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Rashômon
note moyenne
4,0
1308 notes dont 144 critiques
34% (49 critiques)
38% (55 critiques)
16% (23 critiques)
6% (9 critiques)
5% (7 critiques)
1% (1 critique)
Votre avis sur Rashômon ?

144 critiques spectateurs

noemielima
noemielima

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2,5
Publiée le 09/03/2008
Un scénario original au service du non-sens qu’épouse parfois l’être humain. Une déferlante de désespoir qui nous place devant les yeux la lâcheté et la perversion de l’homme (peut-être la nôtre); et le soleil qui revient pour inonder « demain » d’une lumière plus pure. Néanmoins, un Kurosawa un peu décevant selon moi, peut-être parce que trop attaché à l’absurdité des faits pour laisser un peu de place à l’émotion. De plus, on y croise un Mifune simplement acteur, sur jouant le personnage en oubliant d’être l’aura époustouflante qu’on a l’habitude de croiser et qui fait qu’il n’est pas seulement un histrion.
Spiriel
Spiriel

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5,0
Publiée le 17/11/2007
Rashômon fait parti de l'Histoire du cinéma, dont il est probablement le film le plus impressionnant, plus révolutionnaire encore que Citizen Kane ou Le cuirassé Potemkine pour ce qui est de la mise en scène et de son utilisation. Le film est tellement jouissif qu'il est difficile de rester assis pendant le visionnage tellement l'excitation est forte. Tout est culte culte CULTE. le traveling initial avec la musique, en forme de pénétration de l'âme humaine avec tout ce qu'elle comporte de zones d'ombres et de lumière, en plus de poser la métaphore clée du contraste comme mesure de vérité, qui va être la clé de voûte de la construction du flashback multibranches tout simplement légendaire. L'interprétation, hallucinée, d'acteurs géniaux au sommet de leur art comme Toshiro Mifune ou Machiko Kyo, surprendra forcément un occidental non "initié". On sombre dans leur folie, leur schisophrénie. On cherche à démêler le vrai du faux des 3 versions lorsque la 4eme arrive, ce qui semble-t-il porte l'excitation à son comble. 4eme version qui comporte le combat le plus culte de l'Histoire du cinéma. Le "jugement" réservé à cette version, inattendue, est renversante et cette fois-ci on atteint le véritable sommet d'excitation. Quant à la chute, elle est d'une puissance symbolique marquante, et encore une fois inattendue. Si on réfléchit au contenu de chaque version (parce qu'on VEUT savoir la vérité malgré tout!), on découvre de nouvelles choses (qui tue le samuraï?), troublantes. Le film le plus pillé de l'Histoire du cinéma, celui qui a convaincu les occidentaux que les japonais savaient peut-être faire autre chose que kamikaze. Tout simplement MYTHIQUE.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 11/11/2007
Génial. Rashomon m'a initié au talent de Kurosawa. Qui a tué? Plusieurs versions y compris celle du mort, particulièrement effrayante, nous sont livrées. Nous assistons au jugement et à la misère des âmes humaines qui veulent sauver leur peau. Je crois que c'est la première fois que l'on filme le soleil. Je le revois toujours avec le même frisson.
gregbox51
gregbox51

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1,0
Publiée le 28/08/2007
Un bon film, sans plus, typiquement des années 50. Frappé de l'estampe nippon, il prête souvent à sourir en voyant les grimaces et les gesticulations effrénée de Mifune, inutiles et exagérées. On reste également sur sa faim car finalement, qui a raison dans cette sombre histoire ??
nougiat
nougiat

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5,0
Publiée le 21/08/2007
Il faut en premier lieu saluer l'initiative de distributeurs et d'exploitants de programmer sur grand écran ce film d'Akira Kurosawa. Il est d'une grande beauté et d'une très grande force narrative. L'histoire d'un meurtre de quatre points de vues différents désarçonne le spectateur et l'interroge sur la Vérité. Quelle mise en scène maîtrisée! Jamais la forêt n'a été aussi belle au cinéma, à la fois mystérieuse, sensuelle et assassine. Les mouvements magistralement chorégraphiés dans cette forêt contrastent avec la simplicité des plans fixes de tribunal. Le tout est hypnotisé la musique qui nous rappelle le Boléro de Ravel. Enfin, les personnages, aussi ambigus les uns que les autres, sont brillamment interprétés.
AFUSCO
AFUSCO

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5,0
Publiée le 21/08/2007
Film d’une très grande puissance esthétique et psychologique. Ce conte philosophique intemporel révèle avec finesse et justesse toute la complexité de l’être humain au travers de la narration, par plusieurs protagonistes, d’une même scène de viol et de meurtre. Les différences entre ces narrations ne relèvent pas de la simple subjectivité propre à chaque individu mais du grand mensonge, celui de l’Homme individualiste, matérialiste (dans le matériel, ont intégrera au passage la femme qu’il convient de « posséder », comme une dague…) vaniteux et manipulateur. La pluie diluvienne qui ne cesse de tomber depuis le début du film vient appuyer la fatalité de ce constat. Tout n’est il qu’illusion ? La quête de la vérité est-elle impossible ? Ce sera au spectateur d’inventer sa propre version de cette scène de crimes. C’est pourtant sur une vision optimiste de l’Homme que ce film s’achève même si le spectateur, anéanti par cette brillante (chacun s’y reconnaîtra malheureusement un peu) analyse psychologique de l’être humain à peine à y croire. La musique est envoûtante et énergique. KUROSAWA film avec une très grande virtuosité, simplicité et maîtrise, alternant plans larges (magnifiques ballets/poursuites dans la forêt) et plans serrés qui mettent en valeur le grand jeu des acteurs.
loulou451
loulou451

