Mon AlloCiné
Rashômon
note moyenne
4,0
1308 notes dont 144 critiques
34% (49 critiques)
38% (55 critiques)
16% (23 critiques)
6% (9 critiques)
5% (7 critiques)
1% (1 critique)
Votre avis sur Rashômon ?

144 critiques spectateurs

Estonius
Estonius

Suivre son activité 190 abonnés Lire ses 3 053 critiques

4,0
Publiée le 13/07/2016
Un chef d'œuvre se doit d'être exempt de toutes critiques. Ce n'est pas le cas de cet excellent film dans lequel Toshiro Mifuné surjoue en sautillant comme un cabri et en riant comme une chèvre. La fin du film n'est pas non plus très convaincante . Quant au thème, on n'a pas attendu Kurosawa pour dénoncer la fragilité du témoignage humain, mais il et vrai que l'illustration ici en est remarquable. La caméra parait vivante tellement elle suit l'action des personnages, l'utilisation de la musique est fabuleuse et puis cette façon de nous montrer un combat dans le quatrième récit où l'on tombe, on a peur, on se bat comme des chiffonniers. Quelles images !
Eselce
Eselce

Suivre son activité 54 abonnés Lire ses 3 988 critiques

1,5
Publiée le 13/05/2016
La même histoire racontée sous plusieurs versions différentes. Toutes sont peu palpitantes. A moins d'aimer le cinéma étranger des années 50… Personnellement, j'ai eu beaucoup de mal à aller jusqu'au bout de l'intrigue. Les différentes versions de l'histoire n'ont pas éveillé davantage d'attention que le final. Trop vieux et comprenant des plans trop longs pour une intrigue qui aurait pu se traduire en court métrage. Bof.
JR Les Iffs
JR Les Iffs

Suivre son activité 17 abonnés Lire ses 1 091 critiques

5,0
Publiée le 17/01/2016
film japonais, de Akira Kurosawa, 1950 C'est l'histoire d'un crime racontée de 4 façons différentes par les acteurs et les témoins, et même par l'esprit de celui qui a été tué. Le dernier témoignage semblant être la vérité. Dans une forêt, un bandit viole une femme et tue son mari. Un bûcheron découvre le cadavre. Dans un tribunal, les témoins racontent. Très beau film de Kurosawa. Totalement maîtrisé techniquement : photographie, travellings, cadrage, noir et blanc. Seulement trois décors : la porte Rashomon, la forêt, le tribunal. La même histoire est racontée différemment selon les protagonistes : où se situe la vérité ? Film sur le mensonge et la lâcheté des êtres humains. Le scénario est habilement raconté, le film est toujours intéressant, l'aspect japonais du film lui confère une qualité supplémentaire poétique et même philosophique. Un classique du cinéma mondial.
Shephard69
Shephard69

Suivre son activité 64 abonnés Lire ses 1 857 critiques

3,5
Publiée le 09/12/2015
Ma première incursion dans le cinéma d'Akira Kurosawa est une claque monumentale. Sous des airs de scénario très simple, un film dont la mise en scène pleine de paraboles dans le développement de son intrigue est d'une complexité assez déconcertante, difficile d'accès. Le jeu volontairement exagéré des acteurs colle parfaitement avec l'ambiance de l'oeuvre. Puissant récit ou comment dévoiler la vérité à travers des témoignages totalement différents.
MemoryCard64
MemoryCard64

Suivre son activité 21 abonnés Lire ses 375 critiques

3,5
Publiée le 17/11/2015
Je continue d'explorer sereinement la filmographie de Kurosawa avec Rashomon, un de ses films les plus acclamés, dont le synopsis m'a tapé dans l’œil (eh oui, les confessions, la question du point de vue, c'est pour moi). Ce film possédait tous les ingrédients pour m'envouter mais finalement ce ne fut pas complètement le cas. La toute première scène présente trois personnages réfugiés sous la porte de Rasho pour éviter une pluie torrentielle. Deux d'entre eux viennent d'assister à un terrible procès et en font part au troisième homme. On a donc déjà un certain recul puisque l'histoire est racontée. De plus, on revient régulièrement sur celui qui narre les événements. Il fait une synthèse de chaque témoignage, et le bruit de l'eau renforce cette sensation de détachement, de calme. La forêt est le seul autre élément naturel mis en avant, un peu dommage quand on connaît la virtuosité du cinéaste pour mettre en valeur des paysages. Il lui insuffle quand même une certaine ambiance. La musique orchestrale évoque au début un conte, puis la présence de plus en plus marquée des bois rend l'ensemble plus dramatique. Cela épouse l'évolution des personnages, qui se révèlent tous immondes, chacun à sa manière. Celui de Toshirô Mifune est le plus intéressant, dommage que sa prestation soit maladroite. Il a du mal à faire ressortir le côté caractériel du bandit sans en faire trop, c'est peut être le seul point négatif de ces "reconstitutions". Les interrogatoires, quant à eux, sont filmés en plan fixe, où seuls les accusés apparaissent, tour à tour. Ils s'adressent aux policiers se trouvant dans le hors-champ, derrière la caméra. Kurosawa dit clairement que nous sommes les seuls juges de ces personnages et que nous devons construire notre propre opinion sur eux. Et je trouve regrettable que toute la lumière soit faite sur cette affaire, laisser le spectateur choisir à quelle version il veut croire aurait été très intéressant, d'autant plus qu'on admet que le témoignage censé être le plus objectif pourrait être faux. Mais peut-être que le réalisateur a voulu laisser une part de mystère en ce qui concerne la toute fin, un peu trouble. Rashomon propose une histoire riche, au propos fort, mais malheureusement pas captivante. Au vu de la tournure que prenait le film, je m'attendais à ce qu'on nous demande de réfléchir, d'interpréter. Cela dit, l'intrigue reste agréable à suivre et bénéficie d'une réalisation efficace, Kurosawa n'ayant de toute manière plus grand chose à prouver.
Redzing
Redzing

