurtre et du procès qui s'en suit, on assiste aux différents témoignages. Chaque fois l'histoire diffère. Alors qui croire ? Quelle valeur peut-on accorder à un témoignage ? Comment la subjectivité et l'égo et/ou l'honneur des témoins influencent leurs témoignages ? Quid du mensonge ? Le témoignage du mort par l'intermédiaire d'un médium est-il moins valable que celui des vivants ? Finalement qu'est-ce que la réalité ? Qui peut dire que ce n'est pas une illusion, qu'il est trompé par son esprit ? N'y a-t'il qu'une seule réalité ? etc. Kurosawa a encore une fois apporté beaucoup de soin au montage sonore, que ce soit par le choix de la musique et son utilisation et les bruits ambiants qui rendent l'histoire dynamique aidés en cela par le comique théâtral de Toshiro Mifune. Un très très grand film.
    Caine78
    Caine78

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    4,0
    Publiée le 24 octobre 2013
    Très intéressant parfois que de lire l'œuvre dont le film est adapté afin d'avoir une meilleure perspective. C'est précisément ce que j'ai fait avec « Rashômon », adapté de la passionnante nouvelle « Dans le fourré » du non moins passionnant Ryūnosuke Akutagawa. Si le résultat est en définitive très fidèle au texte de l'auteur, Akira Kurosawa a eu la grande intelligence de l'enrichir d'un point de vue narratif, si bien que l'ensemble garde une vraie personnalité. Mais ce qui frappe avant tout, c'est bien entendu l'impressionnante maestria visuelle qui caractérise pratiquement chaque plan. Nul doute qu'à ce titre, Maître Kurosawa était un véritable génie, offrant à l'œuvre un souffle, une puissance qui ne se dément jamais. Conséquence : alors que l'histoire et le propos étaient déjà remarquables, « Rashômon » devient carrément somptueux à plusieurs reprises, la saisissante interprétation de chacun (Toshirō Mifune et Takashi Shimura en tête) ne faisant que renforcer ce sentiment. Reste un très léger aspect répétitif (mais pouvait-il être vraiment évité?) et donc une légère frustration me concernant quant à l'histoire connue dès le départ (c'est le risque dans ce cas-là), mais impossible pour autant d'oublier ce spectacle de premier ordre, aussi brillant qu'intelligent : une belle réussite.
    Hotinhere
    Hotinhere

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    3,0
    Publiée le 4 mars 2014
    Quatre versions et points de vue concurrentiels, racontées en flash-back successifs, sur le meurtre d’un samouraï et le viol de son épouse à l’époque médiévale au Japon. Une œuvre à la structure narrative brillante et un conte philosophique subtil, mais quelques excès de longueurs. Oscar du meilleur film étranger et lion d’or à Venise.
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