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4,0
Publiée le 17/08/2007
Rashômon... ou la déclinaison de la vérité... Quelle vérité ? Avec ce film, Akira Kurosawa pose la question philosophique de la perception du monde. Qu'en est-il du faux ou du vrai, du monde réel ou de l'illusion, des sentiments, de l'amour, de la haine, de la vie ou de la mort... Le monde de Kurusawa ressemble étrangement à celui dans lequel nous vivons, multiple et complexe, changeant surtout, selon que l'on se trouve au sud ou au nord de la planète. Tout ne semble qu'illusion dans ce monde japonais tiraillé par le pouvoir, les guerres et les famines comme l'annonce le réalisateur en préambule de son film. Tout... Sauf peut-être cette porte des Enfers, Rashomon, lieu du jugement dernier, inamovible sous le déluge, qui préfère, par une étrange pirouette, donner refuge à la vie (le bébé) plutôt qu'aux âmes tourmentées. Une belle parabole pour un film réalisé avec brio et clarté.
Sergio-Leone
Sergio-Leone

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4,0
Publiée le 16/08/2007
Film qui révéla le cinéma japonais au monde entier, ce drame bien construit donne un très beau rôle à Toshiro Mifune. La mise en scène encore assez statique offre certains cadres intéressants et des mouvements que l'on retrouvera chez de multiples cinéastes (exemple de la caméra dos à la femme qui avance et se retourne au niveau du visage, procédé utilisé dans il était une fois dans l'ouest pour découvrir le visage de Fonda). La pellicule est malheureusement abîmée et la lumière pas toujours très bonne, mais ce drame est une très grande oeuvre énigmatique et philosophique.
Flavien Poncet
Flavien Poncet

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5,0
Publiée le 15/08/2007
De ce qu'on peut appeler un film capital du cinéma d'Akira Kurosawa, "Rashômon" s'avère également un film essentiel du cinéma. Hormis les plans d'une esthétique incomparable d'harmonie, propre au cinéma de Kurosawa, et la fusion de l'accalmie japonaise avec les musiques battantes venue d'Hollywood, c'est dans la structuration hiérarchique en strates de la narration que naît la singularité époustouflante de l'oeuvre. Trois hommes de classes divergentes se voient relater les faits d'un procès, lui-même relatant les faits d'un crime. Mise en abîme narrative qui tend à confondre les rapports de narrateur. Ceci étant d'ailleurs accentué par les différentes versions des récits. Quatre moutures pour un crime, toute étrangement différente. L'altérité frappante des témoignages se veut comme le gage de la défiance du monde moderne. Bien que se déroulant au XIème siècle, Kurosawa transpose le message pour le spectateur contemporain. Charge d'un monde changeant, la prise de conscience de la perversion de l'information (car les nécessairement trois faux témoignages sont bien les représentants de la corruption de la verité) est la dynamique de "Rashômon". Le cinéma, principalement témoin objectif de la verité, se confronte là à lui-même, Kurosawa usant ingénieusement du médium cinéma pour questionner la verité des faits. Tout en interrogeant l'essence des choses, Kurosawa dirige son film en un ballet. Ses personnages se déplacent et réagissent avec une musicalité pondérée. Les rires de Tôshiro Mifune accompagnant ses gestes brusques mais congrues, les torsions des masques-visages, Machikô Kyo (Masako) en exemple, cimentant les postures statiques, les apparentes grossièretés gestuelles de Kichijiro Ueda, le roturier, sont les staccatos ininterrompus de la danse des interprétations. La cohésion des acteurs prêtent également au terme de chorégraphie. Danse magnifique autour de la verité, "Rashômon", aux côtés de "Shichinin no samurai", est un prodige de Kurosawa père.
Chris_The_Dude
Chris_The_Dude

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5,0
Publiée le 08/08/2007
Le film qui révéla Kurosawa ainsi que Toshirô Mifune son acteur fétiche au monde entier. Ce film est absolument excellentissime ! C'est l'histoire d'un drame qui change de versions à chaque narration et qui tient la route à chaque fois. Où se trouve la vérité ? On peut noter une réalisation d'une main de maître avec un scénario bien ficelé. Très efficace !!
Starwealther
Starwealther

