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Charlène
4 critiques
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1,0
Publiée le 15 juillet 2025
Andrej Zulawski, qui selon moi, offra son plus plus beau rôle à Romy Schneider dans "L'important c'est d'aimer", revient quelques années plus tard avec "L'amour braque". Dans ce film, il explore à nouveau la folie et oppose la beauté à la laideur.
Il s'agit d'un groupe de braqueurs qui fait la rencontre d'un prince Hongrois nommé Léon et interprété par Francis Huster, sortant d'un hôpital psychiatrique. Le chef de ce groupe est fou amoureux d'une prostituée, Marie, incarnée par Sophie Marceau. Lorsque Léon voit pour la première fois Marie, il en tombe immédiatement éperdument amoureux.
Très vite, on s'aperçoit que les personnages ont tous perdu l'espoir. La noirceur est présente tout le long du film. Léon, interprété par Francis Huster, pense que ce ne peut être Dieu qui l'a créé car sinon il serait autrement. Il pense également qu'il n'y a pas de vie mais uniquement une guerre. En effet, il se considère comme étant un être imparfait et se sent constamment en guerre contre l'horreur du monde et contre lui-même, se sentant prisonnier de son propre corps et de son propre esprit. Quant à l'une des prostituées, le théâtre représente pour elle une échappatoire à sa condition. On a cette impression d'être pris en otage, la même impression que pour le film "L'important c'est d'aimer". Le réalisateur nous oblige à voir l'horreur telle qu'il a décidé de nous la montrer. Puis il y a ce sentiment d'oppression omniprésent. Le réalisateur continue de nous choquer, spoiler: notamment lors de la scène finale où l'on comprend pourquoi le personnage de Sophie Marceau a basculé dans le milieu de la prostitution grâce au visionnage d'une cassette vidéo contenant les conditions de la mort de sa mère.
spoiler: La scène la plus marquante est sans aucun doute celle où Sophie Marceau maquille Francis Huster pour lui faire ressentir les mêmes émotions qu'elle pour qu'il puisse comprendre ce qu'elle ressent avec ses clients. Il y a là une forme de mimétisme.
Le film dénonce en somme la cruauté du monde et la perversion des hommes en utilisant le milieu de la prostitution et du banditisme comme exemples.
En conclusion, un film trop démonstratif, trop noir, trop cruel, à la limite du supportable. Le réalisateur ne sera pas parvenu à recréer le miracle de "L'important c'est d'aimer". On ne peut s'empêcher de faire le parallèle avec ce film car il a recréé la même ambiance sans réussir à nous bouleverser comme il l'avait fait avec ce dernier. 1 étoile pour "L'amour braque" qui mérite d'être regardé uniquement pour les scènes avec Sophie Marceau dont le charisme est indéniable.
Trop facile de jouer les fous. Il suffit de faire et de dire n’importe quoi, de s’énerver sans raison, crier, se tordre en tout sens, et engager une actrice en vogue pour rendre tout ça possible. Bref, ce film a peu d’intérêt…
Débile, avec la prétention de faire passer ce grand n'importe quoi pour du grand Art. Seule la présence de Sophie Marceau nue vaut le coup d'œil. Sinon c'est ennui total malgré l'hystérie collective des acteurs.
Premier film d’Andrzej Zulawski que je découvre et très franchement ça m’incite vraiment pas à en tenter un autre. Dès la première scène avec ce braquage ou Tcheky Karyo et sa bande pillent une banque en faisant des pas de bourré j’ai tiqué et j’ai compris que je risquais de rejeter en bloc la chose. Et ce fut effectivement le cas. Je n’ai rien contre l’originalité et le jusqu’au-boutisme dans un film bien au contraire, encore faut il que l’ensemble se tienne et procure des sensations. Ici rien de tout ça, les deux sensations qui ont émergées en moi pendant le visionnage a été l’incompréhension et aussi le rire car par moment on tombe dans le ridicule le plus complet. En grande partie grâce à Francis Huster car si l’ensemble des comédiens sur jouent lui est carrément sur une autre planète dans ce film au point que je me suis demandé si c’était voulu ou si ses gesticulations n’étaient en fait que l’appel à l’aide d’un acteur qui se noie dans un film qu’il ne comprenait pas. Et puis il y a le cas Sophie Marceau. Je ne vais pas être plus méchant que ça pour moi c’est un énième mauvais film que je vois avec elle mais ici elle réussi la performance en criant sans cesse de rendre incompréhensible un bon quart des dialogues qu’elle a hurlé. En dehors de cela entre deux trois très beaux travellings (il faut bien le reconnaître) ça crie, ça danse (avec un drôle de numéro dans le genre d’un gros tout nu), Tcheky Karyo agite un fusil à pompe, ça vide des chaussures pleines d’eau (ça j’ai vraiment pas compris), ça snife, ça pleure sans qu’on sache vraiment pourquoi. Bref pour moi on est plus proche du Nanar que du grand film incompris.
J'avoue ne pas avoir tout compris... J'ai seulement vu un film où le bon gout et la délicatesse n'existe plus, où tout le monde gueule ou se fout à poil. Je n'ai pas dutout aimé, mais je veux quand même souligner un point positif, c'est la fin ! Sans la moindre compréhension précise de l'histoire, j'ai vu une fin super stylé, bien mise en scène, et bourrer de sens. (Ce qui n'est pas ultra logique mais soit). Un cinéphile y trouvera peut être son bonheur, mais un simple spectateur comme moi risque de se demander ce qu'il est en train de faire...
