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Napoléon
181 abonnés
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2,5
Publiée le 17 mai 2022
Comme toujours, il est difficile de juger une oeuvre autant courte dû à un manque de dévellopement général. Néanmoins, le court-métrage met en scène une jeunesse juvénile s'interrogeant sur le fonctionnement de l'amour et de la sexualité.
“Les Mistons” est un court-métrage français réalisé par François Truffaut en 1957. Une bande de gamins jaloux mène la vie dure à un couple amoureux. S’il est difficile de juger cette œuvre d’à peine 20 minutes, Truffaut commence pourtant à marquer son style en narrant l’opposition de l’amour et de la cruauté, en racontant avec un tendre humour l’insolence de la vie. “Les Mistons” est surtout la naissance d’une grande actrice en devenir, Bernadette Lafont qui y fait sa première apparition à l’écran. D'autres critiques sur notre page Facebook : Cinéphiles 44 et notre site cinephiles44.com
François Truffaut dévoile son tout premier court métrage en 1957 avec pour la première fois au cinéma, Bernadette Lafont. Cette réalisation de Truffaut de 17 minutes se passe à Nimes où une bande d'enfants importune un couple d'amoureux (Gérard Blain et Bernardette Lafont). La vision de l'enfance déjà exploitée, par le réalisateur de la Nouvelle Vague, à de nombreuses reprises trouve sa source dans ce court métrage. Les Mistons possède tous les ingrédients de ce qui a fait le succès de son chef d'oeuvre, les 400 coups, car les Mistons, mélange tout comme son successeur, tendresse, poésie et innocence. Si l'humour guette sans cesse les plans captés par Truffaut, la réalité revient brusquement s'entrechoquer avec la vision candide des « mistons », avec une brusquerie et une immense maîtrise qui parviennent à ancrer le récit dans une société idéalisée. Le court métrage ne cesse d'opposer la maturité et la puérilité issues de l'esprit de l'enfance en posant sur cette césure un regard empli de bienveillance, d'une imagination certaine et d'un optimisme débordant. Truffaut divinise ses comédiens et notamment la figure féminine en appuyant la beauté et l'angélisme de Bernadette lafont qui transcende l'écran avec sa stature imposante et ses costumes immaculés. Les fondus orchestrés par le montage accentuent la symbolique que cherche à imposer par sa vision poétique le critique des cahiers du cinéma en esthétisant chaque lumière et chaque cadrage qui émane de la caméra. Les Mistons se révèle être un court métrage trop oublié du cinéma français que l'on se doit de dépoussiérer !
Pour son deuxième court-métrage, François Truffaut faisait déjà appelle aux services de Bernadette Lafond. Concernant le film, Les Mistons, est une oeuvre nostalgique cherchant à montrer le rapport au sexe et à l'amour durant l'adolescence.
François Truffaut fait son entrée par la petite porte du cinéma avec ce court-métrage. Dés le visionnage, on aperçoit les thèmes qu'il abordera tout au long de son incroyable carrière, " l'enfance, les femmes, l’amour et la sensualité ".
Il y'a aussi se plaisir de la narration dont on peut sentir que cela lui tiens à cœur. Avec une Bernadette Laffont ravissante. Ce petit film à un coté d'insouciance et de nostalgie avec à la fois de la tendresse et une poésie qui s'y dégage.
Un avant-goût avec ce qui nous attend avant les Quatre Cents Coups.
Très bonne introduction de Truffaut à sa futur carrière et quelques 21 longs-métrages plus tard.
Des enfants embêtant un couple d'amoureux. Ils suivent à la trace les faits et gestes du couple. Court-métrage de Truffaut, on peut compter sur lui pour ce qui est de la poésie et les attitudes de l'enfance. Bon à savoir également, c'est ici que se trouve la première apparition à l'écran de Bernadette Lafont, qui déjà, reste dans les mémoires avec le passage sur son vélo et sa jupette au vent, ou bien encore la partie de tennis. Les Mistons se passe dans la ville de Nîmes dont vous y reconnaitrez ou bien alors découvrirez l'arène.
Un premier court métrage sympathique sur l’insouciance des enfants et leur rapport avec les adultes, qui donne un aperçu significatif de la future œuvre de Truffaut, les 400 coups.
Un court-métrage assez juste et très bien écrit sur l'enfance vue par Truffaut, avec un côté insouciant et nostalgique. Malheureusement, la plus grande partie de son attrait provient du scénario (et donc probablement de la nouvelle originale) et non de l'exécution elle-même : le film a surtout de la valeur de par la voix off, et ce malgré la qualité du jeu naturaliste des acteurs. La post-synchronisation, assez immonde, est aussi un véritable défaut ici. Malgré tout, il s'agit d'une bonne introduction à la carrière du cinéaste.
Alors qu'il travaillait encore comme critique aux Cahiers du Cinéma, François Truffaut se distinguait déjà avec ce court-métrage assuré de 17 minutes,prélude à ses futurs obsessions. "Les Mistons"(1957)suit une bande de gamins qui s'amusent à déranger un couple d'amoureux à la quiétude trop dérangeante pour eux. Truffaut montre qu'à l'adolescence,le sexe agit à la fois comme attraction et répulsion. Le Nîmes estival des années 50. Bernadette Lafont qui dévale des lacets à vélo,ou qui joue au tennis en jupe courte. Une voix-off très littéraire. Tout est dit.
Les premiers émois amoureux d'une bande de petits garnements, qui découvrent l'amour et la haine simultanément. Bercé de nostalgie douce-amère pour une époque qui fut tour à tour gaie et tragique, un premier court en forme de manifeste déjà prometteur.
Premier "vrai" court-métrage de Truffaut, "Les Mistons" montre déjà toutes les facettes de son talent : utilisation de la voix-off, réalisme documentaire dans l'approche des enfants, thèmes de l'amour et de la mort, un mélange entre humour léger et mélancolie. Toute l'action du film se passe en extérieur (hormis une courte scène... logiquement au cinéma), et on croirait sentir les rayons du soleil et le souffle du vent à travers l'écran : il est assez facile d'imaginer le bol d'air frais que cela a pu présager dans un cinéma français alors ankylosé dans la Qualité française (où tout n'est bien sûr pas à jeter, mais quand même). Une très belle entrée en matière pour François Truffaut.
Quel beau court-métrage de Truffaut! "Les mistons" est en effet un petit film plein de tendresse et de poésie, emprunt d'une douce mélancolie qui parle de très belle manière du monde de l'enfance confronté à l'amour, qu'il ne peut comprendre. Et à seulement 25 ans, Truffaut filme déjà admirablement: les images, baignées de lumière, sont magnifiques, et le tout est accompagné d'un souffle de liberté touchant. Et tout y est bien vu, tout y est d'une grâce légère et d'une grande intelligence. Un superbe commencement pour l'auteur des "400 coups".
Tourné deux ans avant « Les 400 coups », « Les Mistons » montrait déjà le talent d'un cinéaste hors-norme, capable de se réapproprier les codes cinématographiques sans la moindre difficulté. La narration en voix-off, la vision de l'enfance et du couple, la mort... Truffaut développe déjà ses thèmes de prédilection avec une maîtrise bluffante, et en dit beaucoup plus en 18 minutes que certains metteurs en scène en 120. Un court-métrage remarquable, qui annonce les plus grands classiques d'un réalisateur comme le cinéma français en connaîtra peu.