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4,0
Publiée le 03/07/2007
J’aime le cinéma asiatique et les réalisateurs asiatiques pour leurs facultés à pouvoir rendre un film d’une esthétique que l’on ne voit pas ailleurs. Une beauté dans la façon de filmer les paysages, dans Rashomon, Akira Kurosawa montre magnifiquement la forêt et les monuments asiatiques. A travers les sapins, on peut contempler les rayons de soleil qui arrivent à passer entre les branches ou un superbe temple sous la pluie battante où discutent trois hommes à propos des péripéties d’un tueur, d’un guerrier et de sa femme. Ce film est une révolution pour son époque, il est complètement anachronique et on voit à quel point Tarantino s’est inspirer des films dans ce genre notamment pour « Pulp Fiction » qui est un véritable puzzle imagé. La narration est intéressante, on voit une histoire vue sur plusieurs angles, chacun des 3 hommes voit une situation de différentes manières. Chacun des hommes donne raison soit au tueur pour son courage, soit à la femme pour sa situation de victime qui ne peut rien faire, soit pou le mari qui est un honnête homme et qui ne fait jamais le mal. Finalement, on saura ce qui s’est réellement passé et on comprendra que chacun des personnages n’en a fait qu’à sa tête, ils sont tous lâches et ne pensent qu’à eux, aucun n’a les qualités que le passsant, le bûcheron et le moine imaginaient. Kurosawa montre ici que l’homme n’est pas aussi bon qu’il pourrait le croire, tous sont quasiment semblables dans leurs façons d’agir, il pense presque tout le temps à lui même avant de penser aux autres. La fin est optimiste, la découverte du bébé dans le temple et la décision d’un des 3 hommes de l’adopter laisse penser que l’homme peut finalement être bon, certains ne le sont pas évidemment et ne le seront jamais mais ils restent une partie de ceux-ci qui a de grandes qualités. Un film profondément humain.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 04/05/2007
Rashomon , selon certaines critiques fait partie des plus grands oeuvres de cinema . En ce qui me conserne , je dirai que c'est un excellent film , a la fois par sa realisation ,par son histoire et par le jeu des acteurs . Comme je l'ai dit , un excellent film mais loin d'etre un chef d'oeuvre . De plus le film a tout de meme un peu vielli .
afilmdirector
afilmdirector

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5,0
Publiée le 04/04/2007
Rashomon est le film qui révéla au monde entier le cinema japonais et Akira Kurosawa, tout simplement l'un des plus grands cinéastes de tout les temps. Le film est avant tout un tour de force narratif, un scénario totalement géniale et inventif qui remet en cause l'objectivité de toutes vérités à travers les témoignages de 5 personnages regroupé autour d'un meurtre et d'un viol durant la période féodale japonaise. Porté par l'énergie de son acteur principal, Toshirô Mifune, et réalisé de main de maitre par Kurosawa.
Kai-Man
Kai-Man

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4,0
Publiée le 01/03/2007
Un très bon film tant au niveau des techniques de filmage, les musiques, les jeux d'acteurs et l'histoire. Kurozawa nous torture du début jusqu'à la fin, et même au delà. "Rashômon" est un grand film, du grand art, le seul petit, c'est la fin, je n'aime pas quand on me laisse dans le flou.
Degrace
Degrace

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4,0
Publiée le 28/02/2007
Voici un film toujours considéré comme l'un des 100 plus grands de l'histoire du cinéma. A l'évidence, Rashomon est une oeuvre majeure. D'un point de vue purement technique, le film a des qualités visuelles et sonores indéniables : la scène d'ouverture dans les bois en témoigne déjà (beau travelling, caméra braquée sur le soleil). Au passage, cette fameuse pluie battante est un peu trop dense pour être naturelle. Ensuite, la grande démonstration du film, qui est que l'image ne montre que ce qu'elle veut; avatar de l'idée que toute vérité est subjective; est intéressante pour l'époque. Même si cela n'a plus rien d'original, la manière de le démontrer reste magistrale. On reste d'ailleurs sur sa faim en comprenant in fine qu'on ne saura jamais la façon dont les choses se sont passées. L'idée de versions multiples d'une même scène sera mutatis mutandis reprise dans "Hero" de Zhang Yimou ou "Jackie Brown", de Tarantino. Dernier point, le jeu des acteurs est prodigieux : ils interprètent la même scène avec à chaque fois des nuances dans la gestuelle et les expressions. Ils s'inscrivent ainsi dans l'espace toujours différent accordé par la réalisation, campant admirablement la vérité que chaque protagoniste voudrait voir reconnue comme incontestable. On retiendra le tremblement des épées pendant le combat de la version du bucheron; traduisant la terreur du conteur; mais aussi la scène où la femme tente de percer les pensées de son mari après le viol, et l'époustouflante danse du médium avant la prise de parole du spectre. Le jeu de Mifune peut sembler exagéré, mais le résultat est là: il m'a absolument fasciné. Le physique singulier de Machiko Kyô (sourcils...)et le flegme du bucheron désabusé, joué par Takashi Shimura, contribuent clairement à l'atmosphère singulière qui parcourt le film, et à laquelle la musique est loin d'être étrangère. Au-delà de l'aspect technique, l'intrigue tient en haleine, ce qui n'est pas si fréquent pour les films de l'époque...
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