Suivre son activité 109 abonnés Lire ses 3 284 critiques

4,0
Publiée le 25/01/2015
Dans le Japon médiéval, un bandit est accusé d'avoir violé une femme, et tué son mari. Les acteurs du drame témoignent alors au tribunal (l'accusé, la femme, un bûcheron témoin, et même le fantôme de l'assassiné), sauf que chacun va livrer une version contradictoire, le mettant personnellement en valeur. "Rashomon" est connu pour ce scénario original, qui en inspirera bien d'autres, et qui mélange ces points de vue divergents pour montrer que la notion de vérité est subjective. Une métaphore de la narration, et en particulier du cinéma, où selon la manière dont le plan est travaillé ou monté, on peut développer des impressions très différentes. Le tout est filmé de manière très inspirée et fluide par Kurosawa, dans des décors minimalistes mais bien exploités. On notera également l'utilisation de jeux de lumières naturelles pour mettre en relief les vices de l'Homme. Enfin, le film est bien porté par ses acteurs, et notamment Toshiro Mifune en bandit euphorique. Un classique.
Chan Laivy
Chan Laivy

Suivre son activité 1 abonné Lire ses 26 critiques

5,0
Publiée le 20/01/2015
Akira Kurosawa signe ici un magnifique film qui donne une immense leçon de vie. C'est d'une sensibilité incroyable, Le scénario est fantastique, la mise en scène et les acteurs nous apportent une bouffée d'air frais avec une justesse qui frise la perfection. L'homme est totalement remis en question et on se met nous même à douter de notre propre perception ! Le cinéma atteint là son paroxysme !
gaut zila
gaut zila

Suivre son activité 19 abonnés Lire ses 140 critiques

4,0
Publiée le 28/12/2014
Akira Kurosawa est certainement comme le cinéaste le plus célèbre et le plus influent du Japon, son métrage Rashômon a d’ailleurs beaucoup influencé le cinéma américain. La réalisation est parfaite, l'idée de montrer la même scène de plusieurs point de vu différent est une excellente idée. En effet seul le point de vu extérieur est objectif car il est impossible de parler de soi sans amélioré son image. Le film comporte de nombreuse idées de montage, alternant entre le présent et le passée. L'histoire est vraiment bien écrite, on y retrouve les thèmes de l'honneur et de la dignité chère au Japon, et bien sûr le vol, qui est un grand déshonneur . Malheureusement, les acteurs ne sont pas de ce niveau, en effet la plupart surjoue et sont insupportable ( tout particulièrement Masago, qu'on a envie de claquer tout le long du film ). Au final, c'est un très bon film que nous offre Kurosawa, et surtout, culte.
I Fucking Like Movies
I Fucking Like Movies