Ce film est une adaptation de "L'idiot" de Dostoïevski revisité par Andrzej Zulawski. Je dois bien dire que le film par dans tout les sens, c'est un véritable bazar pour arriver à tout suivre. Ce film m'a fait pensé à la Lune dans le caniveau de Beinex, en un poil meilleur (sortie 2 ans plus tôt) pour son côté filmique irréaliste, le thème de l'amour qui fait souffrir et ça maitrise formelle. Ah ça oui pour savoir filmer Zulawski c'est faire il rend Sophie Marceau majestueusement belle et talentueuse. Les plans sur ces yeux, con corps sont de toute beauté. Et Francis Huster nous livre une performance assez unique, remplie de fragilité Mais à part ça faut avouer qu'on s'ennuie ferme et pourtant le film déborde d'énergie, un surplus d'énergie, de violence, de bagarre, d'incompréhension. Tous sauf un film banal, parfois même ça pourrait presque touché au chef d’œuvre, mais il y a toujours un hic, parce que le réalisateur ne fait aucun effort pour nous embarquer avec nous dans ce spectacle. De sorte qu'au final, on a du mal à comprendre les enjeux. Peut être qu'au fond il n'y a pas d'enjeux, et que c'est un vaste défouloirs, exutoire pour le réalisateur au rythme d'une musique entre kitch et génie. C'est d'ailleurs un peu ça ce film une ode au toujours plus, qui se fourvoie malheureusement à vouloir donner un ton faussement irrévérencieux. Cela dit pour le côté unique de ce film et la beauté de Marceau, je ne peux que le conseillais, même si je n'ai pas aimé.
J'ai rencontre ce réalisateur qui avant ça mort me semblait très intelligent , correcte . Mais du film " i 'important c est d aime " à " la femme Publique " celui ci est le plus FOU !!!!! que j ai pu voir , ce film est complètement insupportable car c est l''hystérie générale un film de fou !!!!!!!!!!!! un dialogue de fou , un scénario de fou ! avec un Karyo à mon avis drogue à chaque scènes c est impossible . Mais que fait Huster dans un film comme cela ( nous l avions déjà vu dans " la femme publique ) et Marceau étant dans ça vie à ce moment là avec le réalisateur ....................... je ne la comprend pas . je vous déconseille ce film , le seul film que j ai vu en entier de Zulawski c est " Possession "
Comme toujours, le geste de Zulawski est tellement radical qu’il ne peut laisser indifférent. Avec lui, c’est toujours à prendre ou à laisser. Narration convulsive, comédiens en surrégime, théâtralité bouffonne, et toujours une bonne dose de scènes-choc repoussant les limites du supportable (dans l’horreur ou le grotesque) : ce dérèglement généralisé, à la fois impérieux et roublard, secoue le ronron du cinéma classique (globalement formaté sur le même modèle de représentation, il faut le reconnaître), donne une lecture très personnelle de le surchauffe Dostoïevskienne, mais bute aussi sur ses limites, tant le spectateur finit saturé par ces excès permanents. Car « L’Amour braque » ne retrouve pas l’équilibre miraculeux entre furie et poésie qui faisait la réussite de « Possession », mais garde ses qualités d’ovni cinématographique.
Pour faire un tel film, il faut avoir BEAUCOUP de folie artistique. Dégoûtant d'un côté pour avoir exploré les aspects tabous et charnels de la folie, et parce que les acteurs perdent toute crédibilité dans une représentation bizarre d'un art dément. D'un autre côté, il s'agit de la vie et d'une philosophie qui fait vraiment réfléchir le spectateur. Pour en exploiter ce bon côté - et d'autres -, il aurait fallu que le tout soit moins braillard et agité.
j'ai eu la chance ou la malchance de voir cette chose surréaliste à sa sortie au cinéma et j'ai un lointain souvenir d'hystérie et de confusion... Film pour pseudos-intellos ? Ou alors c'est moi qui n'ai rien compris à cette avalanche de scènes sans queue ni tête...
Fou, paroxystique, cinoque, ampoulé, hystérique, écorché, vif... les mots manquent en même temps qu'ils abondent au sujet de L'Amour Braque ! Andrzej Zulawski invente l'orgie cinématographique en réalisant un film d'une virtuosité ahurissante, poussant à bout les limites de la technique, de la dramaturgie et de l'esthétique. Outrancier comme la mort, déjanté et complètement destructeur ce poème obscène semblerait presque avoir été réalisé sous amphétamine tant l'explosion émotionnelle des comédiens atteint un niveau jamais vu jusqu'alors. C'est probablement le film le plus exalté qu'il m'ait été donné de voir à ce jour... Pour vous donner une petite idée du résultat : sur le plan de l'intensité la prestation de Francis Huster équivaut à celle de Patrick Dewaere dans son chef d'oeuvre Série Noire ! Sinon les dialogues sont incroyablement sibyllins en même temps qu'ils participent à la musicalité de l'ensemble, les cadrages sont à tomber par terre, Sophie Marceau est inoubliablement bandante, les images frappent la rétine d'un bout à l'autre... Parvenir à imprimer autant de choses sur la pellicule tient du génie. Un chef d'oeuvre de Zulawski, à voir au moins une fois dans sa vie.
Des cris , des hurlements pendant toute la durée du film , je n'ai pas du bien comprendre ce que le réalisateur à tenté de nous montrer , mon pire cauchemar de cinéma .