Second long-métrage pour Stanley Kubrick, après plusieurs courts-métrages, son premier long : Fear and Desire (1953) et juste avant L'Ultime Razzia (1957). Avec Le Baiser du tueur (1962), il nous livre un splendide thriller tourné exclusivement en décors naturels ! A la manière d’Hitchcock, il mêle suspens et traque à merveille. Si le début s’avère un peu lent à se mettre en marche, la suite n’est que pur bonheur. Davy un boxeur qui a vécu ses dernières heures de gloire tombe sous le charme de Gloria. Mais son patron voit d’un très mauvais œil cette relation, car lui aussi est éperdument amoureux d’elle. S’ensuit alors une machination, consistant à faire éliminer le boxeur, à travers une chasse à l’homme dans New York, où l’on suit le fâcheux destin de cet homme, aux prises avec ces bandits. Réalisé sous la forme d’un documentaire (on retrouve là ses anciennes habitudes), il y rajoute aussi de la narration, ce qui rend son film encore plus juste, ajouté à cela, cette noirceur et cette violence. On se souviendra notamment de la scène dans l’entrepôt, où le boxeur et le patron s’affrontent violement à coups de hache ! Un thriller haletant pour une réalisation une fois de plus très réussie !
KUBRICK réussit l'exploit de transcender une intrigue simplette par la virtuosité et la poésie de sa mise en scène. L'ensemble culmine lors d'une impressionnante scène de combat. Pas un chef d'oeuvre mais ce film contient les germes de l'oeuvre à venir de ce génie et fait montre d'une déjà très grande maitrise technique.
J'ai beaucoup aimé ce film. La fin est vraiment grandiose, la tension monte dans les 10 dernières minutes grâce a un décors très particulier ainsi qu'a une musique des plus angoissantes. A noter cependant que la scène de combat dans l'usine est encore plus angoissante car elle est dépourvue de musique. Je ne suis vraiment pas déçue par ce film. Pour moi c'est vraiment un bon film avec une fin particulièrement bien maitrisée.
Seulement 2 étoiles parce que le film n'est pas parfait, malgré son statut de film culte et malgré le nom de Kubrick. 2 étoiles aussi, à cause de sa trop courte longueur, à peine 65 minutes. Mais il reste un polar assez original, culte, et la scène de l'entrepôt de mannequins est géniale (Verneuil, pour son "Peur Sur La Ville", semble s'en être un peu inspiré). A voir.
C'est definitif ! Je suis une fan inconsideree de Kubrick. ah! si un jour je fais des plans comme ca! si mon image est a ce point belle et mon scenario a ce point bien ecrit...=D ce s'rait l'extase. Mon idole de scenariste, mon idole de réalisateur, mon idole de montage, mon idole du ciméma =)
Le Baiser du tueur, c'est à dire le fruit du travail pas encore tout à fait abouti de Kubrick mais il comporte déjà de bon point comme par exemple la presence de nombreux flashbacks maitrisé et d'une technique irréprochable. De plus, une scéne mémorable et vraiment sympathique dans l'atelier de manequin. A travers ce film, on sent déjà le précurseur du cinema poindre et utiliser ses immendes ressources.
Il est difficile de trouver un défaut à ce moyen métrage tant la maîtrise de Kubrick est grande et totale. Ayant parfaitement intégré les ficelles du film noir, Kubrick film une intrigue simple mais sans défaut et sans temps mort. Le noir et blanc et les contrastes qu'il permet sont particulièrement bien utilisés. On trouve déjà cette force de l'image (surtout dans les scènes de combat et dans les face à face). Enfin, les décors naturels de la ville de New-York de l'époque sont habillement utilisés.
L'un des films qui a révélé Stanley Kubrick. Même si l'ensemble est tout de même assez expérimental, on est surtout surpris par l'atmosphère, extrêmement bien rendue, et le noir et blanc, qui donne à ce film coté mystérieux qui est le bienvenu. Même si l'histoire est plutot banal, il y a vraiment quelques excellentes scènes, notamment l'avant dernière, remarquable. Une sorte de mini film-culte.
Kubrick débute brillament dans ce film maîtrisé de bout en bout. Le système de narration est ingénieux (flashback régulièrement commenté puis retour à l'instant et l'endroit de l'énonciation (la gare) juste avant la chute finale); Kubrick, qui sort tout juste de sa carrière de photographe, imprègne ses images d'un noir et blanc superbe plein de contraste et de relief. Le plus impressionant, c'est le maniement de la caméra et du montage, déjà éblouissant : on retiendra les scènes de duel si bien filmées (le combat de boxe et bien sûr l'interminable "climax", le duel d'"escrime" qu'improvisent élégament les deux mâles dominants, au milieu de ces mannequins trompeurs); le montage alterné qui montre, en contreplongée, Davy et Gloria descendant chacun leurs escaliers; ou même des plans très courts et sans importance dans la narration mais si bien filmés (je pense à celui où Davy nourrit ses poissons)!C'est à partir d'un scénario très simple que le réalisateur donne libre cours à son talent, qui s'exprime en permanence dans "Le Baiser du Tueur", petit film extrêmement prometteur (facile de dire ça avec le recul, mais c'est incontestable).