Suivre son activité 17 abonnés Lire ses 184 critiques

4,5
Publiée le 15/12/2014
Rashomon est un film qui ne manque pas de surprises, surtout pour un film de 1952. En effet le scenario en est l'aspect le plus original, et j'avoue n'avoir jamais rien vu de semblable au cinema, ou beaucoup de films semblent copies-colles les uns sur les autres. Dans ce film qui l'a revele au grans public, Akira Kurosawa croise et mele les recits et laisse au spectateur le soin de les demmeler et de se faire son avis sur la verite. Avec un casting plus que reduit (8 acteurs a l'ecran en tout), il realise un film d'une heure et demie avec bien plus de personnalites differentes qu'il y a de personnages. Le film montre en effet une grande diversite de jeux pour chacun des personnages principaux qui sont tres convaincants. Surprenant du debut a la fin, l'histoire gagne en interet a chaque nouveau chapitre et l'intention du realisateur ne se revele que vers la toute fin. Kurosawa utilise des procedes et des plans qui n'ont pas du tout vieillis dans de nombreuses scenes, et seule la qualite de l'image, du son ainsi que le noir et blanc nous montrent que le film est ancien. Rashomon est une oeuvre poetique qui nous ramene dans un passe lointain qui n'est pas le notre et ou, si les usages n'etaient pas les memes, les hommes eux n'etaient pas si differents d'aujourd'hui. Entre honneur et folie Kurosawa nous amene dans un ou la lame etait toute puissante, avec un talent de virtuose.
ned123
ned123

Suivre son activité 45 abonnés Lire ses 1 149 critiques

4,0
Publiée le 04/07/2014
J'ai vu un film... que je voulais voir depuis tellement longtemps, et je dois dire que je n'ai pas été déçu. Malgré le temps qui passe, la réalisation, les cadrage, le rythme de la narration sont incroyablement moderne... Et le récit s'écoule dans une dynamique forte. Le film évoque la dimension mutlti-angle du témoignage avec des points de vue différents sur une succession d'événements dramatiques, où la vérité n'est pas si "vraie" que ça... Les 3 personnages principaux sont vraiment impressionnants. Et j'ai adoré la force qui émanent des acteurs lors de leurs duels à l'épée, qui devait probablement ressembler pour les Samouraï à une joute brutale avec ahanements, cris et souffle, qu'à une chorégraphie où chaque geste est parfaitement orchestré, dans une précision extrême...Au niveau de la bande son, il m'a semblé reconnaître des élans du boléro de Ravel (ce qui je dois l'avouer, m'a parfois fait sortir du film...). Ce qui m'a également séduit dans ce film, c'est la découverte d'une part du Japon de 1950, d'autre part du Japon du passé... La position des femmes devait y être extrêmement précaire.. Quoi qu'il en soit ce film est un excellent film, même si parfois qq cris un peu trop stridents à mon goût venaient perturber mon attention.A voir.
Val_Cancun
Val_Cancun

Suivre son activité 20 abonnés Lire ses 763 critiques

3,0
Publiée le 19/05/2014
"Rashômon" (1950) est le 1er long-métrage qu'il m'est donné de voir d'Akira Kurosawa, cette légende du cinéma asiatique. Choc des cultures forcément, car les codes du cinéma japonais de cette période (traitant en plus d'une époque moyenâgeuse) ont inévitablement déconcerté le cinéphile rompu aux références occidentales que je suis. Postures outrancières, combats interminables, éclats de rire malsains redondants, trouvent difficilement leur place dans ma grille de lecture... Passé ce trouble initial, on reconnaît aisément le talent de réalisateur virtuose qu'est Kurosawa, qui avait déjà derrière lui une bonne dizaine de films à son actif lorsqu'il tourne "Rashômon". Surtout, l'originalité majeure du film se situe dans la multiplicité des points de vue et des vérités opposées qui émergent de ces différents témoignages. Cette thèse de l'absence d'une vérité unique, particulièrement innovante en 1950, a depuis servi de modèle narratif à de nombreuses œuvres cinématographiques. Une découverte frappante, forcément difficile à noter.
Grouchy
Grouchy

Suivre son activité 71 abonnés Lire ses 1 035 critiques

2,5
Publiée le 10/04/2014
Bien avant ses sept samouraïs, Kurosawa introduit sa patte unique dans le cinéma japonais avec Rashomon, où il étudie le système des points de vue de personnages sur une scène de crime. Le film commence de façon classique avec les flash-backs qui devraient établir la vérité. Sauf que tout est perturbé par la découverte des témoignages trafiqués, par peur des représailles ou par intérêt personnelle, si bien qu'à la fin le spectateur ne sait plus quelle version était vraie. La mise en scène de Kurosawa se concentre sur la nature humaine sur laquelle il donne une vision pessimiste : le lieu de rendez-vous des trois témoins est un champ de ruine, métaphore de l'âme humaine, par la forêt où deux guerriers se disputent, à la manière de deux animaux, une pauvre femme désamparée. Les séquences de témoignages sont filmées comme une caméra posée sur une scène de théâtre : on n'entend pas les paroles des juges, seul le spectateur interprète chaque discours. Mais le film manque de rythme, les vraies et fausses vérités s'enchaînent jusqu'à lasser le spectateur qui s'aperçoit que finalement rien ne sera jamais confirmé dans l'affaire, et que le film termine sur une morale un peu bâclée. Ce n'est pas le meilleur film de Kurosawa, cependant il sert de tremplin à sa grande carrière dans son travail scénaristique et cinématographique.
Henrick H.
Henrick H.

Suivre son activité 2 abonnés Lire ses 117 critiques

4,0
Publiée le 26/03/2014
Quelle belle idée de raconter un même fait divers avec une version différente selon le protagoniste qui la conte. Chacun d'eux tente de donner la meilleure image de lui-même et de sauver son honneur. L'honneur, la base du film, mais aussi la dénonciation de celui-ci par Kurosawa comme étant ce qui mènerait l'humanité à sa perte. L'issue est tout de même positive : on peut toujours croire en l'homme et en sa bonté. Le seul bémol, un jeu beaucoup trop théâtral parfois.
spider1990
spider1990

Suivre son activité 636 abonnés Lire ses 1 553 critiques

4,5
Publiée le 17/01/2014
Kurosawa manie plusieurs points de vue d'une adresse incroyable et plus on avance vers la vérité et plus notre cœur se noue. Des acteurs prenants qui jouent souvent le rôle de témoins qui jouent la comédie et qui montrent différentes facettes plus ou moins proches de la réalité. Même si l'histoire s'ancre entre trois lieux : l'abrite, le tribunal et la forêt Kurosawa, ils amènent à chaque reprise de nouveaux éléments qui modifient les comportements et les situations (comme le médium). C'est donc une œuvre fondamentale du cinéma japonais par sa puissance narrative qui est égale à un tsunami, mais dont j'attendais à moins de restrictions pour que sa plume me terrasse en un coup. Le véritable pécher c'est le mensonge, mais à quel point la vérité peut telle déchirer la vie d'une ou plusieurs personnes.
Mylenos
Mylenos

Suivre son activité 2 abonnés Lire ses 27 critiques

4,0
Publiée le 07/01/2014
Ancien film japonais en N&B, certainement un classique dont j'ai abordé les premières images en traînant la patte mais en me doutant qu'un petit temps d'adaptation, comme souvent dans ce type de film asiatique peu sexy a priori, suffirait pour me happer. Pari gagné ! Sur une 'intrigue' assez simple que le scénario oblige à être répétitive, le film est plus qu'intéressant. Il s'agirait de découvrir qui a tué le mari noble (je ne dis pas 'le noble mari') de la femme violée par un bandit de grands chemins. En fait, spoiler: on ne le saura pas, sauf à se refaire pour soi un film, une version subjective malgré les témoignages en images des différents protagonistes (même du mort outre-tombe) et celui d'un paysan témoin. Car le propos du réalisateut ne réside pas vraiment là. Il serait plutôt question d'égoïsme, d'honneur (souvent déplacé, archaïque voire criminel), d'orgueil, de mépris/e, de crédit ou valeur accordés à la parole, de 'lutte des classes', de vol, de valeurs, de passage d'un état ou statut à un autre, de dague ou de sabre (freudiens ?) dont l'usage rendrait maître de quelque chose, de jungle contre civilisation et inversement (et pas toujours dans l'idée qu'on croit), d'Eros et Thanatos, et de cent autres notions prêtant à réflexion - a posteriori, rassurons tout le monde, ou en rédigeant une petite critique. Les éléments (soleil chaud, vent sec, pluie diluvienne), une certaine lenteur ou atmosphère rappellent le théâtre antique et confèrent une indéniable noblesse à l'ensemble. L'épouse-objet pose et surjoue comme au temps du cinéma muet, le mari phallocrate apparaît détestable (en 2014) mais parmi tous les autres personnages, l'espiègle et dément violeur fait pétiller un jeu dynamique presque vital qui réveillerait tout spectateur endormi. De toute façon, sans lui, pas d'histoire donc pas de film. Et il est excellent. En outre, les scènes de lutte dans la forêt sont particulèrement bien réalisées. Ainsi des témoignages, qui est l'assassin, qui est coupable, qui a dit vrai s'efface au profit d'une autre vérité bien plus large, englobante voire universelle et s'appellerait peut-être Réalité. La fin amène une lueur d'espoir salvatrice quant à la nature humaine. spoiler: On peut avoir foi en l'humanité grâce au moine évidemment (stérile euh, abstinent) mais surtout au pauvre paysan chargé de famille, à travers lequel la vie peut être et va être perpétrée après que la justice de la pluie a lavé l'air et la terre pour le faire avancer sur le chemin de l'avenir nu qu'il tient dans ses bras. Le film fini, nous, spectateurs, repartons dans nos foyers, à nos vies, mais lourdement instruits de la subjectivité de l'âme humaine, des destins sociaux et des complexes facettes de la vie.
Les meilleurs films de tous les temps
  • Les meilleurs films de tous les temps selon les spectateurs
  • Les meilleurs films de tous les temps selon la presse
Back to Top